Bio-graphie
Chronologie et situation des textes
Présentation
(Album)
Jean Zin, né le 22 septembre 1953
2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - >
Textes du XXème siècle
Années 2001-2006
Années 2007-2010
Années 2011-2012
Résumé des épisodes précédents
: Après avoir fait une bonne part de ma formation à l'École
Freudienne de Paris (depuis 1974), j'ai rompu avec la normalisation analytique dès
la mort de Lacan (1981) jusqu'à
ma Critique de l'idéologie psychanalytique
de 1995. De 1993 à 1994 j'ai rédigé le Prêt-à-penser
(ou le savoir subversif), pratiquant déjà la transversalité avec notamment une histoire des religions d'une grande concision, puis je me suis attelé à un Bréviaire hégélien et, de 10/96 à 04/97, j'ai organisé
des cafés philosophiques
à Figeac. J'ai été un passionné
de programmation aux débuts de la micro-informatique (1982)
intéressé par les bases matérielles de ces machines à penser mais
après de nombreuses péripéties professionnelles
(notamment ma démission en mars 96 de la direction d'une petite
entreprise d'informatique industrielle pour raisons de santé),
je me suis retrouvé au
chômage (ce qui m'a donné aussi plus de temps libre!). Ouverture du site "Écologie Révolutionnaire",
le 09/04/97. De mes débuts sur internet, on peut citer, entre autres, une mise au point sur le concept de spectacle ainsi qu'une tentative de synthèse qui va de la Phénoménologie à la Psychanalyse. Les Verts du Lot (dont je démissionnerais en 2000) m'ont présenté comme candidat aux élections
législatives (06/97) puis j'ai lancé un petit journal
local (La
Feuille Verte 06/97 - 02/98). En 1998, j'ai participé
activement au mouvement des chômeurs, (tant à Figeac
qu'à Paris-Jussieu), grâce auquel j'ai pris conscience, comme
beaucoup d'autres, de la possibilité et de l'importance d'un Revenu
d'Existence, me consacrant désormais à sa réalisation
comme base d'une écologie révolutionnaire, d'une sortie
du salariat et du productivisme.
En 1999,
je m'occupe chez les Verts de la politique des revenus en faisant adopter la revendication d'un "Revenu Social Garanti". C'est le début d'une audience
plus élargie. Je poursuis ma critique du travail (La
libération du travail) ainsi que de la prohibition des drogues
(intervention à une réunion internationale le 29/05/99, Pourquoi
les drogues?, et à France Culture le 15/06/99),
le journal Politis du 8 juillet m'a consacré
un article (avec mon texte "Après-nous le déluge"). J'ai essayé de participer au renouveau de l'écologie
radicale, sans succès,
et surtout j'ai construit un site sur le Droit
au Revenu mais depuis janvier 1999, je n'avais moi-même plus
aucune ressource (jusqu'à avril 2001). A signaler aussi une très imparfaite Critique de
l'idéologie lacanienne comme idéologie salariale.
2000
(47 ans)

Toujours sans revenu, je synthétise un Argumentaire
pour le Droit au revenu. J'ai essayé de monter un réseau
d'écologie subversive (Sub'Vert)
sans grands résultats. Par contre la création d'EcoRev'
(revue critique d'écologie-politique) a été immédiatement couronnée de succès,
notamment mon article
De
l'économie à l'écologie qui a attiré
l'attention de Jacques Robin et André Gorz. J'ai essayé de
défendre une véritable politique écologiste de réduction de la
consommation d'énergie contre les écotaxes et de faire adopter aux Verts une position cohérente dans les négociations
sur le climat. L'échec a été total, m'amenant petit à petit à la rupture
avec une politique que je juge irresponsable. Après
avoir dénoncé Le
fiasco des Verts je les ai donc quittés en octobre, à
la fin de mon mandat, juste avant un congrès qui s'annonçait
bien calamiteux, pour me consacrer aux Etats Généraux
de l'Ecologie Politique (EGEP), structure créée par les Verts mais indépendante.
Au début de l'année je me suis intéressé
aux cycles, avec notamment Les cycles du Capital.
Il faut signaler aussi l'article d'EcoRev' 2 La
démocratie à venir et ma découverte d'Amartya
Sen (Un nouveau modèle économique).
Ensuite, ce sont les enjeux idéologiques qui retiennent mon attention, le juste
revenu, La frivolité de la valeur,
La portée idéologique du Revenu Garanti.
A partir de ce début de siècle mon travail s'accélère et commence à être
reconnu bien que restant très
confidentiel encore et suscitant de grandes résistances. L'année
commence d'ailleurs par des revers et une dégradation de la santé qui
deviendra de plus en plus inquiétante (précarité, stress,
travail intensif). mais se termine par mon entrée au GRIT à l'instigation pressante de Jacques Robin.
Le fait
d'être embauché par les Etats Généraux de l'Ecologie-Politique
(grâce à Denis Pansu) a justifié et intensifié ma production. Le début d'année
commence par l'achèvement d'un ouvrage sur l'Ecologie-Politique
(conscience
planétaire, réappropriation de nos vies, libération
du travail) qui reprend mes principales interventions des années précédentes
et divisé en 3 parties : 1. Pour une Ecologie-Politique
comme alternative
au productivisme (nécessité écologique), 2. Les évolutions
de la production
et la révolution informationnelle (histoire du travail,
productivisme du capitalisme salarial, réalités de la
nouvelle économie), 3. L'alternative
écologiste,
le développement comme liberté (finalités
humaines, investissement dans l'avenir). A part André Gorz qui
en a reconnu les mérites, il n'a rencontré aucun
succès. Ceux
même qui l'avaient suggéré n'ont pas
voulu le publier, sans pouvoir dire vraiment pourquoi... C'est
sûrement justifié, la
première partie étant sans doute la plus faible (qui
aurait
bien besoin d'une mise à jour au moins) mais son histoire du
travail est à retenir, entre autres.
Je me suis intéressé dans le cadre des EGEP aux enjeux de la refondation sociale. Nous avons édité une petite plaquette "Les Egep et le pouvoir" (pour un pouvoir réflexif). J'avais aussi préparé avant de partir une dernière plaquette "Les nouvelles des egep" mais elle n'a pas été publiée bien qu'il y avait de
bons articles (débats et enjeux de l'écologie, Pour une démocratie cognitive). J'ai surtout pu faire des critiques
de livres qui me semblaient importants, regroupés en brochure sous le titre "La production de l'autonomie"
(Elias, Arendt, Gauchet, Ehrenberg,
Lefort, Castoriadis, Foucault, Laborit).
Il y a eu une petite diffusion et un très bon accueil des
lecteurs. Après cette incursion dans la sociologie, je suis
revenu
aux questions écologiques avec les écosystèmes,
économie et écologie, le macroscope, écologie, systèmes et libéralisme.
Parmi les autres textes de l'année, il y a le petit manifeste Pour un mouvement anti-sceptique qui analyse le libéralisme comme un scepticisme. Bien plus difficiles et très denses : Introduction au sacrifice
(le sacrifice comme signe de la valeur des signes) et Les 4 discours
(discours du Maître, hystérique ou marchand, universitaire, analytique). On peut y joindre L'économie sauvage
et Le prix de la vérité. Voir aussi Ecologie, travail et revenu
(EcoRev'), Pauvreté, Prison, Psychiatrie.
Au niveau plus immédiatement politique, il y a eu les analyses à chaud du 11 septembre (La guerre civile mondiale 12/09/01,
Innocence et irresponsabilité
13/09/01).
L'année 2002 est l'année du GRIT
(Groupe de Recherches Inter et Transdisciplinaires) qui m'a embauché quelques mois et m'a permis de m'ouvrir
aux sciences (physique, biologie, théorie de l'information). C'est
aussi l'année où j'ai tenté de prendre ma santé en main en analysant
les maladies du stress. J'ai réalisé tout un dossier sur "L'écologie du stress" pour le numéro 3 de Transversales, avec surtout "La communication entre esprit et corps" psychobiologie qui unifie les psychothérapies (et l'hypnose) autour de la communication
et de l'information auxquelles
je commence à m'intéresser. Ces recherches aboutiront
à une synthèse fondamentale pour moi : "L'improbable miracle d'exister". J'aurais le souci de garder, dans cette unification des
sciences autour du concept d'information, les différences essentielles
entre corps et société, entre la pensée et l'être, entre physique et biologie, très attentif déjà à l'enjeu politique du concept d'information.
