Bio-graphie

Chronologie et situation des textes


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Jean Zin, né le 22 septembre 1953
2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 -
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1998


Textes du XXème siècle
Années 2001-2006
Années 2007-2010
Années 2011-2012
Janvier 2002 - WebCam

2006
(53 ans)



2008
(55 ans)

2008L'année s'annonçait agitée mais intéressante, voire décisive, elle l'a été (bien que pas tellement productive!). La santé va beaucoup mieux grâce à des traitements enfin appropriés, mais la jeunesse n'est plus qu'un souvenir... La sortie au début de l'année de 3 revues qui publient des articles de moi (Nouvelles fondations, EcoRev', Multitudes) était plutôt de bonne augure. La reprise par Sarkozy du concept de "Politique de civilisation" d'Edgar Morin a été par contre assez perturbante, d'autant que le GRIT a bien du mal à survivre à son fondateur ! Il y a eu toute une période où il a fallu se coltiner une série de technophobes acharnés, par contre la fin de l'année a été largement consacrée à la crise, de plus en plus aiguë. Je n'ai pu refuser de participer à une conférence des acteurs du numérique dont il est resté une vidéo. A noter aussi un article (Le retour des révolutions) dans un journal gratuit sorti en octobre, un autre (Il n'y a pas d'alternative !) dans la revue québécoise Arguments ainsi qu'un chapitre d'un livre consacré à André Gorz, aux éditions La Découverte, qui paraîtra l'année prochaine. A noter que mon premier site "Ecologie révolutionnaire" sur wanadoo a été supprimé par Orange le 08/08/08, ce qui m'a fait perdre presque un tiers du trafic !

J'ai continué ma revue des sciences mensuelle (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). Le reste de ma production scientifique se résume à une mise au point importante sur l'andropause (la dégénérescence de l'homme) ainsi qu'un compte-rendu plus contestable sur l'émergence de l'humanité.

Pour l'écologie, l'année a commencé par une évaluation des risques climatiques majeurs ? puis une critique du "Plan B" de Mr Brown pour la planète, ensuite l'article pour la revue québécoise Arguments (Il n'y a pas d'alternative !) et celui sur André Gorz (L'écologie politique, une éthique de libération, traduit en espagnol). Sans être très novateurs, ces 2 derniers textes constituent de bonnes synthèses.


Politiquement, l'année commence par une mise au point sur une politique de civilisation de droite, avant tous les textes consacrés à la crise (Le dénouement de la crise, Le retour des révolutions (inflation et papy boom), Rendre la honte encore plus honteuse, La reconstruction du monde, La fin du capitalisme, vraiment ?, Pour un New Deal : revenu garanti pour tous, La bulle sociale, Le renforcement du système, Théorie de la crise et crise de la théorie, La conjonction des crises).

Moins circonstanciels, plus théoriques et plus intéressants sans doute : L'individualisme pseudo-révolutionnaire, L'expression du négatif. A mi-chemin, il y a ces 2 textes sur les difficultés de l'ère de l'information, coincés entre technophiles et technophobes
: L'émergence de la génération internet et Malaise dans la civilisation numérique.

La philosophie a été un peu trop délaissée sans doute dans cette année de basculement où l'incertitude domine. Sur la fin, et dans la foulée de L'expression du négatif, j'ai quand même défendu un matérialisme dialectique à l'épreuve du réel. Il faut signaler aussi L'humanisme en question (Traduit en espagnol : El humanismo en cuestión) et surtout Les limites de l'auto-organisation, plutôt à la charnière des sciences et de la politique, comme souvent, de même qu'il y a pas mal de philosophie dans le texte sur André Gorz.





2009
(56 ans)

C'est l'année de la fin du GRIT, la dissolution ayant été votée le 28 avril, ce qui était un soulagement de ne plus devoir assumer un prophétisme étonnant de naïveté et une dangereuse conception émotionnelle de la politique, mais ce qui mettait un terme à 2 années un peu moins précaires... Je suis donc devenu auto-entrepreneur le 1er avril ! non sans que ce soit pas mal de complications au début ! C'est le moment où l'on s'aperçoit que la crise s'annonce très longue et probablement en W, alors même qu'on annonce partout qu'elle est presque finie. Bonne période malgré tout avec la forme revenue et une des plus productives même si je me sens plus étranger que jamais au monde intellectuel et médiatique dont j'essaie de me tenir éloigné. J'ai quand même renoué un peu avec EcoRev', bien que difficilement. A noter, une petite interview sur l'intime (bombe climatique, sursaut démocratique, solitude, précarité, écriture).

