La catastrophe annoncée qui vient

Il n'y a rien de vraiment nouveau, et on ne peut dire que je puisse être surpris par le ton de plus en plus alarmiste du Giec alors que j'étais parmi les premiers écologistes qui en faisaient une priorité, très minoritaires au début (une des raisons pour lesquelles j'avais quitté les Verts), mais voir la catastrophe annoncée arriver, le point de basculement tant redouté étant sans doute déjà dépassé, n'a rien pour nous consoler de l'avoir tant prédit quand c'est la rage de ne pas l'avoir empêché que je ressens plutôt.

C'est le progrès des connaissances qui fait monter l'inquiétude et qui certes n'étaient pas aussi assurées au début des années 2000. On pouvait être effarés de l'inconscience générale des risques à l'époque (après-nous le déluge) mais les "climato-sceptiques" (crétins ou vendus) semaient assez efficacement le doute et les scientifiques restaient prudents à cause de quelques résultats contradictoires, ce qui les menait à une modération sans doute excessive.

D'un autre côté, il y a toujours eu des prophètes de malheur annonçant la fin du monde ou de l'humanité (ce dont il n'est pas question dans le rapport du Giec), exagérations basées sur des raisonnements simplistes et qui ne sont absolument pas nécessaires pour prendre la mesure de toutes les terribles conséquences d'un réchauffement même limité alors qu'on se dirige vers des niveaux extrêmes. On n'évitera pas des catastrophes en série. La seule chose qui permet de garder espoir, c'est que, plus on en subit des conséquences néfastes palpables, et plus on assiste à leur prise en compte effective par les Etats, plus les températures vont monter et plus des mesures drastiques pour réduire le réchauffement pourront être prises.

Il faudrait certainement que la jeunesse se mobilise de nouveau en masse, cette pression de la rue étant indispensable pour légitimer des politiques gouvernementales trop dures à prendre sinon mais ce sera difficile à court terme, dans l'euphorie d'une fin de la pandémie ou dans l'urgence de combattre la montée de l'extrême-droite. Il faut remarquer cependant que malgré toutes les limites du politique et la pression économique, la transition écologique et énergétique est bien en cours, et ceci grâce aux études scientifiques plus qu'aux militants écologistes. Les militants ont quand même un rôle crucial à jouer mais les écologistes ont une obligation de résultat ne pouvant se cantonner à la protestation.

Ainsi, devant la nécessité de sortir d'une économie destructrice, j'avais sans aucun doute raison de déclarer dans la présentation de mon site "écologie révolutionnaire" que "si je défends le caractère révolutionnaire de l'écologie c'est que les contraintes écologiques obligent à sortir du productivisme, le réformisme n'y suffira pas. Il y faut une révolution des institutions et de la production". Ce constat reste encore plus incontestable 20 ans après mais il me faut bien constater aussi que cela n'a pas suffi pour avoir un effet réel. Le nécessaire n'est pas toujours possible. Il faut le savoir.

Il ne suffit pas d'une morale de conviction, il est vital dans notre situation d'avoir des résultats, morale de responsabilité. Il ne sert à rien de crier dans le désert, fier d'avoir raison contre tous, il faut engager de véritables transformations et pour cela ne pas être trop ambitieux mais transiger avec ses concitoyens comme avec les forces en présence. En tout cas, la leçon que j'ai tiré de ma radicalité écologiste, c'est qu'elle ne peut se justifier qu'à réussir son coup et donc s'engager dans des projets concrets plus que de grandes déclarations ou un inutile extrémisme purement verbal. Soyez plus efficaces que je ne l'ai été ! Je suis tellement en colère contre moi de n'avoir servi à rien ou presque, d'avoir cru des chimères et au pouvoir de simplement dire la vérité, en surestimant le pouvoir du politique et dans la méconnaissance des réalités géopolitiques. On ne change pas une société, encore moins le monde entier, à notre guise. C'est la société qui change - avec retard - pour s'adapter aux changements extérieurs. C'est le réel qui s'impose, pas nos belles idées. On ne changera pas nos modes de vie par des incantations (pas plus que celles du Giec), ceux qui le croient ne sont que des ignorants.

« Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement », plaide le rapport. « Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation. »

Je ne peux faire que me répéter mais je ne crois pas qu'il suffise de s'énerver pour nous sortir d'affaire, ni de faire appel à la conscience des citoyens, à leur conversion à l'écologie pour baisser leurs consommations. Il y a besoin de mesures précises et rapides. Au lieu de se diviser, d'accuser les plus réalistes d'écotartuffes ou de greenwashing, on a plus que jamais besoin de l'addition de nos forces pour s'engager dans une stratégie globale cohérente combinant l'accélération de la transition énergétique, la capture du CO2, l'agroécologie et la réorganisation économique (relocalisation). Il n'y a pas de solution magique, il faut faire feu de tout bois, ce qu'on appelle l'équifinalité en biologie, pour atteindre notre objectif par tous les moyens.

