Revue des sciences 11/11

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Revues : Pour la Science - La Recherche 
Brèves : Physique - Climat - Biologie - Santé - Technologie

Les 1318 multinationales qui forment le cœur de l'économie. Les entreprises les plus connectées sont rouges, les entreprises très liées sont jaunes. La taille du point représente les revenus

Alors qu'on entre dans la deuxième phase d'une crise qui n'en finit pas et menace à chaque fois l'équilibre du monde, on peut s'étonner qu'il y ait toujours 80% d'optimistes mais c'est un caractère biologique car, sinon, on ne pourrait vivre ! Il y a pourtant bien de quoi être inquiet d'une crise semblable à celle des années 1930 dont on n'a pas vu le fond encore. Un des prochains krachs devrait venir de la dette des étudiants américains : plus de mille milliards de US$. On commence à s'inquiéter outre-Atlantique de ce que le numérique crée du chômage désormais (voir aussi Courrier International) mais ce n'est quand même pas la première fois qu'il y a des gains de productivité importants et les énergies renouvelables devraient créer pas mal d'emplois. Pendant ce temps, la monnaie virtuelle de Facebook monte en puissance et pourrait s'introduire dans le jeu monétaire. Il est très intéressant, dans ce contexte, de trouver des bases biologiques aussi à l'humanité de l'homme, ses capacités d'empathie étant décuplées par rapport à ses plus proches cousins, sans oublier l'importance de l'inhibition dans ses capacités réflexives. La possibilité avérée d'états hypnotiques n'est pas cependant pour nous rassurer sur l'humaine nature. Sinon, malgré les discours catastrophistes, beaucoup de choses s'améliorent, dont témoigne l'augmentation de l'espérance de vie ce qui n'empêche pas, hélas, que d'autres restent menaçantes comme à Fukushima, dont les rejets ont été largement sous-estimés, ou les satellites qui nous tombent dessus, voire s'aggravent dramatiquement, en premier lieu le réchauffement climatique même si cela n'empêche pas la froidure de l'hiver. S'il y a un domaine pourtant où les bonnes nouvelles se bousculent, c'est bien celui des énergies renouvelables ! Pour le climat, comme pour les sciences et techniques, on ne voit pas immédiatement les changements dont l'importance n'est souvent perceptible qu'après coup. Derrière l'impression d'ennuyeuses redites, en fait de grands bouleversements se préparent. Ainsi, le mois dernier, on croyait presque que c'était une blague de vouloir exploiter des astéroïdes, même la science-fiction ne l'avait pas imaginé, et voilà que les Américains s'y mettent. On a là une accélération de quelque chose d'insoupçonnable il y a seulement quelques mois, de même que la transformation des déchets spatiaux en ressources recyclables. Il se pourrait aussi que les extraordinaires exosquelettes de science-fiction se généralisent assez vite comme machines de chantier. Les changements viennent souvent d'ailleurs que de ce qui focalise l'attention. En tout cas, on a beau faire mine de s'en effrayer, les cyborgs sont déjà là et il faut s'attendre dans les prochains mois à la généralisation des puces NFC transformant les mobiles en instrument d'identification ou de paiement. On apprend enfin, signe des temps, que la guerre numérique avait été envisagée pour la première fois en Libye mais considérée comme une arme de dernier recours, un peu comme la bombe atomique, une guerre conventionnelle a parue moins destructrice ! Ceci dit, le plus remarquable dans cette période révolutionnaire, c'est bien que la violence dans le monde serait à son plus bas niveau...


Pour la Science no 409, L'univers des ondes


Numéro spécial intéressant, sans aucun doute, surtout cette histoire de retournement temporel, mais qui me laisse sur ma faim n'éclairant pas vraiment la nature des ondes qui sont pourtant à la base de tout. Il est aussi un peu énervant de parler aussi affirmativement des ondes gravitationnelles alors qu'on n'en a pas vu l'ombre d'un frémissement...

- Les ondes, entre physique et mathématiques, p22

Qu'est-ce qu'une onde ? Il est difficile de donner une réponse univoque à cette question. On peut dire que le terme onde désigne la propagation, de proche en proche, d'une variation à laquelle est soumise une certaine grandeur physique. Par exemple, une onde à la surface de l'eau correspond à la propagation d'un changement de la hauteur de l'eau par rapport à sa hauteur d'équilibre. La variation qui se propage prend souvent la forme d'une oscillation, d'une vibration. De fait, l'oscillation et la propagation sont deux aspects complémentaires et pratiquement indissociables de la notion d'onde.

- La complexité : un atout pour le retournement temporel, p30

Dans certaines conditions, les ondes peuvent remonter le cours de leur vie et se focaliser précisément à l'endroit d'où elles ont été émises. C'est le principe du retournement temporel qui trouve sans cesse de nouvelles applications. La découverte la plus surprenante est que cette focalisation est d'autant plus efficace que le milieu traversé est complexe.

Curieusement, la complexité des milieux où se propagent les ondes n'est pas forcément un obstacle. Au contraire, nous allons examiner comment, dans certains milieux de propagation complexes, la qualité de la focalisation des ondes peut devenir bien meilleure que dans les milieux simples. C'est le cas des ondes focalisées par retournement temporel, c'est-à-dire ayant subi une opération après laquelle elles reviennent à leur point de départ, comme si l'on passait le film de leur propagation à l'envers.

Comment fonctionnent les miroirs à retournement temporel ? C'est d'abord en acoustique (sonore et ultrasonore) que ces techniques de manipulation d'ondes ont été mises au point dans les années 1990, car les faibles fréquences d'oscillation de ces ondes (de quelques kilohertz à quelques mégahertz) étaient alors compatibles avec la vitesse de stockage des informations dans les mémoires électroniques disponibles. Puis ces composants électroniques sont devenus si rapides que l'on a pu appliquer ces méthodes aux micro-ondes électromagnétiques utilisées dans les télécommunications et aux ondes radars (atteignant le domaine des gigahertz). Enfin, récemment, la possibilité de mesurer et de contrôler la modulation temporelle et spatiale d'ondes optiques a permis de réaliser les premières expériences de contrôle de la lumière à travers des milieux diffusants.

Ces dispositifs exploitent tous le fait que la propagation des ondes dans un milieu non dissipatif est un processus réversible.

On a affaire ici à une complexité qui n'est pas organisée mais purement numérique peut-on dire, mesurant une quantité d'interférences qu'on peut dire compliquées plus que complexe, ce que montre justement le fait de pouvoir reconstituer le chemin parcouru et remonter le temps. Ce qui est bluffant vient de la confusion entre un bruit de fond aléatoire et des interférences calculables, ce qui permet ce fameux retournement temporel qui semble se moquer de l'entropie ce qui est aussi un leurre, l'impossible retournement d'une onde pure en témoigne.

Plus intéressant encore, à cette focalisation spatiale s'ajoute une refocalisation temporelle dans le cas où la source a émis un signal bref à large spectre (qui résulte de la superposition de nombreuses sinusoïdes de longueurs d'onde différentes) dans un milieu dispersif : malgré la dispersion du milieu, l'onde retournée temporellement retrouve exactement sa durée initiale, à l'endroit où était située sa source ! On obtient ainsi une compression spatio-temporelle d'énergie au point source.

Quand on utilise un rayonnement initial très bref qui se propage à travers un milieu diffusant, le signal capté par l'antenne dure longtemps et son spectre est large. Dans l'opération de retournement temporel, bien qu'aucune des composantes spectrales ne refocalise à la source, elles y arrivent toutes en phase. Dès lors, au point source, toutes les sinusoïdes de fréquences différentes et d'amplitudes quelconques ont la même phase, ce qui donne un signal très intense à un instant particulier : c'est le temps focal.

Une application de cette expérience touche la domotique : elle permet de transformer un objet solide quelconque (une table, une porte, un vase, un mur, etc.) en un clavier intelligent. Imaginons l'impact d'un doigt sur la surface d'un objet, qui, s'il n'est pas trop grand, se comporte comme une cavité. Il produit une onde élastique qui pénètre dans l'objet et s'y réverbère. L'enregistrement de cette signature sonore, sur un temps long, par un unique transducteur, contient toute l'information pour localiser la source de l'impact. Comme on l'a évoqué, un retournement temporel refocaliserait ce signal sur sa source. Pour réaliser un clavier tactile, on divise la surface de l'objet en points d'impact élémentaires dont on enregistre, dans une phase d'apprentissage, les signatures temporelles acoustiques. Puis, quand on tape à un endroit de l'objet, on compare la signature de cet impact à la banque des signatures mémorisées.

Cela revient à réaliser mathématiquement, dans l'ordinateur, l'opération de retournement temporel, et permet d'obtenir des objets tactiles très pratiques. Non seulement on peut réaliser des claviers à touches virtuelles, mais la technique est aussi applicable quand un doigt se déplace sur une surface. Le doigt crée, en glissant, un bruit de frottement qui permet de suivre sa trajectoire : le doigt devient ainsi une souris d'ordinateur.

Enfin, un mot des sonars et radars à retournement temporel. Ils sont également en plein développement. Ils peuvent être utilisés en imagerie sous-marine des petits fonds où il est pratiquement impossible de repérer par les méthodes sonar classiques des cibles, telles des mines, à cause de la réverbération. De même, des radars à retournement temporel permettent d'observer des personnes se déplaçant derrière un mur. Les applications du retournement temporel dans les milieux complexes sont légion que ce soit pour les ondes acoustiques ou électromagnétiques. Qui plus est, les applications de ces techniques aux ondes lumineuses, aux ondes sismiques et même aux vagues à la surface de la mer sont plus que prometteuses.

Tout cela est assez fascinant mais sans doute pas au point d'avoir 2 articles sur le même sujet ou presque, puisqu'il s'agit dans le suivant de voir à travers le brouillard avec le même procédé.

- La dualité onde-corpuscule à l'œil nu, p98

Avec des gouttes qui rebondissent sur un liquide mis en vibration, les physiciens ont découvert un système classique dont le comportement reproduit étrangement celui des particules quantiques.

Une onde à la surface d’un liquide mis en vibration et une gouttelette qui s’apprête à rebondir sur cette surface. Dans le dispositif étudié par les auteurs, la goutte surfe ainsi sur l’onde qu’elle a elle-même créée.

Le « marcheur », nom que nous donnons à l'entité formée de la goutte et de son onde, est un objet dont la dynamique n'existe que par l'association de l'onde et de la particule. Si la goutte fusionne avec le bain, l'onde s'évanouit. À l'inverse, si les ondes disparaissent ou sont suffisamment amorties, la goutte s'arrête. C'est donc un objet intrinsèquement dual : les ondes n'existent pas sans la goutte et cette dernière ne peut se déplacer sans les ondes qu'elle engendre.

L'expérience elle-même, de ce qu'ils appellent un "marcheur" associant une goutte à une onde de surface, n'a qu'un rapport lointain avec la mécanique quantique, plus proche de la physique amusante, mais a l'intérêt de permettre de formuler de nouvelles hypothèses sur l'incertitude quantique en reprenant le modèle de Broglie des ondes guides.

Dans des travaux de 1927 repris en 1953, de Broglie propose un modèle de double solution où co-existent deux champs d’onde. Le premier décrit le mouvement de l’objet individuel dans l’espace physique ; c’est un paquet d’ondes ayant en son centre une zone singulière caractérisée par une très grande amplitude et qui équivaut à une particule ponctuelle. Cette singularité est guidée par son paquet d’ondes, qui constitue une onde dite pilote. Cela confère à la dynamique de la singularité des propriétés ondulatoires qui induisent une non-localité spatiale.

Tant que le marcheur est libre de toute contrainte, la trajectoire de la goutte reste rectiligne. La situation se complique en présence d'obstacles. Dans ce cas, les ondes reviennent vers le marcheur et influent sur son mouvement (...) À proximité d'un obstacle, la pente locale sur laquelle rebondit la goutte résulte de la superposition, au point d'impact, des ondes issues directement des chocs précédents et des ondes émises antérieurement et qui se sont réfléchies sur les parois. L'impulsion reçue à chaque rebond est alors déterminée par la superposition de l'ensemble de ces ondes, superposition qui intègre de façon ondulatoire une information sur l'environnement de la goutte.

De plus, cette intégration est itérative. À chaque rebond, la trajectoire de la goutte est modifiée par la superposition, au niveau du point d'impact, de l'ensemble des ondes, réfléchies et directes, émises antérieurement. La déviation élémentaire qui en résulte modifie la position de l'impact suivant, ce qui contribue en retour à modifier le champ d'onde. En d'autres termes, la dynamique du marcheur est pilotée par la distribution spatiale des sources émettrices du passé.

Cette mémoire de chemin peut être considérée comme une forme originale de non-localité spatio-temporelle. Cette non-localité se mue en incertitude dans tous les cas où un confinement est imposé au marcheur. En effet, la dynamique fondée sur la mémoire de chemin conduit dans ce cas à des trajectoires chaotiques. C'est ce qu'on observe en particulier dans les expériences de diffraction. Le passage à travers la fente engendre des trajectoires individuelles complexes et imprévisibles qui sont à l'origine des distributions statistiques observées.

La constante de Planck n'intervient pas dans notre système, qui est par ailleurs fortement dissipatif (l'énergie se dissipe) et entretenu, alors que la situation quantique est non dissipative. En outre, l'onde de surface se propage sur un milieu matériel, un « éther » a priori absent en mécanique quantique.

Mais l'intérêt de notre expérience vient aussi principalement de cette distance avec la situation quantique. À l'échelle microscopique, la limitation de Planck s'impose à tous les phénomènes, et c'est pourquoi il est impossible d'effectuer une mesure qui ne perturbe pas radicalement l'objet à mesurer. Dans notre système, de telles mesures intrusives peuvent être également faites et produisent des résultats comparables.

Il est en particulier possible de voir ce qui se passe durant les expériences de diffraction ou d'interférence. À chaque réalisation de l'expérience, on observe que la goutte, à proximité des fentes, suit une trajectoire compliquée. L'onde qui la guide est elle-même complexe et contient de l'information tant sur la trajectoire antérieure que sur l'environnement spatial formé par les obstacles. La situation redevient simple statistiquement : la répétition de l'expérience révèle que la probabilité de déviation dans une direction est donnée par la diffraction ou l'interférence d'une onde plane qui serait passée par les fentes.

Or il semble qu'aucune approche de la mécanique quantique n'ait envisagé un effet de mémoire. Comme nous l'avons vu, celui-ci induit dans le cas de nos marcheurs une non-localité spatio-temporelle qui est à l'origine d'un principe d'incertitude et d'une quantification. C'est pourquoi nous pensons que le débat ancien sur le caractère incomplet de la mécanique quantique dans son interprétation actuelle n'est pas clos.

Si je trouve justifié de trouver un tel article stimulant la réflexion dans un magazine scientifique, son caractère très spéculatif n'y est peut-être pas assez souligné. Il semble bien difficile que cette expérience puisse s'extrapoler telle quelle au niveau quantique mais elle a du moins l'intérêt de relancer le débat sur son interprétation, notamment sur les interférences de "l'onde guide" pouvant expliquer "l'intégrale de chemin" incluant son rebond. Cela ne correspond pas à l'image du champ que je m'étais fait d'un tissus répartissant une tension sur l'ensemble de la surface bien qu'il craque à l'endroit le plus faible, mais ces hypothèses respecteraient incontestablement bien mieux sa dynamique.

- Des ondes de matière, p106

Article sur les utilisations que je trouve bien décevante pour l'instant des ondes de matière qui me semblent avoir un potentiel bien plus grand, notamment pour les nanotechnologies avec des lasers de matière, voire pour la téléportation, mais occasion de rappeler qu'elles ont constitué une confirmation de la physique quantique à l'échelle macroscopique et du fait que plus une particule est massive, plus sa longueur d'onde est petite, perdant ses propriétés ondulatoires.