Dans le domaine scientifique on peut consulter le compte-rendu de 25 ans de Sciences, mes tentatives de compréhension de la physique la plus récente avec "Les cordes et les concepts fondamentaux de la physique" ainsi que Temps physique, durée biologique et projet humain.
Il y a de nombreux textes politiques sur la démocratie contre elle-même
(Gauchet), matriarcale
(Mendel), post-totalitaire
(Le Goff), qui valent d'être médités ; analyses confirmées par le bug du 21 avril et la fin du mythe démocratique. Cela rend plus nécessaire que jamais la construction d'un monde commun
mais il est important de se rendre compte que la politique reste locale. Je commence à mettre au point les alternatives locales à la globalisation. Ma critique de Latour et du premier numéro de la revue Cosmopolitiques
a une valeur programmatique plus générale
sur le projet écologiste et les rapports entre pensée et action,
de même que la critique de Jean-Pierre Dupuy (Du catastrophisme au projet écologiste). Il était temps enfin de traduire la société du risque
d'Ulrich Beck (près de 20 ans après) qui
interprète l'écologie comme modernité
réflexive.
Parmi les comptes-rendus de livres, je recommande celui de Robert I. Moore, "La première révolution européenne de 989" trop méconnue,
qui commence avec la Paix de Dieu dans l'alliance des
prêtres et des paysans, des intellectuels et des travailleurs, pour
se terminer brutalement dans le servage grâce à l'alliance
du sabre et du goupillon. Plus difficile, la lecture de L'amour du Maître
de Christian Geffray
nous aide à comprendre la signification sociale des 4 discours de
Lacan et la fonction narcissique de nos représentations sociales. Sinon, je m'interroge sur L'homme et l'animal,
à partir de "L'ouvert" d'Agamben et de "La part animale de l'homme" de Michel Boccara, ainsi que sur le sens de la vie,
à partir de "l'anthropologie du sens de la vie"
de Michael Francis Gibson. La nouvelle vitalité de la philosophie
hégélienne se manifeste avec "L'Avenir de Hegel" de Catherine
Malabou même s'il faut souligner les limites de la plasticité humaine.
A signaler aussi une Archéologie de la Bible
décapante et, plus anecdotique, une polémique dans Charlie-Hebdo.
Tout cela fait une bonne moisson de textes mais la précarité cultive
les humeurs dépressives ! Les problèmes d'argent semblaient insurmontables
jusqu'à ce qu'un lecteur inconnu m'envoie un peu d'argent, début
de ressources complémentaires qui me sauveront la mise plus d'une fois
mais sur lesquelles on ne peut jamais compter... Objectivement je ne suis
pas le plus malheureux mais je ne tiens pas le coup, c'est le moins que l'on
puisse dire. Le dernier jour de l'année a été encore
un jour de terreur, obnubilé par le désir d'en finir.
L'année
2003 fut pour moi une année très
agitée, avec de grands bouleversements
qui ont frôlé la catastrophe, au-delà d'un
été
de canicule meurtrier, une des pires années de ma vie.
Alors
que je n'avais plus de revenu pendant plusieurs mois, les soutiens
financiers
reçus m'auront pourtant permis de tenir toute l'année,
à
mon grand
étonnement, mais j'y ai perdu toute autonomie. Je dois surtout
à un retraité (sans fortune) de
m'avoir sauvé la mise au mois d'octobre et permis de vivre
pendant 6 mois ! C'est aussi l'année d'une histoire d'amour
fulgurante qui trahira toutes ses promesses...
La période sera malgré tout assez productive avec l'approfondissement des concepts d'information
et de complexité,
concepts
sur lesquels j'ai apporté des clarifications qui me semblent
décisives. Le livre "Sortir de l'économisme" (sous
la direction de Philippe Merlant, René Passet et Jacques Robin),
reprend deux de mes articles. Le livre est bien imparfait mais Bernard Maris par exemple y
fera référence. A signaler une interview de l'Echo des savanes sur Travail, précarité et revenu garanti. Enfin, j'ai ouvert un forum (très décevant) ainsi qu'une liste de diffusion pour mes textes.
Politiquement, j'ai lancé un appel écologiste européen
qui a rencontré un certain écho jusqu'à m'échapper
complétement (avant de tomber à l'eau) et qui couronnait une série de textes autour de
ce thème : Utopie ou écologie,
Construire un projet écologiste, Programme préliminaire (Le plein emploi de la vie),
La production du consommateur. A noter aussi Ecologie-Politique ou politique de civilisation
en réponse à Edgar Morin mais les deux textes les plus importants sont la coopérative municipale comme base d'une relocalisation de l'économie et les alternatives écologistes (productivisme durable, productivisme bridé, décroissance conviviale, production alternative).
Autres textes politiques : La finalité de la politique, La stratégie du putois, La convergence des luttes.
Sur l'information, outre les deux textes principaux signalés ci-dessus (information
et complexité), j'ai commencé la critique de l'idéologie des réseaux. On peut recommander
aussi l'intervention du 11 mars 2003
à une réunion du GRIT sur le concept d'information, ainsi que Information et finalité en biologie.
En biologie justement, j'examine les implications du darwinisme dans Progrès, évolution et adaptation. J'ai fait aussi une critique du livre de Antonio Damasio, Spinoza avait raison, intitulée "Le contrôle des émotions (éthique et biologie)" (la signification sociale des émotions n'y est pas assez soulignée).
En physique j'ai tenté une initiation à la physique quantique, qui est plus qu'une initiation, tenant compte des dernières interprétations des paradoxes quantiques.
Pour la philosophie, le texte sur Le savoir absolu,
me semble important, prenant le contre-pied des
interprétations habituelles du savoir absolu et de la fin de
l'histoire chez Hegel. A noter aussi une critique de Hans Jonas, La transcendance du monde, le sens de l'évolution et la liberté.
Je ne sais où classer La génération du porno
qui est devenu (évidemment!) un des textes les plus
chargés de mon site. Ce n'est pas si futile que cela
peut en avoir l'air et permet d'aborder à travers ce
phénomène de masse, la question de la jouissance
féminine et de la libération de la femme.
Très mauvaise année encore. Je clôture mes recherches précédentes par un
livre ambitieux (et illustré), sur "Le monde de l'information" après avoir tenté de surmonter mes déboires amoureux par une série de textes sur
"L'amour libre"
(phénoménologie, sociologie, révolution, choix, guerre, échecs, sexualité). A part ces deux livres, qui
sont sans doute parmi ce que j'ai fait de mieux, même si je n'ai
pas réussi à les faire publier, les autres articles
n'ont pas de caractère de nécessité bien qu'ils ne
manquent ni de style ni d'intérêt. C'est la fin d'un cycle. Constatant que je ne m'en sortais pas, malgré toute cette production, j'ai même
arrêté le site et tout travail intellectuel, à
partir du mois d'octobre, afin de me consacrer à la recherche d'un emploi (que je n'ai pas trouvé!).
Politique : Le racisme anti-pauvres, La contre-productivité de l'appropriation immatérielle, La fracture numérique, Surmonter nos échecs (contre l'optimisme technologique), un article pour EcoRev' De la sécurité sociale au développement humain, plus philosophique Reconnaissance et vérité
(réflexions à partir du dernier livre de Paul Ricoeur).
Je m'acharne toujours aussi vainement à opposer l'autogestion au
laisser-faire d'une prétendue auto-organisation. Le dernier texte de l'année, le 10/10, c'est l'article pour EcoRev' sur le militantisme "Retour vers le futur (l'engagement dans un avenir commun)".
L'information n'est jamais absente des textes précédents, mais c'est plus particulièrement le sujet de L'ère de l'information, que Jacques Robin a voulu signer avec moi et qui constitue l'ébauche du
livre qui suivra.