On ne peut qu'encourager les plus radicaux à expérimenter des modes de vie plus écologiques et des alternatives locales avec l'objectif de généraliser à l'avenir les meilleures, les plus durables et reproductibles, mais on ne peut se cacher pour autant la difficulté et les échecs passés ni surtout s'imaginer que cela pourrait réduire le réchauffement à court terme. On est là dans le long terme, pas à la hauteur de l'urgence. S'il fallait attendre la fin du capitalisme, on serait tous morts.

Je continue pour ma part à croire justifié le triptyque que je proposais en 2006 pour sortir du capitalisme à l'ère de l'écologie, du numérique et du travail autonome (Revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales) même si c'est resté lettre morte jusqu'ici - sauf que le revenu universel gagne en popularité, des monnaies locales se créent un peu partout et des expérimentations comme, entre autres, les territoires zéro chômeurs se rapprochent des objectifs des coopératives municipales. Tout cela se fait donc mais très lentement sous des formes diverses ne pouvant être l'application d'un schéma plaqué sur des réalités locales très différentes. Le local, c'est le singulier par rapport à l'Etat universel, ce qui complique et ralentit beaucoup trop le processus de transformation (de l'agriculture par exemple) pour que cela suffise à nous sauver du réchauffement.

A plus court terme, aucune solution technologique n'est donc à négliger dans notre situation, notamment les potentialités du numérique. En particulier, il n'est plus temps d'attendre une baisse indispensable de nos émissions, certes en cours mais qui tarde, il faut s'engager au plus vite dans une capture massive du CO2, ce qui a commencé avec des reforestations, pas toujours bien pensées, mais devra être complété par la "reforestation" marine (culture des algues, de "forêts sous-marines de kelp") ainsi que par la capture chimique pas assez prise au sérieux (certes il faut y investir beaucoup plus en recherche, mais le potentiel est bien réel pour réduire l'excès de CO2).

La course est engagée de notre réactivité sur plusieurs temporalités au basculement du climat, il n'est pas du tout certain qu'on la gagne, il n'est pas non plus complètement certain qu'on la perde mais on n'empêchera probablement que le pire. Ce qui est certain, c'est que nous devons nous appuyer à la fois sur la transition énergétique et agricole, la capture du CO2 et une nouvelle économie locale. Tout le reste est littérature.

10 219 vues

18 réflexions au sujet de “La catastrophe annoncée qui vient”

    • Non, il y aura bien un futur même s'il sera éprouvant sur bien des plans comme l'histoire en a déjà connus, les catastrophes écologiques et climatiques n'empêcheront pas les bons côtés d'un avenir plus écologiste et féministe, si ce n'est psychédélique et libertaire (c'est moins sûr car il y a aussi des risques autoritaires et xénophobes contre les migrations de masse prévues). Les catastrophes peuvent créer des solidarités (y compris mondiales) et donner sens à nos engagements.

      De toutes façons la vie n'a jamais été facile même si nous avons été préservés des guerres ici, c'est loin d'être le cas partout. Il faudra reconstruire une nouvelle civilisation ce qui peut être enthousiasmant à condition de ne pas être trop utopique. C'est pourquoi il ne faut pas parler de fin du monde ou de l'humanité ni de collapsologie mais s'engager résolument dans la transition écologique (l'avenir dure longtemps). Il y a du pain sur la planche.

      Ceci dit, les membres du Giec contestent la publication de ce qui n'est qu'un "brouillon" du futur rapport. Cela ne change rien à mon article qui porte plutôt sur les solutions et répond aux premières réactions provoquées par son ton un peu plus alarmiste que les précédents. Je ne fais que répéter ce que j'ai déjà écrit maintes fois...

      https://www.mediapart.fr/journal/international/260621/la-fuite-du-rapport-du-giec-est-contre-productive-pour-le-climat

      Répondre
      • je pense que le Giec de par sa nature est en deça de la réalité de la violence du dérèglement climatique une fois un nouveau palier franchi.
        je ne vois aucun changement poindre à l'horizon, bien au contraire...
        le Future aura lieu sur une autre planète de l'univers avec une autre espèce "intelligente".