Dans les conditions habituelles, la longueur d'onde associée aux particules – la longueur d'onde de de Broglie, inversement proportionnelle à la vitesse et à la masse de la particule – est très faible (environ 0,1 nanomètre pour un atome d'hélium se déplaçant à une vitesse de 1 000 mètres par seconde). À une telle longueur d'onde, les phénomènes ondulatoires – les figures d'interférences – sont tellement faibles qu'ils sont masqués par le comportement corpusculaire.

Depuis près de 25 ans, on refroidit des gaz d'atomes à des températures extrêmement basses, de l'ordre de quelques millionièmes de degré au-dessus du zéro absolu. Ces « atomes froids » se déplaçant lentement, leur longueur d'onde de de Broglie augmente, et les interférences deviennent détectables.

- Des ondes de spin pour l'électronique, p114

En changeant d'orientation de proche en proche, les spins des électrons peuvent former des ondes. La magnonique, nouvelle électronique fondée sur ces ondes, pourrait conduire à une miniaturisation plus poussée.

On retiendra surtout de cet article que la miniaturisation ne peut aller en-deçà de 22 nanomètres, niveau où les phénomènes quantiques deviennent prévalents (et qu'on pensait avant plutôt autour de 100 voire 200 nanomètres).

- Champs et ondes : quel impact sur la santé ?, p128

L'examen des études épidémiologiques et expérimentales fiables n'indique pas d'effet causal avéré des champs et des ondes électromagnétiques sur la santé. Toutefois, la publication de résultats contradictoires entretient le doute dans la population.

Une petite centaine d'études a également été publiée sur les effets possibles des champs électromagnétiques sur la barrière hémato-encéphalique (un filtre très sélectif qui protège le cerveau contre d'éventuels agents pathogènes contenus dans le sang), mais dans l'ensemble les résultats n'ont pas permis de déceler d'effets significatifs, sauf quand les animaux sont exposés à des intensités tellement élevées qu'elles produisent des effets thermiques. C'est également le cas des études sur la fertilité, montrant que cette dernière est perturbée par les fortes intensités, génératrices d'effets thermiques.

Article en accès libre mais peu concluant. Je le répète à chaque fois la fixation sur les cancers est irrationnelle étant donné le peu d'incidence, même pour les leucémies des enfants sous les lignes THT. Par contre il est incompréhensible de minimiser la perméabilisation des cellules qui est avérée et même utilisée en médecine. D'autre part, on vient de découvrir que les ondes pouvaient suspendre le métabolisme du glucose (voir plus bas). Une chose est sûre, il n'y a pas lieu de faire de l'alarmisme étant donnée la difficulté de mesurer un impact sur la santé des ondes dans lesquelles on baigne depuis toujours et dont la lumière fait partie intégrante.



La Recherche no 457, Comment nous devenons intelligents


- La sieste élimine les neurones inutilisés, p20

Pendant le sommeil paradoxal suivant un repas, et donc pendant qu'on rêve, les nouveaux neurones du bulbe olfactif non activés meurent alors que ceux qui ont été activés par le dernier repas survivent.

- Les bébés ressentent la douleur in utero, p24

Les réseaux neuronaux permettant de distinguer la douleur d'une stimulation tactile "normale" commencent à émerger vers 35 semaines de grossesse, soit 2 semaines avant la naissance à terme.

- L'intelligence se construit par l'inhibition, p48

Devenir intelligent c’est, bien sûr, apprendre à raisonner juste. Mais c’est tout autant apprendre à ne pas raisonner faux. C’est ce que révèlent les neurosciences, avec l’appui de l’imagerie cérébrale. L’« âge de raison » apparaît ainsi sous un nouveau jour : ce qui se joue vers 7 ans, c’est surtout l’émergence chez l’enfant de la capacité à choisir entre différentes stratégies cognitives, et à inhiber les réponses automatiques mais fausses. Cette compétence n’est d’ailleurs jamais complètement acquise : elle nécessite, même chez l’adulte, un effort permanent.

L'inhibition a un rôle important aussi bien chez Freud, Norbert Elias ou Laborit mais déjà chez MacLean et la théorie des 3 cerveaux, l'inhibition prenait un sens cognitif (inhibition du cerveau reptilien par le cerveau cognitif) ce qui est tout autre chose qu'une répression, devenant au contraire une liberté et une complexification qui sont la condition de toute réflexion. J'ai souligné ce rôle de l'inhibition en biologie (et génétique) dans mon livre sur le sens de la vie. On le voit aussi dans le fonctionnement de l'attention où le bruit de fond du cerveau doit s'arrêter pour que les neurones concernés puissent jouer leur rôle (voir plus bas), un peu comme on peut se mettre à un travail pour arrêter de penser.

L'article de la Recherche montre plus spécifiquement l'incapacité de l'enfant à l'inhibition du raisonnement analogique ou intuitif (à partir de la longueur trompeuse d'une suite) alors même qu'il peut atteindre à l'abstraction du nombre (d'éléments dans cette suite indépendamment de sa longueur). Il y a sans doute là un phénomène général (l'inhibition de l'imaginaire) et un problème plus particulier, lié aux chiffres, mais avant 7 ans, les structures cérébrales ne permettent pas l'inhibition de la réponse immédiate (de l'impulsivité cognitive). Piaget qui avait repéré ce passage à l'âge de raison en avait conclu que l'enfant n'avait pas accès à la notion de nombre avant cet âge, ce qui a été démenti. Ce qui lui manque c'est la raison, la capacité de raisonner et ne pas céder à la première réponse venue. Si les études semblent confirmer l'hypothèse de Chomsky sur l'existence d'une prédisposition innée au langage au lieu du pur constructivisme de Piaget, celui-ci avait raison pourtant dans la constatation de stades cognitifs permettant de le maîtriser.

Il faut retenir qu'on ne peut comme le prétendent pas mal de gens, "faire confiance à notre intuition" qui est souvent un préjugé, du moins cela dépend des domaines. Le démon de l'analogie peut être trompeur comme tout procédé cognitif pourtant indispensable et le plus souvent efficace. Ce qu'il faudrait, c'est ne pas mélanger les genres et appliquer, dans certains cas, l'analogie voire l'automatisme ou le ressenti, mais l'analyse et l'observation dans d'autres. On a besoin de plusieurs sortes de rationalités puisque toutes sont limitées, tout le problème étant de choisir la plus appropriée en fonction des situations...

- Chaque espèce est utile, p21

84% des espèces sont indispensables au moins une fois (...) Les espèces qui assurent une fonction pendant plusieurs années ne sont pas les mêmes que celles qui assurent plusieurs fonctions au cours d'une même année.

Je trouve cette étude contestable car cela voudrait dire que plus un environnement est complexe et plus il est fragile, ce qui correspond au préjugé commun (et à la réalité des systèmes artificiels) mais tout au contraire, plus il y a de biodiversité et plus l'environnement est robuste et peut s'adapter à des changements importants même s'il faut toujours un temps d'adaptation et de réorganisation de la chaîne alimentaire.

- Réchauffement : ce que mesurent les spécialistes, p62

Le point sur tous les signes du réchauffement qui sont bien réels et non pas le fruit d'une propagande intéressée, ni d'une petite clique dogmatique (voir plus bas la vérification du réchauffement par des climato-sceptiques).

Apès Sciences et Avenir, La Recherche vire écolo. Il y a ainsi toute une partie "développement durable", avec, entre autres, un dossier sur la "construction durable", p35, un autre sur le stockage de l'électricité p84 (mais qui ne tient pas compte des toutes nouvelles découvertes), une interview p92 sur les terres rares où on a confirmation qu'elles ne sont pas si rares (plus abondantes que le cuivre) mais que leur extraction est très polluante.




Brèves et liens



Physique


cosmologie, astronomie, physique quantique

- Les neutrinos n’ont pas dépassé la vitesse de la lumière

L’origine de l’erreur proviendrait de ces deux horloges. Elles doivent être parfaitement synchronisées. Elles le sont grâce à des satellites GPS qui émettent un signal d’horloge parfaitement précis aux deux horloges. Mais dans une expérience de cette précision, le temps nécessaire aux ondes provenant des satellites pour atteindre le sol doit être pris en compte. Et surtout, il faut prendre en compte que les satellites se déplacent durant l’expérience. Il y a donc deux systèmes référentiels : celui au sol et celui des « horloges » en orbite.

Et d’après les calculs du physicien, cette erreur se quantifie à 32ns. Mais il faut la doubler à 64ns car la même erreur se produit des deux côtés de l’expérience (aux deux instants de mesure).

Et 64ns, c’est pour ainsi dire ce que le CERN a mesuré.

Cette réfutation ne semble pas avoir complétement convaincu les scientifiques, en tout cas les expériences se poursuivent (voir aussi Futura-Sciences). Il n'y a pas à regretter d'y avoir cru, c'est ça la science en train de se faire, on détecte une anomalie, on construit des hypothèses, puis on trouve l'explication. Sans ces moments d'excitation, la science normale serait bien triste...

- Un boson de Higgs léger plus probable

Pour Ignatios Antoniadis les expériences actuelles non seulement n'excluent pas un boson de Higgs léger mais on en aurait peut-être déjà des traces et un boson de Higgs léger seul serait compatible avec une supersymétrie elle aussi introuvable mais qui n'est pas encore exclue...

- Quand l’Univers s’est illuminé

Grâce au Very Large Telescope de l'ESO il est possible d’observer l’Univers au moment où il devenait transparent aux rayons ultraviolets. Cette phase, de l'histoire cosmique - connue sous le nom de réionisation – est survenue il y a environ 13 milliards d'années.

Moins d’un milliard d'années après le Big-Bang, l'Univers n'était pas entièrement transparent : il était alors rempli d'un brouillard d'hydrogène qui avait pour particularité d'absorber le rayonnement ultraviolet émis par les toutes jeunes galaxies. Mais il s’est soudainement éclairci, une phase appelée réionisation, passant du stade d'«âge sombre» à celui d'Univers transparent, c'est-à-dire lumineux.

Ils ont pu mesurer leurs distances avec précision. Les calculs, qui sont publiés dans l'Astrophysical Journal, montrent que ces galaxies sont apparues entre 780 millions et un milliard d'années après le Big Bang.

Lorsque l'Univers avait seulement 780 millions d'années, cet hydrogène neutre était assez abondant, et remplissait de 10 à 50% du volume de l'Univers. Mais seulement 200 millions d'années après, la quantité d'hydrogène neutre a chuté à un niveau très bas, semblable à ce que nous voyons aujourd'hui. Il semble que la phase de réionisation a dû se passer plus rapidement que les astronomes ne le pensaient jusque-là.

Les raisons pour lesquelles ce brouillard d’hydrogène s’est soudainement effacé ne sont pas encore bien définies. L’énergie qui a permis la réionisation a pu provenir de la lumière générée par la première génération d’étoiles ou par l'intense rayonnement émis par la matière lorsque qu'elle tombe vers les trous noirs.

"L'analyse détaillée de la faible luminosité émise par deux des plus lointaines galaxies que nous avons trouvées suggère que la toute première génération d'étoiles pourrait avoir contribué à la production de l'énergie observée", explique Eros Vanzella de INAF l'Observatoire de Trieste, un membre de l'équipe de recherche. "Celles-ci auraient été de très jeunes étoiles massives, environ cinq mille fois plus jeunes que le soleil et une centaine de fois plus massives. Elles peuvent avoir été capables de dissiper ce brouillard primordial et de le rendre transparent."

Voir aussi Techno-Science et Futura-Sciences. Confirmation de ce dont on avait déjà parlé en septembre à partir d'un quasar.

- Notre univers ... ce réseau de matière !

Des astronomes australiens ont découvert des preuves qu'il existe un gigantesque « filament » de matière qui relie notre galaxie (la Voie lactée) aux autres ensembles de galaxies. De même, ces dernières sont connectées au reste de l'univers. Les astronomes ont voulu au départ déterminer les positions des amas globulaires (des groupes de centaines de milliers d'étoiles de forme sphérique). On a alors remarqué que ces amas étaient positionnés selon un plan bien défini autour de notre galaxie plutôt qu'éparpillés un peu partout.

- L'univers dans un trou noir

L'hypothèse n'est pas nouvelle d'un multivers à partir de chaque trou noir créant son propre univers mais elle est mieux étayée. Une répulsion gravitationnelle à l'échelle de Planck empêcherait l'effondrement des trous noirs jusqu'à une impossible singularité. La nouveauté, c'est que l'énergie de pression de cet effondrement gravitationnel augmenterait considérablement la masse. Ainsi, un trou noir stellaire pourrait générer un univers d'une masse un million de fois supérieure à celle de notre univers. Le plus intéressant, c'est qu'à mesure que l'univers se dilate, il perdrait de la masse jusqu'à la disparition des particules relativistes au profit des particules lourdes. L'univers serait ainsi une dispersion de l'énergie gravitationnelle ?

- L'eau sur Terre venu des comètes

- Après les Chinois, les américains veulent capturer un astéroïde

Ce projet peut être résumé en 3 étapes :
1. On envoie un robot dans l’espace
2. Il attrape un astéroïde
3. Il rapporte l’astéroïde sur l’orbite terrestre

Un astéroïde est super rentable. C’est même le jackpot. Un petit astéroïde peut contenir jusqu’à 30 fois la quantité de métal que nous avons extrait de la Terre depuis le début de l’histoire de l’humanité.

70.000.000.000.000 $. Oui, 70 billion de dollars.C’est que peut rapporter en minerais un astéroïde.

On apprend qu'on pourrait même trouver des composés organiques dans ces poussières d'étoile, ce qui est très étonnant, y compris des composés proches du pétrole (voir aussi Sciences et Avenir).

- Du titane sur la Lune

Si l'exploitation des astéroïde est si rentable, pourquoi ne pas commencer par la Lune où il y aurait 10% de titane.

- Le nettoyeur de l'espace

Ce bras téléguidé est destiné à attraper toutes sortes d'objets dans l'espace, jusqu'à une distance de 100m, en y adhérant par électrostatique.

Il y a aussi le projet d'éliminer les débris spatiaux par laser (voir ci-dessous), ce qui constituerait une véritable arme spatiale mais, récupérer les satellites hors d'usage rendrait moins coûteux d'en lancer des nouveaux. Ce qui est fascinant c'est de voir qu'un problème qui semblait insoluble devient une ressource qui se finance elle-même par le recyclage des déchets. Il n'y a pas à dire, pour transformer un coût en profit, rien de tel que le capitalisme ! L’Europe se préoccupe en tout cas de la gestion des débris spatiaux.

- Un drone militaire remplacerait la navette

Boeing vient d'annoncer ses intentions de convertir l'avion drone X-37B en système de livraison pour envoyer du matériel, et même des humains avec une version plus grande, pour la Station Spatiale Internationale (ISS). Au départ, Boeing avait construit le X-37B pour l'usage exclusif de l'US Air Force Rapid Capabilities Office, qui veut se rendre dans l'espace pour des missions dépassant les 270 jours afin de tester des technologies top secret. Le premier OTV (Orbital Test Vehicle) est ainsi resté 224 jours dans l'espace en 2010.

La NASA devrait utiliser aussi la navette de Virgin Galactic.

- Un laser pour ramener des cosmonautes perdus

- La nourriture à emporter sur Mars

La Nasa a d’ores et déjà sélectionné une dizaine de végétaux qui seront transportés sur Mars. Il s’agit de la laitue, des épinards, des carottes, des tomates, oignons verts, radis, poivrons, fraises, herbes fraîches et autres choux.

