Avant-première : rajeunir, fin d’Uber, boom des renouvelables

Il m'a paru intéressant de faire part en avant-première de trois nouvelles qui me semblent importantes, témoignant de l'accélération technologique, mais qui risquaient d'être noyées dans la Revue des sciences :

On connaît la puissance de la nouvelle méthode d'édition de gènes CRISPR qui pourrait tomber dans de mauvaises mains mais ce qui n'était pas prévu, c'est qu'elle aurait la possibilité de, non plus seulement réduire le vieillissement mais bien de nous faire rajeunir ! Ce n'est pas pour tout de suite mais des expériences sur des petits animaux en ont montré la possibilité.

Il faudrait expérimenter ces 65 gènes différents dans différentes combinaisons pour voir si nous pouvons reproduire l'inversion du vieillissement que nous avons observé chez les petits animaux.

Nous ne savons pas ce que l'inversion d'âge signifierait en termes d'années humaines. Les animaux ont eu leur durée de vie prolongée par des facteurs de deux à 10. Cela semble trop beau pour être vrai pour les humains.

La blockchain utilisée par le Bitcoin est une technique permettant d'effectuer des transactions publiques infalsifiables sans intervention d'un tiers (banque, notaire, Etat). On pourrait assister ainsi à la fin d'Uber avec la blockchain ? Pour se passer de la centralisation et du prélèvement d'un pourcentage, il suffirait en effet de passer par la blockchain, qui va révolutionner de nombreux autres domaines et pourrait donc annoncer la fin d'Uber dont la chute serait alors aussi rapide que son ascension. Sauf à offrir un service en plus ou à pouvoir s’équiper rapidement de voitures autonomes...

Enfin, alors que l'économie est atone un peu partout, même en Chine, il se pourrait malgré tout qu'on puisse être à la veille d'un nouveau boom économique lié au développement encore bien trop timide des énergies renouvelables qu'il faudrait accélérer par des politiques publiques et de meilleures réglementations. Cela fait plusieurs années que Michel Aglietta plaide pour une telle sortie de crise. Les conditions en seraient désormais réunies malgré la baisse du pétrole et bien qu'une aggravation de la crise ne peut être exclue (les raisons n'en manquent pas), mais l'effondrement n'est pas absolument inéluctable.

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L’impossible responsabilité du climat

climatComme on le soutenait à l'époque (ce n'est pas l'énergie qui manque) contre ceux qui annonçaient une fin du pétrole imminente (et continuent à y croire!!), la question n’est certes pas du pic pétrolier sans cesse repoussé puisque, tout au contraire, il faudrait garder dans le sol un tiers des réserves pétrolières, la moitié du gaz naturel et 80% du charbon qui s’y trouvent ! Ce serait absolument vital mais paraît pourtant complètement irréaliste. On ne peut pas compter, en tout cas, sur un manque de carburant qui nous ferait entrer dans un monde à la Mad Max, ni se reposer sur cette "apocalypse pétrole" pour des "villes en transition" - car pendant ce temps là les émissions de gaz à effet de serre n'arrêtent pas de monter. Dans l'état actuel du monde, la seule façon de limiter l'extraction des énergies fossiles et nos émissions, semble bien d'accélérer le développement des énergies renouvelables qui atteignent leur maturité et deviennent enfin compétitives (notamment le solaire) aussi bien par rapport au pétrole qu'avec le nucléaire, donnant accès à une énergie gratuite et décentralisée. Il faut s'engager également dans la capture du CO2, l'isolation des bâtiments ainsi que la sauvegarde ou l'extension des forêts voire la réduction de l'élevage et de la consommation de viande, mais se concentrer sur cet objectif à notre portée de reconversion énergétique devrait être notre priorité, avec la plus grande capacité de rassemblement (suffisante?).