Je me suis interrogé sur le caractère spéculatif de la physique actuelle et notamment de la Supersymétrie.
Plus fondamental la détermination de ce qui différencie L'entropie, l'énergie et l'information, et un texte que je recommande à tous sur Le génie du plagiat (Newton, Einstein, Debord)
(dont des extraits seront repris par Bernard Maris dans son antimanuel
d'économie) où l'on voit que la propriété
intellectuelle
n'existe pas. La critique du livre des frères Bogdanov "Avant le
Big Bang" est beaucoup plus anecdotique mais remet en cause plus
généralement l'illusion de l'origine.
L'année fut bien meilleure que les précédentes et
très productive pour quelqu'un qui voulait
arrêter d'écrire (47 textes !) mais avec moins
d'innovations sans doute. Ce
n'était pas vraiment la révolution encore mais
la politique a pris tout de même de plus en plus de place (du
referendum européen aux émeutes des
banlieues). Je me suis consacré aussi un peu plus aux aspects pratiques de
l'écologie (relocalisation, énergie). On peut dire
que je commence à vivre sur mes acquis ! C'est en premier lieu l'année de
mon premier livre ("L'écologie-politique à
l'ère de l'information"),
même s'il ne sort officiellement qu'en janvier 2006, et de ma
première véritable rencontre (maladroite) avec un public
(tournée d'avril en Belgique,
rencontres de l'économie
solidaire de Pessac). Je n'ai toujours
pas de revenu, mais j'ai moins manqué d'argent que les années précédentes. Je
m'étais remis à l'ouvrage à
cause d'une promesse d'emploi(-tremplin) qui n'a pas aboutie,
heureusement j'ai
été tout de même un peu plus soutenu
financièrement et la santé n'est plus
aussi mauvaise même si j'ai pris un coup de vieux (ça se
voit aux yeux, c'est la vue qui nous lâche en premier et nous guide vers la nuit!).
Ayant tout arrêté pendant plus de 3 mois, j'ai tout de
même approfondi un peu, dans la suite du texte sur Einstein, les
paradoxes de la relativité (restreinte)
afin d'éclaircir le rapport entre champ électrique et
magnétique. Par la suite, il y aura assez peu d'autres textes de
physique. Trous noirs dans le principe de précaution porte au moins autant sur les limites du principe de précaution que sur les trous noirs. Le bluff des "nanobabioles" vise juste à tempérer l'enthousiasme pour les nanotechnologies. Quand à la question de l'émergence,
beaucoup plus intéressante, elle est
transversale et littéralement "méta-physique" même si elle
s'impose à chaque niveau physique : c'est ce dont la physique ne
peut rendre compte (c'est l'échec du réductionnisme comme dit Laughlin).
Les textes
sur la biologie sont sans doute parmi les meilleurs de l'année et j'en recommande la lecture à tous (la mort au coeur de la vie et
surtout l'origine de la vie). La mise au point sur les finalités partielles de la vie me semble aussi importante. Plus technique, la découverte du rôle des astrocytes dans les réseaux de neurone et l'effet rétroactif du cannabis, inhibiteur et déconditionneur. Par contre si le texte sur l'émergence de la conscience
renouvelle la question, je le considère comme insatisfaisant en
ce qui concerne la dernière partie, l'émergence de la
conscience collective.
Quelques éléments d'anthropologie autour des origines de l'homme ou l'effondrement des civilisations mettent en valeur l'importance de la cohésion sociale. Les humains vivent en société et même les animaux savent coopérer.... Il faut insister sur les conditions sociales de l'individu et de l'économie et la nécessité d'une organisation de l'intelligence collective (qui a été l'occasion d'une petite polémique avec Edgar Morin). Enfin je relie autonomie et dépendances pour une conférence d'écologie humaine (à Marseille en février 2006) ainsi que stress social et détresse des corps pour une revue de psychologie de la motivation !
Je me suis beaucoup consacré à EcoRev' et plus généralement à l'écologie. En dehors du livre qui m'a pris pas mal de temps, et du texte éponyme (L'écologie-politique à l'ère de l'information), j'ai complété le projet de relocalisation de l'économie par les monnaies locales (très critiqué) et j'ai tenté de faire un kit de création d'une coopérative municipale.
J'ai surtout fait un numéro d'EcoRev' consacré à
l'énergie (à contre courant) très
critique envers l'écologie énergétique (qui
réduit l'écologie à la question de
l'énergie), aussi bien que du catastrophisme de la fin du
pétrole ou même d'une simple décroissance : Ecologie-politique et crise de l'énergie, les théories énergétiques de l'écologie, Entropie et décroissance (critique du concept d'entropie chez Georgescu-Roegen), l'avenir solaire (plus technique). Très reliée, la newsletter de Transversales, ce n'est pas l'énergie qui manque... Il y a eu aussi les textes écrits pour la tournée en Belgique du 18 au 20 avril (Catastrophisme, décroissance et alternative écologiste, d'un socialisme écologisé à l'écologie sociale) enfin une critique de l'écologiste sceptique de Bjorn Lomborg qui m'a donné pas mal de fil à retordre (épreuve salutaire).
A partir du 28 avril, je me suis engagé dans la campagne pour le
non à une constitution européenne libérale et
fondée sur le marché en préférant la dynamique constituante du non. Juste avant le retournement des sondages j'ai appelé au dernier combat contre le totalitarisme du marché (le texte le plus lu et repris). Le rêve européen : appel pour une constituante
a été entendu, un site a même été
créé, mais il a sombré assez vite, il faut du
temps pour un Plan B satisfaisant, il faut passer par la crise. Le temps de l'histoire n'est pas celui des technocrates. L'interrogation sur la politique monétaire
et la bulle immobilière dépasse le conjoncturel. Le
dernier texte tire les
leçons du refus de l'Europe libérale dès le 3 juin : Le retour au pays (du local au global, écologiser l'Europe).
Il y a eu aussi le groupe emploi d'ATTAC qu'on m'a demandé de rejoindre (sortir du chômage avec un revenu garanti, RTT contre revenu garanti), le passage au blog, la flambée des banlieues (le soulèvement de la jeunesse, l'état d'urgence sociale), le retour de la révolution, Chavez... Finalement une année bien remplie et pleine de promesses
malgré les menaces et la bêtise triomphante.
Un peu écrasé par l'abondance de ma production
passée, j'ai essayé, pour me rassurer en ce temps de
bilan, de condenser mon
parcours jusqu'à maintenant et de faire une sélection des
textes de ce site pour les lecteurs de mon blog qui en prend la suite.
L'année n'a pas été aussi catastrophique que je l'annonçais (Une atmosphère de fin de monde)
mais les menaces persistent... J'ai un peu intensifié les
interventions publiques commencées l'année
dernière, bien que j'en ai refusées plusieurs. Ma
situation était toujours très précaire bien qu'un
peu moins. La sortie de mon livre n'a certes pas été un
franc succès mais il est
téléchargeable gratuitement et m'a procuré une
plus grande notoriété. Il y a eu tout
de même un
certain nombre d'invitations et des réactions
enthousiastes. Quelques journaux, livres, revues, radios ont
parlé de moi ou
repris un de mes textes (Le Monde 2, Le Monde Diplomatique, Multitudes,
l'Antimanuel d'économie II, Radio Aligre, France-Culture, le
Journal du pays Basque...). Le mouvement étudiant contre le
CPE m'aura pas mal
mobilisé (pour pas grand chose!) mais c'est surtout le retour
salutaire à la philosophie (et à Hegel) qui m'a permis de
redonner toute sa cohérence à ma démarche. Sinon,
j'ai quitté EcoRev', trop lié aux Verts, et j'ai créé
une nouvelle liste de diffusion pour mon blog ainsi que, en toute fin
d'année, un wiki consacré aux coopératives
municipales.
J'ai fait plus régulièrement une Newsletter mensuelle des revues scientifiques (01, 02, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12) celle du mois de janvier étant surtout consacrée à la théorie holographique de la gravitation. J'ai aussi rendu compte d'un livre de Carlo Rovelli sur la gravitation en boucle, soulignant le caractère révolutionnaire de la science
et fait un petit texte évaluant le caractère exceptionnel de notre Terre,
jusqu'à remettre en cause la possibilité de l'existence d'extra-terrestres! A part ça, j'ai essayé de faire une mise au point équilibrée sur le Cannabis et une petite note sur les champs quantiques. J'essaie à chaque fois de relier sciences, philosophie et politique.