- Un nouveau carburant explosif avec ADN et nanoparticules

Un explosif solide à la densité d'énergie équivalente à la nitroglycérine: c'est le matériau composite que viennent d'élaborer des chercheurs toulousains à l'aide d'un procédé de fabrication innovant, qui met en contact des nanoparticules avec des brins d'ADN. Les brins jouent le rôle de "mécanos" qui assemblent entre elles les différentes variétés de nanoparticules utilisées. Le nouvel explosif possède une énergie dégagée et une température d'initiation thermique parmi les meilleures connues à ce jour dans la littérature. Il pourrait servir de source d'énergie pour alimenter, dans l'espace ou dans l'environnement, des microsystèmes embarqués.

Des nanoparticules d'aluminium et d'oxyde de cuivre, tels sont les deux ingrédients de base du matériau composite. L'idée d'associer de l'aluminium et de l'oxyde de cuivre pour produire de l'énergie n'est pas nouvelle (les deux servaient autrefois à souder les voies ferrées), mais celle de recourir à des brins d'ADN pour les marier l'est. Pourquoi choisir l'ADN ? Deux brins d'ADN complémentaires (c'est-à-dire dont les molécules sont capables de se reconnaître) s'auto-assemblent en structure de double hélice, puis restent solidement collés entre eux, comme dans toutes les cellules de notre corps. Les chercheurs ont mis à profit ces propriétés "collantes" de l'ADN. Ils ont d'abord greffé séparément des brins d'ADN sur des billes nanoscopiques d'aluminium et d'oxyde de cuivre. Puis ils ont mélangé ensemble les deux types de nanoparticules coiffées de brins d'ADN. Résultat, les brins complémentaires de chaque type de nanoparticules se sont liés, transformant la poudre d'aluminium et d'oxyde de cuivre originelle en un matériau compact et solide qui s'enflamme spontanément une fois chauffé à 410°C (la température spontanée de combustion se révèle parmi les plus faibles connues à ce jour dans la littérature).

Outre une faible température d'initiation de combustion, ce composite offre également l'avantage d'une haute densité énergétique, semblable à celle de la nitroglycérine: à même quantité de matière, il produit considérablement plus de chaleur qu'avec de l'aluminium et de l'oxyde de cuivre pris séparément. En effet, dans cette dernière situation, une part non négligeable d'énergie n'est pas exploitée. En revanche, l'utilisation de nanoparticules, grâce à leur grande surface active, a permis aux chercheurs de se rapprocher de l'énergie maximum théorique de la réaction chimique qui produit la chaleur.

- Gloria, un réseau de télescopes pilotables par Internet !

Les astronomes amateurs pourront bientôt réaliser des observations sans quitter leur salon avec Gloria, premier réseau mondial de télescopes robotisés en ligne.

Connu sous le nom de Gloria (pour GLObal Robotic telescopes Intelligent Array for e-Science), ce projet européen prévoit de connecter sur trois ans 17 télescopes automatiques répartis sur la planète (Europe, Afrique du Sud, Amérique du Sud et Nouvelle-Zélande).

Depuis leurs ordinateurs personnels, les utilisateurs autorisés pourront contrôler ces télescopes à leur guise.


- L'inversion magnétique terrestre liée à la tectonique des plaques

La fréquence des inversions dépend de la répartition des plaques tectoniques à la surface du globe ces 300 derniers millions d'années. Ce résultat ne signifie pas que les plaques terrestres déclenchent elles-mêmes le basculement du champ magnétique. Il établit que si le phénomène d'inversion se produit in fine dans le noyau liquide de la Terre, il est sensible à ce qui se passe hors du noyau, plus précisément dans le manteau terrestre.

Il y a 200 millions d'années, la Pangée, nom donné au supercontinent rassemblant la quasi-totalité des terres, a commencé à se disloquer en une multitude de morceaux qui ont façonné la Terre comme on la connait aujourd'hui. En faisant le bilan de la surface des continents situés dans l'hémisphère Nord et ceux dans l'hémisphère Sud, les chercheurs ont pu calculer un degré d'asymétrie (par rapport à l'équateur) dans la répartition des continents durant cette période.

La conclusion ? Le degré d'asymétrie a varié au même rythme que le taux d'inversions magnétiques (nombre d'inversions par million d'années). On peut presque superposer les deux courbes tant elles ont évolué en parallèle. Autrement dit, plus le centre de gravité des continents s'éloignait de l'équateur, plus le rythme des inversions s'accélérait (jusqu'à atteindre huit par million d'années pour un degré d'asymétrie maximal).

Voir aussi Sciences et Avenir, Futura-Sciences et Pour la Science.

- L'invisibilité sous l'eau grâce à des nanotubes

- Des tuiles triangulaires pour cacher n'importe quelle forme

Pour épouser les formes d'un objet une cape d'invisibilité n'a pas besoin d'être parfaite ni continue mais peut être constituée de petites tuiles triangulaires beaucoup plus faciles à fabriquer.


- Détecter des personnes derrière un mur de béton

Le MIT a développé un système de radar qui permet (pour l'instant) de détecter un soldat caché derrière le béton à 30 mètres de distance. La technologie employée envoie des ondes d'avant en arrière à travers les murs. 13 antennes envoient des ondes et 8 les reçoivent. Si quelqu'un se cache, on le voit sur l'écran et même les mouvements.

C'est financé par l'armée mais pourrait servir pour retrouver des personnes coincés par un tremblement de terre.

- Un skateboard en lévitation

Des physiciens de l'université Paris Diderot profitent de la Fête de la Science, qui se déroule du 12 au 16 octobre (voir notre article ici), pour présenter le Magsurf: le premier skateboard en lévitation.

Le Magsurf utilise quant à lui de l'azote liquide à près de -200°C, seuil à partir duquel il commence à devenir supraconducteur. Un réservoir de 4 litres d'azote alimente le surf: dès que l'appareil atteint -195 degrés, il repousse le rail situé en dessous de lui du fait du champ magnétique qu'il émet, et passe en parfaite lévitation à près de 3 centimètres du sol en suivant le rail installé au sol. La planche est capable de transporter une personne de 100 kg.

Voir aussi Futura-Sciences ou Gizmodo ou la vidéo. Il y a aussi une tour Eiffel en lévitation...

A recommander, une vidéo qui montre bien le fonctionnement de la supraconduction pour la lévitation :

- Un ordinateur quantique non-linéaire

La technique mise au point, baptisée "conversion cohérente de photons" ("coherent photonic conversion"), est basée sur le contrôle des propriétés de non-linéarité des fibres optiques. En effet, le degré de non-linéarité y dépend de l'intensité de la lumière incidente ; par conséquent plus le champ laser est fort, plus la non-linéarité est marquée. Or si dans un matériau linéaire, les rayons de lumière n'interagissent pas entre eux, c'est le cas dans un matériau non-linéaire.

Ainsi, la technique autorise une conversion cohérente entre différents états des photons. En pratique, si l'on ajoute à un premier laser un second d'une longueur d'onde différente et d'intensité plus faible, il est possible de doubler des photons uniques: pour un photon injecté, deux photons sont produits - et ce avec une probabilité théorique de 100%, donc de façon déterministe. Ce doublement de photons déterministe représente une solution au problème de la préparation et de la mesure des qubits. Un autre aspect important est que le montage permet de faire interagir deux photons, ce qui ouvre le chemin à la réalisation de portes logiques quantiques, éléments de base d'un ordinateur quantique.


Climat


Climat, écologie, énergies

- Un air plus pur explique les époque les plus chaudes

Pour modéliser les périodes les plus chaudes, il faut supposer un air plus pur qu'aujourd'hui malgré l'activité volcanique, ce qui renforce le rôle des pollutions (notamment charbon) dans la limitation du réchauffement actuel, notamment aux pôles. Il y a 55 millions d 'années la température moyenne était de 35° (contre 15° aujourd'hui).


- Le CO2 pas suffisant pour réchauffer la terre boule de neige

L'hypothèse selon laquelle, il y a 635 millions d'années, la Terre aurait été entièrement recouverte de glace, vient de prendre un coup de chaud. La concentration atmosphérique en CO2 durant cette période est beaucoup plus faible que prévu.

Les résultats montrent une concentration de CO2 très proche de l'actuelle (et inférieure à 3 200 ppmv), soit une teneur très insuffisante pour sortir d'un épisode glaciaire d'une telle importance.

Cette étude non seulement remet en cause une partie de l'hypothèse Terre "Boule de Neige", mais elle implique également que ces épisodes glaciaires n'ont pas été aussi intenses que précédemment proposé. En outre, ces mêmes données s'accordent avec l'idée qu'à la même période, l'atmosphère aurait été beaucoup plus pauvre en oxygène, autour de 1%, alors qu'aujourd'hui, elle est de l'ordre de 20%. Dès lors, les scientifiques doivent se pencher sur d'autres mécanismes de déglaciation ou bien sur d'autres gaz que le CO2, tel que le méthane, également avancé dans le cadre de cette hypothèse.

Voir aussi Sciences et Avenir et Futura-Sciencves.

- La photosynthèse plus efficace qu'on croyait contre le CO2

Les végétaux absorbent bien plus de carbone qu'on ne le pensait jusqu'ici : entre 25 et 45 % de plus !

- Les bactéries marines décomposent le CO2 quand elles sont nombreuses

Dans les océans, les bactéries se regroupent sur des détritus carbonés qui plongent vers les profondeurs. Ces bactéries envoient des signaux chimiques pour voir si suffisamment de « copains » sont dans les parages. Si cela est le cas, ces microorganismes commencent à envoyer en masse des enzymes qui vont décomposer les produits carbonés en morceaux plus digestes.

Les sources de carbone sur les détritus proviennent du CO2 atmosphérique, absorbé par les plantes. Lorsqu'il coule dans les fonds marin, il est mis en dehors du cycle du carbone, et cela joue contre le réchauffement climatique. La communication bactérienne pourrait dégager beaucoup de carbone depuis les profondeurs dans l'océan plutôt que de le laisser retomber au fond. C'est la première preuve qui montre que la communication bactérienne joue un rôle si crucial dans le cycle du carbone terrestre.


- Les cycles solaires font les hivers froids en Europe à cause des UV

L'hypothèse n'est pas nouvelle mais la corrélation est vérifiée entre les variations des UV (pas de l'ensoleillement) et les hivers froids. Ce serait dû au fait que les UV absorbés par l'ozone normalement réchauffent la stratosphère. Pendant les périodes de moindre activité solaire, l'ensoleillement ne diminue pas mais les UV beaucoup plus et lorsque la stratosphère est plus froide cela aurait des répercussions sur le régime des vents, réduisant les échanges thermiques entre l'ouest et l'est, ce qui apporte plus de froid dans le nord de l'Europe et de l'Amérique du nord (et plus de chaud au sud) sans répercussion notable sur la température globale. On pensait que les rayons cosmiques en étaient la cause par augmentation de la surface nuageuse mais ce serait donc plutôt les UV, il semble cependant difficile de départager les deux qui vont de pair. Cela donne l'espoir de pouvoir prévoir la rigueur de l'hiver en fonction de l'activité solaire. En tout cas, de quoi renforcer l'interprétation du petit âge glaciaire comme phénomène local et non pas global comme le prétend Allègre, entre autres.

- Le petit âge glaciaire dû aux forêts d'Amérique ?

Je trouve cela bien douteux que la disparition des indiens aurait suffi à une extension des forêts réduisant à ce point le taux de CO2. On n'a pas l'impression d'être dans les mêmes ordre de grandeur et, dans ce cas, le refroidissement aurait dû être global, ce qui ne semble pas confirmé.

Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l'université de Stanford ont regardé quel impact avaient eu les Européens lorsqu'ils sont arrivés dans le Nouveau Monde. Ils ont trouvé des preuves qui semblent suggérer que la période froide qui a sévi durant un siècle et demi et qui a été nommée le « mini âge glaciaire » aurait été provoquée par le rapide déclin des indigènes après l'arrivée des explorateurs.

La grande majorité de ces indigènes ne sont pas morts « au fil de l'épée », mais par les maladies apportées par les explorateurs et qui ont décimé la population locale. Ces indigènes n'étant plus là (90 % de moins quand même au bout du compte) pour couper du bois, la forêt a repris ses droits en Amérique. Les arbres ont donc pu « respirer » en masse, en extrayant du CO2 de l'air. De ce fait, l'atmosphère a été moins capable de garder de la chaleur (le cas opposé de ce qui se passe à présent).

- Un trou dans la couche d'ozone en Arctique inquiète

Un trou d'une taille équivalente à cinq fois la surface de l'Allemagne s'est ouvert dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique, égalant pour la première fois la diminution observée dans l'Antarctique, ont annoncé dimanche des chercheurs.

Provoqué par un froid exceptionnel au Pôle Nord, ce trou record s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultra-violets, ont-ils ajouté.

Voir aussi Sciences et Avenir et Futura-Sciences.


- Moins d'herbivores à cause du réchauffement climatique

De récents travaux de modélisation des écosystèmes prédisent de néfastes conséquences d'un réchauffement climatique : une diminution de la quantité d'herbivores, sur terre et en mer, entraînant une raréfaction des ressources alimentaires pour les humains.

Les bases du modèle sont contestables et trop généralisantes mais l'étude a le mérite de soulever la possibilité que nos ressources diminuent au moment où le pic de population en aura le plus besoin.

- James Hansen alerte sur le réchauffement anthropique

Fini l'Holocène : vous vous trouvez dans l'Anthropocène, une ère géologique pilotée essentiellement par les activités humaines. James Hansen du Goddard Institute for Space Studies (New York) a déclaré que notre climat est déjà quelques dixièmes de degrés au-dessus du maximum de la précédente ère. Notre ère est aussi caractérisée par ses sédiments typiques : des morceaux de plastique par exemple...

Il s'est montré très critique à propos de l'objectif de 2°C de plus que les niveaux pré-industriels (à l'échelle de la planète). Pour lui, cet objectif va conduire à la fonte des glaces polaires et plusieurs mètres de montée des eaux. Il a rajouté que lors de la période interglaciaire il y a 130 000 années de cela, on se trouvait à 1°C de plus qu'aujourd'hui et que les mers étaient déjà 5 mètres plus élevées.

Rien de neuf dira-t-on, on pourra critiquer, objecter toutes les incertitudes possibles, mais il y a tout de même de plus en plus de données qui n'ont rien de rassurantes. Reste que l'Anthropocène, c'est l'ère de la responsabilité d'un climat à la merci de notre industrie, quoiqu'on dise et bien qu'on ne puisse rivaliser avec certains phénomènes "naturels" comme des éruptions gigantesques. Il est certain par contre que dans 50 ans nos moyens d'éviter la catastrophe seront bien supérieurs.

- Des climato-sceptiques confirment le réchauffement de 0,9° depuis 1950

Voir aussi Reporterre et NewScientist et Futura-Sciences. Cela ne doit pas être évident pour les climato-sceptiques les plus engagés d'admettre leurs erreurs...

- La montée des eaux

Le pessimiste (ligne rouge), qui consiste à ne pas contrôler nos émissions de gaz à effet de serre, dit qu'on va assister à une montée de 1,1 mètre en 2100 et 5,5 en 2500. L'optimiste (ligne verte) qui prend en compte un changement de cap complet sur le plan mondial et des technologies avancées permettant de stabiliser nos émissions d'ici 10 ans, donne 0,6 m et 1,8m. Les scénarios intermédiaires (lignes jaunes et orange) supposent 30 ou 70 ans pour parvenir à contrôler nos émissions de gaz à effet de serre.

Je considère que les projections au-delà de 100 ans n'ont pas beaucoup de sens tant il y a de changements en un siècle.

- Pomper les nappes phréatiques augmente le niveau de la mer

Une étude vient de montrer que l'irrigation et d'autres extractions d'eau depuis le sol représente une quantité conséquente de volumes d'eau … qui vont finir dans les ruisseaux, les rivières et fleuves … et donc, au final, dans les océans. Des chercheurs ont estimé que lors du dernier siècle, plus de 4500 km3 d'eau ont été extraits depuis le sol. Cela a suffit à faire monter les océans de 12,6 mm en tout, soit 6 % de la montée totale mesurée durant la période.