Malgré des velléités d'arrêter, j'ai continué la revue des sciences : 01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12. Surtout, la participation à un débat de Vivagora m'a permis de comprendre le fait crucial que la vie artificielle n'est pas la vie !

Philosophiquement, l'année est assez riche, commençant par un texte crucial : Un se divise en deux. Il y a aussi la critique du dernier livre de Lukács, L'historicité de l'être social (aliénation et liberté), auquel on peut rattacher (sur le fétichisme) Critique de la valeur, valeur de la critique (critique d'Anselm Jappe) ainsi que Monnaie, société et individuation alors que Gilgamesh ou l'écriture du deuil met en lumière le rôle du négatif de même que le compte-rendu d'un livre de Catherine Malabou, Ontologie de l'accident. Il y a d'autres charges contre l'idéalisme béat (Changer la vie, sans rire !, La bulle spéculative, la confusion des esprits). Mon intervention à CitéPhilo sur Gorz m'a donné l'occasion d'une synthèse entre philosophie, écologie et politique : La réalisation de la philosophie. On peut signaler aussi le compte-rendu du livre de Frédéric Worms, La philosophie en France au XXème siècle. Le travail du temps (à l'ère du numérique)  se situe à mi-chemin entre philosophie et économie.

Pour l'écologie-politique, j'ai commencé par un Programme minimal, prolongé par L'avenir radieux (traduction en espagnol d'Eduardo Baird) et Relocalisation mode d'emploi. J'ai essayé aussi de faire comprendre ce que signifiait Changer de système de production et j'ai dû soutenir une polémique idiote contre ceux qui s'imaginaient qu'on pourrait se passer du numérique :  La révolution numérique est-elle soutenable?.

Sur le plan politique, j'ai insisté sur la pluralité (Un seul monde, plusieurs systèmes et Le pluriel du futur, plus philosophique). Psychanalyse et politique se rattache aux critiques de l'idéalisme avec la constatation qu'on ne peut se passer de la psychanalyse pour ne pas vouloir l'impossible. On peut signaler enfin Le capitalisme et la mort.

J'ai regroupé un certain nombre de textes en livres :

* L'alternative écologiste, 18/07/09 (on peut le télécharger en pdf - 100 pages)
Il m'a semblé utile de regrouper les textes écrits après la parution de mon premier livre L'écologie-politique à l'ère de l'information (éditions è®e, 2006) et qui en prolongeaient les principaux thèmes : André Gorz - la richesse du possible 10/07 - Ecologie-politique, revenu garanti et philosophie 04/06 - Les limites de la décroissance (interview) 01/06 - Critique de l'écologisme (la maladie infantile de l'écologie) 04/07 - Il n'y a pas d'alternative ! 04/08 - Ce qu'il faudrait faire... 03/06 - Changer de système de production 05/09 - Changer le travail, changer la vie ! 03/07 - Relocalisation, mode d'emploi 07/09 - Revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales 10/06 - Les monnaies locales : un outil pour la relocalisation de l'économie 05/07 - L'avenir radieux 03/09

* Textes à relier (2006-2009), 20/07/09
- La négativité dialectique : La part du négatif (09/06), La fin de l'aliénation (11/06), L'expression du négatif (11/08), L'épreuve du réel (matérialisme et dialectique) (12/08), Un se divise en deux (01/09), L'historicité de l'être social (aliénation et liberté) (05/09)
- Petite Phénoménologie de l'Esprit illustrée : Misère de la morale (05/06), Les aventures de la dialectique (06/06), L'histoire après l'histoire (Hegel 200 ans après) (03/07) - on peut télécharger le pdf.
- Les limites de la rationalité politique (contre les utopies) : Le retour des révolutions (inflation et papy boom) (07/08), Une rationalité décidément trop limitée (09/06), Le frimeur, l'idiot et le vendu (09/07), Le massacre des utopies (09/06), L'individualisme pseudo-révolutionnaire (02/08), Changer la vie, sans rire ! (02/09), La bulle spéculative (05/09)
- L'avenir numérique : Critique de "l'avenir du travail" (08/07), Le capitalisme cognitif (09/07), L'émergence de la génération internet (08/08), Malaise dans la civilisation numérique (09/08), Le travail du temps (à l'ère du numérique) (06/09)
- Transversales (évolution dans les sciences) : L'improbable miracle d'exister (09/02) - Le caractère révolutionnaire de la science (06/06) - Pour une physique pluraliste (07/07) - Le sens de la vieillesse et de la mort (04/07) - Le sens de l'évolution (07/07) - L'émergence de l'humanité (11/08) - Les limites de l'auto-organisation (01/08) - La vie artificielle n'est pas la vie ! (04/09)






