Un crâne témoignant d’un croisement entre une Néandertale et un Sapiens

- Un crâne témoignant d'un croisement entre une Néandertal et un Sapiens

Depuis le temps qu'on attendait une preuve de cette interfécondité ! Il n'empêche que la survie de la mère aurait pu être mise en danger par éclampsie notamment, ce qui pourrait être du coup une explication de la disparition de Neandertal ?

Le menton d'un Néandertalien tardif, mort il y a quelque 35 000 ans en Vénétie, et le contexte de sa découverte indiquent qu'il s'agirait d'un métis H. sapiens - H. neanderthalensis.

Ce fragment humain vieux de quelque 35 000 ans a été retrouvé dans une couche pleine d’outils moustériens – des outils en pierre fabriqués uniquement par les Néandertaliens (entre 300 000 ans et 30 000 ans avant le présent).

Son ADN mitochondrial (transmis par la mère) s’est révélé contenir un motif caractéristique des Néandertaliens.

Au lieu d'être convexe comme chez les Néandertaliens anciens, la symphyse mentonnière (la pente du menton) de la mandibule de Mezzena est verticale comme chez les hommes anatomiquement modernes. En outre, elle possède une protubérance mentonnière, ce qui est anormal chez les Néandertaliens, mais tout à fait courant chez les hommes anatomiquement modernes. Ce menton de Mezzena aurait pu passer pour une anomalie sans signification particulière si une protubérance similaire n’avait été retrouvée sur des fossiles d'autres Néandertaliens tardifs d'Europe, tels ceux de Spy en Belgique (36 000 ans), de La Ferrassie en Dordogne (de l'ordre de 50 000 ans), de Las Palomas en Espagne (environ 42 000 ans) et de Vindija en Croatie (environ 33 000 ans), et s’il n’était aussi fortement caractéristique des hommes anatomiquement modernes.

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