- La qualité de l'eau, un scandale

Des techniques désuètes, des analyses biaisées, une surveillance insuffisante : autant de faiblesses qui mèneraient à une sous-estimation de la pollution des cours d'eau en France.

- Une pomme de terre OGM autorisée

La Fortuna destinée à l'alimentation humaine a été modifiée pour résister au mildiou qui détruit 20% des récoltes.

- L'épuisement des sols cultivés

Partout, les terres s’épuisent. Et risquent de ne plus pouvoir nourrir l’humanité. En cause : l’érosion des sols, liée aux productions intensives, le déclin de la biodiversité ou des vers de terre, accéléré par l’usage massif de la chimie, ou encore la progression inexorable du béton des villes et des routes qui stérilise à jamais notre bonne vieille glèbe. Aux États-Unis, de nombreuses études lancent l’alarme : la disparition des terres arables pourrait être irréversible.

Pour d'autres, il n'y aurait aucune pénurie de sol cultivable... Il y a quand même une quantité limitée de phosphore (on en parlait en janvier 2010) qu'il faudrait absolument recycler. Voir aussi Futura-Sciences.

- Le recyclage des terres rares

- Des moteurs sans terre rare

- Le graphène remplace l'indium pour le photovoltaïque

- De l'aluminium dopé au titane pour remplacer le platine dans les piles à combustible

- Le sodium-ion pour remplacer le lithium-ion dans les batteries

Il y a déjà les batteries sodium-soufre très efficaces mais qui sont à haute température à la différence des sodium-ion à température ambiante. Comme les batteries au sodium sont 3 fois plus lourdes que les batteries au lithium, cela ne concernerait que les stations fixes (stockage de l'électricité photovoltaïque notamment) mais semble un progrès important.


- Des membranes pour stocker l'énergie

A base de polyester entre des plaques de métal, ces membranes auraient une capacité de stockage supérieure aux batteries et supercondensateurs à un coût très inférieur.

Cela pourrait être une des plus grandes découvertes du mois.


- Les datacenters dans les glaces des pôles

L'idée est que les serveurs ont constamment besoin d'être refroidis, ce qui coûte très cher. Comme la température moyenne dans la région est de 2 degrés, il suffira la plupart du temps de faire circuler de l'air. La climatisation ne sera utilisée que les plus chaudes journées d'été.

Voir aussi Futura-Sciences. Internet consommerait 2% de l'énergie mondiale.

- Les hauts sommets idéals pour le photovoltaïque

Mais les glaciers de l'Himalaya fondent...

- Chaleur plus électricité

Une équipe du MIT vient de mettre au point un système hybride produisant, à partir d'énergie solaire, de la chaleur et de l'électricité. Le rendement est amélioré, les pertes réduites. Un système particulièrement adapté pour l'usage domestique.

Les rayons du soleil chauffent l’extérieur de ce tube à l’intérieur duquel sont plaqués des récepteurs thermoélectriques. Le gradient de température entre la face froide de ce récepteur et la face chauffée par les rayons du soleil crée de l’électricité.

En fait, le rendement électrique est assez faible, alors que celui de chaleur est élevé. « Ce système est très adapté pour des besoins élevés en chaleur mais faibles en électricité », rappelle Nenad Miljkovic. Son application est ainsi destinée aux bâtiments résidentiels et commerciaux essentiellement.

- Une feuille artificielle productrice d'énergie

Afin de capter l'énergie solaire, des chercheurs américains ont mis au point une « feuille artificielle », qui sépare les atomes d'hydrogène et d'oxygène présents dans l'eau. En les stockant, il est ensuite possible de les réutiliser dans une pile à combustible, par exemple. Un procédé photovoltaïque simple et peu onéreux.

Ce système, qu’ils appellent « feuille artificielle », est en réalité une cellule de silicium, matériau habituel des cellules photovoltaïques, bordée par des matériaux catalytiques très communs et relativement bon marché : une face de cobalt et l’autre composée essentiellement de nickel.

En créant une séparation hermétique entre les deux côtés, on obtient un système de récupération de ces deux gaz, afin de les stocker pour les réutiliser plus tard, et créer de l’énergie via par exemple, une pile à combustible, qui utilisera la réaction inverse (production d'eau à partir de l'oxygène et de l'hydrogène), pour générer de l'électricité.

- Un cercle pour booster les éoliennes

Des chercheurs japonais de l’université de Kyushu ont trouvé un moyen d’augmenter le rendement des éoliennes grâce à une « lentille » qu’ils placent autour des pales. À l’instar d’une lentille optique qui a pour caractéristique de faire converger les rayons lumineux, la lentille à éolienne agrège les flux de vent. Ainsi, les pales tournent plus vite et le rendement énergétique augmente.

D'après l'équipe japonaise, le rendement de l’éolienne est deux à trois fois plus important que sans la lentille.

- SKYSAILS POWER : l'Energie Eolienne en Haute Altitude

Le premier rapport jamais élaboré sur une technologie encore peu connue : l'Énergie Eolienne en Haute Altitude (EEHA) ou High Altitude Wind Energy (HAWE).

- Le petit éolien plus rentable

Les parcs éoliens américains de taille modeste (5 à 20 MW, c'est à dire ceux qui ont par exemple entre 2 et 8 éoliennes de 2,5 MW l'unité) sont ceux qui sont les plus économiques. Le micro-éolien (moins de 5 MW) et le méga-éolien (20 à 200 MW et plus) sont moins économiques.


- PULSUS : une hydrolienne à la fois légère et robuste

- L'Energie Thermique de la Mer aux Bahamas

Le but est de construire ce qui est présenté comme la première centrale ETM insulaire au monde. Cette centrale opérera onshore c'est à dire à partir du rivage, pour produire de l'électricité de la différence des températures entre l'eau de mer de surface et l'eau de mer des profondeurs, Elle produira aussi de l'eau potable dessalée et des produits alimentaires de la mer (aquaculture).

- Les algues produisent de l'énergie et des oméga 3

- Du papier avec les algues vertes

Le papetier italien Favini a ainsi annoncé hier avoir, en 2009 et 2010, acheté 130 tonnes d'algues vertes provenant des côtes bretonnes pour contribuer à la fabrication de ce papier, dénommé Shiro Alga Carta, dans son usine de Vénétie, établie à Rossano Veneto.

Certifié FSC, le papier Alga Carta contient ainsi entre 30 et 80% d'algues fraîches en substitution des fibres de bois.

- Convertir le CO2 en formamides

Convertir du dioxyde de carbone (CO2) pour obtenir une classe de molécules à la base de la fabrication de textiles, médicaments, et colles: c'est le défi d'une équipe de chercheurs du CEA et du CNRS.

Ainsi, il est désormais possible de convertir du CO2 en formamides, c'est-à-dire en molécules issues habituellement de la pétrochimie. Ces molécules sont à la base de la production de colles, de peintures ou encore de produits textiles.

La méthode de conversion du CO2 employée par les chercheurs du CEA / CNRS répond aux exigences de la chimie verte, du fait qu'elle s'effectue en une seule étape et que l'utilisation d'un catalyseur permet à la réaction d'avoir lieu à basse température et à basse pression. De plus, le catalyseur utilisé par l'équipe du CEA/CNRS est purement organique, ce qui évite le recours à des matières métalliques toxiques et coûteuses, comme l'or, le platine ou le cobalt. Enfin et grâce à ce procédé, la réaction peut s'effectuer sans solvant et limiter ainsi le rejet de déchets.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Le déclin de l'automobile

En fait, ce sont les déplacements qui auraient atteint un pic autour de 1995 mais aussi l'utilisation de la voiture. La démondialisation aurait donc déjà commencé mais c'est sans compter sur le développement des pays les plus peuplés...

En Grande-Bretagne, rapporte Alex Rayner pour le Guardian, le pourcentage des 17-20 ans ayant leur permis de conduire est passé de 48 % dans les années 90 à 35 % en 2010. Le nombre de miles parcouru par habitant et par an qui augmentait régulièrement depuis 1949, n’a cessé de baisser depuis 2007. Si une partie de l’explication est liée à la crise économique et au prix du pétrole, pour d’autres, les causes de ce changement sont à chercher dans la fin de l’âge d’or de l’automobile. Pour Tim Pollard, rédacteur en chef adjoint du magazine Car, “les concepteurs de voiture disent souvent que les adolescents d’aujourd’hui aspirent plutôt à posséder le dernier smartphone à la mode qu’une voiture.

- Recharger sa voiture électrique en 10mn

Une équipe de chercheurs de Nissan et de l'université de Kansai au Japon a pu recharger en laboratoire un bloc-batterie en seulement 10 minutes.

Les chercheurs japonais auraient remplacé le graphite de l'électrode négative contenu habituellement dans une batterie au lithium-ion par de l'oxyde de tungstène et de l'oxyde de vanadium. Composés grâce auxquels ils ont amélioré la recharge.

- Collecter les déchets par des tuyaux

Deux tiers de flux de camions en moins, moins de gaz à effet de serre, la suppression pour les immeubles de locaux de poubelles, lieux de désagréments, la suppression pour les ouvriers, derrière les camions bennes, de tâches pénibles, ingrates et accidentogènes, et un meilleur tri sélectif par une disponibilité du service vingt-quatre heures sur vingt-quatre, 365 jours par an.

La France vient tardivement à ce système de collecte écologique. La première installation a vu le jour il y a cinquante ans, en Suède. La plupart des grandes villes suédoises en sont équipées. Ce fut, ensuite, au tour de l'Europe du sud : en 1992, à l'occasion des Jeux olympiques, Barcelone s'est dotée du système, imitée par Bilbao, Valence, Séville, Carthagène.

- Baisse de la fécondité aux USA

Le taux de naissances a commencé son déclin en 2008, après une année record en 2007. En 2007 : il y avait 69,6 bébés par 1000 femmes en âge de procréer. En 2010, cela est retombé à 64,7 naissances.

Cela semble relié à la crise économique (mais plus généralement, la démographie est liée aux cycles de Kondratieff et le baby boom devrait se produire à la reprise, voire un peu avant).

- Des robots qui se nourrissent d'insectes qu'ils capturent

A l'imitation de cette plante, le robot attrape des insectes qu'il transforme en carburant pour s'autoalimenter.


Biologie


évolution, génétique, biodiversité, éthologie, anthropologie, neurologie

- LUCA: un ancêtre plus complexe qu'il n'y parait

Toutes les formes de vie existantes sur la Terre proviennent d’une unique cellule qui est apparue il y a environ 3.8 milliards d’années. C’est du moins ce que pensent les biologistes qui ont introduit le concept de LUCA (acronyme de Last Universal Common Ancestor) afin d’étudier les origines de la vie.

Pour tenter de déterminer les caractéristiques de LUCA, les chercheurs étudient les points communs qui existent entre les trois grands domaines de la vie : bactéries, archées et eucaryotes. Les traits communs ayant probablement une origine plus ancestrale. Dans la revue Biology Direct, une équipe de l’université de l’Illinois s’est intéressée à un site de stockage des polyphosphates qui constitue selon les auteurs le premier organite universel connu. Une structure que l’on croyait absente des bactéries et des archées jusqu’à sa découverte dans une bactérie en 2003.

En comparant les séquences génétiques qui codent pour une enzyme de ce site de stockage chez des centaines d’espèces, représentant les trois domaines de la vie, les chercheurs ont construit un arbre généalogique montrant comment les différentes versions de l’enzyme chez différents organismes sont liées. Il en ressort que cette enzyme et le système de stockage des polyphosphates qu’elle gouverne, est très ancienne. Elle daterait d’avant l’apparition des trois principaux domaines de la vie, donc probablement issue de notre ancêtre commun.

« L'étude tend à confirmer une hypothèse selon laquelle LUCA aurait été plus complexe que les organismes les plus simples vivant aujourd'hui ».

Il ne faut pas en conclure comme les partisans de la complexité qu'il y aurait d'abord eu par miracle l'émergence soudaine d'une cellule très complexe mais qu'au bout de nombreux stades, la cellule qui est devenue vraiment fonctionnelle et a raflé la mise était un peu plus complexe que nécessaire, des fonctions ayant pu être perdues ensuite comme les parasites ou le megavirus ci-dessous perdent les fonctions qu'ils trouvent chez leur hôte.

- Après le Mimivirus, le Mégavirus

Au Chili, au large de la station biologique marine de La Cruces, ces biologistes ont trouvé un virus dépassant en taille le Mimivirus, qui était jusque-là le plus gros des virus géants. Megavirus chilensis rejoint donc cette étonnante famille comptant déjà le Mamavirus, le Marseillevirus, et le Mimivirus découvert en 2003. Ces virus géants ont la particularité d’infecter des amibes, des animaux unicellulaires, en se faisant passer pour les bactéries dont ils se nourrissent.

Le Megavirus chilien a une forme comparable à celle du Mimivirus et son enveloppe (la capside) est également couverte de fibres qui lui donnent un aspect poilu. Mais il est encore plus gros et plus complexe que le Mimivirus, qui possède déjà un millier de gènes, expliquent Claverie et ses collègues, dont les travaux sont publiés cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Le génome du Megavirus (une molécule d’ADN) permet de fabriquer 1120 protéines. Les deux "cousins" ont 594 gènes en commun et surtout ils ont tous les deux des enzymes servant à traduire le code génétique pour fabriquer les protéines. Ce dont sont théoriquement dépourvus les virus.

La présence de ces enzymes chez Mimivirus était donc surprenante : le virus géant les avait-il héritées d’un lointain ancêtre ou les avait-il récupérées chez une cellule hôte ?

La présence de sept enzymes de traduction chez le Megavirus chilensis –avec 4 enzymes similaire au Mimivirus et 3 nouvelles- conforte la première hypothèse. Ces virus géants seraient donc les héritiers d’une cellule ancestrale qui possédait un appareil de traduction. D’autres gros virus, comme les Poxvirus (variole, vaccine…), les Herpesvirus ou les Phycodnavirus, pourraient s’inscrire dans ce scénario.

Voir aussi Futura-Sciences et Techno-Science. Ces virus géants sont donc probablement d'anciennes cellules dégénérées (comme certains parasites), descendants ou cousins des premiers eucaryotes.

- L'ADN, une horloge mécanique pour l'embryon

Le développement embryonnaire est fondé sur une horloge mécanique : le passage de l'ADN d'un compartiment à un autre scande la mise en place des différents étages de l'organisme.

La plupart des animaux sont constitués de « tranches » horizontales, cette segmentation étant plus ou moins visible selon les espèces. Chez les vertébrés, chaque tranche coïncide, approximativement, avec une vertèbre. Cette fragmentation est particulièrement visible lors du développement embryonnaire pendant lequel l'organisme se construit étage par étage, chacun se distinguant qui par des membres, qui par des côtes... Un nouvel étage se forme exactement toutes les 90 minutes, et ce, pendant 48 heures.

Ils ont mis en évidence une sorte de compartimentation dans le noyau. Au début, tous les gènes Hox sont enfouis dans une pelote d'ADN : aucun ne peut s'exprimer, ils sont bloqués notamment par des protéines (des histones H3K27me3) qui empêchent toute transcription en ARN. Puis, les gènes sortent progressivement de cette pelote de dormance et changent d'environnement. Les histones H3K27me3 sont remplacées par d'autres (H3K4me3) et l'ADN se déploie, de façon à autoriser la transcription des gènes et donc la production des protéines codées. De la sorte, deux compartiments (celui où les gènes sont en dormance et celui où ils sont actifs) apparaissent, distingués par le type d'histones qu'on y trouve. En 48 heures, tous les gènes sont passés de l'un à l'autre, scandant l'établissement des étages de l'embryon !