2010
(57 ans)

2010Bien que je ne sois pas du tout à la retraite et ne sais comment je vais vivre jusqu'à 65 ans, je m'installe dans une retraite loin du monde mais pas tant que ça, sollicité en permanence pour des revues, des livres, des interventions. De plus en plus solitaire malgré tout. Je vis avec les animaux plus qu'avec les hommes ! Le début a été un peu difficile mais ensuite c'était une des meilleurs années sans aucun doute, pour le moral comme pour la santé, avec un grand sentiment de liberté, détaché d'intellectuels que je trouve comiques, et un peu plus confiant dans l'avenir en dépit des menaces écologiques qui me semblent moins cataclysmiques que j'avais pu le craindre, bien que je reste persuadé qu'il faudra au moins rôler la catastrophe, ce qui relativise l'action politique d'ici là mais m'a fait défendre malgré tout un, inhabituel pour moi, optimisme de la raison ! Une certaine sérénité qui va de pair avec une plus grande cohérence de la pensée et, justement parce que ça va mieux, le sentiment du peu de temps qu'il me reste à vivre ainsi. En tout cas, c'est l'année où mon fils prend son indépendance mais aussi où mes parents deviennent dépendants...

Je suis un peu moins investi dans les sciences bien que je continue ma revue des sciences mensuelle (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). On peut juste signaler ma tentative de réduire l'énergie à l'entropie (L'énergie entropique).

En philosophie, j'ai poursuivi la critique de l'idéalisme et du moralisme contemporain (La haine de la pensée, Le savoir-vivre à l'usage des post-modernes, La débandade de l'avant-garde) mais je suis surtout revenu à la psychanalyse et la question du désir (Le désir comme désir de l'Autre, Le désir plus que la vie) ainsi qu'au langage et au récit (Retour sur les religions, La nature et la vie). Ce sont sans doute les meilleurs textes de l'année.

En politique rien de bien neuf puisque j'ai fait un article sur "Qu'est-ce que l'écologie politique ?" (repris dans la revue Ecologie&Politique) qui n'est qu'une actualisation, définition informationnelle de l'écologie-politique destinée seulement à me démarquer des visions habituelles. Le numéro d'EcoRev' sur l'après-capitalisme avait été bien décevant, ma propre intervention dans la réunion qui a suivi n'a fait qu'en reprendre les constats (texte : Sortir du capitalisme, vidéos intervention), conclusions aggravées depuis, avec le livre de Yann Moulier-Boutang "L'abeille et l'économiste" qui nous condamne à d'autres crises financières. L'analyse à chaud d'une crise qui prolonge ses hésitations n'a certes pas démérité mais l'actualité est périssable (La lutte pour l'hégémonie, On a les moyens de s'en sortir !, L'intervention des peuples, Les affaires continuent, Ce n'est qu'un début...). Il faut mettre à part "Complexification des modèles et simplification de la réalité" qui montre que seule la dramatisation est décisive, c'est l'épreuve catastrophique du réel qui pousse à la complexification des organismes comme des organisations ; on ne change pas les règles sans arrêter le jeu. Le grand oeuvre de René Passet dit un peu la même chose en valorisant les destructions créatrices. On peut ajouter le texte sur Le travail dans la sortie du capitalisme, rédigé à la demande de Dominique Méda pour Utopia, ainsi que Le travail fait la santé pour EcoRev'. Il y a aussi la vidéo sur la relocalisation et l'intervention à l'anniversaire du cercle Gramsci de Limoges (qui n'est pas en ligne), juste avant ce que j'appelle ma retraite du militantisme (en partie pour raisons de santé, même si ça va beaucoup mieux mais pas tout le temps!).




