L'année
s'annonçait agitée mais intéressante, voire
décisive, elle l'a été (bien que pas tellement productive!). La
santé va beaucoup mieux grâce à des traitements enfin appropriés, mais la jeunesse n'est plus qu'un
souvenir... La sortie au début de l'année de 3 revues qui
publient des articles de moi (Nouvelles fondations, EcoRev', Multitudes)
était plutôt de bonne augure. La reprise par Sarkozy du concept de "Politique de civilisation"
d'Edgar Morin a été par contre assez perturbante, d'autant que le GRIT
a bien du mal à
survivre à son fondateur ! Il y a eu toute une période
où il a fallu se coltiner une série de technophobes
acharnés, par contre la fin de l'année a
été largement consacrée à la crise, de plus
en plus aiguë. Je n'ai pu refuser de participer à une
conférence des acteurs du numérique dont il est resté une vidéo. A noter aussi un article (Le retour des révolutions) dans un journal gratuit sorti en octobre, un autre (Il n'y a pas d'alternative !) dans la revue québécoise Arguments ainsi qu'un chapitre d'un livre consacré à André Gorz, aux éditions La Découverte, qui paraîtra l'année prochaine. A noter que mon premier site "Ecologie révolutionnaire" sur wanadoo a été supprimé par Orange le 08/08/08, ce qui m'a fait perdre presque un tiers du trafic !
J'ai continué ma revue des sciences mensuelle (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). Le reste de ma production scientifique se résume à une mise au point importante sur l'andropause (la dégénérescence de l'homme) ainsi qu'un compte-rendu plus contestable sur l'émergence de l'humanité.
Pour l'écologie, l'année a commencé par une évaluation des risques climatiques majeurs ? puis une critique du "Plan B" de Mr Brown pour la planète, ensuite l'article pour la revue québécoise Arguments (Il n'y a pas d'alternative !) et celui sur André Gorz (L'écologie politique, une éthique de libération,
traduit en espagnol). Sans être très novateurs, ces 2
derniers textes constituent de bonnes synthèses.
Politiquement, l'année commence par une mise au point sur une politique de civilisation de droite, avant tous les textes consacrés à la crise (Le dénouement de la crise, Le retour des révolutions (inflation et papy boom), Rendre la honte encore plus honteuse, La reconstruction du monde, La fin du capitalisme, vraiment ?, Pour un New Deal : revenu garanti pour tous, La bulle sociale, Le renforcement du système, Théorie de la crise et crise de la théorie, La conjonction des crises).
Moins circonstanciels, plus théoriques et plus intéressants sans doute : L'individualisme pseudo-révolutionnaire, L'expression du négatif.
A mi-chemin, il y a ces 2 textes sur les difficultés de
l'ère de l'information, coincés entre technophiles et
technophobes: L'émergence de la génération internet et Malaise dans la civilisation numérique.
La philosophie a été un peu
trop délaissée sans doute dans cette année de
basculement où l'incertitude domine. Sur la fin, et dans la foulée de L'expression du négatif, j'ai quand même défendu un matérialisme dialectique à l'épreuve du réel. Il faut signaler aussi L'humanisme en question (Traduit en espagnol : El humanismo en cuestión) et surtout Les limites de l'auto-organisation,
plutôt à la charnière des sciences et de la
politique, comme souvent, de même qu'il y a pas mal de
philosophie dans le texte sur André Gorz.
C'est l'année de la fin du GRIT,
la dissolution ayant été votée le 28 avril, ce qui
était un soulagement de ne plus devoir assumer un
prophétisme étonnant de naïveté et une
dangereuse conception émotionnelle de la politique, mais ce qui mettait un terme à 2 années un peu moins précaires... Je suis donc devenu auto-entrepreneur
le 1er avril ! non sans que ce soit pas mal de complications au
début ! C'est le moment où l'on s'aperçoit que la crise s'annonce très longue
et probablement en W, alors même qu'on annonce partout qu'elle est presque finie. Bonne
période malgré tout avec la forme revenue et une des plus productives même si je
me sens plus étranger que jamais au monde intellectuel et
médiatique dont j'essaie de me tenir éloigné. J'ai
quand même renoué un peu avec EcoRev', bien que
difficilement. A noter, une petite interview sur l'intime (bombe climatique, sursaut démocratique, solitude, précarité, écriture).
Malgré des velléités d'arrêter, j'ai continué la revue des sciences : 01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12. Surtout, la participation à un débat de Vivagora m'a permis de comprendre le fait crucial que la vie artificielle n'est pas la vie !
Philosophiquement, l'année est assez riche, commençant par un texte crucial : Un se divise en deux. Il y a aussi la critique du dernier livre de Lukács,
L'historicité de l'être social (aliénation et liberté), auquel on peut rattacher (sur le fétichisme) Critique de la valeur, valeur de la critique (critique d'Anselm Jappe) ainsi que Monnaie, société et individuation alors que Gilgamesh ou l'écriture du deuil met en lumière le rôle du négatif de même que le compte-rendu d'un livre de Catherine Malabou, Ontologie de l'accident. Il y a d'autres charges contre l'idéalisme béat (Changer la vie, sans rire !, La bulle spéculative, la confusion des esprits).