L'horloge Hox est donc « mécanique » en ce sens qu'elle fonctionne grâce au passage d'un fil (l'ADN) d'un compartiment où la transcription est inactive à un autre où elle est active.


- L'ovule digère le spermatozoïde et ses mitochondries

Les chercheurs ont montré que, quelques minutes après la fécondation, l'ovocyte enclenche un processus d'autophagie: les éléments du spermatozoïde sont séquestrés dans des vésicules puis éliminés par voie de dégradation enzymatique.

Le métabolisme très actif des spermatozoïdes pourrait conduire à l'apparition fréquente de mutations dans leur ADN mitochondrial. L'ovocyte éliminerait les mitochondries paternelles afin d'éviter que ces mutations ne se perpétuent et affectent la descendance.

- La protéine qui assure la symétrie des corps

La Cycline G est une protéine impliquée dans la régulation du cycle cellulaire, processus complexe de division des cellules chez les organismes munis d'un noyau (eucaryotes).

Les chercheurs montrent, dans une étude qui vient d'être publiée dans la revue PLoS Genetics, que le niveau d'expression de la Cycline G serait fondamental pour le développement de mouches parfaitement symétriques.

Le caractère bruité – aléatoire – de tous les phénomènes biologiques, des molécules à la physiologie, altère la précision de la réplication des phénotypes, et impose des limites à l'efficacité de la sélection naturelle (et artificielle). L'imperfection de la symétrie, appelée asymétrie fluctuante, est la façon la plus simple de mesurer la conséquence du bruit développemental. Malgré des recherches intenses depuis une cinquantaine d'années, les bases génétiques de la stabilité de développement – c'est-à-dire les processus qui réduisent le bruit (et donc l'asymétrie chez les organismes à symétrie bilatérale) – sont mal comprises.

La dérégulation de la Cycline G chez la drosophile provoque ainsi une véritable explosion du niveau de bruit développemental, se manifestant par une très forte augmentation des asymétries aléatoires. En effet, les résultats de cette expérience montrent que l'asymétrie est détectée non seulement sur les ailes des drosophiles, mais également sur les pattes.

Cette expérience suggère donc que la compensation entre croissance cellulaire et division cellulaire est un facteur central au maintien de la taille des ailes chez la drosophile – et donc de la stabilité de développement des ailes – et que la cycline G joue un rôle fondamental dans le maintien de cet équilibre.

Le mécanisme reste très mystérieux, mécanisme de correction d'erreur ou plutôt d'équilibrage sans doute mais il est plus facile de voir ce que fait un gène ou la protéine qu'il code que de savoir comment.

- Une longévité épigénétique qui se transmet sur 3 générations

Pour la première fois, des chercheurs ont mis en évidence la transmission d'une génération à une autre de caractères épigénétiques induisant une augmentation de la longévité.

En retirant des groupements méthyle (CH3) à certains endroits d’une histone (sur le complexe H3K4me3), les chercheurs avaient déjà montré qu’il était possible d’augmenter la longévité des vers d’environ 30 %.

Mais cette fois-ci, ils sont allés plus loin. Non seulement, cette modification épigénétique permet de ralentir le vieillissement du ver possesseur du complexe H3K4me3 altéré, mais en plus, ce caractère est transmis à la génération suivante

Ils ont émis l’hypothèse que le complexe H3K4me3 contient un gène codant pour des protéines impliquées dans la réinitialisation des modifications épigénétiques. En modifiant ce complexe dans le but de prolonger la vie du ver, les mécanismes censés nettoyer les modifications génétiques sont donc également altérés.

Occasion quand même de remarquer à quel point il semble facile d'allonger la vie de ce petit ver de laboratoire, on ne compte plus les méthodes pour doubler son espérance de vie, ce qui doit relativiser l'extrapolation à l'homme de ces expériences mais confirme que la longévité est assez précisément ajustée (à la reproduction notamment) et que donc la dégénérescence n'est pas inéluctable mais bien souhaitable pour le maintien de l'espèce. Ici, c'est cependant la transmission de l'acquis sur 2 ou 3 générations (pas 4) qui est extraordinaire.

- Le fruit miracle qui transforme l'acide en sucré

Le fruit du Synsepalum dulcificum modifie en effet nos sensations et élimine l'acidité et l'amertume ; un citron vert devient alors un véritable délice (attention : il faut attendre un peu que le fruit miracle fasse effet et ne pas abuser, car notre estomac … « déguste » aussi). On peut acheter ce fruit naturel ou en tablettes.

Jusqu'à présent, ce fruit était nommé « miracle », car on ne savait pas comment il faisait ce petit tour de magie. Une équipe franco-japonaise de chercheurs viennent d'élucider le mystère. La substance nommée « miraculine » a trois effets sur nos récepteurs ; sa protéine change d'aspect lorsqu'elle est exposée à des molécules acides ; plus le niveau d'acidité est élevé, plus la forme change. Cette protéine se lie ensuite très fortement aux récepteurs de notre langue. De sorte : plus l'aliment est acide, plus la perception est sucrée !

- L'histamine règle le niveau de réactivité des poissons

Un gène responsable du comportement agressif et audacieux vient d'être identifié chez le poisson zèbre par une équipe du Laboratoire neurobiologie et développement du CNRS. Caractérisé par trois composantes: témérité, tempérament explorateur et agressivité, cette association comportementale spécifique est décrite chez de nombreuses espèces animales. Chez le poisson zèbre, elle serait due à l'action d'un seul gène (fgfr-1) via sa régulation du taux d'histamine dans le cerveau.

La mutation du récepteur Fgfr1 présente chez spiegel réduit l'activation des signaux intracellulaires normalement déclenchée par le FGF. Conséquence de cette mutation, les poissons spiegel présentent un faible taux cérébral d'histamine, un neurotransmetteur connu pour réguler l'appétit, le sommeil et l'attention. C'est ce faible taux d'histamine qui est responsable du comportement anormal du poisson. En effet: un simple traitement pharmacologique visant à augmenter le taux d'histamine a permis aux chercheurs de rendre aux poissons portant la mutation spiegel un comportement normal, c'est-à-dire un comportement similaire à la moyenne des poissons zèbre.

On mettrait plutôt cet effet sur le compte de la dopamine pour les mammifères.

- Un requin atteint de cyclopie

Des spécialistes ayant examiné ce requin affirment être en présence d'un individu atteint d'une maladie congénitale, la cyclopie, que l'on rencontre occasionnellement chez de nombreuses espèces d'animaux et même chez les humains. D'autres malformations caractérisent ce requin dont une bosse présente sur son museau, l'absence de narines, une colonne vertébrale anormale, une queue déformée et le fait qu'il soit albinos.

- Une bactérie augmente la reproduction des insectes infectés

- Une larve qui saute au cou de son prédateur

C'est assez étonnant (et horrible) de voir la grenouille avaler cette grosse larve pour aussitôt la régurgiter, la larve lui sautant alors au cou pour la parasiter et finir par la dévorer...

- Un reptile placentaire

- L'électroréception, le sixième sens de notre ancêtre

Des chercheurs viennent de montrer que l'ancêtre commun des vertébrés, qui vivait dans l'eau il y a environ 500 millions d'années, possédait un sixième sens, la capacité de sentir les champs électriques. C'est l'électroréception.

Si, au cours des 500 millions d’années d’évolution et d’adaptation incluant la sortie de l’eau, ce caractère a disparu chez la plupart des descendants de l’ancêtre commun des vertébrés, il est en revanche toujours présent (ou est réapparu) chez certaines espèces : les requins ou quelques autres organismes aquatiques marins ou amphibiens comme l'axolotl (une salamandre).

De quoi expliquer l'hypersensibilité aux ondes de certains ?

- L'auto-organisation des loups

Une simulation informatique montre que l'application de deux règles simples est suffisante pour reproduire leur comportement de chasseurs en meute, sans avoir besoin de communiquer ni d'établir une hiérarchie.

Il suffit en effet que les loups (1) avancent vers la proie jusqu'à une distance jugée sécuritaire, (2) s'éloignent des autres loups lorsqu'ils sont proches de la proie. Une simulation des ces règles simples permet de reproduire le comportement observé.


- L'ADN du rat taupe nu, roi de la longévité, séquencé

La branche du rat taupe nu se serait séparée de celle des rats et des souris il y a 73 millions d'années, d'après la comparaison des génomes.

Le rat taupe nu a un énorme avantage : sa longévité. 30 ans en moyenne en captivité, contre 2 à 3 ans pour une souris. Cette étonnante espérance de vie, conjuguée à l’absence de cancers.

Le mode de vie des colonies s’apparente à celui des fourmis ou des termites : une reine assure la reproduction, avec quelques mâles choisis. Les autres membres de la colonie ont donc abandonné toute vie reproductive (et donc sexuelle).

Autre différence majeure avec l’immense majorité des mammifères : le rat taupe n’est pas capable de produire la chaleur dont son corps a besoin. Sa température corporelle peut descendre très bas et le rat nu doit alors remonter près de la surface pour se réchauffer

Ce qui fascine les biologistes, c’est non seulement la longévité des rats taupes, mais aussi le fait qu’ils survivent dans un air chargé de CO2 et pauvre en oxygène. Et surtout qu’ils ne développent pas de cancer spontanément malgré leur grand âge, ni en laboratoire lorsqu’on tente d’implanter des cellules tumorales.

On avait déjà parlé de sa longévité en faisant un sujet d'étude notamment pour sa résistance aux cancers grâce à une protéine "suppresseur de tumeur" (mais il est protégé des rayons cosmiques ou des UV à vivre sous terre et son métabolisme produisant peu de chaleur est bien plus bas que le nôtre). Miroslav Radman attendait beaucoup de cette étude pour allonger la vie mais il y a bien d'autres pistes, notamment de réduire le stress...

- L'homosexualité est quasi universelle

On connaissait depuis longtemps les relations sexuelles au sein du même genre chez les bonobos, les dauphins ou même les mouches, car de nombreuses études se focalisaient sur ces créatures. On se rend compte maintenant que c'est quasi généralisé ; pas toujours avec la même « intensité » toutefois.

Rien de nouveau mais de quoi confirmer que la "théorie du genre" mise en doute a bien un fondement biologique, du moins la bisexualité, ce qui n'empêche pas que les mécanismes reproductifs vont plutôt contre mais c'est statistique et non pas normatif. Des statistiques semblent d'ailleurs montrer que les femmes actuelles ont plus de tendances homosexuelles que les hommes mais il faut se méfier de ces interprétations hâtives.

- Des lémuriennes nymphomanes

Les lémuriens, c'est un peu de notre famille, raison pour laquelle on se scandalise du fait que des lémuriennes dominantes en redemandent et multiplient les partenaires, témoignant de la jouissance qu'elles y trouvent. On s'interroge sur la raison évolutionniste mais, à l'évidence on maximise ainsi les chances d'être fécondé.

- Pour que certains neurones travaillent d’autres doivent s’éteindre

Pour que le cerveau puisse fixer son attention sur un objet un groupe de neurones doit être « éteint ». Ce réseau perturbe la mise en route d'autres neurones spécialisés quand il n'est pas suffisamment désactivé.

Le « réseau par défaut » est un composé de plusieurs régions cérébrales communément appelé ainsi parce qu’il a longtemps semblé s’activer quand le cerveau n’a pas de tache cognitive particulière à réaliser. Depuis sa découverte il a été largement étudié et les spécialistes qu’il est impliqué dans diverses activités introspectives comme l’évocation de souvenirs, la perception de soi ou l’imagination.

La neuroimagerie a montré que ce réseau devait se désactiver pour que le cerveau puisse accomplir des tâches actives.

Le cerveau est bien constitué d'aires spécialisées qui se focalisent sur une tâche, ce qui nécessite d'inhiber le reste, c'est-à-dire le "réseau par défaut" ou bruit de fond qui a un rôle dans le renforcement des connexions, leur entretien. La capacité réflexive dépend de la capacité à ne pas céder au réflexe immédiat, comme on l'a vu plus haut, mais le mécanisme de l'inhibition conditionnelle est bien à la base de la cognition, dès l'expression de l'ADN par désinhibition.

Signalons qu'on observe des interruptions de toute activité électrique chez les pieuvres, contrairement aux vertébrés et qu'un scanner cérébral sur smartphone permet de voir les parties du cerveau qu'on utilise.

- Ce sont les neurones miroirs qui font notre humanité

Vilayanur Ramachandran, Le cerveau fait de l'esprit, Dunod

Ramachandran propose dans ce livre une réflexion sur ce qui distingue l'humain. S'appuyant sur les conceptions traditionnelles, parfois très anciennes, du « propre de l'Homme » (le langage articulé, le rire, le raisonnement abstrait, la conscience de la mort, etc.), il les introduit par la description de cas cliniques rencontrés dans sa carrière et caractérisés par l'altération de ce trait, pour discuter enfin de leurs fondements neurophysiologiques.

Le fil conducteur de ce livre est l'idée que le développement des réseaux de neurones miroirs (actifs lorsque le sujet imite le comportement observé chez autrui) constitue le fondement biologique de l'humanisation, qui serait donc une rupture brutale plutôt qu'un continuum allant des primates à l'humain.

Il me semblait pourtant que les neurones miroirs ne nous étaient pas spécifiques, ayant été découverts chez les singes ? Il se peut que leur rôle soit amplifié chez nous mais on a vu qu'ils peuvent faire preuve d'humanité aussi. Le rire ne nous caractérise pas non plus, seulement le langage narratif qui est effectivement un saut radical et favorise incontestablement la socialité, l'identification à l'interlocuteur et la suggestion. Reste que la faculté de sympathie et de compassion est bien ressentie comme constituant premier de notre humanité à nous relier aux autres, part de notre nature qui a été extirpée de l'homo oeconomicus alors qu'on juge bien un homme à l'humanité dont il fait preuve. Comme pour les autres facultés qui nous caractérisent, on en trouve les ébauches chez les animaux qui nous sont les plus proches mais sans commune mesure avec le développement que les humains leur donne (Lorenz l'avait déjà souligné).

Une nouvelle étude vient d'ailleurs d'observer notre sensibilité à la douleur d'autrui que nous ressentons dans notre corps (notre chaire), de même l'imagerie médicale montre que notre cerveau réagit de la même manière, à l'intensité près, lorsque la peau du corps est caressée que lorsque nous voyons la peau d'un autre caressée ! Cela montre notre potentiel d'empathie. Une autre étude montre une plus grande propension à la collaboration chez les enfants que chez les chimpanzés.

L'homme est incontestablement un animal social, homo sapiens se caractérise même par des groupes plus étendus que les autres espèces humaines qu'il a supplanté ("nous sommes nombreux"). Cela pourrait donc être un caractère tardif (pas la socialité mais son intensification) qu'on pourrait voir comme une conséquence du langage narratif. En tout cas notre être est biologiquement connecté à l'extériorité, à l'image du semblable comme au pouvoir des mots, être non seulement social mais culturel. Aimer son prochain comme soi-même, le reconnaître comme un autre soi-même, avoir besoin de sa reconnaissance, cette structure essentielle au langage de l'intersubjectivité avec l'interlocuteur se trouve donc inscrite génétiquement mais plutôt qu'une caractéristique singulière, il vaudrait mieux y voir le réel de la pression cognitive et la condition de la conscience de soi. En tout cas, on sait que le développement des capacités cérébrales est une caractéristique des animaux grégaires, notamment par sélection sexuelle, mais ce sont bien ces capacités qui procurent ensuite une supériorité à l'espèce.