Au niveau politique, il n'y a qu'un texte sur l'Europe (La reconstitution politique de l'Europe et la reprise des luttes idéologiques), l'essentiel ayant concerné la résistance des jeunes au Contrat Première
Embauche, qui a tourné court malgré sa victoire finale et une mobilisation plus forte que d'habitude : Le basculement du monde, soudain !, Minorité de blocage, Rétablir la vérité, Retrouver un avenir commun. Le dernier texte de la série est plus général, et sans doute le meilleur : Vers la révolution du revenu garanti ?.
Devant le relatif échec du mouvement, malgré le recul du
gouvernement, et son absence de perspectives, j'ai essayé
d'approfondir la question des phénomènes révolutionnaires ainsi que les conditions d'une alternative antilibérale démocratique qui devait être suivi d'une série de textes : Une rationalité décidément trop limitée, Le massacre des utopies, La part du négatif,
La fin de l'aliénation, qui donnent les raisons pour lesquelles on n'y arrivera pas, en
même temps que les conditions pour y arriver ! A noter aussi une
petite note sur la réfutation par Jacques Sapir des bases de l'individualisme libéral et une mise au point sur les enjeux de la démocratie participative.
Quelques textes écologistes aussi défendront une
synthèse de l'écologie, l'altermondialisme, la
relocalisation, le revenu garanti et l'ère de l'information, aboutissant à quelques définitions.
D'abord une intervention à un colloque d'AlterEkolo le 25 mars (enregistré)
puis au Forum Social de Bayonne du 29 avril qui aura été
l'occasion d'un argumentaire, pour l'alternative plutôt que la
décroissance (Travailler et consommer moins ou autrement ?), ainsi que d'un petit interview pour le journal du pays Basque faisant opportunément le lien entre Ecologie-politique, revenu garanti et philosophie. Autre texte important sur Jacques Ellul et la question de la technique. J'ai fait une intervention aux journées d'été des Alternatifs (Le revenu garanti comme base d'une production alternative) qui sera suivi d'un article pour Multitudes (Revenu garanti, Coopératives municipales et monnaies locales). A noter aussi une émission de la radio de la méduse sur l'écologie.
Pour la philosophie, cela a commencé par une conférence à Marseille le 23 février sur autonomie et dépendances, puis le compte-rendu d'un livre d'Elisabeth Roudinesco (Philosophie de la liberté ou psychologie de la soumission) mais le plus important est sans doute Qu'est-ce que la philosophie ?. L'annonce de la reprise de mon analyse de la structure de la logique de Hegel (datant de 1996) sur le site allemand hegel.net
m'a incité aussi à reprendre mes anciennes études sur Hegel avec
un résumé assez réussi de la "Phénoménologie de l'esprit" (De la morale à la politique, version un peu plus complète de celle publiée sur mon blog en deux parties).
L'année se présentait sous de bien
meilleurs
auspices que les précédentes, puisque c'était la fin de la
précarité, embauché par le GRIT
(d'abord pour 6 mois qui seront renouvelés), mais ce fut aussi
l'année de la mort de Jacques Robin (le 7/7/7) et d'André Gorz (le 22/09/07) avec qui j'avais des
relations intellectuelles très fortes (voir aussi l'article pour Multitudes). Sinon, "Le monde de l'information",
que j'avais écrit à la demande de Jacques Robin
justement,
devait sortir au mois de juin mais l'éditeur a fait faillite
avant... J'ai ouvert en début d'année 3 wikis sur
les coopératives
municipales, le revenu garanti et les monnaies locales, en prenant un nom de domaine et en me faisant héberger ailleurs que chez Free.
La campagne présidentielle ne m'a guère intéressé et
je n'étais pas mécontent d'être occupé ailleurs
pendant cette période de démagogie
généralisée. Un seul texte sur le sujet, rien d'essentiel : L'amour du maître ou de la démocratie ! Sinon, j'ai essayé de faire le point au mois de juillet sur le chemin parcouru jusqu'ici, juste avant de migrer vers http://jeanzin.fr (le 06/08/07).
J'ai pu continuer régulièrement ma revue des sciences (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). Parmi les autres textes scientifiques on peut retenir Le sens de la vieillesse et de la mort, ou Le sens de l'évolution, ainsi que La part maudite,
sur la co-évolution de la vie et du climat, en particulier sur
le rôle des organismes multicellulaires dans le maintien d'un
effet de serre optimum. La question du climat se fera de plus en plus insistante avec un point sur le climat vite dépassé par l'hypothèse extrême. En physique, j'ai fait les comptes-rendus des livres de Leonard Susskind (Un univers à notre mesure) sur la théorie des cordes et le principe anthropique, ainsi que celui de Lee Smolin (Pour une physique pluraliste) critiquant la théorie des cordes. La relativité d'échelle en question s'interroge sur la validité de la théorie de Laurent Nottale.
Les textes philosophiques sont sans doute plus fondamentaux. En premier lieu L'histoire après l'histoire qui célèbre les 200 ans de la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel, ainsi que L'introduction du nazisme dans la philosophie
à propos du livre d'Emmanuel Faye qui met en cause la constance
de l'engagement nazi de Heidegger. J'ai refait aussi, pour publication,
le compte-rendu de ma conférence de Marseille sur Autonomie et dépendances. Plus circonstancielle, une critique d'un
livre de Jacques Attali qui consacre Le retour des grands récits et une réflexion sur La joyeuse incertitude de l'avenir.
A l'articulation de la philosophie et de la politique une lecture
transversale de Merleau-Ponty, Günther Anders, Edgar Morin et Axel
Honneth tente de faire face à notre avenir.
Du côté politique, à part quelques réflexions philosophiques sur la valeur de vérité, sur le fait que l'égalité c'est la liberté ou sur le ressentiment dans l'histoire, j'ai essayé de définir ce que serait une politique pour le XXIème siècle et dessiner de nouvelles perspectives pour les révolutions futures, qui ont bien peu de chances d'être suivies d'effet à court terme. J'ai surtout essayé de montrer que Changer le travail, c'est changer la vie (qui sera repris par un petit éditeur),
la modification de notre conception du travail comme
épanouissement plutôt que souffrance étant un
préalable pour rendre acceptable l'indispensable revenu garanti. Une mise au point sur la "valeur-travail" et une critique de "l'avenir du travail",
de Jacques Attali viennent compléter le tableau. Ont peut y joindre la critique du "capitalisme cognitif" de Yann Moulier-Boutang. Les textes les
plus notables sont malgré tout une sévère Critique de l'écologisme comme maladie infantile de l'écologie, L'écologie-politique, avenir de la gauche, destiné à une revue communiste ("Nouvelles fondations"), et un article pour la lettre du GRIT sur Les monnaies locales : un outil pour la relocalisation de l'économie (à compléter par un interview pour les Verts). Le petit texte sur "le frimeur, l'idiot et le vendu" n'est sans doute pas inutile non plus !
Migration vers http://jeanzin.fr/ le 06/08/07.
L'année
s'annonçait agitée mais intéressante, voire
décisive, elle l'a été (bien que pas tellement productive!). La
santé va beaucoup mieux grâce à des traitements enfin appropriés, mais la jeunesse n'est plus qu'un
souvenir... La sortie au début de l'année de 3 revues qui
publient des articles de moi (Nouvelles fondations, EcoRev', Multitudes)
était plutôt de bonne augure. La reprise par Sarkozy du concept de "Politique de civilisation"
d'Edgar Morin a été par contre assez perturbante, d'autant que le GRIT
a bien du mal à
survivre à son fondateur ! Il y a eu toute une période
où il a fallu se coltiner une série de technophobes
acharnés, par contre la fin de l'année a
été largement consacrée à la crise, de plus
en plus aiguë. Je n'ai pu refuser de participer à une
conférence des acteurs du numérique dont il est resté une vidéo. A noter aussi un article (Le retour des révolutions) dans un journal gratuit sorti en octobre, un autre (Il n'y a pas d'alternative !) dans la revue québécoise Arguments ainsi qu'un chapitre d'un livre consacré à André Gorz, aux éditions La Découverte, qui paraîtra l'année prochaine. A noter que mon premier site "Ecologie révolutionnaire" sur wanadoo a été supprimé par Orange le 08/08/08, ce qui m'a fait perdre presque un tiers du trafic !