Mon intervention à CitéPhilo sur Gorz m'a donné
l'occasion d'une synthèse entre philosophie, écologie et
politique : La réalisation de la philosophie. On peut signaler aussi le compte-rendu du livre de Frédéric Worms, La philosophie en France au XXème siècle. Le travail du temps (à l'ère du numérique) se situe à mi-chemin entre philosophie et économie.
Pour l'écologie-politique, j'ai commencé par un Programme minimal, prolongé par L'avenir radieux (traduction en espagnol d'Eduardo Baird) et Relocalisation mode d'emploi. J'ai essayé aussi de faire comprendre ce que signifiait Changer de système de production
et j'ai dû soutenir une polémique idiote contre ceux qui
s'imaginaient qu'on pourrait se passer du numérique : La révolution numérique est-elle soutenable?.
Sur le plan politique, j'ai insisté sur la pluralité (Un seul monde, plusieurs systèmes et Le pluriel du futur, plus philosophique). Psychanalyse et politique
se rattache aux critiques de l'idéalisme avec la constatation
qu'on ne peut se passer de la psychanalyse pour ne pas vouloir
l'impossible. On peut signaler enfin Le capitalisme et la mort.
J'ai regroupé un certain nombre de textes en livres :
* L'alternative écologiste, 18/07/09 (on peut le télécharger en pdf - 100 pages)
* Textes à relier (2006-2009), 20/07/09
- La négativité dialectique : La part du négatif (09/06), La fin de l'aliénation (11/06), L'expression du négatif (11/08), L'épreuve du réel (matérialisme et dialectique) (12/08), Un se divise en deux (01/09), L'historicité de l'être social (aliénation et liberté) (05/09)
- Petite Phénoménologie de l'Esprit illustrée :
Misère de la morale (05/06), Les aventures de la dialectique (06/06), L'histoire après l'histoire (Hegel 200 ans après) (03/07) - on peut télécharger le pdf.
- Les limites de la rationalité politique (contre les utopies) : Le retour des révolutions (inflation et papy boom) (07/08), Une rationalité décidément trop limitée (09/06), Le frimeur, l'idiot et le vendu (09/07), Le massacre des utopies (09/06), L'individualisme pseudo-révolutionnaire (02/08), Changer la vie, sans rire ! (02/09), La bulle spéculative (05/09)
- L'avenir numérique : Critique de "l'avenir du travail" (08/07), Le capitalisme cognitif (09/07), L'émergence de la génération internet (08/08), Malaise dans la civilisation numérique (09/08), Le travail du temps (à l'ère du numérique) (06/09)
- Transversales (évolution dans les sciences) : L'improbable miracle d'exister (09/02)
- Le caractère révolutionnaire de la science (06/06) - Pour une physique pluraliste (07/07) - Le sens de la vieillesse et de la mort (04/07) - Le sens de l'évolution (07/07) - L'émergence de l'humanité (11/08)
- Les limites de l'auto-organisation (01/08) - La vie artificielle n'est pas la vie ! (04/09)
Bien que je ne sois pas du tout à la retraite et ne sais comment je vais vivre jusqu'à 65 ans, je
m'installe
dans une retraite loin du monde mais pas tant que ça,
sollicité en permanence pour des revues, des livres, des
interventions. De plus en plus solitaire malgré tout. Je vis
avec les animaux plus qu'avec les hommes ! Le début a
été un peu difficile mais ensuite c'était une des
meilleurs années sans aucun doute, pour le moral comme pour la
santé,
avec un grand sentiment de liberté, détaché
d'intellectuels que je trouve comiques, et un peu plus
confiant dans l'avenir en dépit des menaces écologiques qui
me semblent moins cataclysmiques que j'avais pu le craindre, bien que je reste
persuadé qu'il
faudra au moins rôler la catastrophe, ce qui relativise l'action
politique d'ici là mais m'a fait défendre malgré tout un, inhabituel pour moi, optimisme de la raison ! Une certaine sérénité
qui va de pair avec une plus grande cohérence de la
pensée et, justement parce que ça va mieux, le sentiment
du peu de temps qu'il me reste à
vivre ainsi. En tout cas, c'est l'année où mon fils prend
son indépendance mais aussi où mes parents deviennent
dépendants...
Je suis un peu moins investi dans les sciences bien que je continue ma revue des sciences mensuelle (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). On peut juste signaler ma tentative de réduire l'énergie à l'entropie (L'énergie entropique).
En philosophie, j'ai poursuivi la critique de l'idéalisme et du moralisme contemporain (La haine de la pensée, Le savoir-vivre à l'usage des post-modernes, La débandade de l'avant-garde) mais je suis surtout revenu à la psychanalyse et la question du désir (Le désir comme désir de l'Autre, Le désir plus que la vie) ainsi qu'au langage et au récit (Retour sur les religions, La nature et la vie). Ce sont sans doute les meilleurs textes de l'année.