Impossible de séparer l'affectif ou le social du cognitif. Ce n'est pas une raison pour en avoir une conception trop unilatérale comme si l'empathie excluait l'agressivité, la rivalité, la jalousie (et le nourrisson blêmit à voir un autre téter au sein de sa mère), comme si l'amour excluait la haine enfin. La solidarité, c'est aussi la guerre, c'est d'ailleurs là que les capacités de collaboration avec des inconnus ont été d'abord mises en évidence. De même, le fait d'être un être social n'empêche pas de goûter la solitude mais il est sûr qu'à ne voir personne pendant trop longtemps, on peut perdre la tête et la raison. La présence des autres nous recadre, faisant exister un monde qui n'est pourtant fait que de mots, ou presque. En même temps, nous avons besoin d'espace et d'autonomie, de séparation. Notre intelligence nous vient des autres par un long apprentissage et pourtant rien de pire que la pensée de groupe bloquant tout esprit critique et nourrissant le fanatisme le plus aveugle...

- Les bases neuronales des interactions sociales

Jusqu'à présent, seuls les phénomènes de perception sociale et de théorie de l'esprit ont été analysés de près par imagerie cérébrale fonctionnelle, car il est très difficile d'étudier de façon expérimentale les processus en jeu lors d'interactions sociales qui impliquent des échanges dynamiques, spontanés et régulés entre deux agents sociaux autonomes. Les chercheurs du Centre émotion du CNRS et leurs collaborateurs sont cependant parvenus à mettre au point un dispositif expérimental permettant d'évaluer, dans un environnement d'imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionnelle, l'activité cérébrale mise en jeu lors d'une interaction sociale.

Ce dispositif, qui comprend notamment une double vidéo et une caméra compatible avec l'IRM, a été testé dans une situation où un expérimentateur et un sujet volontaire interagissent à partir d'une tâche d'imitation de gestes simples de la main et du poignet. Les résultats montrent que des réseaux cérébraux complexes sont engagés lors d'une interaction avec autrui et en particulier les régions du système neuronal miroir (cortex préfrontal inférieur et pariétal postérieur) et les régions du réseau du mode par défaut (cortex préfrontal médian et cortex cingulaire postérieur). Dans une précédente étude, les chercheurs ont déjà mis en évidence que les régions médianes du réseau du mode par défaut, et plus spécialement la région préfrontale interne, s'activent lorsque le sujet est focalisé sur lui-même. Ils démontrent maintenant que ces régions se désengagent en situation d'interaction, facilitant ainsi la connexion et les échanges avec autrui.

La "théorie de l'esprit" est le niveau supérieur prenant appui sur les neurones miroirs pour ressentir ce que pense l'autre mais pour cela, il faut arrêter de penser à soi afin de pouvoir se projeter dans l'autre.

- Les bases neuronales de l'hypnose

Voir aussi Sur-la-toile. La vidéo n'est pas très intéressante montrant seulement que le regard change sous hypnose, sans battements de paupières. La personne hypnotisée se met en position de recevoir ses ordres de l'extérieur, ce qui se traduit, au niveau cérébral par la déconnexion du lobe frontal qui est celui de la motivation mais aussi du clignement des yeux !

Cette capacité à se zombifier et se mettre sous la coupe d'un autre est très troublante, une sorte de soumission biologiquement programmée bien qu'elle soit sans doute liée au langage et qu'on retrouve dans les phénomènes de foule, comme Freud l'a montré, et que nous avons toujours incorporée sans avoir besoin de toute la technologie moderne de contrôle. Contrairement à ce qu'on croit habituellement, 1984 n'est pas notre avenir mais notre passé, notamment celui de 1948 en URSS dont le livre n'est qu'une allégorie, mais l'hypnose des foules commence bien avant dont nous ne sommes pas sorti, les religions et les médias en témoignent, sans pour autant être pire qu'avant comme le répètent les vieux réactionnaires.

- Le QI fluctue avec l'âge

On s'en serait douté...

- Production de masse de pierres tailles il y a 400 000 ans

Des chercheurs israéliens ont découvert, dans une grotte située près de Tel-Aviv, des lames de pierre vieilles de 2 à 400.000 ans, produites ‘en série’, selon une technologie jusqu’ici connue pour des périodes beaucoup moins anciennes.

Il s’agit de plusieurs milliers de lames, présentant un vif tranchant d’un côté et un bord ‘doux’, propice à la prise en main, de l’autre. Soigneusement sélectionnées et prélevées par les artisans paléolithiques, les pierres servant de matière première ont été taillées avec une grande science (précision des coups portés, connaissance des modes de fracturation de la pierre), de façon systématique, avec un grand sens de la planification.

Bien que des tranchants plus anciens aient déjà été découverts en Afrique, les archéologues israéliens estiment que ceux de Qesem se distinguent par la sophistication de la technologie mise en œuvre, en une véritable ‘production de masse’. Une caractéristique généralement associée à l’émergence du véritable homme moderne, il y a quelque 40.000 ans.


- Neandertal: un chasseur-pêcheur complet

La pratique de la chasse de petits gibiers et de la pêche par l’homme de Neandertal remonte à au moins 250 000 ans, révèlent de nouvelles fouilles.

Voir aussi Techno-Science. On ne peut pas dire que ce soit vraiment une découverte, plutôt une confirmation mais qui n'empêche pas une plus grande spécialisation dans la chasse aux gros mammifères.

- Une fabrique de pigments de 100 000 ans

En 2008, des vestiges d'outils et des coquilles de mollusques recouverts de pigments rouges ont été découverts dans la grotte de Blombos, en Afrique du Sud, enfouis dans une couche sédimentaire daté de 100 000 ans (voir la galerie photo). Ils représentent les traces d’un atelier d’artiste préhistorique jonché de marteaux et de meules, dans lequel les premiers hommes fabriquaient et stockaient de l’ocre, sous forme de pâte colorante rouge, l’un des premiers pigments connus.

Dans la revue Nature, les chercheurs sont parvenus à reconstituer la recette mise en œuvre par les hommes préhistoriques pour fabriquer leur pigment. Ils ont notamment mis en évidence l'utilisation délibérée de trois types de roches riches en deux minéraux, l'hématite et la goethite, des oxydes de fer parmi les plus répandus.

Les hommes préhistoriques obtenaient le pigment en débitant puis en broyant ces roches, ou en les abrasant contre des meules en quartzite. La découverte de fragments d'os spongieux suggère également que de la moelle osseuse devait être utilisée comme liant.

Voir aussi Techno-Science. Ces peintures devaient être destinées d'abord à se grimer, soit pour la guerre, soit pour des rites mais devaient servir aussi pour les sépultures. Il est difficile de penser qu'ils étaient dépourvus de langage narratif pour se lancer dans une telle industrie mais ce n'est pas absolument impossible de même que les recettes de cuisine nécessitent l'imitation d'un tour de main plus que la description de la recette.

- Il y a eu 2 sorties d'Afrique

Ce n'est pas vraiment nouveau mais l'analyse ADN d'un cheveux d'Aborigène australien confirme qu'il y aurait eu au moins 2 sorties d'Afrique alors que d'autres analyses montrent qu'il y a eu des croisements avec Erectus, pas seulement en Afrique et à plusieurs reprises avec l'homme de Denisova surtout en Asie du sud-est.

Cette première sortie d'Afrique remonterait à 60.000 ans. Quant aux peuples d'Asie et d'Océanie, ils seraient, dans ce scénario, tous issus d'une même migration remontant au maximum à 38.000 ans.

Stringer a étudié un crâne trouvé en 1965 au Nigeria, sur un site nommé Iwo Eleru. Ce crâne présente un aspect archaïque mais n'est pas âgé de plus de 13.000 ans.

Michael Hammer, cité par Science, affirme: «La charge de la preuve est désormais à ceux qui affirment qu'il y a eu un remplacement complet [des hommes anciens par les modernes]. Il y a seulement deux ans, c'était l'inverse.»

En fait, il y aurait eu des vagues continues d'émigration à l'occasion d'un réchauffement, il y a un peu plus de 40 000 ans, mais les populations trop au nord, y compris la Grande-Bretagne, n'auraient pas survécu au retour de la glaciation. Voir aussi Techno-Sciences et Sciences et Avenir.

- Toutes les langues viennent du latin

Non, bien sûr mais une étude généalogique semble établir que la langue mère (située un peu avant 50 000 ans) était de la forme sujet-objet-verbe et non pas sujet-verbe-objet, structure plus récente.

- Un chien enterré avec un os entre les mâchoires

L'époque de la domestication du chien par l'Homme est un sujet de débat. Une étude confirme qu'elle date probablement d'environ 30.000 ans. Des ossements retrouvés en République tchèque – un crâne de chien dans la mâchoire duquel a été glissé un os de mammouth – montrent que les chiens faisaient déjà l'objet de rites funéraires.

Ce rituel était une sorte d’offrande visant à accompagner l’animal dans le monde des morts. Un traitement normalement réservé aux humains bien qu’il ait été observé chez des chiens chasseurs en Sibérie.

Autre indice : les scientifiques ont observé des perforations dans les crânes de plusieurs canidés. Elles pourraient être le signe d'un rite pratiqué par les humains, visant à libérer l’âme du corps de l’animal.

C'est important car je pense que la domestication d'un animal a sûrement eu des répercussions majeures sur la représentation de soi, l'éducation et l'organisation sociale, pas seulement mais d'abord en marquant la différence entre l'homme et l'animal (même déniée par ces rites humanisants), différence qui sera projetée ensuite entre les hommes et les dieux.

- La mortalité de la peste noire due aux conditions sociales

Les scientifiques sont très satisfaits d'avoir décodé le génome complet d'une maladie vieille de 700 ans, récupérés sur des squelettes de l'époque.

On vient de trouver grâce à cette étude génétique que le germe qui avait provoqué une des plus grandes pandémies de notre histoire est quasiment identique à celui que l'on peut retrouver aujourd'hui. Le germe n'était d'ailleurs pas si mortel que cela ; ce sont les circonstances de l'époque qui ont favorisé la pandémie et sa mortalité.

Le climat était très froid, la guerre généralisée, la famine omniprésente, la vie citadine devenait un cloaque...

Voir aussi Futura-Sciences. Il est certain que la principale raison de la pandémie était la surpopulation (ce que Pierre Chaunu appelait "le monde plein" qui mettait presque toutes les populations en contact en réduisant l'isolation des villages), situation comparable à la nôtre avec en plus la rapidité des échanges mais aussi des antibiotiques bien supérieurs à la médecine de l'époque. Un peu comme la grippe espagnole, c'est surtout l'état des populations qui a rendu cette pandémie aussi mortelle. Cependant, en éliminant 30% de la population, voire plus de 50% localement, la peste noire a sélectionné les plus résistants et donc modifié notre ADN. Il ne faudrait donc pas sous-estimer la virulence de cette peste bubonique qui a toujours fait des ravages sur les populations qui étaient en contact pour la première fois avec elle. Ainsi, une armée assyrienne qui voulait attaquer l'Egypte avait été décimée par cette peste (d'origine égyptienne) après que leur camp ait été envahi par des rats contaminés. Une statue du pharaon de l'époque tenant un rat dans sa main célèbre cet épisode.

- 80% d'optimistes

C'est une contrainte biologique, ce qui veut dire aussi que c'est le pessimiste qui a souvent raison mais ce n'est pas viable de porter toute la misère du monde, la bonne santé se suffit de jouir de l'instant en refoulant le négatif (le cerveau bloque les mauvaises nouvelles) ce qui devrait mener à l'échec car il fera inévitablement retour même s'il est moins terrible que n'imagine le pessimiste... En tout cas, l'énergie vitale et la volonté de vivre nous sont bien donnés par la biologie et non par des raisonnements !


- Se laver déculpabilise

En fait, je trouve que c'est n'importe quoi ces études bidon sur ce qu'on savait depuis Ponce Pilate au moins mais on voit dans Macbeth que cela ne suffit pas toujours, en tout cas on se sentirait moins coupable quand on est propre, lavé de ses péchés. Cela m'évoque une phrase de Claude Guillon qui m'avait frappé disant que, certains matins, lorsqu'on est rasé de frais, on peut avoir l'impression qu'on ne doit rien à personne.

- Vers le clonage humain

En fait il s'agit juste du transfert du noyau d'une cellule de la peau dans un ovule dont on n'avait pas retiré l'ADN, et donc d'une cellule avec trois jeux de chromosomes mais qui montre qu'un ADN spécialisé peut se déspécialiser.


Santé


génétique, traitements, nutrition, hygiène

- Rajeunir des cellules

Si les cellules normales, dans les tissus, vieillissent, c'est parce que le télomère, qui protège l’ADN, s’abîme à chaque division cellulaire. Or celui des cellules souches adultes reste intact. Afin de découvrir le mécanisme de vieillissement des cellules souches animales, les scientifiques ont comparé le matériel génétique d’une jeune cellule souche adulte à celui d’une cellule souche adulte d’un même organisme ayant subi artificiellement de nombreuses réplications, ce qui simule le vieillissement.

Les chercheurs se sont rendu compte que ce qui diffère, c’est la capacité à se débarrasser des réplicats de rétrotransposon, des morceaux d’ADN non codant qui se répliquent de façon apparemment intempestive et s’insèrent dans le matériel génétique de la cellule. Tandis que les jeunes cellules souches adultes sont capables de se débarrasser de ce matériel en surplus, les vieilles en sont incapables.

« En supprimant l’accumulation des réplicats toxiques provenant des rétrotransposons, nous avons réussi à inverser le processus de vieillissement des cellules souches adultes en culture » indique d’ailleurs Victoria Lunyak sur le site de son laboratoire. Ainsi, il est possible de rendre toute sa jeunesse à une cellule souche mais surtout sa pluripotence.

On pourrait même régénérer des cellules souches de centenaires et leur ré-inoculer (voir aussi Futura-Sciences et Sciences et Avenir). On vient justement de vérifier que la présence de vieilles cellules qui ne se divisent plus a un effet délétère sur les tissus environnants et que forcer ces vieilles cellules au suicide a un effet très bénéfique (voir aussi la bbc).

- La thérapie génique avec des cellules souches

Pour la première fois, des cellules souches adultes appelées iPS (Induced pluripotent stem cells pour cellules souches pluripotentes induites), produites à partir de cellules de patients atteints d’une maladie du foie, ont pu être génétiquement corrigées puis différenciées en cellules hépatiques pour participer à une régénération du foie dans un modèle animal.

- L'immortalité provoquerait la disparition de l'espèce

Au stade initial, l’immortalité avait l’avantage. Cependant, en ajoutant des paramètres extérieurs supplémentaires, l’avantage de la population vieillissante devenait de plus en plus évident. Comme l’a prouvé la simulation, les immortels sont voués à l’extinction.

Au final, comme l’a prouvé la simulation, le vieillissement de l’organisme, qui survient lorsque les cellules ne peuvent plus pleinement remplir leurs fonctions, peut être même considéré comme un résultat de l’évolution assurant la survie de l’homme en tant qu’espèce biologique, de même que celle des autres espèces sur Terre.

On peut trouver ces déductions très contestables mais la décroissance prévue de la population signifie aussi que, pour la première fois, il y aura plus de vieux que de jeunes sur la Terre à partir de 2050. Nous sommes au temps de la dernière jeunesse peut-être...

- Alzheimer, contagieux ?

On avait déjà évoqué cette possibilité que l'Alzheimer soit contagieux un peu comme les maladies à prions. Cette contagion provoquerait au moins des "cas sporadiques de maladies d'Alzheimer" (dans 90% des cas).

Sinon, la maladie serait liée au cholestérol.

- Le gène du suicide

Des chercheurs ont repris les résultats de 11 études antérieures concernant 3352 personnes (dont 1202 avaient un comportement suicidaire) et ont ajouté leurs propres études concernant des schizophrènes. Ils ont confirmé que, parmi les personnes qui ont un diagnostic psychiatrique, celles qui présentent de la variation « méthionine » (ou « Met » pour les intimes, il s'agit d'un acide aminé) du gène BDNF ont un plus grand risque d'avoir un comportement suicidaire. Environ 90 % des gens qui se sont vraiment tués avaient un problème mental comme schizophrénie, dépression, désordre bipolaire (maniaco-dépressif) ou des problèmes d'humeur instable.