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Revue des sciences juin 2014

  • Simuler une cellule vivante
  • La biologie de synthèse
  • La supersymétrie, une théorie en crise ?
  • Un atlas neuronal des comportements des larves de mouche
  • Sirt1 compacte l'ADN
  • La tardive diversification des mammifères
  • L'effet Casimir pourrait maintenir ouvert les trous de ver
  • Créer des paires de particule-antiparticule avec un laser
  • Extraction de pétrole des sables bitumineux
  • Concept EauSoleil
  • L'effet thermogalvanique pour convertir en électricité la chaleur perdue
  • L’arbre à vent
  • Une nouvelle batterie révolutionnaire au carbone organique
  • Dessalement de l'eau de mer par ionisation
  • Toshiba se lance dans les usines à végétaux
  • Darwin aurait plagié (en 1859) la théorie de Patrick Matthew (1832)
  • Des bactéries survivent dans l'espace
  • Des bactéries avec un code génétique artificiel étendu
  • Les mouches réfléchissent avant d'agir
  • Le remodelage des connexions nerveuses
  • Voir son cerveau en action
  • De légers courants électriques pour contrôler ses rêves
  • Musique et langage
  • Les mêmes neurones pousseraient au sexe ou à la violence
  • Les radicaux libres déclenchent les mécanismes de protection de la cellule
  • Pas de cause unique du vieillissement mais l'interaction de plusieurs facteurs
  • Manger du piment rouge allongerait l'espérance de vie
  • Comment orienter le destin d'une cellule souche par les tensions subies
  • Les bienfaits cardiovasculaires de l'huile d'olive
  • Un pacemaker alimenté sans fil
  • Remplacer l'optogénétique par la chimiogénétique pour traiter l'épilepsie
  • Des lunettes ajustables pour les pays pauvres (entre 2 et 5€)
  • Produire des protéines artificiellement en dehors de la cellule
  • Un spectromètre pour analyser la nourriture, entre autres
  • oPhone : recevez des odeurs par SMS
  • Des robots qui s'assemblent quand on les chauffe
  • La voiture sans volant de Google
  • Un train à sustentation magnétique et sous vide roulant à 3000 km/h

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Revue des sciences mai 2014

  • Théorie des trous de vers et de la matière noire
  • L'extinction du Permien à cause des bactéries méthanogènes
  • Le "plan B" du climat : la géoingénierie spatiale
  • Bientôt le boom des mini centrales nucléaires
  • Du pétrole avec de l'eau de mer
  • Villes flottantes
  • Le métabolisme aurait précédé les cellules
  • La transmission épigénétique par les ARNm
  • Autisme et Schizophrénie inconnus de Neandertal ?
  • La durée de vie limitée par le nombre de cellules souches
  • La protéine REDD1 cause l'atrophie des dendrites dans la dépression
  • Même un usage occasionnel du cannabis modifie le cerveau
  • L'Alzheimer causé par l’inflammation chronique
  • Un vagin complet et fonctionnel à partir de cellules des patientes
  • Des cellules souches à partir de la peau d'un homme de 75 ans
  • Du sang artificiel
  • Restaurer l'audition de personnes sourdes avec un virus
  • Le bisphénol A provoquerait obésité et diabète
  • Des nanorobots qui contrôlent un cafard avec des protéines
  • Un drone qui recharge sa batterie sur les lignes électriques ?
  • Des exosquelettes contrôlés par la pensée (EEG)

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Revue des sciences mars 2014

  • L'inconscient cognitif
  • L'ordinateur quantique
  • Pour Lee Smolin le temps existe, pas l'espace
  • Un univers qui émergerait du vide
  • La matière noire : des neutrinos stériles ?
  • Prévoir l'éruption des volcans ?
  • La supraconduction à température ambiante avec du graphène
  • Des nanostructures thermoélectriques pour réduire les pertes de chaleur
  • Un robot tondeuse qui marche à l'herbe
  • Les mutations les plus courantes dominent les plus adaptées
  • Des virus à l'origine des multicellulaires ?
  • La reproduction épigénétique
  • Comment sont reliés taille et métabolisme
  • Des mâles XX en l'absence de FOXL2
  • Le lait maternel s’adapte au sexe du bébé
  • Le lancer: une activité strictement masculine durant la préhistoire
  • Un implant cérébral pour enregistrer la mémoire et la restaurer quand on la perd
  • Comment le cerveau fabrique la religion
  • Moins de suicides dans les grandes villes
  • Prédire la mortalité à 5 ans avec 4 biomarqueurs
  • Edition hi-fi d'un génome défectueux d'une seule lettre
  • Des tissus artificiels vascularisés
  • L'ocytocine et le chlore à l'origine de l'autisme ?
  • Bloquer la douleur par optogénétique
  • Google Ara, le smartphone modulable à 50$
  • La reconnaissance de commandes gestuelles sans piles
  • Le contrôle facile par le cerveau
  • Mieux que les accessoire connectés, le t-shirt digital
  • Un skype avec votre chien
  • Une imprimante 3D soudeuse à partir de fils métalliques
  • Un robot aux performances cognitives proches de celles des abeilles
  • L'informatique neuromorphique inspirée des insectes
  • Un drone autonome de cartographie
  • Une voiture open source minimale à monter soi-même en 1h
  • Pégase, la voiture volante made in France
  • Un jet supersonique sans hublots, remplacés par des écrans