En politique rien de bien neuf puisque j'ai fait un article sur "Qu'est-ce que l'écologie politique ?" (repris dans la revue Ecologie&Politique)
qui
n'est qu'une actualisation, définition informationnelle de
l'écologie-politique destinée seulement à me
démarquer des visions habituelles. Le
numéro d'EcoRev' sur l'après-capitalisme avait
été bien décevant, ma propre intervention dans la
réunion qui a suivi n'a fait qu'en reprendre les constats (texte
: Sortir du capitalisme, vidéos intervention), conclusions aggravées depuis, avec le livre de Yann Moulier-Boutang "L'abeille et l'économiste"
qui nous condamne à d'autres crises financières.
L'analyse à chaud d'une crise qui prolonge ses
hésitations n'a certes pas démérité mais
l'actualité est périssable (La lutte pour l'hégémonie, On a les moyens de s'en sortir !, L'intervention des peuples, Les affaires continuent, Ce n'est qu'un début...). Il faut mettre à part "Complexification des modèles et simplification de la réalité"
qui montre que seule la dramatisation est décisive,
c'est l'épreuve catastrophique du réel qui pousse
à la complexification des organismes comme des organisations ;
on ne change pas les règles sans arrêter le jeu. Le grand
oeuvre de René Passet dit un peu la même chose en
valorisant les destructions créatrices. On peut
ajouter le texte sur Le travail dans la sortie du capitalisme, rédigé à la demande de Dominique Méda pour Utopia, ainsi que Le travail fait la santé pour EcoRev'. Il y a aussi la vidéo sur la relocalisation
et l'intervention à l'anniversaire du cercle Gramsci de Limoges
(qui n'est pas en ligne), juste avant ce que j'appelle ma
retraite du militantisme (en partie pour raisons de santé,
même si ça va beaucoup mieux mais pas tout le temps!).
C'est l'année des révolutions
arabes et des "indignés" européens où la crise
devient sociale, avec une série de textes de circonstance (Rien ne sert de faire la révolution, il faut savoir qu'en faire, Le pouvoir du peuple, Les contradictions entre révolution et démocratie, La démocratie est un rapport de force, La révolution a déjà commencé, Crise globale et alternatives locales, Vent de panique, Le retour des luttes d'émancipation, La montée des taux et le krach de la dette).
Quelques textes sur l'écologie : Vers des villes vertes, La relocalisation de la production, L'appauvrissement volontaire, La relocalisation par internet, Un revenu pour travailler.
En dehors du livre d'Utopia, la seule chose notable, c'est que je me suis mis à un livre sur la vie à l'instigation de Joël de Rosnay (La vie incréée, La subjectivité du vivant, La part animale de l'homme, L'humanisation du monde, Un homme de parole), on peut y rattacher ma critique d'Henri Atlan (Auto-organisation et sélection génétique). Un de mes meilleurs livres sans doute.
J'ai continué ma revue des sciences, bien qu'avec de plus en plus de lassitude (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12).
En philosophie, mais très lié à la
politique, j'ai fait quelques critiques de livres, notamment des
éditions Delga : "Néo-fascisme et idéologie du désir", de Michel Clouscard où je critiques les dérives droitières d'anciens gauchistes devenus néocons, ainsi que La fuite dans l'irrationnel sur le livre de Georg Lukács, "La destruction de la raison (Schelling, Schopenhaeur, Kierkegaard)"
mais qui dénonce aussi des dérives on ne peut plus actuelles
quoiqu'un peu moins présentes depuis les révolutions. La
critique du livre "La Voie" d'Edgar Morin se situe tout-à-fait dans la même veine, opposant à ces tendances idéalistes une Théorie de la société à la fois plus matérialiste et consciente de nos limites cognitives.
Cette
année d'élections (auxquelles je ne m'intéresse
pas du tout) s'annonçait très mal mais a juste été décevante même si elle a été relativement productive pour moi. Comme
prévu, les élections ont été une foire aux
illusions. Une chose qui semble difficile à avaler, c'est
l'inéluctable déclin de l'Occident
face aux pays les plus peuplés mais ces périodes
révolutionnaires voient le retour d'une ambiance meilleure avec
les indignés espagnols, les occupations américaines, les
étudiants québécois, jusqu'à un
côté New Age
qui vaut mieux que les années fric précédentes. L'agonie interminable
de ma mère continue avec des moments terribles. La vague de froid de
février (-13° chez
moi) a été assez éprouvante mais sans
véritable problème. Il y a eu aussi une période
difficile avec le passage sous wordpress
débuté en juin, qui a pris tout le mois de juillet et qui
a très mal marché depuis (le serveur saute
régulièrement!). Le
reste de l'année a été assez agréable sauf
que j'ai été un peu dépassé par les chats...
La revue des sciences m'épuise souvent et elle est autant critiquée qu'appréciée mais je continue encore (01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12). J'en donne les raisons au mois de mai.
La philosophie a tenue une plus grande place cette année, philosophie sans consolation exigeant une nécessaire Critique de la critique qui n'a de sens qu'à rester du
côté de la critique pour la rendre
effective. Un livre sur le monde humain comme monde commun réduisant à la désignation, le
simple geste de montrer du doigt, ce qui différencie
déjà l'enfant du
chimpanzé et l'ouvrant à une "attention partagée"
m'a pas mal intéressé bien que je n'en épouse pas
vraiment la thèse. Je suis revenu sur les conséquences
philosophiques du concept d'information dans un plaidoyer pour une philosophie de l'information, complété par l'oubli du récit
qui dépasse cette philosophie de l'information par le langage
narratif et la force du mythe qui nous humanisent en même temps
qu'ils nous trompent.