Bien sûr, ce n'est qu'un aspect d'une question tout autant sociologique comme Durkheim l'avait montré mais il semble bien qu'il y ait des bases biologiques au suicide qui fait partie comme le rire des caractéristiques de l'homme bien qu'on en trouve là aussi quelques exemples chez des animaux.

- Le gène de l'autisme

En 2007, Michael Wigler, du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL), avait constaté que certains enfants autistes ont une petite partie de certains gènes sur le chromosome 16 qui sont effacés. Cette partie affecte 27 gènes dans une région du génome appelée 16p11.2.

Les souris génétiquement manipulées pour créer la même anomalie dans la partie du chromosome 16p11.2, à savoir l'amputation du groupe de gènes correspondant chez les humains, a provoqué une variété de comportements ressemblant cliniquement à l'autisme chez les humains.

Ces souris avaient un grand nombre de comportements caractéristiques de l'autisme : l'hyperactivité, des difficultés d'adaptation à un nouvel environnement, des déficits de sommeil et des comportements répétitifs, indique le chercheur.

Le risque d'autisme serait cependant augmenté pour les prématurés, il n'y a donc pas seulement les gènes (et d'ailleurs plusieurs formes d'autisme).

- L'ADN affecté par la précarité de l'enfance

Les chercheurs ont découvert des différences marquées dans la méthylation des gènes entre les sujets ayant grandi au sein d'une famille aux conditions de vie très bonnes et ceux ayant connu des conditions très précaires. Plus du double des variations dans la méthylation étaient associées à l'effet combiné de la situation économique, des conditions de logement et du travail des parents (c'est-à-dire aux conditions vécues au début de leur éducation), plutôt qu'aux conditions socioéconomiques à l'âge adulte (1 252 variations, comparativement à 545).

Ces données pourraient fournir des preuves importantes des raisons pour lesquelles les troubles de santé associés à une situation économique précaire peuvent perdurer la vie durant, malgré l'amélioration des conditions de vie par la suite.

"Les maladies adultes déjà associées aux inconvénients subis pendant la petite enfance comprennent la maladie coronarienne, le diabète de type 2 et les troubles respiratoires".

C'est aussi la preuve d'une adaptation épigénétique de l'ADN à son milieu.


- Bloquer l'autophagie pour combattre certains cancers

Toutes les cellules de notre organisme utilisent un système appelé autophagie capable d'éliminer et de remplacer continuellement des composants cellulaires. Ce phénomène est impliqué dans le maintien de l'homéostasie et joue un rôle prépondérant dans l'immunité en éliminant certains pathogènes intracellulaires. Littéralement le mot autophagie signifie "manger soi-même" et l'activité autophagique est couramment augmentée dans plusieurs cancers fournissant aux cellules cancéreuses un avantage physiologique sur les autres cellules en les rendant même résistantes aux traitements.

La découverte d'une petite molécule appelée microARN-101 trouvée naturellement dans les cellules humaines va peut-être changer la donne. Ce microARN-101 peut limiter l'expression de certains gènes et donc inhiber l'autophagie dans les cellules cancéreuses. Cette molécule est absente dans les cancers du foie, de la prostate et du sein.

Cela pourrait ne pas être sans conséquences car le Parkinson et l'Alzheimer pourraient être dues à un manque d'autophagie qui causerait l'accumulation de protéines défectueuses au lieu de les éliminer.

- Les chèvres pourraient transmettre une forme rare de cancer

Une équipe de l'Inra a mené une étude sur le cancer bronchioloalvéolaire, une forme rare de cancer du poumon. D'après les résultats de l'étude, cette maladie pourrait se transmettre entre ovins et caprins, puis de caprins à l'Homme, par un rétrovirus.


- Le superbrocoli contre les cancers, en vente en Angleterre

Un brocoli anticancer a débarqué dans les supermarchés d'Angleterre. Développé par des chercheurs anglais, ce superbrocoli renferme deux à trois fois plus de glucoraphanine, un composé naturellement présent dans de nombreux crucifères, et qui serait bénéfique dans la prévention de certains cancers.

Les légumes verts comme le brocoli sont aussi indispensables pour les cellules immunitaires de l'intestin.

- L'aspirine contre le cancer

Une aspirine par jour fait baisser le risque de cancer du colon de 63% et d'autres cancers de 54%, probablement par réduction de l'inflammation (bloquant Cox-2) mais aussi en stimulant d'apoptose des cellules cancéreuses. Il y a certes des risques d'hémorragie à prendre en compte mais qu'il ne faut pas surévaluer non plus. Les fraises aussi sont un anti-inflammatoire protégeant non seulement du Parkinson mais aussi les muqueuses, notamment de l'alcool et des ulcères à l'estomac. New Scientist préconise la prise de tamoxifen en plus de l'aspirine mais en France, il est impossible d'en avoir sans cancer du sein déclaré ! On pourrait prendre de la chrysine à la place, sauf qu'on n'y a pas plus accès ici...

- Un anti-cancéreux contre la fatigue chronique

Le Rituximab agit en détruisant les globules blancs qui fabriquent des anticorps, appelés cellules B.

En fait, si le traitement se révèle efficace, cela expliquerait la fatigue chronique comme maladie auto-immune mais ce symptôme recouvre sans doute plusieurs causes. Il faut quand même 3 à 8 mois pour voir les symptômes régresser avec les anticorps fabriqués par les cellules B dirigés contre son propre corps.

- Les gens à la peau pâle auraient besoin de pilules de vitamine D

Des chercheurs anglais travaillant sur les cancers suggèrent que les personnes qui ont une peau très blanche soient difficilement capables de passer beaucoup de temps afin d'obtenir la quantité nécessaire de vitamine D pour le corps ; ils « grillent » avant. L'étude suggère aussi que les patients qui ont un mélanome ont aussi besoin de vitamine D.

- Qui a besoin de suppléments ?

Les experts insistent sur le fait que pour la plupart des gens, un régime équilibré ainsi qu'un peu de soleil pour synthétiser la vitamine D sont suffisants. Les compléments alimentaires devraient n'être utilisés que par certains groupes ciblés, notamment les personnes âgées, les femmes enceintes ou souhaitant l'être prochainement, et les enfants de 6 mois à 5 ans.

Voir aussi Sciences et Avenir. A part la prise de zinc, la plupart des suppléments sont considérés comme inutiles voire dangereux (surtout le fer) mais c'est juste qu'on les prend en aveugle car beaucoup ont des déficits en vitamines B ou D, il faudrait simplement les doser et ne pas prendre n'importe quoi mais s'il est prouvé désormais qu'un excès d'anti-oxydants est nuisible, contrairement à ce qu'on a pu penser, leur carence l'est tout autant ! Ces études statistiques ont quand même trop de biais, en plus d'être trop générales, ceux qui prennent des suppléments étant majoritairement ceux qui ne vont déjà pas bien.

- Les probiotiques efficaces ?

Tout le monde se moque des "alicaments" sensés n'être qu'une invention publicitaire mais ce n'est pas si sûr, la nourriture est bien la troisième médecine. La question est de savoir si les probiotiques modifient vraiment notre flore intestinale, ce qui était contesté jusqu'alors. La polémique n'est pas éteinte pour autant car si des changements sont effectivement attestés, ils sont considérés par Sciences et Avenir comme infinitésimaux...

En effet, la consommation régulière de ces yaourts modifierait l'équilibre de la flore intestinale en faveur de bactéries bénéfiques pour la santé.

Une autre étude montre que les probiotiques diminueraient l'obésité en améliorant la sensibilité à la leptine, ce qui semble contradictoire avec des études plus anciennes qui avaient montré que ces probiotiques améliorant l'assimilation rendaient des poulets obèses (et très grands).

- La moutarde, un anabolisant

Un composé retrouvé dans certaines plantes telle que la moutarde produit un effet anabolisant, augmente l'appétit, la masse musculaire ainsi que le nombre et la taille des fibres musculaires lorsque celui-ci accompagne l'alimentation chez le rat. Ce composé est appelé homobrassinolide et la réponse à celui-ci est donc identique à celle retrouvée pour les stéroïdes anabolisants.

Enfin, la capacité de l'homobrassinolide à restaurer des tissus dépendants des composés androgènes a été mesurée après déprivation en ces mêmes composés à la suite de la castration des rats. Les résultats indiquent une augmentation des performances physiques de l'animal ainsi qu'une augmentation du nombre et de la taille des fibres musculaires suggérant à nouveau leur ressemblance avec les hormones stéroïdiennes.

- Le chocolat contre les AVC

Au cours de l'étude, le groupe ayant consommé le plus de chocolat (environ 65 g par semaine) enregistrait le plus de bienfaits, et réduisait son risque d'attaque cérébrale de 20 %.

Une étude précédente montrait que les aliments riches en cacao pouvaient améliorer le flux sanguin et réduire la pression artérielle, grâce à la présence d'antioxydants.

Une autre étude avait montré que sur 100.000 patients, souffrant ou non de troubles cardiovasculaires, les personnes qui consommaient le plus de chocolat réduisaient leur maladie de 37 %.

Mais il ne faut pas trop s'emballer car ces bonnes molécules se trouvent dans le cacao amer et non dans les graisses et autres sucres souvent ajoutés au chocolat pur. Il est donc fortement recommandé d'opter pour du chocolat noir de bonne qualité.

En fait le café aussi pourrait prévenir les AVC. Sinon, on avait vu le mois dernier que le chocolat était bon pour les muscles mais si on lui attribue de nombreuses vertus, les études pour le démontrer sont assez contestables, voire fantaisistes.

- Une protéine contre les virus

Lors d’une infection, RIG-I reconnait le matériel génétique des virus - en particulier l’ARN - et commande alors la production d’interférons, messagers défensifs clés de la lutte contre les virus, à la cellule. Les interférons sont ensuite détectés par les cellules voisines, où des centaines de gènes impliqués dans la lutte contre l’infection sont alors activés.

Comment RIG-1 commande-t-elle cette production d’interféron. Tout est question de configuration spatiale. En l’absence de pathogène, seule la partie dédiée à la reconnaissance d’ARN étranger est accessible, lorsque RIG-I détecte la présence d’ARN viral, elle change de forme pour dévoiler ses domaines de signalisation qui déclenchent la chaîne de réaction aboutissant à la production d’interféron.

- Alpha v Béta 6 contre les maladies auto-immunes

Des chercheurs ont découvert une molécule nommée « Alpha v Béta 6 » qui fait normalement en sorte que notre système immunitaire ne parte en roue libre lorsque la nourriture passe à travers notre corps. Cela pourrait être la clé pour les traitements de toutes les maladies de type auto-immunes.

Des scientifiques ont fait cette découverte grâce à des souris : ils ont remarqué que les souris sécrètent de l'alphavbeta6 lorsque de la nourriture était ingérée. Le corps produisait alors des cellules qui toléraient cette nourriture (afin que le moindre aliment ingéré ne leur déclenche pas de gros boutons et autres plaques rouges et dérèglements).

- Une pilule pour éviter le grisonnement

Basée sur un extrait de fruit secret, la pilule en question serait conçue comme une sorte de complément alimentaire.

- Première greffe d'utérus réussie en Turquie

- Des prothèses avec le sens du toucher

Des singes ont appris à contrôler une manette dotée d'une rétroaction sur leur cerveau dans la partie du cortex responsable du sens du toucher. Ils ont ensuite contrôlé une main virtuelle juste par la pensée mais toujours avec cette rétroaction.


- Taper sur son smartphone fait mal à la nuque et au dos

Les blogueurs et différents médias se font l'écho depuis quelques jours d'une nouvelle épidémie qui touche uniquement les technophiles : le text neck, des douleurs de nuque causées par l'utilisation d'appareils mobiles.

- Les ondes arrêtent le métabolisme du glucose

Une étude finlandaise utilisant l'imagerie médicale a récemment montré que le champ électromagnétique des appareils téléphoniques mobiles (portables, mais a priori aussi, les téléphones portatifs à la maison...) supprime le métabolisme du glucose dans les régions du cerveau qui se retrouvent proches de l'antenne.

- L'explosion des addictions chez les plus de 50 ans

En Europe et en Amérique du Nord, la surconsommation de substances légales en vente libre (tabac, alcool et certains médicaments) ou sur ordonnance (antidépresseur, anxiolytiques, sédatifs, hypnotiques, myorelaxants) est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur chez les personnes âgées. Une étude récente indique par exemple que le nombre de personnes de plus de 50 ans vivant avec une dépendance pourrait doubler entre 2000 et 2020.

L’abus de médicaments ou d’alcool est à l’origine de plusieurs pathologies associées : chutes fréquentes, changements dans les habitudes alimentaires, perte de poids, irritabilité et agitation.

La recherche montre «que le sevrage accompagné des personnes âgées produit des résultats semblables, et parfois supérieurs, que chez des personnes plus jeunes.»

Il semblerait que les récessions économiques pousseraient les cocaïnomanes à passer aux injections pour des raisons de coût, l'injection nécessitant moins de produit !

- Krokodil, une nouvelle drogue qui mène à l'amputation

La drogue "KroKodil" s'est répandue de plus en plus auprès des jeunes russes, pour la plupart issus des classes défavorisées, qui trouvent en cette drogue des effets dix fois supérieurs à l'héroïne à un coût trois fois moindre. Selon les premières analyses, ce composant créé à partir d'un mélange d'héroïne, d'essence, de diluant de peinture et de...codéine, peut être fatal dès sa première injection. Ou ne laisserait à ses consommateurs que trois ans à vivre. Au mieux.

Présentant l'aspect d'une pâte épaisse, obtenue après combustion, la "KroKodil" provoque des ravages incurables qui conduisent à l'amputation du membre meurtri. Le nom de cette drogue est tiré de ses effets dévastateurs, comparables aux morsures d'un crocodile. L'épiderme du consommateur est rongé, troué, à l'instar des os, et répend une odeur nauséabonde. Face à ce fléau, le gouvernement Russe a montré son impuissance et les centres de désintoxications manquent. A ce jour, près d'un million de Russes en seraient assidus.

Par contre, le modafinil (un anti-fatigue non amphétaminique) améliorerait les performances des médecins, entre autres...


Technologie


biotechnologies, nanotechnologies, énergie, informatique, robotique

- Une boîte de Pétri wifi

Un nouveau prototype de boîte de Pétri permet d'en avoir une image et de l'envoyer à un ordinateur portable, le tout depuis l'intérieur d'un incubateur. Le prototype, baptisé ePetri, a été créée à partir de briques de Lego et d'un capteur d'image de téléphone cellulaire.


- Un plastique qui s'auto-répare sans colle

"Ils utilisent la chimie supramoléculaire, qui exploite certaines des leçons que nous avons appris sur la façon dont les protéines se lient ensemble en biologie".

Le nouveau plastique, qui a été appelé Supra B, tire profit d'une sorte de liaison qui donne à l'eau sa viscosité et sa tension de surface. Connue sous le nom de liaison hydrogène, elle utilise l'attraction entre les atomes d'hydrogène et d'autres atomes comme l'oxygène ou l'azote.

Avec Supra B, les scientifiques ont réussi à quadrupler le nombre de liaisons hydrogène entre les molécules de plastique, de sorte qu'elles sont plus solides que d'autres formes de plastique, mais ne nécessitent aucune réaction chimique pour les coller ensemble.

Cela fait un moment qu'on en parle.