2011
(58 ans)

C'est l'année des révolutions arabes et des "indignés" européens où la crise devient sociale, avec une série de textes de circonstance (Rien ne sert de faire la révolution, il faut savoir qu'en faire, Le pouvoir du peuple, Les contradictions entre révolution et démocratie, La démocratie est un rapport de force, La révolution a déjà commencé, Crise globale et alternatives locales, Vent de panique, Le retour des luttes d'émancipation, La montée des taux et le krach de la dette).

Quelques textes sur l'écologie : Vers des villes vertes, La relocalisation de la production, L'appauvrissement volontaire, La relocalisation par internet, Un revenu pour travailler.

En dehors du livre d'Utopia, la seule chose notable, c'est que je me suis mis à un livre sur la vie à l'instigation de Joël de Rosnay (La vie incréée, La subjectivité du vivant, La part animale de l'homme, L'humanisation du monde, Un homme de parole), on peut y rattacher ma critique d'Henri Atlan (Auto-organisation et sélection génétique).

J'ai continué ma revue des sciences, bien qu'avec de plus en plus de lassitude (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12).

En philosophie, mais très lié à la politique, j'ai fait quelques critiques de livres, notamment des éditions Delga :  "Néo-fascisme et idéologie du désir", de Michel Clouscard où je critiques les dérives droitières d'anciens gauchistes devenus néocons, ainsi que La fuite dans l'irrationnel sur le livre de Georg Lukács, "La destruction de la raison (Schelling, Schopenhaeur, Kierkegaard)" mais qui dénonce aussi des dérives on ne peut plus actuelles quoiqu'un peu moins présentes depuis les révolutions. La critique du livre "La Voie" d'Edgar Morin se situe tout-à-fait dans la même veine, opposant à ces tendances idéalistes une Théorie de la société à la fois plus matérialiste et consciente de nos limites cognitives.


2012, l'année de tous les dangers, 20/12/11
Il n'est guère envisageable que la crise européenne n'entraîne le reste du monde dans sa chute mais la situation n'est pas du tout la même si l'effondrement est général mobilisant la coopération de tous les pays ou si on peut croire quelque temps circonscrire le problème à quelques pays soumis à une rigueur implacable. Tant qu'on peut accabler les Grecs de leur grècitude, les Espagnols de leurs espagnolades et les Italiens de leur esprit latin ou l'Europe de ses divisions, c'est haro sur le baudet et chacun se débrouille dans son coin sous la botte d'une finance impitoyable. Ce type d'aveuglement semble caractériser au plus haut point les crises systémiques et leur déni de causes globales trop impalpables, où c'est donc l'arbre qui cache la forêt. A chaque fois, on croit pouvoir réduire le problème à une mesure ponctuelle et des causes particulières (Grèce, Euro, déficits, banques, spéculation, subprimes) sans prendre en compte le retournement de cycle qui a commencé avec le décollage des pays les plus peuplés provoquant des tensions inflationnistes sur les matières premières et le pétrole, ce qui a précipité la chute de l'immobilier jusqu'au krach des dettes et le rééquilibrage géopolitique auquel nous assistons. C'est le même réductionnisme qu'on trouve dans les discours politiques sur toutes sortes de sujets (chômage, immigration, protectionnisme, inflation, ré-industrialisation).





2012
(59 ans)

21 janvier 2012Cette année d'élections (auxquelles je ne m'intéresse pas du tout) s'annonce très mal avec la crise qui s'aggrave encore et des revenus très insuffisants mais surtout la terrible agonie de ma mère. La vague de froid de février (-11° chez moi) a été assez éprouvante mais sans véritable problème.

Revue des sciences 01/12, 01/01/12
Objectivement, ça déprime - Le dernier ancêtre de Sapiens et Neandertal - Nourrir et préserver la planète - Les mathématiques pour réguler la finance - 40% des emplois industriels perdus depuis 1975 - Mars plus habitable que la Terre, en sous-sol - Le peak oil repoussé, un nouvel âge d'or du pétrole - Des super-condensateurs textiles pliables - La tour Eiffel couverte de plantes - Les orang-outans jouent avec des iPads - L'apprentissage accéléré par IRM et neurofeedback - Des téléviseurs holographiques ?