J'ai continué ma revue des sciences mensuelle (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). Le reste de ma production scientifique se résume à une mise au point importante sur l'andropause (la dégénérescence de l'homme) ainsi qu'un compte-rendu plus contestable sur l'émergence de l'humanité.
Pour l'écologie, l'année a commencé par une évaluation des risques climatiques majeurs ? puis une critique du "Plan B" de Mr Brown pour la planète, ensuite l'article pour la revue québécoise Arguments (Il n'y a pas d'alternative !) et celui sur André Gorz (L'écologie politique, une éthique de libération,
traduit en espagnol). Sans être très novateurs, ces 2
derniers textes constituent de bonnes synthèses.
Politiquement, l'année commence par une mise au point sur une politique de civilisation de droite, avant tous les textes consacrés à la crise (Le dénouement de la crise, Le retour des révolutions (inflation et papy boom), Rendre la honte encore plus honteuse, La reconstruction du monde, La fin du capitalisme, vraiment ?, Pour un New Deal : revenu garanti pour tous, La bulle sociale, Le renforcement du système, Théorie de la crise et crise de la théorie, La conjonction des crises).
Moins circonstanciels, plus théoriques et plus intéressants sans doute : L'individualisme pseudo-révolutionnaire, L'expression du négatif.
A mi-chemin, il y a ces 2 textes sur les difficultés de
l'ère de l'information, coincés entre technophiles et
technophobes: L'émergence de la génération internet et Malaise dans la civilisation numérique.
La philosophie a été un peu
trop délaissée sans doute dans cette année de
basculement où l'incertitude domine. Sur la fin, et dans la foulée de L'expression du négatif, j'ai quand même défendu un matérialisme dialectique à l'épreuve du réel. Il faut signaler aussi L'humanisme en question (Traduit en espagnol : El humanismo en cuestión) et surtout Les limites de l'auto-organisation,
plutôt à la charnière des sciences et de la
politique, comme souvent, de même qu'il y a pas mal de
philosophie dans le texte sur André Gorz.
C'est l'année de la fin du GRIT,
la dissolution ayant été votée le 28 avril, ce qui
était un soulagement de ne plus devoir assumer un
prophétisme étonnant de naïveté et une
dangereuse conception émotionnelle de la politique, mais ce qui mettait un terme à 2 années un peu moins précaires... Je suis donc devenu auto-entrepreneur
le 1er avril ! non sans que ce soit pas mal de complications au
début ! C'est le moment où l'on s'aperçoit que la crise s'annonce très longue
et probablement en W, alors même qu'on annonce partout qu'elle est presque finie. Bonne
période malgré tout avec la forme revenue et une des plus productives même si je
me sens plus étranger que jamais au monde intellectuel et
médiatique dont j'essaie de me tenir éloigné. J'ai
quand même renoué un peu avec EcoRev', bien que
difficilement. A noter, une petite interview sur l'intime (bombe climatique, sursaut démocratique, solitude, précarité, écriture).
Malgré des velléités d'arrêter, j'ai continué la revue des sciences : 01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12. Surtout, la participation à un débat de Vivagora m'a permis de comprendre le fait crucial que la vie artificielle n'est pas la vie !
Philosophiquement, l'année est assez riche, commençant par un texte crucial : Un se divise en deux. Il y a aussi la critique du dernier livre de Lukács,
L'historicité de l'être social (aliénation et liberté), auquel on peut rattacher (sur le fétichisme) Critique de la valeur, valeur de la critique (critique d'Anselm Jappe) ainsi que Monnaie, société et individuation alors que Gilgamesh ou l'écriture du deuil met en lumière le rôle du négatif de même que le compte-rendu d'un livre de Catherine Malabou, Ontologie de l'accident. Il y a d'autres charges contre l'idéalisme béat (Changer la vie, sans rire !, La bulle spéculative, la confusion des esprits).
Mon intervention à CitéPhilo sur Gorz m'a donné
l'occasion d'une synthèse entre philosophie, écologie et
politique : La réalisation de la philosophie. On peut signaler aussi le compte-rendu du livre de Frédéric Worms, La philosophie en France au XXème siècle. Le travail du temps (à l'ère du numérique) se situe à mi-chemin entre philosophie et économie.
Pour l'écologie-politique, j'ai commencé par un Programme minimal, prolongé par L'avenir radieux (traduction en espagnol d'Eduardo Baird) et Relocalisation mode d'emploi. J'ai essayé aussi de faire comprendre ce que signifiait Changer de système de production
et j'ai dû soutenir une polémique idiote contre ceux qui
s'imaginaient qu'on pourrait se passer du numérique : La révolution numérique est-elle soutenable?.
Sur le plan politique, j'ai insisté sur la pluralité (Un seul monde, plusieurs systèmes et Le pluriel du futur, plus philosophique). Psychanalyse et politique
se rattache aux critiques de l'idéalisme avec la constatation
qu'on ne peut se passer de la psychanalyse pour ne pas vouloir
l'impossible. On peut signaler enfin Le capitalisme et la mort.
J'ai regroupé un certain nombre de textes en livres :
* L'alternative écologiste, 18/07/09 (on peut le télécharger en pdf - 100 pages)
* Textes à relier (2006-2009), 20/07/09
- La négativité dialectique : La part du négatif (09/06), La fin de l'aliénation (11/06), L'expression du négatif (11/08), L'épreuve du réel (matérialisme et dialectique) (12/08), Un se divise en deux (01/09), L'historicité de l'être social (aliénation et liberté) (05/09)
- Petite Phénoménologie de l'Esprit illustrée :
Misère de la morale (05/06), Les aventures de la dialectique (06/06), L'histoire après l'histoire (Hegel 200 ans après) (03/07) - on peut télécharger le pdf.
- Les limites de la rationalité politique (contre les utopies) : Le retour des révolutions (inflation et papy boom) (07/08), Une rationalité décidément trop limitée (09/06), Le frimeur, l'idiot et le vendu (09/07), Le massacre des utopies (09/06), L'individualisme pseudo-révolutionnaire (02/08), Changer la vie, sans rire ! (02/09), La bulle spéculative (05/09)
- L'avenir numérique : Critique de "l'avenir du travail" (08/07), Le capitalisme cognitif (09/07), L'émergence de la génération internet (08/08), Malaise dans la civilisation numérique (09/08), Le travail du temps (à l'ère du numérique) (06/09)
- Transversales (évolution dans les sciences) : L'improbable miracle d'exister (09/02)
- Le caractère révolutionnaire de la science (06/06) - Pour une physique pluraliste (07/07) - Le sens de la vieillesse et de la mort (04/07) - Le sens de l'évolution (07/07) - L'émergence de l'humanité (11/08)
- Les limites de l'auto-organisation (01/08) - La vie artificielle n'est pas la vie ! (04/09)
Bien que je ne sois pas du tout à la retraite et ne sais comment je vais vivre jusqu'à 65 ans, je
m'installe
dans une retraite loin du monde mais pas tant que ça,
sollicité en permanence pour des revues, des livres, des
interventions. De plus en plus solitaire malgré tout. Je vis
avec les animaux plus qu'avec les hommes ! Le début a
été un peu difficile mais ensuite c'était une des
meilleurs années sans aucun doute, pour le moral comme pour la
santé,
avec un grand sentiment de liberté, détaché
d'intellectuels que je trouve comiques, et un peu plus
confiant dans l'avenir en dépit des menaces écologiques qui
me semblent moins cataclysmiques que j'avais pu le craindre, bien que je reste
persuadé qu'il
faudra au moins rôler la catastrophe, ce qui relativise l'action
politique d'ici là mais m'a fait défendre malgré tout un, inhabituel pour moi, optimisme de la raison ! Une certaine sérénité
qui va de pair avec une plus grande cohérence de la
pensée et, justement parce que ça va mieux, le sentiment
du peu de temps qu'il me reste à
vivre ainsi. En tout cas, c'est l'année où mon fils prend
son indépendance mais aussi où mes parents deviennent
dépendants...