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Revue des sciences décembre 2013

  • La structure en réseaux du langage
  • Vol habité vers mars en 2017 ?
  • Une superposition quantique qui dure 39mn à température ambiante
  • La supraconductivité à température ambiante avec des métamatériaux
  • Supraconductivité à température ambiante avec ruban 2D en étain
  • Filmer à la vitesse de la lumière
  • Le réchauffement de ces 15 dernières années est double de ce qu'on croyait
  • Produire du méthanol avec le CO2 d'un volcan
  • De l'électricité avec les ondes Wi-Fi
  • Les phonons pour transformer la chaleur en électricité
  • Batteries, etc.
  • Nouveau système de combustion qui double l’efficacité des moteurs
  • La mode des téléphériques urbains (à Paris aussi)
  • Une douche qui recycle son eau
  • Origine de la vie : la reproduction de l'ARN aurait eu besoin de citrates
  • Des méduses nées dans l'espace ne sont pas adaptées à la gravité terrestre
  • Les cellules souches se divisent en cellule différenciée et cellule souche
  • 2 gènes seulement du chromosome Y seraient indispensables
  • Les Dénisoviens, un croisement entre Neandertal et Erectus ?
  • Depuis toujours on passe 1h à se déplacer en moyenne
  • Inhiber un gène provoque d'autres mutations
  • Rien de mieux que les noix pour la santé
  • Le diabète cause l'Alzheimer
  • L'habenula jouerait un rôle déterminant dans la prise de décision et la dépression
  • Biocomputation avec des réseaux de gène
  • Un simulateur de goût électrique
  • Une imprimante 3D à 100$
  • Le premier pistolet en métal imprimé en 3D

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Revue des sciences novembre 2013

  • Haut débit par laser avec un satellite de la Lune
  • Le retour du Peak Oil
  • Technique prometteuse de fusion par laser
  • Supercondensateurs au graphène sur une puce
  • Surpercondensateurs en charbon de bois
  • Les imprimantes 3D écologiquement efficientes
  • L'évolution guidée par les comportements ?
  • Une machine à télécopie d'ADN
  • Reprogrammer des codons stop pour des acides aminés non naturels
  • Les premiers insectes au Carbonifère (-350 MA)
  • Les dendrites ne transmettent pas passivement l'information
  • Les éléphants montrent du doigt (de la trompe)
  • Le langage vient des vocalises ou des gestes ?
  • La main aurait précédé le pied
  • Une seule espèce humaine, une pluralité de visages
  • L'art rupestre peint par des femmes ?
  • Une fenêtre dans le cerveau pour intervenir sans réouvrir le crâne
  • Alzheimer : jeûne, diurétiques et sommeil
  • La lumière booste les mitochondries et le cerveau
  • Le mécanisme qui provoque des métastases
  • Imprimantes 3D : l'âge du fer
  • L'Aeromobil, une superbe voiture volante

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La transition énergétique facteur de croissance