Critique de la critique, 12/01/12
Hegel a forgé sa dialectique sur les contradictions de l'affirmation d'une liberté absolue qui mène à la Terreur supprimant toute liberté alors qu'ensuite l'Empire dominateur répand le Code civil et le règne du Droit dans une grande part de l'Europe ! L'opposition au monde et la négation de l'existant constituent le moment initial de la dialectique qui s'enclenche, suivi ensuite d'une nécessaire "critique de la critique" ou "négation de la négation". Aussi radicale soit-elle en apparence, la négation est toujours partielle, on ne revient donc pas au point de départ avec la négation de la négation. Une critique de la critique n'a de sens qu'à rester du côté de la critique. S'il faut dénoncer ses excès et ses égarements, c'est pour rendre la critique effective en intégrant sa temporalité dialectique. On passe donc en revue ici, la fausse unité, l'opposition ami-ennemi, la simple inversion des valeurs, le subjectivisme et les critiques de la rationalité instrumentale, du fétichisme de la marchandise, de la réification, de l'aliénation sociale.


Homme-Femme, l'idéologisation de la science, 27/01/12
Le dernier numéro de Sciences et Avenir consacré à la réfutation des différences entre hommes et femmes m'a paru tellement caricatural qu'il constitue une bonne illustration des dérives idéologiques de la science, aussi bien du côté sexiste que du politiquement correct constituant son pendant et qui n'ont tous deux rien à voir avec la science faussement invoquée dans un cas comme dans l'autre. C'est bien là qu'un critique de la critique s'impose. Une nouvelle étude qui établit tout au contraire que ces différences existent mais qu'elles ne sont que statistiques va nous permettre de faire le point sur la confusion entre nature et norme.


Revue des sciences 02/12, 01/02/12
L'avenir du travail - Le vieillissement est dans le sang - Les premiers multicellulaires - Pas d'origine unique pour l'agriculture - Comment un conducteur devient isolant - La faute aux microbes - Des physiciens expérimentent l'invisibilité temporelle - Réchauffement : l’Homme retarde la prochaine glaciation - Réduire les émissions de méthane et de particules - Des prises intelligentes - Standardiser les capteurs - Réduire le gaspillage - Les machines à laver polluent la mer - Sous le fond des océans, la vie primitive - Le caractère visible par IRM - Le déclin cognitif commence à 45 ans - Des psilocybes hallucinogènes contre la dépression ? - Les autistes ont des bactéries intestinales différentes - Les bienfaits de l'exercice - La MutMap les nouveaux OGM - Un smartphone qui se configure avec des puces RFID - Un "hologramme tactile" - Piloter un robot par la pensée


Ni César, ni tribun, 10/02/12
De même que Guy Debord avait distingué le "spectaculaire concentré" caractérisant les régimes dictatoriaux du "spectaculaire diffus" de la société marchande, on peut distinguer deux types très différents de culte de la personnalité, celui du chef, paré de toutes les vertus, et celui du "développement personnel", du petit maître enfin que chacun est sommé d'être, même dans les milieux marginaux ou qui se veulent radicaux ! L'enjeu pratique ici, c'est d'appeler à une stricte séparation entre morale et politique comme entre vie privée et vie publique, séparation mise à mal notamment par la critique de la vie quotidienne, le féminisme et l'écologie, position moraliste renforçant une personnalisation qu'on projette ensuite facilement sur un leader comme sur quelques vedettes médiatiques. Si nous devons nous sauver nous-mêmes, ce n'est pas en fonction des personnes ni de leur supposée excellence mais en tant qu'opprimés, exploités, méprisés.


Mais pourquoi donc les auteurs devraient-ils avoir des droits ?, 15/02/12
Comme on m'a demandé de participer à la réponse du Parti Pirate à un article de Laurent Joffrin sur le piratage, je me suis rendu compte que j'étais beaucoup plus radical qu'eux car opposé pour ma part au droit d'auteur, dans ma propre pratique, et peu soucieux de garantir les ressources des Majors. Position parfaitement "irresponsable" d'après le monsieur mais basée à la fois sur les capacités infinies de reproduction du numérique, sur la nécessité de partage du savoir ou de la culture, et sur les risques d'un contrôle totalitaire mais aussi sur le refus d'assimiler la création à un travail rémunérateur ou un investissement. Il n'y a en effet aucune raison que les auteurs aient des droits, pas plus que les artistes ne devraient absolument devenir riches quand ils ont du succès, eux qui ont toujours connu plutôt une vie de bohème. Si on veut gagner de l'argent, on fait autre chose.