Je suis un peu moins investi dans les sciences bien que je continue ma revue des sciences mensuelle (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). On peut juste signaler ma tentative de réduire l'énergie à l'entropie (L'énergie entropique).
En philosophie, j'ai poursuivi la critique de l'idéalisme et du moralisme contemporain (La haine de la pensée, Le savoir-vivre à l'usage des post-modernes, La débandade de l'avant-garde) mais je suis surtout revenu à la psychanalyse et la question du désir (Le désir comme désir de l'Autre, Le désir plus que la vie) ainsi qu'au langage et au récit (Retour sur les religions, La nature et la vie). Ce sont sans doute les meilleurs textes de l'année.
En politique rien de bien neuf puisque j'ai fait un article sur "Qu'est-ce que l'écologie politique ?" (repris dans la revue Ecologie&Politique)
qui
n'est qu'une actualisation, définition informationnelle de
l'écologie-politique destinée seulement à me
démarquer des visions habituelles. Le
numéro d'EcoRev' sur l'après-capitalisme avait
été bien décevant, ma propre intervention dans la
réunion qui a suivi n'a fait qu'en reprendre les constats (texte
: Sortir du capitalisme, vidéos intervention), conclusions aggravées depuis, avec le livre de Yann Moulier-Boutang "L'abeille et l'économiste"
qui nous condamne à d'autres crises financières.
L'analyse à chaud d'une crise qui prolonge ses
hésitations n'a certes pas démérité mais
l'actualité est périssable (La lutte pour l'hégémonie, On a les moyens de s'en sortir !, L'intervention des peuples, Les affaires continuent, Ce n'est qu'un début...). Il faut mettre à part "Complexification des modèles et simplification de la réalité"
qui montre que seule la dramatisation est décisive,
c'est l'épreuve catastrophique du réel qui pousse
à la complexification des organismes comme des organisations ;
on ne change pas les règles sans arrêter le jeu. Le grand
oeuvre de René Passet dit un peu la même chose en
valorisant les destructions créatrices. On peut
ajouter le texte sur Le travail dans la sortie du capitalisme, rédigé à la demande de Dominique Méda pour Utopia, ainsi que Le travail fait la santé pour EcoRev'. Il y a aussi la vidéo sur la relocalisation
et l'intervention à l'anniversaire du cercle Gramsci de Limoges
(qui n'est pas en ligne), juste avant ce que j'appelle ma
retraite du militantisme (en partie pour raisons de santé,
même si ça va beaucoup mieux mais pas tout le temps!).
C'est l'année des révolutions
arabes et des "indignés" européens où la crise
devient sociale, avec une série de textes de circonstance (Rien ne sert de faire la révolution, il faut savoir qu'en faire, Le pouvoir du peuple, Les contradictions entre révolution et démocratie, La démocratie est un rapport de force, La révolution a déjà commencé, Crise globale et alternatives locales, Vent de panique, Le retour des luttes d'émancipation, La montée des taux et le krach de la dette).
Quelques textes sur l'écologie : Vers des villes vertes, La relocalisation de la production, L'appauvrissement volontaire, La relocalisation par internet, Un revenu pour travailler.
En dehors du livre d'Utopia, la seule chose notable, c'est que je me suis mis à un livre sur la vie à l'instigation de Joël de Rosnay (La vie incréée, La subjectivité du vivant, La part animale de l'homme, L'humanisation du monde, Un homme de parole), on peut y rattacher ma critique d'Henri Atlan (Auto-organisation et sélection génétique).
J'ai continué ma revue des sciences, bien qu'avec de plus en plus de lassitude (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12).
En philosophie, mais très lié à la
politique, j'ai fait quelques critiques de livres, notamment des
éditions Delga : "Néo-fascisme et idéologie du désir", de Michel Clouscard où je critiques les dérives droitières d'anciens gauchistes devenus néocons, ainsi que La fuite dans l'irrationnel sur le livre de Georg Lukács, "La destruction de la raison (Schelling, Schopenhaeur, Kierkegaard)"
mais qui dénonce aussi des dérives on ne peut plus actuelles
quoiqu'un peu moins présentes depuis les révolutions. La
critique du livre "La Voie" d'Edgar Morin se situe tout-à-fait dans la même veine, opposant à ces tendances idéalistes une Théorie de la société à la fois plus matérialiste et consciente de nos limites cognitives.
2012, l'année de tous les dangers, 20/12/11
Il n'est guère envisageable que la crise européenne n'entraîne le reste
du monde dans sa chute mais la situation n'est pas du tout la même si
l'effondrement est général mobilisant la coopération de tous les pays ou
si on peut croire quelque temps circonscrire le problème à quelques
pays soumis à une rigueur implacable. Tant qu'on peut accabler les Grecs
de leur grècitude, les Espagnols de leurs espagnolades et les Italiens
de leur esprit latin ou l'Europe de ses divisions, c'est haro sur le
baudet et chacun se débrouille dans son coin sous la botte d'une finance
impitoyable. Ce type d'aveuglement semble caractériser au plus haut
point les crises systémiques et leur déni de causes globales trop
impalpables, où c'est donc l'arbre qui cache la forêt. A chaque fois, on
croit pouvoir réduire le problème à une mesure
ponctuelle et des causes particulières (Grèce, Euro, déficits, banques,
spéculation, subprimes) sans prendre en compte le retournement
de cycle qui a commencé avec le décollage des pays les plus peuplés
provoquant des tensions inflationnistes sur les matières premières et le
pétrole, ce qui a précipité la chute de l'immobilier jusqu'au krach des
dettes et le rééquilibrage géopolitique auquel nous assistons. C'est le
même réductionnisme qu'on trouve dans les discours politiques sur
toutes sortes de sujets (chômage, immigration, protectionnisme,
inflation, ré-industrialisation).
Cette
année d'élections (auxquelles je ne m'intéresse
pas du tout) s'annonce très mal avec la crise qui s'aggrave
encore et des revenus très insuffisants mais surtout la terrible
agonie de ma mère. La vague de froid de février (-11°
chez moi) a été assez éprouvante mais sans
véritable problème.
Revue des sciences 01/12, 01/01/12
Objectivement, ça déprime - Le dernier ancêtre de
Sapiens et Neandertal - Nourrir et préserver la planète -
Les mathématiques pour réguler la finance - 40% des
emplois industriels perdus depuis 1975 - Mars plus habitable que la
Terre, en sous-sol - Le peak oil repoussé, un nouvel âge
d'or du pétrole - Des super-condensateurs textiles pliables - La
tour Eiffel couverte de plantes - Les orang-outans jouent avec des iPads
- L'apprentissage accéléré par IRM et
neurofeedback - Des téléviseurs holographiques ?
Critique de la critique, 12/01/12
Hegel a forgé sa dialectique sur les
contradictions de l'affirmation d'une liberté absolue qui
mène à la Terreur supprimant toute liberté alors
qu'ensuite l'Empire dominateur répand le Code civil et le
règne du Droit dans une grande part de l'Europe ! L'opposition au
monde et la négation de l'existant constituent le moment initial
de la dialectique qui s'enclenche, suivi ensuite d'une nécessaire "critique de la
critique"
ou "négation de la négation". Aussi radicale soit-elle en
apparence, la négation est
toujours partielle, on ne revient donc pas au point de
départ avec la négation de la négation. Une
critique de la critique n'a de sens qu'à rester du
côté de la critique. S'il faut dénoncer ses
excès et ses égarements, c'est pour rendre la critique
effective en intégrant sa temporalité dialectique. On passe donc en revue ici, la fausse unité,
l'opposition ami-ennemi, la simple inversion des valeurs, le subjectivisme et les
critiques de la
rationalité instrumentale, du fétichisme de la marchandise, de la
réification, de l'aliénation sociale.