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- La transition énergétique facteur de croissance

decarbonisation

Les analyses économiques classiques des politiques d'atténuation du changement climatique ont généralement conclu que l'austérité économique résulterait de l'austérité carbone. Ces analyses s'appuient cependant essentiellement sur l'hypothèse d'un équilibre économique faisant l'impasse sur les notions pourtant bien établies d'hétérogénéité des comportements, de dépendance du chemin emprunté et de transition technologique. Ici, nous montrons que, tout au contraire, la décarbonisation du secteur de l'électricité au niveau mondial peut conduire à une amélioration des performances économiques. En modélisant le processus d'innovation-diffusion et de déséquilibre dynamique, nous avons déterminé comment les instruments de politique climatique destinés à la réduction des émissions modifient l'activité économique par le biais des prix de l'énergie, des dépenses publiques, de l'augmentation des investissements et des recettes fiscales. Même si la hausse des prix de l'électricité réduit revenus et production, cela serait plus que compensé par les emplois supplémentaires générés par les investissements dans les nouvelles technologies. Nous insistons sur le fait que les débats en cours sur les effets des politiques climatiques doivent être complètement revus afin de refléter la réalité des dynamiques complexes de l'économie mondiale qui ne sont pas pris en compte par les modèles conventionnels.

La part du solaire me semble très sous-estimée mais l'approche systémique est intéressante et confirme que la transition énergétique devrait être un facteur de croissance (un peu comme une guerre) - à condition toutefois que cela ne se traduise pas par des importations massives et que la transition soit réellement mondiale mais le bienfait économique consiste surtout à ne plus verser son tribut à la rente pétrolière.

En tout cas, cela contredit complètement tous ceux (Jancovici, Cochet, etc.) qui prétendent que l'augmentation du prix du pétrole devrait conduire à une sévère récession sous prétexte que l'économie est dépendante de l'énergie. Reste une question de rythme entre la raréfaction des ressources fossiles et leur substitution par les renouvelables. Sur le court terme, une augmentation du prix de l'énergie devrait quand même avoir un effet récessif avant d'initier des investissements qui inversent la tendance.

energy

Revue des sciences septembre 2013

 

  • L'esprit vagabond et le langage
  • Les ARN multifonctionnels
  • Une régulation des gènes accompagne la maturation du cerveau
  • De l'eau sous la surface de la Lune ?
  • Des hautes pressions font passer la supraconduction de basse à haute température
  • Des panneaux solaires moins chers
  • Quelques raisons pour lesquelles la vie aurait pu venir de Mars
  • L'origine du code génétique
  • Les protéines alternatives
  • Un mini cerveau cultivé en laboratoire
  • La mémoire à long terme est dans le cortex et non dans l'hippocampe
  • Les mots reliés dans le cerveau aux mots de leur définition
  • Notre père à tous précède notre mère originaire
  • Un ElectroEncéphaloGramme dans l'oreille
  • Vers une théorie mathématique du contenu signifiant des communications
  • Microfactory : un fab lab personnel
  • Des périphériques sans batterie qui s'alimentent avec les ondes radio

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Revue des sciences août 2013

  • Le temps du réalisme quantique
  • Des animaux en deuil ?
  • Le métissage des espèces humaines
  • Chaque particule crée son propre espace-temps par son mouvement
  • Un corps noir exerce une force attractive plus forte que la gravitation
  • Pas de thermodynamique à l'échelle nanométrique
  • Le dégagement du méthane arctique sera bien catastrophique
  • Des bactéries pour fixer l'azote des plantes et remplacer les engrais
  • Un appareil pour cultiver des larves de mouche à manger
  • La croissance ne dépend plus du pétrole (pas de pic) ?
  • Pas d'espèces pour les micro-organismes de moins de 1mm
  • Les passagers clandestins de l'évolution
  • Progrès de l'opto-épi-génétique pour contrôler l'expression de gènes
  • Une nouvelle compréhension de la transformation en cellules souches
  • Il suffit d'une goutte de sang pour cloner une souris
  • Une écriture chinoise vieille de 5000 ans
  • Plus de morts avant par les vendettas que par les guerres
  • L'ocytocine aggrave les chagrins d'amour
  • Des champignons hallucinogènes produisent de nouveaux neurones
  • Des chiens connectés (pour handicapés?)
  • L'Hyperloop : Los Angeles-San Francisco en 30 mn