Le monde humain comme monde commun, 20/02/12
Ce livre est intéressant à plus d'un titre. D'abord il fournit un accès à toute une littérature qui va du cognitivisme à la phénoménologie en passant par l'éthologie, ensuite il tente une phénoménologie du vécu spécifiquement humain, en opposition à celui de l'animal, qui aboutit à situer dans la désignation, le simple geste de montrer du doigt, ce qui différencie déjà l'enfant du chimpanzé (qui en serait à peu près incapable), d'autant plus que ce geste ne serait pas impératif mais déclaratif exprimant une séparation radicale du sujet et de l'objet, entre le geste (signifiant) et ce qu'il désigne (signifié), ce qui suffirait à faire exister un monde commun par une "attention partagée" obligeant à penser les différences de point de vue sur une même réalité considérée comme absolument objective, transcendante, existant en soi. On est bien dans la construction intersubjective de l'objectivité, donnant accès à rien de moins que l'origine du monde comme monde Là où les philosophes montrent la Lune, Bimbenet regarde le doigt, avec raison ! Là où ils restent fascinés par la vérité ou par l'Etre, il en démonte le caractère construit, idéalisé, intersubjectif, voire dogmatique.

Les 5 principaux regrets des mourants, 25/02/12
Une infirmière australienne en soin palliatif a dégagé les 5 principaux regrets, étonnamment convergents, des mourants qu'elle accompagnait : 1. J'aurais voulu avoir le courage de vivre la vie que je voulais mener, pas la vie que les autres attendaient de moi. 2. Je n'aurais pas dû travailler si durement. 3. J'aurais voulu avoir le courage d'exprimer mes sentiments. 4. J'aurais voulu rester en contact avec mes amis. 5. J'aurais dû m'autoriser à être plus heureux. Occasion de comprendre, à l'opposé de la psychologie de magazine avec laquelle on traite ces derniers instants, à quel point c'est la structure même du vécu qui en est complètement transformée, manifestant l'incidence de la temporalité sur notre être au monde.


Revue des sciences 03/12, 01/03/12
L’archéologie cognitive - Vers une inversion des pôles ? - La disparition de Neandertal - L'altitude des nuages en baisse réduit le réchauffement - L'élevage des crevettes une catastrophe écologique - Un plastique biodégradable et comestible ! - Les dauphins se donnent des noms propres - Le chimpanzé ne comprend pas quand on pointe du doigt, le chien si - Les plus anciennes peintures de Neandertal -
Lire les mots dans les pensées - On lit les mots sur les lèvres - Le rythme musical serait fractal - Le séquençage de l'ADN pour tous - L'autisme, un problème de synapses - Les méfaits des nanoparticules sur la santé - Des lunettes Google à réalité augmentée - Avec Ubuntu sur Android, les smartphones transformés en PC Linux - Contrôlez votre skateboard par la pensée !

La crise et le déclin de l'Occident, 07/03/12
Quelque soient les mesures protectionnistes prises, et qui seront forcément très limitées malgré les prétentions d'un national-capitalisme imaginaire, nous allons inévitablement être de plus en plus submergés par la croissance accélérée des pays les plus peuplés. Ceux qui vont en payer le prix, ce ne sont pas les riches de plus en plus riches, ce sont les plus pauvres de plus en plus pauvres, pris dans une concurrence déloyale. Il y a bien besoin d'un retournement idéologique pour remplacer la chasse aux pauvres par la chasse aux riches, qu'ils rasent les murs, soient ringardisés, méprisés, ridiculisés pour une nouvelle génération qui aura bien mieux à faire, avec toutes ces possibilités qui s'offrent à nous, que de ne penser qu'au fric, mais c'est aussi que nos problèmes sont ceux de pays riches qui s'appauvrissent. Cependant, malgré l'inévitable déclin de l'Occident, on n'est pas condamné pour autant à perdre tous nos idéaux qui peuvent tout au contraire être réalisés concrètement bien qu'uniquement au niveau local.