Du côté
politique, en dehors des billets de circonstance sur l'évolution de la crise (Une seule solution, la fédération, Ne pas surestimer nos moyens traduit en espagnol), j'ai surtout fusionné deux articles (Un revenu pour travailler, publié dans le no 3 des Zindignés, et Des coopératives municipales pour des travailleurs autonomes) en vue d'une publication suite au colloque de Montreuil pour un revenu social, les 30 et 31 mars 2012 (où je n'étais pas), ce qui a donné Du revenu garanti aux coopératives municipales. L'insistance sur la compétitivité et la perspective d'une baisse des salaires, m'a fait défendre aussi un revenu de base compétitif. J'ai rassemblé enfin mes textes sur le travail dans un nouveau livre (Voilà le travail !) et j'ai exploré notre passé avec la société de consommation avant le capitalisme, la révolution avant la révolution, et même la préhistoire. A part ça, on peut signaler le lancement d'un numéro d'EcoRev' sur les drogues, un texte provocateur contre le droit d'auteur (Mais pourquoi donc les auteurs devraient-ils avoir des droits ?) et une charge contre les valeurs de droite servant à dénier les valeurs humanistes (Comment peut-on être de droite ?).
Début
d'année difficile où j'ai été obligé d'arrêter la revue des sciences
sous sa forme ancienne, remplacée à partir du mois d'avril par une liste
des brèves du mois, sans garanti de continuer toujours (01, 02, 03, 04).
Revue des sciences janvier 2013, 01/01/13
Peut-on parler d'addiction au sucre ? - Quantique mais non discret -
Obtenir un indice de réfraction égal à zéro -
2 bosons de Higgs ? - Des traces de vie sur Mars ? - La fonte de
l'Arctique, une bombe climatique - La fonte de l'Arctique va faire
réapparaître des vieux virus - Si la glace fond, les
volcans s'activent ! - Des lasers surpuissants pour la géothermie
- Manger des vers - Des petites montagnes russes comme métro -
L'épissage alternatif déterminant dans la complexification
- Lire les voyelles dans le cerveau - La main de l'homme faite pour
donner des coups de poing - Le gras et le sucré sont des drogues -
L’acide quinolinique, la molécule qui pousse au suicide -
L'Alzheimer causé par la division cellulaire des neurones - Des
cellules cancéreuses normalisées par la pression
L’Etat universel et homogène, 08/01/12
On peut faire de l'unification du monde une conséquence de l'entropie
universelle et du développement des communications. C'est cette
dimension entropique qu'on va examiner ici et que René Passet pense
retrouver dans l'interprétation de la fin de l'histoire et des classes
sociales comme homogénéisation des populations en même temps que
différenciation des individus.
TINA, 13/01/13
Il y a à l'évidence besoin d'une alternative mais qui reste introuvable
alors même qu'on prétend qu'il y en aurait plusieurs ! Il vaudrait bien
mieux faire le tour de toutes les contraintes
auxquelles il nous faut faire face, de ce qui est nécessaire et des
possibles effectifs qui ne coïncident malheureusement pas. En premier
lieu, il y a bien sûr les contraintes écologiques, la nécessité de la
reconversion énergétique et de la relocalisation. Il faut s'en
persuader, on n'a pas le choix, ce pourquoi j'avais titré un article : "il n'y a pas d'alternative".
C'est bien ce mot d'ordre qu'il faut reprendre à notre compte au lieu
de glorifier une liberté illusoire. Nous devons absolument changer et
cela ne dépend pas de notre bon vouloir, de nos valeurs ou de notre
excellence mais de notre simple survie. L'alternative est inévitable et
il n'y a pas d'autre alternative, c'est continuer comme avant qui est
impossible !
Le coup le plus dur, 15/01/13
Pendant qu'on se lamente sur les nouvelles défaites des syndicats,
trahis comme d'habitude par la CFDT (c'est FO qui jouait ce rôle avant),
le coup le plus dur est donné par le gouvernement socialiste avec la
perspective de désindexation des retraites d'avec l'inflation. Qu'on ne s'y trompe pas,
c'est la voie ouverte à une diminution drastique des retraites comme de
tout autre droit qui serait désindexé en douce.