On ne retrouvera pas dans cette revue des sciences, qui revient à l'ancienne formule [pour une dernière fois], les nouvelles extraordinaires et un peu effrayantes du mois dernier comme la greffe d'une tête sur un autre corps ou la détection des pensées de la veille mais plutôt la confirmation de mouvements de fond dont, hélas, le réchauffement climatique et la fonte de l'Arctique qui n'est pas une mince affaire. Cette fois, il ne s'agit pas de se faire peur, il faudrait vraiment paniquer car ce qui vient d'être confirmé, c'est la bombe méthane que cela devrait déclencher dans les dix ans ! On est foutu.

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Pas de thermodynamique à l’échelle nanométrique

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- Pas de thermodynamique à l'échelle nanométrique

Il n'y a rien de plus logique que les lois de la thermodynamique ne soient pas applicables à l'échelle atomique dès lors que ce sont des lois statistiques. L'augmentation de l'entropie n'est rien d'autre que la probabilité qu'un ensemble tende vers son état de plus grande probabilité si rien ne l'en empêche, ce qui n'a aucun sens au niveau d'un atome isolé. A ce niveau, on a affaire à l'autre sorte d'entropie liée à la transformation de l'énergie (par frottement, réaction chimique, décohérence, etc.) et qui n'est pas du même ordre que l'entropie statistique. Ce que cette étude montre, c'est que ce type d'entropie est beaucoup plus irréversible que l'entropie statistique, ce qu'ils attribuent à des effets quantiques.

La distinction entre ces deux types d'entropie n'a pas été assez soulignée jusqu'ici, il est bon que cela devienne un problème de physique à l'échelle nanométrique. Les auteurs qui ont essayé de récupérer l'énergie mise dans un moteur nanométrique n'ont pu que constater des pertes bien plus importantes qu'au niveau macroscopique, une plus grande irréversibilité (ce que désigne le mot entropie). Ils en concluent que des moteurs nanométriques seraient forcément très dispendieux en énergie ce qui ne tient pas compte d'autres phénomènes dont on pourrait tirer parti à cette échelle mais disqualifie sans doute les moteurs thermiques à cette échelle.

Les chercheurs ont découvert un ensemble de lois qui déterminent ce qui arrive à ces systèmes microscopiques lorsqu'on les chauffe ou les refroidit. Une conséquence importante de leurs lois, c'est qu'il y a une irréversibilité bien plus fondamentale dans les petits systèmes, ce qui signifie que des moteurs thermiques microscopiques ne peuvent pas être aussi efficaces que leurs homologues plus grands.

Avec les grands systèmes, si vous mettez de l'énergie dedans, vous pouvez récupérer toute cette énergie pour alimenter un moteur qui peut effectuer un travail (comme soulever un poids lourd). Mais les chercheurs ont constaté que ce n'était pas le cas pour les systèmes microscopiques. Si vous mettez en œuvre un système quantique vous ne pouvez généralement pas tout récupérer.

La "Thermodynamique à l'échelle microscopique est fondamentalement irréversible. Ceci est radicalement différent de grands systèmes où tous les processus thermodynamiques peuvent être largement réversibles si on change ces systèmes assez lentement".

Des panneaux solaires d’épaisseur nanométrique

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- Des panneaux solaires d'épaisseur nanométrique

Des panneaux solaires constitués de 2 couches, d'un atome d'épaisseur chacun, de graphène et de disulfure de molybdène n'ont qu'un rendement de 1 à 2%, ce qui est faible en surface mais par rapport à la matière, le rapport est de 1000 fois plus que les systèmes conventionnels. Ce serait donc utile au moins quand la légèreté est cruciale.

Il y a aussi des photo-transistors associant graphène et chlorophylle qui semblent prometteurs.

Une éolienne à voile plus efficace

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- Une éolienne à voile plus efficace

L'éolienne est pourvue d'un dispositif qui déploie ou enroule les voiles automatiquement afin d'adapter la vitesse de rotation de l'éolienne à celle du vent.