Homme-Femme, l'idéologisation de la science, 27/01/12
Le dernier numéro de Sciences et Avenir consacré à la réfutation des
différences entre hommes et femmes m'a paru tellement caricatural qu'il
constitue une bonne illustration des dérives idéologiques de la science,
aussi bien du côté sexiste que du politiquement correct constituant son
pendant et qui n'ont tous deux rien à voir avec la science faussement
invoquée dans un cas comme dans l'autre. C'est bien là qu'un critique de
la critique s'impose. Une nouvelle étude qui établit tout au contraire
que ces différences existent mais qu'elles ne sont que statistiques va
nous permettre de faire le point sur la confusion entre nature et norme.
Revue des sciences 02/12, 01/02/12
L'avenir du travail
- Le vieillissement est dans le sang
- Les premiers multicellulaires - Pas d'origine unique pour
l'agriculture
- Comment un conducteur devient isolant
- La faute aux microbes
- Des physiciens expérimentent l'invisibilité temporelle
- Réchauffement : l’Homme retarde la prochaine glaciation - Réduire les
émissions de méthane et de particules - Des prises intelligentes -
Standardiser les capteurs - Réduire le gaspillage - Les machines à laver
polluent la mer
- Sous le fond des océans, la vie primitive - Le caractère visible par
IRM
- Le déclin cognitif commence à 45 ans - Des psilocybes hallucinogènes
contre la dépression ? - Les autistes ont des bactéries intestinales
différentes - Les bienfaits de l'exercice
- La MutMap les nouveaux OGM - Un smartphone qui se configure avec des
puces RFID - Un "hologramme tactile" - Piloter un robot par la pensée
Ni César, ni tribun, 10/02/12
De même que Guy Debord avait distingué le "spectaculaire concentré"
caractérisant les régimes dictatoriaux du "spectaculaire diffus" de la
société marchande, on peut distinguer deux types très différents de
culte de la personnalité, celui du chef, paré de toutes les vertus, et
celui du "développement personnel", du petit maître enfin que chacun est
sommé d'être, même dans les milieux marginaux ou qui se veulent
radicaux ! L'enjeu pratique ici, c'est d'appeler à une stricte
séparation entre morale et politique comme entre vie privée et vie
publique, séparation mise à mal notamment par la critique de la vie
quotidienne, le féminisme et l'écologie, position moraliste renforçant
une personnalisation qu'on projette ensuite facilement sur un leader
comme sur quelques vedettes médiatiques. Si nous devons nous sauver
nous-mêmes, ce n'est pas en fonction des personnes ni de leur supposée
excellence mais en tant qu'opprimés, exploités, méprisés.
Mais pourquoi donc les auteurs devraient-ils avoir des droits ?, 15/02/12
Comme on m'a demandé de participer à la réponse du Parti Pirate à un
article de Laurent Joffrin sur le piratage, je me suis rendu compte que
j'étais beaucoup plus radical qu'eux car opposé pour ma part au droit
d'auteur, dans ma propre pratique, et peu soucieux de garantir les
ressources des Majors. Position parfaitement "irresponsable" d'après le
monsieur mais basée à la fois sur les capacités infinies de reproduction
du numérique, sur la nécessité de partage du savoir ou de la culture,
et sur les risques d'un contrôle totalitaire mais aussi sur le refus
d'assimiler la création à un travail rémunérateur ou un investissement.
Il n'y a en effet aucune raison que les auteurs aient des droits, pas
plus que les artistes ne devraient absolument devenir riches quand ils
ont du succès, eux qui ont toujours connu plutôt une vie de bohème. Si
on veut gagner de l'argent, on fait autre chose.
Le monde humain comme monde commun, 20/02/12
Ce livre est intéressant à plus d'un titre. D'abord il
fournit un accès à
toute une littérature qui va du cognitivisme à la
phénoménologie en
passant par l'éthologie, ensuite il tente une
phénoménologie du vécu
spécifiquement humain, en opposition à celui de l'animal,
qui aboutit à situer dans la désignation, le
simple geste de montrer du doigt, ce qui différencie
déjà l'enfant du
chimpanzé (qui en serait à peu près incapable),
d'autant plus que ce
geste ne serait pas impératif mais déclaratif exprimant une séparation
radicale du sujet et de l'objet, entre le geste (signifiant) et ce
qu'il désigne (signifié), ce qui suffirait à faire exister un monde commun par une "attention partagée"
obligeant à penser les différences de point de vue sur une
même réalité
considérée comme absolument objective, transcendante, existant en soi. On
est bien dans
la construction intersubjective de l'objectivité, donnant
accès à rien de moins que l'origine du monde comme monde
Là où les philosophes montrent la Lune, Bimbenet regarde
le doigt, avec
raison ! Là où ils restent fascinés par la
vérité ou par l'Etre, il en
démonte le caractère construit, idéalisé,
intersubjectif, voire
dogmatique.
Les 5 principaux regrets des mourants, 25/02/12
Une infirmière australienne en soin palliatif a dégagé les 5 principaux
regrets, étonnamment convergents, des mourants qu'elle accompagnait : 1.
J'aurais voulu avoir le courage de vivre la vie que je voulais mener,
pas la vie que les autres attendaient de moi. 2. Je n'aurais pas dû
travailler si durement. 3. J'aurais voulu avoir le courage d'exprimer
mes sentiments. 4. J'aurais voulu rester en contact avec mes amis. 5.
J'aurais dû m'autoriser à être plus heureux. Occasion de comprendre, à
l'opposé de la psychologie de magazine avec laquelle on traite ces
derniers instants, à quel point c'est la structure même du vécu qui en
est complètement transformée, manifestant l'incidence de la temporalité
sur notre être au monde.
Revue des sciences 03/12, 01/03/12
L’archéologie cognitive
- Vers une inversion des pôles ? - La disparition de Neandertal
- L'altitude des nuages en baisse réduit le réchauffement -
L'élevage des crevettes une catastrophe écologique - Un
plastique biodégradable et comestible !
- Les dauphins se donnent des noms propres - Le chimpanzé ne
comprend pas quand on pointe du doigt, le chien si - Les plus anciennes
peintures de Neandertal - Lire les mots dans les pensées - On
lit les mots sur les lèvres - Le rythme musical serait fractal
- Le séquençage de l'ADN pour tous - L'autisme, un
problème de synapses - Les méfaits des nanoparticules sur
la santé
- Des lunettes Google à réalité augmentée -
Avec Ubuntu sur Android, les smartphones transformés en PC Linux -
Contrôlez votre skateboard par la pensée !
La crise et le déclin de l'Occident, 07/03/12
Quelque soient les mesures protectionnistes prises, et qui seront
forcément très limitées malgré les prétentions d'un national-capitalisme
imaginaire, nous allons
inévitablement être de plus en plus submergés par la croissance
accélérée des pays les plus peuplés. Ceux qui vont en payer le prix, ce
ne sont pas les riches de plus en plus riches, ce sont les plus pauvres
de plus en plus pauvres, pris dans une concurrence déloyale. Il y a bien
besoin d'un retournement idéologique pour remplacer la chasse aux
pauvres par la chasse aux riches, qu'ils rasent
les murs, soient ringardisés, méprisés, ridiculisés pour une nouvelle
génération qui aura bien mieux à faire, avec toutes ces possibilités qui
s'offrent à nous, que de ne penser qu'au fric, mais c'est aussi que nos
problèmes sont ceux de pays riches qui
s'appauvrissent. Cependant, malgré l'inévitable déclin de l'Occident, on
n'est pas condamné pour autant à perdre tous nos idéaux qui peuvent
tout au contraire être réalisés concrètement bien qu'uniquement au
niveau local.
New Age, le retour, 22/03/12
La mode est au revival de ce qu'on croyait enterré depuis
longtemps, occasion de rappeler que rien ne se perd d'un passé qu'il ne
suffit pas de refouler. Le nouveau monde numérique dans lequel nous
sommes entrés exige de toutes autres idéologies et même un complet
renversement des valeurs par rapport au monde industriel qui s'achève.