Revue des sciences février 2013, 01/02/13
La théorie de l’information - La synchronisation des neurones - Des
hivers plus rigoureux - L’illusion de la fin de l’histoire - Réconcilier
physique classique et quantique - La gravitation comme phénomène
émergent - Des températures négatives - Influence des cycles solaires
sur le climat - Une source naturelle de destruction de l’ozone -
Détruire les cirrus pour réduire l’effet de serre - La fonte des glaces
pourrait refroidir la mer et le climat - Un lampadaire qui absorbe le
CO2 - 21 exemples de maisons autonomes - Le gène généreux - La durée de
vie en formule - L’équilibre entre cancer et reproduction - Différences
entre chiens et loups - Le gène des dominants - La causalité fait partie
intégrante de la vision - Se protéger de la dégradation de l’ADN en
vieillissant - Des ADN à quadruple hélice dans certains cancers - Le
cannabis encouragerait à l’effort ! - Stress et dépression - Liaison
entre la violence et le plomb - Un traitement contre l’herpès - Une puce
pour décrire les suspects avec leur ADN - Photomaton fait des cabines
ADN - Un détecteur de mensonge par vidéo
En finir avec les destructions créatrices, 08/02/13 [english]
Arriver à éviter les crises systémiques, principal
souci depuis la faillite de Lehman Brothers, pourrait se
révéler le principal vecteur de l'achèvement d'une
unification du monde déjà effective mais cette situation
inédite ne serait pas sans conséquences, en premier lieu
de se priver de ce que Schumpeter appelait des "destructions
créatrices", ce qui serait
incontestablement une façon d'arrêter l'évolution
économique, au moins de la freiner. On ne voit pas bien cependant
comment on éviterait dès lors d'étendre cette
protection aux autres grandes entreprises jusqu'à celles qui ont
un impact local fort, dans ce qui s'apparenterait de plus en plus
à une économie administrée plus qu'aux lois du
marché. Derrière le libéralisme affiché, ce qui se
met en place, ce serait ainsi une gouvernance mondiale qu'on peut
qualifier de cybernétique de naviguer à vue sous la
pression des événements et pas du tout selon un plan
préconçu comme les anciennes économies
planifiées. Il faut y voir un événement majeur
qu'on peut analyser comme la transformation de
l'écosystème planétaire en organisme, en grande
partie grâce aux réseaux numériques mais pas
seulement puisque c'est la crise systémique qui nous a fait
rentrer dans la fin d'un certain libéralisme.
Commune connerie, 14/02/13
Je ne peux nier avoir avec ma génération
collectionné les égarements. Ce n'est pas une raison pour
ne plus rien faire ou espérer mais au moins nous amener à
plus de modestie, maintenir le soupçon sur nos certitudes et une
attitude critique, y compris envers la pensée critique. Il n'y a
rien de nouveau dans ce qu'on appelle
désormais les biais cognitifs (biais d'attention,
biais émotionnel, biais mnésique,
biais de jugement, biais de raisonnement, biais culturel, biais
linguistique). Dans la liste qu'on en a fait, on verra qu'on passe de la
statistique à la temporalité puis l'inertie cognitive pour finir en storytelling
ou de la simple paresse aux complaisances narcissiques. Il faut faire
non seulement avec nos
capacités restreintes de réception, nos connaissances
réduites, les paradigmes de l'époque, notre
émotivité perturbatrice, le poids de
l'intérêt, le désir de reconnaissance, le formatage
des discours, la pression du groupe, le refoulement, les
rationalisations après-coup mais il faut compter aussi avec une
logique trop dogmatique, capable de transformer une vérité
en erreur et surtout la puissance suggestive du récit qui nous
humanise et nous fait sortir du biologique mais nous fait délirer
tout autant. C'est pourtant en général ce qu'on refuse d'admettre à
quel point on peut être bête et ignorant. Au contraire des démagogues
qui flattent le savoir du peuple comme d'une assemblée inspirée par les
dieux pour mieux l'endoctriner, c'est notre ignorance commune qui
devrait nous rassembler et qui est bien plutôt le principe de la
démocratie aussi bien chez Aristote que John-Stuart Mill.
Sur les villes en transition, 21/02/13
Pour un numéro de la revue Mouvements sur les villes en transition
Les "villes en transition" sont incontestablement des initiatives
positives et nécessaires qu'il faut encourager comme tout ce qui va dans
le sens d'une relocalisation de l'économie et de ce qu'ils appellent
les capacités de résilience locale (diversité, modularité, proximité).
On pourrait cependant préférer un projet plus global de villes vertes
car il y a deux points, qui sont au centre de cette démarche, sur
lesquels on peut avoir un regard plus critique. D'abord la focalisation
sur une fin du pétrole qui est loin d'être avérée encore, ensuite la
dépolitisation d'une démarche qui gagnerait à prendre une dimension
véritablement municipale.