Selon ses concepteurs, cette structure présente plusieurs avantages par rapport aux éoliennes tripales "classiques". Tout d'abord, sa faible hauteur (14 m pour les voiles, et 7m pour le "mat" central) la dispense d'obtenir un permis de construire spécifique. En contrepartie, son rendement énergétique est moins bon que si elle était juchée sur un mat de grande hauteur.

Selon VoileO, le prototype actuel développe une capacité de production de 75 kilowatts (kW) -contre 1 à 3 mégawatts pour une éolienne classique- et les futurs modèles pourraient monter jusqu'à 300 kW.

Volt-Gaz-Volt : stocker l’électricité en méthane

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- Volt-Gaz-Volt : stocker l'électricité en méthane

Je ne suis pas sûr que ce projet Volt-Gaz-Volt présenté par Corine Lepage soit le meilleur (par rapport au stockage par gravité par exemple). Il reste un peu cher et demande des investissements lourds mais il peut s'insérer dans les réseaux existants, ce qui lui ouvre un marché.

Le projet s'appelle VGV (Volt Gaz Volt) et permet de transformer en méthane le surplus d’électricité produit par l’éolien et le photovoltaïque. Il a été présenté mercredi 29 mai au Parlement européen par Corinne Lepage.

«Nous ne sommes pas dans l’utopie, mais dans la réalité. VGV a été mis au point en Allemagne. Pour l’instant deux installations expérimentales fonctionnent à Stuttgart», où la société Solar Fuel a construit une usine de démonstration d’une capacité de 250 KW. «En juin, une production industrielle va ouvrir à Brême», a annoncé Lepage, qui présente ce projet sur son site personnel.

Le coût de l’électricité produite via le procédé VGV est actuellement de 23 centimes d’euros le kilowatt/heure mais en 2016, il devrait pouvoir être ramené à 8 centimes, ce qui la rend compétitive face aux 7 centimes de éolien, 10 centimes du photovoltaïque, et des 6 à 10 centimes du nucléaire, a assuré Lepage. Mais pour se doter de cette technologie, l’UE devrait consentir d’énormes investissements sur 30 ans.

Le Professeur Bell ajoute :
« Nous allons utiliser le surplus de l’énergie issu du nucléaire, aujourd’hui largement gaspillé la nuit, pour aider à financer la sortie du nucléaire et nous utiliserons le CO2 généré par la combustion des déchets, de la biomasse et issu des aciéries et des cimenteries pour générer du méthane. »

PediPower : recharger son mobile avec sa chaussure

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- PediPower : recharger son mobile avec sa chaussure

PediPower est un prototype de semelle pour chaussure capable de recueillir l’énergie cinétique produite par le talon lors de la marche. Mis au point aux États-Unis par un groupe d’étudiants de l’université Rice, ce système pourrait servir à alimenter des terminaux mobiles, mais aussi des équipements médicaux.

Un biocarburant à partir de stations d’épuration

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- Un biocarburant à partir de stations d'épuration

Pour produire un algocarburant à moindre coût, la start-up réunionnaise Bioalgostral a développé une technologie permettant de fertiliser la culture de ses microalgues en valorisant des déchets, à savoir des eaux usées et les boues d'une station d'épuration. D’ici quelques années, les insulaires pourront, si tout se passe bien, se déplacer grâce à un biodiesel local.

Par ailleurs, La Recherche, p32, signale que Veolia teste un procédé de production de bioplastique (PHA) à partir de boues d'épuration.

Des voitures qui roulent à l’azote liquide ?

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- Des voitures qui roulent à l'azote liquide ?

 
Pour le moment, les tentatives de la compagnie Highview Power Storage ont conduit à la mise au point d’un dispositif dont le rendement de conversion de l’énergie est de 50 à 60 %, alors que les batteries classiques peuvent atteindre 90 %. Des améliorations sont à espérer, mais pas au point de concurrencer directement les batteries à ce niveau.