New Age, le retour, 22/03/12
La mode est au revival de ce qu'on croyait enterré depuis longtemps, occasion de rappeler que rien ne se perd d'un passé qu'il ne suffit pas de refouler. Le nouveau monde numérique dans lequel nous sommes entrés exige de toutes autres idéologies et même un complet renversement des valeurs par rapport au monde industriel qui s'achève. S'il faut absolument revenir en arrière pour trouver un appui historique, pourquoi pas revenir à 1967 dont le mouvement des occupations n'est pas si loin ? Là aussi, il ne faut pas s'attendre à devoir reprendre toutes les extravagances du New Age, le travail de l'histoire devant permettre de balayer ses naïvetés et ses outrances, mais c'est quand même plutôt dans ce sens qu'il faudrait aller plutôt qu'un retour au XIXè ou aux 30 glorieuses. Nous avons besoin de l'expression du nouvel esprit du monde, celui des pirates, de l'intelligence et du jeu, de nouvelles valeurs pour une ère nouvelle soucieuse des questions écologiques autant qu'éprise de liberté tout comme à l'époque psychédélique mais avec les réseaux numériques en plus.


Changer de système de vote, 26/03/12
C'est la proposition de 2 mathématiciens, Michel Balinski et Rida Laraki, qui consisterait à remplacer le vote par une sorte de note attribuée aux candidats : Excellent, Très bien, Bien, Assez bien, Passable, Insuffisant, à Rejeter. Ce qui est le plus fascinant, c'est qu'on n'obtient pas le même résultat selon qu'on exprime des préférences entre candidats ou des appréciations absolues mais aussi que ce système serait préférable à un système de notation de 0 à 20 basé sur les moyennes ("plus l'échelle des notes est étendue, plus ces méthodes sont biaisées en faveur du centre").


Comment peut-on être de droite ?, 29/03/12
Un livre qui vient de paraître voudrait nous persuader que c'est une erreur de perspective de la gauche d'avoir une idée si négative des électeurs de droite, qui seraient eux, plus clairvoyants sur les gauchistes ! Certes, il n'est pas imaginable qu'il n'y ait une droite et une gauche mais il est assez ridicule de vouloir réduire cette division constitutive des démocraties à une question biologique entre réformateurs et conservateurs, refoulant les déterminations sociologiques beaucoup plus prégnantes. Il y aurait un socle de valeurs communes, qu'on peut donc dire humanistes : le soin des autres, la liberté contre l'oppression et la justice mais alors que la gauche s'en tiendrait à ces valeurs, la droite y ajouterait la fidélité à son groupe, le respect du sacré, de la hiérarchie et de l'autorité. On a quand même bien l'impression que ces valeurs en plus servent de bonne raison pour minimiser les valeurs humanistes et les recouvrir au profit d'une préservation des inégalités, de l'oppression des autres et de la misère des pauvres. C'est le combat des lumières qu'il faut continuer.


Revue des sciences 04/12, 01/04/12
L'invention des hiéroglyphes - Un canon à la place d'une fusée - Un mini trou noir traverserait la Terre sans dommages - Premières communications avec des neutrinos - Un nouveau domaine, l'orientation du spin des électrons - Des Leds qui ont un rendement supérieur à 100 % ! - Le petit âge glaciaire était planétaire - Nouvelles projections démographiques - Capturer le CO2 puisqu'on ne peut réduire les émissions - Les météorites, des machines à fabriquer les briques du vivant - Les insecticides responsables de la disparition des abeilles - La fabrique de faux souvenirs - Le cerveau des gorilles a évolué de manière proche des humains - Natasha, plus malin qu'un singe ordinaire - Néolithique et disparition des mammouths dus à un astéroïde - La vieillesse, clé de notre évolution, préprogrammée - Les neurones du cerveau organisés en grille - L'effet du cannabis sur la mémoire de travail - De la difficulté d'inventer la roue - L'ADN défectueux dans le sang cause du vieillissement ? - La cause de l'Alzheimer trouvée : le FCN ? - Le LSD contre l'alcoolisme - L'élimination totale du SIDA en vue ? - Un nouveau médicament contre toutes sortes de tumeurs - L'impression nanométrique pour fabriquer rapidement des molécules
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Voilà le travail !, 14/04/12
Recueil de mes textes sur le travail :
La valeur-travail - Changer le travail, changer la vie ! - Critique de "l'avenir du travail" - Du travail forcé au travail choisi - Un revenu pour travailler - Le travail fait la santé - Malaise dans la civilisation numérique - Le travail du temps (à l'ère du numérique) - Sortir du capitalisme - Le travail de l'histoire - Réalités et potentiel de la nouvelle économie - RTT contre Revenu garanti