Revue des sciences mars 2013, 01/03/13
Une nouvelle source d'énergie dans les neurones - Mémoire défaillante
contre famine - L'obsolescence programmée est-elle répandue ? - Human Brain Project :
simuler le cerveau humain - Nos limites cognitives (encore!) - 5ème
force et non-particules - L'inertie viendrait de la dissymétrie de
l'effet Casimir - Des hommes sur Mars dès 2018 ? - Des cristaux
réactifs - Les briques de base pour des nanostructures - Mauritia, un
ancien continent sous l'Île de la Réunion - L'Arctique en déconfiture -
Ralentissement du tapis roulant océanique et de l'absorption du CO2 - La
géoingénierie, c'est facile - Lockheed Martin promet la fusion dans 10
ans - Potentiel controversé de l'éolien - 40 000 tonnes de harengs
asphyxiés par un barrage - Les proto-ARN ? - Virus pélagiphages et
bactéries marines - L'ancêtre des insectes - Les abeilles sensibles au
champ électrique - L'ancêtre des mammifères - Les dauphins s'appellent
par leur nom - Voir la pensée d'une souris - La part inconsciente de nos
décisions - Un gène du cerveau propre à l'homme - Un gène du langage
diffère chez l'homme et la femme - L'origine de la musique - Le corps nu
devient support identitaire - Les traditions locales plus importantes
que les gènes - Le mécanisme de réparation de l'ADN - Cancers -
Helicobacter pylori contre l'obésité et le diabète - Un lien entre
Alzheimer et le diabète de type 2 - Une protéine qui bloque la formation
de neurones freine le déclin cognitif - Un patch électrique contre la
dépression - Le rhume lié à des télomères courts ? - La dynamique
d'une épidémie, du plus virulent au moins - Des nanocapsules pour
éliminer l'alcool du sang - Un tatouage électronique pour surveiller la
santé - L'intelligence artificielle meilleure qu'un médecin -
L'impression de cellules souches en 3D - Manipuler des animaux avec la
lumière - Smartclothes : des vêtements écran tactile - Lunettes
numériques - Stylos numériques - Montres numériques - Un mini drone pour
vous filmer partout - Une aide à la conduite pour 150$
La question du suicide, 11/03/13
Le suicide a toujours eu une grande place dans notre humanité,
conséquence immédiate de notre conscience de la mort et de notre
liberté, loin d'une supposée aberration psychologique. C'est un suicide
qui a déclenché la révolution tunisienne et les suicidés du travail sont
devenus une nouvelle forme de protestation sociale alors même que le
suicide assisté est devenu la revendication d'une fin de vie dans la
dignité (si ce n'est dans l'amour comme pour André Gorz avec sa
compagne). Cela ne cadre pas bien avec notre prétendue réduction à
l'animalité pas plus qu'avec la soi-disant disparition de la mort, le
Maître absolu, dans nos sociétés marchandes. On ne peut mettre bien sûr
tous les suicides sur le même plan, le fanatique qui se fait exploser et
le philosophe qui se suicide. Ce n'est pas la même chose de se
sacrifier pour les siens ou d'affirmer sa liberté, de vouloir
culpabiliser les survivants ou simplement se soustraire à la douleur et
la déchéance. Ce n'est pas la même chose une décision rationnelle ou
prise sous le coup de l'émotion, de la fatigue, de l'épuisement. Il vaut
certainement le coup de bien faire ces distinctions, de sortir de la
confusion générale mais aussi d'en discuter les raisons et la limite que
le suicide pose à des conditions de vie insupportables comme à
l'humiliation, du moins lorsque des luttes collectives ne peuvent y
suppléer. Il faudrait d'abord bien distinguer "pensées suicidaires" et
passage à l'acte. Avec la légalisation du suicide médicalement assisté,
la question du suicide change de sens puisqu'il ne s'agit plus de savoir
si on doit se suicider ou non mais quand ? A l'article de la mort ou
pour un chagrin d'amour ? Pour sauver son honneur ou à cause de son
travail ? Façon, en tout cas de mieux discerner les bonnes raisons des
mauvaises pour lesquelles il y aurait de bien meilleurs remèdes.
Le refus du réel, 20/03/13
La gauche actuelle se caractérise par un refus du réel obstiné et sans
issue où l'imputation à la crise de causes imaginaires amène à des
solutions tout aussi imaginaires,
essuyant avec constance défaite sur défaite. Il y a deux façons de
refuser le réel, soit de se le cacher, soit d'y résister. Bien sûr, ce
n'est pas la résistance à l'injustice du monde qu'il faudrait mettre en
cause, il ne peut s'agir de subir passivement tant qu'on est vivant mais
quand le chômage et la misère augmentent,
impossible de l'accepter alors on cherche des coupables, quelques
complots, banquiers véreux et politiciens corrompus (il y en a) quand ce
n'est pas le capitalisme (accusé de tous les maux de la Terre) ou
seulement le néolibéralisme mais peut-être bien la technique ou la
rationalisation sinon l'humanité elle-même dont la science est bien le
péché originel (ou la cupidité, l'égoïsme, l'individualisme). Il y a
tant d'autres causes encore pour tout expliquer, que ce soit l'argent,
le crédit. les médias, le numérique, l'énergie. Elles occultent d'autant
plus les véritables causes matérielles auxquelles on s'oppose vainement
(numérique, déclin de l'industrie, de l'occident et des nations,
développement des pays les plus peuplés, cycles de Kondratieff,
allongement de la vie, pic de la population, transition énergétique). Il
faudrait
vraiment détruire aussi le mythe démocratique et républicain. Chaque
fois
qu'on a trop idéalisée la démocratie comme expression de la volonté du
peuple, cela aboutit à la dictature tout simplement. Le "déficit démocratique" n'est pas très
différent entre les USA, la Chine et l'Europe même si ce n'est pas pour
les mêmes raisons (l'argent, le parti, le jeu des nations). Je reprendrais
bien malgré tout à mon compte ce mot d'ordre "prenez le pouvoir", mais
plutôt au niveau municipal, là où le pouvoir citoyen a un sens.