Toutefois, cela ne veut pas dire que l’azote liquide n’est pas un concurrent sérieux pour les accumulateurs nickel-hydrure métallique ou les batteries lithium-ion, que l’on utilise dans les voitures hybrides notamment. En effet, la densité de stockage d’énergie est la même, et il est bien plus facile et rapide de refaire un plein d’azote liquide, fût-il à -200 °C, que de recharger des batteries ou des accumulateurs. Surtout, les systèmes de stockage de l’azote liquide peuvent durer des décennies, alors que la durée de vie des batteries n’est que de quelques années.

Le pompage turbinage en eau profonde pour les éoliennes marines

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- Le pompage turbinage en eau profonde pour les éoliennes marines

Ores, le stockage de l’électricité éolienne en eau profonde

Le concept Ores (Offshore Renewable Energy Storage) est assez simple : pourquoi ne pas associer une sphère creuse, qui servirait à la fois de point d’ancrage et de système de stockage, à chaque éolienne flottante ?

Cette structure devrait mesurer entre 15 et 35 m de diamètre, être creuse et avoir des parois de 3 m d’épaisseur. Elles permettront à la sphère de résister à la pression hydrostatique qui règne, par exemple, à 750 m de profondeur (condition optimale de production), mais pas seulement. La structure doit également être suffisamment lourde afin d'éviter qu’elle ne remonte lorsqu’elle est vide. Grâce à ses parois épaisses, elle devrait peser plusieurs milliers de tonnes, et assurer ainsi un ancrage sûr pour les éoliennes.

Une sphère de 25 m de diamètre et placée à 400 m de profondeur pourrait, selon l'article paru dans les Proceedings of the IEEE, stocker jusqu’à 6 MWh d’électricité. Ainsi, une installation composée de 1.000 éoliennes serait théoriquement capable de concurrencer certaines centrales nucléaires, mais pour quelques heures seulement. Ce système possède un dernier avantage particulièrement intéressant : la production d’électricité peut être lancée, ou arrêtée, en seulement quelques minutes, de quoi lisser facilement les pics de consommation.

Vers un contre-choc pétrolier?

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- Vers un contre-choc pétrolier?

L'extraction du pétrole de schiste américain croît beaucoup plus vite que prévu, estime l'Agence internationale de l'Energie. De quoi bouleverser les équilibres mondiaux, et faire baisser les cours, rapidement.

La production américaine va augmenter de 3,9 millions barils/jour d’ici 2018, estiment les experts. Elle dépassera donc dans cinq ans le niveau encore attendu, voilà quelques semaines, pour 2035. Cette production non-conventionnelle contribuera à elle seule, pour moitié, à la croissance de l’offre mondiale d’or noir hors Opep.

A l’horizon 2018, la demande de pétrole atteindrait 96,7 millions de barils/jour –compte tenu des projections de croissance économique, prudentes, du FMI-, tandis que l’offre atteindrait globalement 103 millions de barils.

J'annonçais dès novembre dernier la fin de la fin du pétrole qui se confirme donc au-delà des prévisions. Quand on voit ça, on se dit que c'est à, pleurer et que les écologistes persuadés qu'on va manquer de pétrole sont vraiment complètement à côté de la plaque (nouvelle preuve que les prévisions des pétroliers - supposés menteurs - sont plus fiables que celles des écologistes - supposés détenir la vérité). Il n'est pas sûr malgré tout que les prix baissent autant que certains le prévoient (de 40%) mais ce serait dramatique pour le développement des énergies renouvelables que cela ralentirait encore même si elles devraient bientôt devenir très compétitives (il suffit de suivre l'actualité des sciences et techniques pour savoir que les ruptures technologiques sont déjà là, aussi bien pour la production que le stockage, très loin des performances des systèmes commercialisés jusque là).

On vient pourtant de passer le cap des 400 ppm de CO2, niveau jamais atteint depuis 2 millions d'années et il n'y a guère de doute sur les risques climatiques que nos émissions provoquent, en tout cas pour 97% des études publiées. Seuls 83 articles depuis 20 ans contestent cette influence (et certes, ce n'est pas une preuve, mais tout de même, il est assez irresponsable de prétendre quand on n'y connaît rien que ce serait forcément les 0,87% qui ont raison contre tous les autres même si le caractère chaotique du climat rend les projections très imprécises, ce qui devrait aggraver les choses plus que les arranger).