Des coopératives municipales pour des travailleurs autonomes, 21/04/12
S'l est exclu d'obliger quiconque à un travail autonome, cela n'empêche pas de l'encourager, de le rendre possible, d'y inciter par toutes sortes de mesures. Ce serait la fonction des "coopératives municipales" de fournir, quand c'est possible, les conditions matérielles et humaines du travail autonome permis par un revenu garanti, offrant ainsi à tous une alternative au marché du travail et à l'emploi salarié dans une entreprise marchande. On a besoin des institutions du travail autonome pour universaliser nos droits, les rendre effectifs pour tous en fournissant les supports sociaux de l'autonomie à ceux qui n'ont pas de capital. Sous le nom de "coopérative municipale" on désigne ainsi une institution locale à laquelle sont assignés plusieurs objectifs concrets : dynamiser les échanges locaux, donner les moyens d'un travail autonome et du développement humain, faciliter les coopérations mais il s'agit bien en premier lieu d'assurer une production. La coopérative municipale n'est pas le nom d'un modèle d'organisation plus ou moins idéale, c'est le nom de problèmes à résoudre. Les formes devraient en être très diversifiées selon les pays, selon qu'on soit en ville ou à la campagne.


Revue des sciences 05/12, 01/05/12
Les virus géants - La gravitation quantique en deux dimensions - Des interférences de molécules organiques - Les reines noires qui ont résisté à Rome - L'univers a eu un début même s'il n'a pas de fin - Simulation de l'univers à partir du Big Bang - L'érosion des sols cause de l'explosion du Cambrien et des squelettes - Les origines climatiques des civilisation - Des réseaux de chaleurs économiseraient 500 Milliards ! - La vie sur Terre pourrait avoir ensemencé le système solaire - Le regroupement fonctionnel des gènes - La sexualité avantage les plus sains (les plus beaux) - Des babouins apprennent à reconnaître des mots écrits - Le développement neurologique lié à la mémoire et la finalité - Mécanisme neuronal de l'apprentissage - Bruit neuronal et apprentissage statistique - La mémoire perdue pourrait être retrouvée - Un atlas de l'intelligence dans le cerveau humain - La cuisson des aliments depuis plus d'1 million d'années ? - L'histoire de France rectifiée - L'effet anti-cancer de l'aspirine - Les phtalates réduisent de 30% la testostérone - Cyberplasm, le microrobot presque vivant pour détecter les maladies - Des prothèses commandées par la pensée - La reconnaissance d'objets remplace les code-barres


Prendre le parti pour le tout, 08/05/12
Ce qui frappe derrière le triomphe des discours qui prétendent se faire l'expression des désirs collectifs, c'est une forme partagée d'hallucination collective qui mène à s'illusionner sur une possible victoire en prenant la petite partie qu'on représente pour le tout d'un peuple fantasmé. Chacun parle au nom du peuple mais pas du même peuple à chaque fois... Ce n'est pas parce qu'un président est élu avec un peu plus de 50% des voix qu'il n'y a pas presque une moitié de l'électorat qui n'en voulait pas et qui ne va pas disparaître soudain du paysage comme par enchantement. C'est ce qu'on ne veut pas reconnaître, l'existence des autres. Il est un fait qu'il y a des gens de droite et même des fachos comme il y a des staliniens à gauche, la diversité est infinie qu'on voudrait ramener à l'unité d'un peuple qui ne se soude pourtant que dans la guerre (si ce n'est le sport), n'ayant alors de commun que son ennemi. Il semble bien cependant qu'admettre cette diversité des opinions et des intérêts soit un peu trop difficile. Cela ne nous condamnerait-il pas à l'impuissance, à devoir toujours composer avec l'ennemi ? Impossible de s'y résoudre.



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