Pour une société duale, 26/03/13
Plusieurs processus matériels menacent le modèle européen
salarial (numérique, déclin de l'industrie et de l'Occident,
développement des pays les plus peuplés, contraintes écologiques), cette
crise pouvant n'être qu'un avant-goût de ce qui nous attend par la
suite. Du point de vue écologique, on pourrait même considérer la crise
comme une chance - à condition de s'organiser pour cela et ne pas faire
porter le plus gros du poids sur les plus pauvres comme maintenant. On
ne peut supprimer le capitalisme mondial, seulement lui opposer un autre
système de production dans une économie plurielle que je préfère
appeler ici une société duale. Ce qu'il faut, c'est créer une société
parallèle, véritable altermondialisme. Il s'agit bien d'une certaine
façon de faire sécession, de larguer les amarres, d'un exode de la
société salariale. Il y a bien deux mondes et c'est celui des pauvres
qu'il faut développer en société d'assistance mutuelle, s'organiser
localement pour vivre avec moins, unifier la résistance économique,
connecter les circuits, en faire une force face aux marchés.
Revue des sciences avril 2013, 01/04/13
L’énergie sombre comme entropie de la décohérence
- Impasses géopolitiques de la géoingénierie - Accélération de la végétation arctique et du réchauffement - Les océans se réchauffent en profondeur - Le rôle controversé du Gulf Stream - 16 cartes du réchauffement en Europe - Ruée sur le krill
- Nettoyer l’océan des déchets plastiques - Et maintenant, le méthane marin… - De l’électricité avec les tourbillons
- Un matériau très efficace pour la capture du carbone - Une bactérie modifiée pour produire du fuel avec du CO2 - Extraire le gaz de schiste avec du CO2
- Du CO2 et de l’éthylène pour faire des plastiques
- Un plastique biodégradable avec des champignons
- Des cellules solaires organiques et recyclables - Des structures photoniques pour refroidir des bâtiments en plein soleil
- Utiliser la cendre pour produire de l’hydrogène - Des centrales nucléaires au sel fondu plus petites et à moitié prix - Une biologie synthétique plus efficace - Programmer des cellules avec de l’ADN - Le temps des clones - Le déclin des pollinisateurs sauvages - Reconstitution par l’optogénétique des circuits et comportements de C. elegans - L’intelligence de souris améliorée par des astrocytes humains - Aux origines du rire - Sapiens s’est métissé avec des hommes plus archaïques - La sortie d’Afrique entre 62 000 et 95 000 ans - Un crâne témoignant d’un croisement entre une Néandertale et un Sapiens - Neandertal avait meilleure vue mais moins de matière grise - Nous mangeons nos souvenirs
- Le vieillissement du sang serait réversible - Détecter la grippe au moyen d’une micropuce - Zombies : le virus de la grippe rend plus sociable - Un antidiabétique, la metformine, contre le vieillissement et le cancer - Le sel aggrave inflammation et maladies auto-immunes - La crise chypriote profite à la monnaie virtuelle bitcoin - La Chine crée un nouvel internet plus contrôlable - Une tablette indienne à 40$ - Réparer un crâne avec une imprimante 3D - Des hologrammes avec un écran LCD 3D - Microsoft invente l’écran tactile 3D avec retour d’effet - Calculer les déplacements intérieurs avec des capteurs de mouvements
- Un vélo électrique en bois
- Navia, le premier robot navette dans les rues de Lyon - Project Zero, l’étrange avion-hélicoptère électrique
- Des balades touristiques en ballon stratosphérique - Are Stone Piles the Future of China’s Overcrowded Cities?
Entropie et perte de l’information des trous noirs, 15/04/13
Leonard Susskind, La guerre des trous noirs, folio
Le problème, c'est que ce qu'on désigne comme information en physique
quantique, n'est une information que pour nous, désignant en réalité une
énergie (cinétique, électrique, spin, etc.), une réalité "matérielle"
et non pas une information "immatérielle" sur cette réalité Dès lors, ce
qu'on appelle la conservation de l'information n'est rien d'autre que
la conservation de l'énergie qui s'égare à glisser à une conservation de
la forme alors que l'énergie est au contraire ce qui se trans-forme, et
se conserve dans cette transformation. Or, c'est cela la grande
bataille des trous noirs qui nous est racontée : savoir si les trous
noirs détruisent l'information ou la restituent dans leur rayonnement
(évaporation), ce qui ressemble bien à une négation de l'entropie. Il
faut dire qu'il y a un scandale de l'entropie, le deuxième principe
recouvrant deux (ou trois) sortes de processus n'ayant rien à voir entre
eux, ce qui brouille le jugement. On a d'un côté tout ce qui relève
d'une transformation de l'énergie dans une interaction et, de l'autre
côté, l'entropie statistique qui est d'un tout autre ordre et qui est
bien à la base de la thermodynamique. Non seulement l'entropie
statistique ne peut être ramenée à ses composants (ni chaleur ni
pression n'ont un sens pour une particule isolée qui a seulement une
énergie cinétique) mais, du coup, il est impossible de déterminer une
entropie objective. Maxwell remarquait très justement que cette entropie
est toujours relative. Parler trop généralement de l'entropie comme
d'une loi universelle est donc l'embrouille assurée, l'assimilant
frauduleusement à l'énergie et quand, en plus, on l'identifie avec
"l'information cachée" voire au fait que "l'ignorance augmente
toujours", on est dans la confusion la plus totale.