- Des matériaux auto-réplicants à base d'ADN

Bien que leur méthode ait actuellement besoin de cycles de traitement multiples et n’atteigne pas une efficacité permettant une auto-réplication exponentielle comme le ferait une machine de Neumann idéale, les auteurs estiment qu'il devrait être possible d'améliorer la procédure pour augmenter le rendement de fabrication. Grâce aux propriétés de façonnage de l’ADN, l’étude présentée ouvre la voie vers l'élaboration de matériaux pouvant se dupliquer selon une large variété de modèles et de fonctions.

C'est un thème récurrent et il semble qu'on ne soit pas encore dans l'opérationnel, on progresse simplement dans cette voie. On peut utiliser aussi des virus qui s'auto-assemblent pour obtenir divers propriétés ou couleurs.

- Un automate cellulaire massivement parallèle

Grâce aux propriétés de la molécule 2,3-dichloro-5,6-dicyano-p-benzoquinone (ou DDQ) on pourrait s'en servir comme un automate cellulaire capable d'effectuer des calculs massivement parallèles, un peu comme dans le cerveau (je n'ai pas tout compris, il faudrait se replonger dans Wolfram).

- Des nanocomposants électroniques se reconfigurent à volonté !

Une équipe de chercheurs de la Northwestern University vient de publier un article dans Nature Nanotechnology dans lequel ils annoncent avoir précisément mis au point de nouveaux matériaux à base de silicium et de polymère que l’on peut modifier à volonté. Le résultat, un seul composant électronique pouvant être reconfiguré en transistor, diode ou autre composant électronique sur demande et de façon réversible.

Il s’agit d’une illustration du pouvoir de la nanotechnologie. Des nanoparticules, qui peuvent être différentes, de 5 nanomètres de diamètre, recouvertes d’un matériau contenant des charges positives, constituent un bloc en 3D. Le tout est plongé dans une « mer » d’atomes négativement chargés balançant exactement les charges positives des nanoparticules.

Des courants et des impulsions électriques adéquates peuvent alors modifier la répartition de ces atomes négatifs pour obtenir le composant électronique désiré.

- Des muscles artificiels en nanotubes

Sous l'action d'un courant électrique, les nanotubes vrillent 1000 fois plus que les autres matériaux ce qui contracte les nanotubes un peut comme les cellules musculaires mais avec une force bien plus grande. Cette propriété pourrait être à la base de nouveaux types de moteurs électriques.


- Des diodes imprimés à la place des lampes

D'abord de minuscules diodes en nitrure de gallium sont produites très facilement en grand nombre, puis mélangés avec de la résine pour être enfin imprimés par sérigraphie sur une quelconque surface recouverte préalablement d'un film d'argent faisant office de contact électrique, d'une couche de phosphore pour la couleur et d'une couche d'isolant. Les performances sont encore un peu faibles, inférieures aux ampoules basse consommation mais les usages ne sont pas les mêmes.

- Transistors et mémoires imprimés

- Les imprimantes 3D au service du crime

Pour preuve, un membre d’un groupe allemand (Sportsfreunde Der Sperrtechnik – Deutschland eV) a recréé la clé capable d’ouvrir les menottes de la police néerlandaise. Il ne s’est basé que sur une photographie d’un trousseau à même la ceinture d’un agent.


- Le futur de la conception 3D

  1. on commence par choisir un système de production de formes susceptible d’élaborer des objets d’emblée assez complexes : c’est, pour employer l’expression de Jordan Pollack, “l’embryogenèse des machines”.
  2. on applique aux formes ainsi élaborées un processus darwinien de sélection naturelle, dans un monde “virtuel” : cette sélection peut s’effectuer en fonction de contraintes diverses (gravitation, friction, comme dans les expériences de Pollack) ou des choix d’un ou plusieurs observateurs humains (EndlessForms) qui jouent alors le rôle de “jardinier”.
  3. on crée les formes sélectionnées dans le monde réel à l’aide de matériaux simples et d’imprimantes 3D.

Voilà qui pourrait remettre en question le processus industriel actuel, qui implique l’élaboration de spécifications précises de la part d’un créateur ou d’une équipe avant sa création dans le monde réel.

- Des masques 3D à votre image

- Kinect Holodesk pour manipuler la 3D avec les mains

Voir aussi Gizmodo, Futura-Sciences et techno-science. Holodesk des laboratoires Microsoft utilise une variation du Kinect pour déterminer la position de vos mains et visage. Ensuite, vous pouvez vous amuser avec des objets virtuels.

C'est assez impressionnant mais peut-être pas autant que tout ce qu'on pourrait faire avec le kinect :

Microsoft a produit aussi une vidéo Productivity Future Vision avec les produits en développement :

- Recharger un appareil mobile sans fil

L’entreprise lyonnaise Gidophone a développé une borne permettant de recharger par induction en 5 volts les batteries de tous les appareils mobiles (sauf les ordinateurs). Du coup aucun fil n’est nécessaire. Il suffit simplement de placer son terminal dans un casier et d’attendre patiemment qu’il se régénère.


- Le premier smartphone flexible

Cela le rend résistant (lors des chutes par exemple). Mais cette flexibilité est aussi mise à profit pour le contrôler. Ainsi, la flexion vers l’avant effectue un zoom avant sur l’écran. On peut aussi effectuer des commandes sur des photos (zoom…) ou de la musique en jouant sur la flexibilité.

Voir aussi Futura-Sciences et Techno-Science.


- Un téléphone sans haut-parleur

La firme KDDI profite du salon Ceatec (Combined Exhibition of Advanced Technologies) qui se tient en ce moment à Tokyo, pour présenter son invention. Il s'agit d'un téléphone qui a été démuni de haut parleur tout en permettant d'avoir une conversation parfaitement audible. Le secret de la firme pour arriver à ce résultat n'est pas une nouveauté en soi: le téléphone utilise le principe de la conduction osseuse. C'est à dire qu'il emprunte le corps de l'utilisateur pour faire parvenir le son à son oreille interne, au lieu d'utiliser la voie des airs.

Il suffit qu'une partie du corps d'un homme soit en contact avec l'appareil pour qu'il puisse percevoir un son: les vibrations produites par l'appareil empruntent le corps de l'utilisateur en utilisant la conduction osseuse. Ainsi, lorsque la vibration parvient à l'intérieur du crâne, elles font vibrer l'oreille interne et le cerveau est à même d'entendre le son émis.

La démonstration au salon Ceatec est faite par une opératrice qui, équipée d'un casque anti-bruit, communique avec son correspondant en tenant simplement le téléphone dans sa main. Il pourrait tout autant être représenté avec un utilisateur qui écoute de la musique avec son baladeur et des écouteurs, en passant une communication téléphonique.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Un téléphone à reconnaissance faciale

Le visage sert à déverrouiller le téléphone.

- Un jeu qui mêle réel et réalité augmentée

Le jeu est à base d'un petit quadricopter qui vous poursuit, d'une casquette qui vous identifie et d'un téléphone avec lequel on se défend du quadricopter avec des projectiles virtuels...


- Une tablette économe avec un microprocesseur probabibliste

Ces tablettes low-cost ne consomment que 3 Watts.

Il y a aussi une tablette indienne à 26€ ou 44€ avec modem, bien que très lente, voire, pour certains, "inutilisable". Le Bangladesh, lui, lance un portable à 97€ ! Voir aussi la tablette solaire I-Slate à 50$.


- Un écran auto-nettoyant aux UV

Microsoft vient de déposer un brevet pour un système d'écran auto-nettoyant. Il s'agit d'un système de nettoyage automatique par ultraviolets capable de repousser les bactéries et autres germes présents sur les écrans.

Ce principe de destruction de bactéries et de germes par UV est appellé UVGI (UltraViolet Germicidal Irradiation). Microsoft souhaite utiliser ce procédé en intégrant des LED qui envoient des UV en complément des LED déjà présentes permettant le rétro-éclairage de l'appareil.

Ces LED ne seraient pas systématiquement activées. En effet, des capteurs de mouvements pourraient détecter la présence de doigts sur l'écran: à l'approche d'un doigt, le processus de stérilisation serait stoppé, et se ré-activerait automatiquement dès que les doigts ne sont plus en contact avec l'écran.

Nous pouvons dès lors imaginer l'application de ce type de surface tactile dans nombre de domaines, à commencer dans le milieu médical (dans lequel nous luttons sans cesse contre les maladies nosocomiales), mais aussi dans les établissements scolaires, ou encore les distributeurs automatiques de boissons ou de billets.

- Prendre la photo d'abord, viser ensuite

Cet appareil n'a que 2 boutons : marche-arrêt et prise de photos, les photos sont retravaillés après-coup.

Lytro utilise la technologie « Light field », il peut ainsi capter l’intégralité du spectre lumineux d’une scène sur n’importe lequel de ses points dans l’espace. On capture donc un champ de lumière non plus un seul et unique plan.

Pour réussir cette prouesse Lytro est équipé d’un capteur photo tout ce qu’il y a de plus classique seulement il est surmonté d’une multitude de microlentilles. Chaque rayon de lumière est capturé par un lot de photodiodes et non pas une seul. La conséquence qui en découle est l’apparition d’une troisième dimension prenant en compte, la profondeur, la direction, les angles.

Toute mise au point manuelle devient dès lors inutile. L’appareil enregistre toutes les données et définit le point de convergence de chaque rayon. Ensuite, il est mesure de simuler un décalage en avant ou en arrière soit de faire une mise au point une fois une photo prise. Résultat, il est possible de travailler le focus et la profondeur de champ sur une photo non pas au moment de la prise de vue mais après via un ordinateur.

Voir aussi Gizmodo et Futura-Sciences.

- Une caméra à lancer en l'air

On lance la balle qui prend des photos panoramiques en l'air...


- Les odeurs avec les films

Il suffit de lancer un film compatible avec le système Odoravision, la synchronisation est automatique et les turbines délivrent l’odeur en adéquation. Pour un maximum de coordination, les senteurs sont délivrées quelques secondes avant l’instant T pour ainsi arriver jusqu’à votre nez au moment le plus propice.

Pour le moment la liste d’odeurs disponibles n’est pas exhaustive, mais on peut déjà noter : herbe fraîchement coupée, hôpital, cheval, villes polluées, dentiste, mauvaises odeurs, produit de nettoyage, mer, pop-corn, poudre à canon, WC, sueur…

Voir aussi techno-science.


- Un miroir connecté

Voir aussi techno-science. 3600$ quand même...

- Le frigo du futur

Au-delà de réfrigérer vos denrées, ce frigo a pour vocation de simplifier le processus de gestion des aliments. Pour réussir cette performance, cet appareil utilise la technologie RFID (Radio-Frequency Identification). Il est tout simplement équipé de capteurs qui en revanche sont capables de collecter des données concernant la qualité, la quantité, la date de péremption, et même des recettes de cuisine.

Le tout est retransmis sur un écran tactile interactif. Pour pousser le vice jusqu’au bout, les images proposées sont en 3D. Vous n’ouvrirez plus votre frigo, si ce n’est pour manger bien sûr.

Cela fait un moment qu'on nous l'annonce...

- Un robot pour faire les shampoings

Hair-Washing, le robot à roulettes, vient s'installer derrière un fauteuil basculant pour faire un shampoing.

- Des robots s'affrontent au ping-pong en Chine

Pour l'instant, un de ces robots ne saurait affronter un adversaire humain qui le déjouerait au premier coup.

- Des jambes de robot plus efficaces

Ce robot ne fait appel à aucune aide extérieure pour fonctionner, la seule chose qu’il requiert est une légère pente descendante et une petite poussée de départ. Question d’équilibre !

Il n'y a pas d'électronique, c'est purement mécanique, ce qui en renforce la fiabilité et lui permet de descendre des marches. Il y a d'autres robots marcheurs qui arrivent.

- Des voitures-robot sans chauffeur

- L’EGGO, une voiture électrique et solaire

Cette forme futuriste toute en rondeur n’est pas là uniquement pour le design, elle a pour vocation d’offrir une structure compacte et surtout d’assurer un maximum de visibilité à 360 degrés.

- L'Urban Concept d'Audi

Conçu à partir de fibre de carbone, de plastique et d’aluminium, l’Urban Concept ne pèse que 480 kg. Ce poids plume permet d’accroitre l’autonomie du véhicule. Ainsi grâce à deux moteurs générant une puissance de 15 kW et deux batteries au lithium-ion, il peut parcourir jusqu’à 73 km.

Une faible distance, mais l’Urban Concept est avant tout destiné – comme son nom l’indique – à un environnement urbain.

Voir aussi l’Opel RAK.


- Une voiture molle qui ne craint pas les chocs

- Des exosquelettes impressionnants

Ce sont de véritables engins de chantier. Il y a bien des exosquelettes français (voir aussi techno-sciences et Gizmodo) ainsi que des exosquelettes pour handicapés, mais beaucoup moins impressionnants.

- Ewee, une alternative bon marché au Segway

Comme le Segway, le Ewee est un gyropode à propulsion électrique disposant d’un système de stabilisation baptisé « SFS Dynamic » et permettant d’avancer ou de reculer en orientant son corps vers l’avant ou l’arrière. Un petit joystick, situé sous la poignée, permet également de tourner à gauche ou à droite, offrant à l’Ewee des trajectoires comparables à celles de son illustre concurrent.

Côté techniques, les différences portent également sur le poids (25 kilogrammes), la taille des roues (140 millimètres, en polyuréthane) et les capacités puisque le Ewee n’offre qu’une puissance de 500 watts, avec une charge maximum de 90 kilogrammes et une vitesse maximum de 16 km/h. La batterie, rechargeable en 3 heures, offrirait pour sa part jusqu’à 8 kilomètres d’autonomie.

Des caractéristiques inférieures à celles du Segway mais qui sont compensées par un tarif beaucoup plus intéressant. Le Ewee est en effet proposé à 899 euros TTC soit près de sept fois moins cher que son concurrent américain. Une prouesse pour ce produit, fabriqué en France près de Strasbourg, avec des matériaux recyclables à 95%.


- Utopia, un hôtel de luxe marin

Utopia mesure 100 mètres de long et s’élève sur 11 niveaux.

Chacun des pieds intègre des propulseurs pour déplacer Utopia où l’on veut. 4 héliports permettent d’accéder à Utopia et des cales permettent d’accueillir des petits bateaux et des jets skis. Bien sûr, il y a des bars, restaurants, casinos, boîtes de nuit. En haut, il y a un pont d’observation situé à 65mètres de haut. Il est recouvert d’une coupole en verre qui est escamotable si le temps le permet. Évidemment, c’est un concept.

- Un avion aéroport nucléaire

C'est juste une idée folle d'un avion nucléaire ne s'arrêtant presque jamais qui débarque ou embarque ses passagers à partir de petits avions qui font la navette avec le sol.

Il s’agit d’une navette géante propulsée au nucléaire, capable d’accueillir 3.000 passagers et qui sert d’aéroport volant long courrier. De petits avions peuvent atterrir à l’arrière pour déposer leurs passagers. Le but ?

S’il voit le jour, l’Aiborne Metro permettra d’économiser 80% des émissions de gaz à effet de serre.Les passagers prennent un petit avion pour se poser sur l’Airborne Metro. Puis, l’Airborne Metro continue sur son trajet long courrier sans se poser. Puis, les passagers montent dans un petit avion qui les dépose à destination.


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2 réflexions au sujet de « Revue des sciences 11/11 »

  1. Je découvre cette nouvelle méthode :
    http://www.lagedefaire.org/agir/etr...

    Sinon, là où je je bosse, je suis surpris du gaspillage, j'avertis 3 ans à l'avance, et quand les problèmes arrivent, tout le monde s'en fout presque. C'est dire que le capitalisme anglo saxon ou rhénan, dans mon cas, a une approche statistique des pertes. Une sorte de bulldozer qui avance quand même.

    En plus, ça me paye, inutilement parfois, car mes avis ne sont pas toujours pris en compte, avec des conséquences substantielles. Mais ça passe par pertes et profits.

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