        Répondre
  1. Après une bonne dose de Jancovici et des piqûres de rappel du Giec, j'ai retourné ma veste d'ecolo hippie.

    Notre société à terriblement besoin du nucléaire pour négocier le virage du carbone.

    Répondre
    • Il faut oublier Jancovici dont l'expertise est trompeuse malgré son ton autoritaire (il s'y croit). Il vaut mieux consulter des études scientifiques plus fiables qui ne manquent pas (ONU, etc). Le nucléaire tel que nous le connaissons n'a pas d'avenir, trop cher et trop dangereux, non seulement on n'en a pas besoin mais il reste marginal et le temps de construire de nouvelles centrales, il sera trop tard.

      En bon nucléocrate, Jancovici a toujours dénigré avec de faux arguments les énergies renouvelables qui sont elles de véritables solutions, progressant à grande vitesse et pouvant remplacer les hydrocarbures sans nucléaire - comme le montre le Giec entre autres.

      Ceci dit, le nucléaire ne va pas disparaître du jour au lendemain. Si la mobilisation des habitants n'obtient pas leur fermeture avant, les nouvelles centrales actuelles sont faites pour durer plus de 50 ans. Il y a sûrement aussi une place pour un autre nucléaire plus petit avec des technologies plus sûres mais cela restera anecdotique par rapport au solaire notamment. Enfin, la fusion finira bien par arriver un jour même si ce n'est pas indispensable ni pour demain, rendant encore plus obsolète l'uranium qui est une technologie du passé.

      Le solaire est largement suffisant pour fournir toute l'énergie qu'on veut, et plus encore, même s'il est préférable d'avoir un bouquet de sources d'énergie plutôt qu'une seule mais le nucléaire est beaucoup trop dangereux (même si les statistiques disent le contraire car le danger n'est pas dilué mais concentré et durable).

      Répondre
  2. Comme prévu, ce sont bien les réchauffistes apocalyptiques qui mettront les derniers barreaux à notre cage, après nous avoir stérilisés au nom de la vraie foi.
    Ita est.

    Répondre
    • Ce n'est pas d'hier ces lamentations, et comme je le disais "Si pleurer, c'est déjà être consolé, les consolations ne manquent pas à notre vallée de larmes", ce qui n'empêche pas qu'on s'obstine à garder une conception irénique de la vie qui ne serait que jeux et plaisirs, à l'abri des deuils, maladies et catastrophes, les vies réelles, bien moins drôles, passent pour de simples accidents (ou de gros bébés geigneurs accusent les réchauffistes de gâcher leurs petites jouissances!).

      Le difficile, tout comme au début de la pandémie, c'est d'évaluer la dangerosité effective, ce qui est impossible avant que les recherches scientifiques ne progressent. On peut juste être sûr que les jugements extrêmes sont faux, qu'on soit tous morts cramés ou que tout se passe bien (malgré les réchauffistes). La juste mesure pour Aristote n'est pas une moyenne mais ce qui est vrai.

      Les convictions ici ne servent à rien, même si le Giec est de plus en plus pessimiste, rejoignant mes propres craintes, seules comptent les études scientifiques se faisant plus précises. La leçon que j'ai tiré de ma revue des sciences, c'est qu'il faut éviter de s'imaginer mieux savoir que les scientifiques sous prétexte qu'ils se trompent souvent. Nous, nous ne pouvons nous prévaloir que de notre ignorance. Je ne sais pas si on s'en sortira, mais je sais qu'il ne sert à rien de dire que tout est foutu d'avance, ce qui est la même chose que de prétendre qu'il n'y a pas de problème puisque dans les deux cas il n'y a rien à faire.

      Si on tombe au champ d'honneur, il faut du moins s'être battu, même s'il y a bien l'hypothèse extrême d'une asphyxie de la planète et bien sûr d'une disparition de l'humanité par une catastrophe cosmique, pour autant, ce n'est pas le plus probable dans l'état de nos connaissances actuelles et la vision de l'avenir n'est donnée à personne, nous devons agir dans l'incertitude de l'avenir, agir comme toujours en information imparfaite et en terrain hostile.

      https://jeanzin.fr/2007/12/08/l-hypothese-extreme/

      Répondre
  3. Bonjour à vous,

    une question toute locale puisque je crois que vous n'habitez pas très loin des réalisations que je voudrais évoquer. Que pensez-vous, après l'installation de celui de Gramat, de la constructions de quatre autres méthaniseurs dans le Ségala à Gorses, Labathude, Espeyroux et Viazac ?
    https://actu.fr/societe/lot-billet-de-mauvaise-humeur-la-methanisation-a-la-lotoise-craintes-et-consequences_35489104.html
    Ne pensez-vous pas que nous avons là la démonstration de ce qu'est la politique du territoire : réserver aux zones peu peuplées, ou peuplées de pauvres, de vieux et de paysans en déroute, les zones de stockage de déchets, les parcs d'éoliennes, les méthaniseurs et autres dispositifs de production d'énergie dite "verte" au bénéfice des métropoles connectées ?
    Bien à vous,
    Pierre (un lotois en exil)