Le tournant identitaire et gnostique du nazi Heidegger, 25/04/13
Jean-Pierre Faye, L'expérience narrative et ses transformations, 2010
Ce qu'il appellera lui-même un tournant de sa philosophie, daté de son
époque nazie afin de se disculper de l'accusation de nihilisme
métaphysique, se révélera effectivement une véritable introduction du
nazisme dans la philosophie, passant de l'angoisse de la mort trop
individuelle à l'enracinement, l'identitaire, l'originaire,
l'appartenance à un peuple mythique, le retour d'une religiosité
vaguement mystique et la réduction de l'histoire à une décadence où nous
perdrions notre humanité et notre âme à cause de l'empire de la
technique et de la raison. Le point sur lequel je voulais insister et
qui rapproche l'existentialisme d'une sagesse ou d'une religion plus que
d'une
philo-sophie avec le thème de l'aliénation, c'est la complicité entre
authenticité et extermination, le danger ne venant pas du nihilisme
comme le ressassent tous les
moralistes et néocons, comme si l'humanité était si fragile et ne tenait
qu'à un fil, mais bien plus de sa dénonciation. C'est toujours pour le
Bien qu'on massacre en masse. Pour celui qui juge de si haut, les masses
aliénées n'ont plus rien d'humain et peuvent êtres rayées de la carte
sans remords. Il serait peut-être temps de dénoncer la mythologie de
l'aliénation et
de l'homme total supposé y échapper comme promesse publicitaire.
Revue des sciences mai 2013, 01/05/13
Les origines de la créativité - Qu'est-ce qu'un objet complexe ? - Les réfutations du satellite Planck - La Nasa va capturer un petit astéroïde - Nettoyer l’espace de ses débris - Prochaine glaciation dans 50 000 ans - L’Anthropocène commence avec l’agriculture - Le pic de la population en 2050 ? - Cultiver des espèces marines pour se nourrir - L’exploitation de l’hydrogène naturel - Les énergies propres ne font pas le poids contre le charbon - Privilégier la réduction des autres gaz à effet de serre sur le CO2
- Bientôt des supercondensateurs à la place des batteries - Le stockage par gravité et train électrique
- Chauffage et climatisation économes pour voiture électrique - Des arbres bioluminescents pour éclairer les rues - La vie serait plus ancienne que la Terre - La soupe primitive à l’origine de la vie - Nos mains façonnées par les pierres taillées - Des poteries de 20 000 ans pour cuire les poissons - Le Sahara verdoyant s’est désertifié brutalement voilà 4.900 ans - L’Europe conquise par les agriculteurs espagnols - Le plaisir de la surprise dans la musique - EyeTalk : des lunettes qui lisent pour les mal-voyants - Vendre les « drogues légales » en pharmacie plutôt qu’internet
- À l’ère de l’informatisation du crime
- S’authentifier juste par la pensée
Plaidoyer pour l’altermonde, 11/05/13
Un autre monde est possible dont il y a déjà
quelques signes, un autre système de production relocalisé qui puisse
grignoter petit à petit le productivisme industriel et salarial. Il faut
juste ne pas confondre le premier monde et l'altermonde mais agir sur
les deux plans pour préserver notre avenir commun, à l'opposé de tous
les rêves de changer les hommes et de les convertir soudain à une vie
idéale, on peut juste essayer d'activer tous le moyens qui s'offrent à
nous, multiples eux aussi. Il faut tenir les deux bouts, penser global
et action locale, la radicalité se situant surtout au niveau local sans
devoir s'opposer au réformisme global. L'altermonde est basé sur le
local mais il n'est pas isolé du reste du monde, il côtoie la
globalisation marchande et en reste dépendant pour longtemps encore,
notamment pour la reconversion énergétique. En soi, des alternatives
locales n'ont d'intérêt que pour ceux qui les expérimentent. Pour
qu'elles deviennent la base d'un altermonde, d'une économie alternative
au capitalisme globalisé, il est essentiel de s'inscrire dans un projet
global et des réseaux altermondialistes qui sont embryonnaires mais très
insuffisants. En tant que projet politique, on peut dire que
"l'écologie c'est la relocalisation plus les réseaux alternatifs". C'est
là qu'il y aurait besoin de constituer un mouvement altermondialiste
plus consistant, une écologie plus alternative ou expérimentale mais
surtout plus centrée sur la relocalisation et notre entrée dans l'ère du
numérique (sans oublier pour autant la reconversion énergétique).
La montée du national-capitalisme, 19/05/13
Le national-capitalisme défendu aussi bien
par le Front National que par le Front de Gauche se combine bien mieux
avec le nationalisme et le rejet des immigrés qu'avec un antiracisme
universaliste.