S'il faut absolument revenir en arrière pour trouver un appui
historique, pourquoi pas revenir à 1967 dont le mouvement des
occupations n'est pas si loin ? Là aussi, il ne faut pas s'attendre à
devoir reprendre toutes les extravagances du New Age, le travail de
l'histoire devant permettre de balayer ses naïvetés et ses outrances,
mais c'est quand même plutôt dans ce sens qu'il faudrait aller plutôt
qu'un retour au XIXè ou aux 30 glorieuses. Nous avons besoin de
l'expression du nouvel esprit du monde, celui des pirates, de
l'intelligence et du jeu, de nouvelles valeurs pour une ère nouvelle
soucieuse des questions écologiques autant qu'éprise de liberté tout
comme à l'époque psychédélique mais avec les réseaux numériques en plus.
Changer de système de vote, 26/03/12
C'est la proposition de 2 mathématiciens, Michel Balinski et Rida
Laraki, qui consisterait à remplacer le vote par une sorte de note
attribuée aux candidats : Excellent, Très bien, Bien, Assez bien,
Passable, Insuffisant, à Rejeter. Ce qui est le plus fascinant, c'est
qu'on n'obtient pas le même résultat selon qu'on exprime des préférences
entre candidats ou des appréciations absolues mais aussi que ce système
serait préférable à un système de notation de 0 à 20 basé sur les
moyennes ("plus l'échelle des notes est étendue, plus ces méthodes sont biaisées en faveur du centre").
Comment peut-on être de droite ?, 29/03/12
Un livre qui vient de paraître voudrait nous persuader que c'est une
erreur de perspective de la gauche d'avoir une idée si négative des
électeurs de droite, qui seraient eux, plus clairvoyants sur les
gauchistes ! Certes, il n'est pas imaginable qu'il n'y ait une droite et
une gauche mais il est assez ridicule de vouloir réduire cette division
constitutive des démocraties à une question biologique entre
réformateurs et conservateurs, refoulant les déterminations
sociologiques beaucoup plus prégnantes. Il y aurait un socle de valeurs
communes, qu'on peut donc dire humanistes : le soin des autres, la
liberté contre l'oppression et la justice mais alors que la gauche s'en
tiendrait à ces valeurs, la droite y ajouterait la fidélité à son
groupe, le respect du sacré, de la hiérarchie et de l'autorité. On a
quand même bien l'impression que ces valeurs en plus servent de bonne
raison pour minimiser les valeurs humanistes et les recouvrir au profit
d'une préservation des inégalités, de l'oppression des autres et de la
misère des pauvres. C'est le combat des lumières qu'il faut continuer.
Revue des sciences 04/12, 01/04/12
L'invention des hiéroglyphes - Un canon à la place d'une fusée - Un mini
trou noir traverserait la Terre sans dommages - Premières
communications avec des neutrinos - Un nouveau domaine, l'orientation du
spin des électrons - Des Leds qui ont un rendement supérieur à 100 % !
- Le petit âge glaciaire était planétaire - Nouvelles projections
démographiques - Capturer le CO2 puisqu'on ne peut réduire les émissions
- Les météorites, des machines à fabriquer les briques du vivant - Les
insecticides responsables de la disparition des abeilles - La fabrique
de faux souvenirs - Le cerveau des gorilles a évolué de manière proche
des humains - Natasha, plus malin qu'un singe ordinaire - Néolithique et
disparition des mammouths dus à un astéroïde - La vieillesse, clé de
notre évolution, préprogrammée - Les neurones du cerveau organisés en
grille - L'effet du cannabis sur la mémoire de travail - De la
difficulté d'inventer la roue - L'ADN défectueux dans le sang cause du
vieillissement ? - La cause de l'Alzheimer trouvée : le FCN ? - Le LSD
contre l'alcoolisme - L'élimination totale du SIDA en vue ? - Un nouveau
médicament contre toutes sortes de tumeurs
- L'impression nanométrique pour fabriquer rapidement des molécules.
Voilà le travail !, 14/04/12
Recueil de mes textes sur le travail : La valeur-travail - Changer le travail, changer la vie ! - Critique de "l'avenir du travail" - Du travail forcé au travail choisi - Un revenu pour travailler - Le travail fait la santé - Malaise dans la civilisation numérique - Le travail du temps (à l'ère du numérique) - Sortir du capitalisme - Le travail de l'histoire - Réalités et potentiel de la nouvelle économie - RTT contre Revenu garanti
Des coopératives municipales pour des travailleurs autonomes, 21/04/12
S'l est exclu d'obliger quiconque à un travail autonome, cela
n'empêche pas de l'encourager, de le rendre possible, d'y inciter par
toutes sortes de mesures. Ce serait la fonction des "coopératives
municipales" de fournir, quand c'est possible, les conditions
matérielles et humaines du travail autonome permis par un revenu
garanti, offrant ainsi à tous une alternative au marché du travail et à
l'emploi salarié dans une entreprise marchande. On a besoin des
institutions du travail autonome pour universaliser nos
droits, les rendre effectifs pour tous en fournissant les supports
sociaux de l'autonomie à ceux qui n'ont pas de capital. Sous le nom de
"coopérative municipale" on désigne ainsi une institution locale à
laquelle sont assignés plusieurs objectifs concrets : dynamiser les
échanges locaux, donner les moyens d'un travail autonome et du
développement humain, faciliter les coopérations mais il s'agit bien en
premier lieu d'assurer une production. La coopérative municipale n'est
pas le nom d'un modèle d'organisation plus ou moins idéale, c'est le nom
de problèmes à résoudre. Les formes devraient en être très diversifiées
selon les pays, selon qu'on soit en ville ou à la campagne.
Revue des sciences 05/12, 01/05/12
Les virus géants - La gravitation quantique en deux dimensions - Des
interférences de molécules organiques
- Les reines noires qui ont résisté à Rome
- L'univers a eu un début même s'il n'a pas de fin - Simulation de
l'univers à partir du Big Bang
- L'érosion des sols cause de l'explosion du Cambrien et des squelettes -
Les origines climatiques des civilisation - Des réseaux de chaleurs
économiseraient 500 Milliards !
- La vie sur Terre pourrait avoir ensemencé le système solaire - Le
regroupement fonctionnel des gènes - La sexualité avantage les plus
sains (les plus beaux) - Des babouins apprennent à reconnaître des mots
écrits - Le développement neurologique lié à la mémoire et la finalité -
Mécanisme neuronal de l'apprentissage - Bruit neuronal et apprentissage
statistique - La mémoire perdue pourrait être retrouvée - Un atlas de
l'intelligence dans le cerveau humain - La cuisson des aliments depuis
plus d'1 million d'années ? - L'histoire de France rectifiée
- L'effet anti-cancer de l'aspirine - Les phtalates réduisent de 30% la
testostérone - Cyberplasm, le microrobot presque vivant pour détecter
les maladies - Des prothèses commandées par la pensée
- La reconnaissance d'objets remplace les code-barres
Prendre le parti pour le tout, 08/05/12
Ce qui frappe derrière le triomphe des discours qui prétendent se faire
l'expression des désirs collectifs, c'est une forme partagée
d'hallucination collective qui mène à s'illusionner sur une possible
victoire en prenant la petite partie qu'on représente pour le tout d'un
peuple fantasmé. Chacun parle au nom du peuple mais pas du même peuple à
chaque fois... Ce n'est pas parce qu'un président est élu avec un peu
plus de 50% des voix qu'il n'y a pas presque une moitié de l'électorat
qui n'en voulait pas et qui ne va pas disparaître soudain du paysage
comme par enchantement. C'est ce qu'on ne veut pas reconnaître,
l'existence des autres. Il est un fait qu'il y a des gens de droite et
même des fachos comme il y a des staliniens à gauche, la diversité est
infinie qu'on voudrait ramener à l'unité d'un peuple qui ne se soude
pourtant que dans la guerre (si ce n'est le sport), n'ayant alors de
commun que son ennemi. Il semble bien cependant qu'admettre cette
diversité des opinions et des intérêts soit un peu trop difficile. Cela
ne nous condamnerait-il pas à l'impuissance, à devoir toujours composer
avec l'ennemi ? Impossible de s'y résoudre.
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