    Répondre
    • Ce que cela démontre surtout, c'est qu'on ne peut faire n'importe quoi n'importe où et qu'on a besoin d'expertises scientifiques pour tous ces projets qui s'affichent écologiques. On est effectivement exposé ici à une pollution des nappes phréatiques à cause d'un sol karstique.

      De même, ailleurs, il y a des reforestations catastrophiques mal pensées qui affectent la biodiversité, assèchent des rivières, etc. Tout cela ralentit les plans massifs décidés de haut mais la prise en compte des situations locales est absolument nécessaire et heureusement qu'il y a des militants qui s'en préoccupent.

      Répondre
  4. Preuve est faite aux dernières élections régionales, en pleine crise sanitaire de surcroit: la part socialement aisée de l'électorat, c'est à dire celle qui vote (les classes populaires s'abstenant) portée davantage sur les questions "sécuritaires" mâtinées de racisme, est peu sensible à l'écologie (rappelons que les transports régionaux font partie des prérogatives des régions). Et contrairement au idées reçues, des enquêtes d'opinion montrent que ce ne sont pas les pays riches, Scandinavie comprise, mais au Sud, où les gens s’inquiètent du réchauffement. Le mythe du "bobo écolo", qui sert souvent de rhétorique opposant artificiellement écologie et social, a du plomb dans l'aile: les petits bourgeois votent à droite toute anti-écolo, campée sur des thématiques d'extrême droite c'est factuel. Selon le géographe suédois Andreas Malm par exemple, "les enquêtes d'opinion ont montré que les personnes les plus inquiètes se trouvaient au Chili, en Afrique du Sud et au Kenya. Les habitants de la Suède, des Pays Bas, de la Norvège figuraient parmi les derniers." (cf interview récente dans "Politis Hebdo"). Selon lui, en Suède, pourtant proche du cercle arctique, c'est le débat sur l'immigration qui présentement bat son plein. L'extrême droite a imposé ses thématiques en Europe, au détriment des questions sociales et écologiques pourtant liées.

    Répondre
    • Oui, la montée de l'extrême-droite est terrifiante, coup de folie collective qu'on ne peut arrêter. A force de parler sans arrêt d'immigration et d'islam, un grand nombre de gens sont persuadés qu'il s'agit d'un simple choix, qu'on peut décider d'arrêter l'immigration et expulser ceux qui ne nous plaisent pas (qui sont tout autant les LGBT). En France, c'est la victoire de Cnews et de ce salaud de Bolloré mais on voit les mêmes tendances un peu partout. Il est vrai, comme je le supposais, que cela repousse l'urgence écologique devant l'urgence plus immédiate encore de contrer cette fascisation des esprits bien que ce soit loin d'être gagné, pas plus que la transition écologique.

      Je crois quand même que les records de chaleur marquent les esprits et, de toutes façons, ce n'est pas la mobilisation qui est le véritable moteur de la transformation écologique mais bien le réel. Ainsi les financiers tiennent déjà compte du risque climatique et de la transition énergétique dans leurs investissement à long terme. Encore une fois, ce n'est pas l'idéologie qui est la cause, elle n'en est qu'un effet. Les mobilisations sont nécessaires pour accélérer les mesures mais on est dans un mouvement mondial et je suis persuadé que la jeunesse ne va pas abandonner son avenir. A l'évidence, il faut accélérer, au rythme actuel on est foutu mais je ne vois pas comment on pourrait ne pas accélérer quand le réchauffement ne s'arrête pas et devient de plus en plus insupportable. Reste que la perspective d'une domination de l'extrême-droite pendant une décennie peut-être serait fatal en prenant trop de retard.

      Répondre
  5. Bonjour,
    Ne pas oublier que les sociétés humaines sont constituées d'humains c'est à dire d'êtres plongés dans leurs histoires, consciemment ou non, qui les empêchent de saisir le présent et encore moins l'avenir !

    Enfants, avant de nous brûler, nous ne savions pas quelle douleur nous allions ressentir ! Et nous avons porter la doigt vers la flamme.

    Votre action n'a pas été vaine, loin de là. Elle a élevé le niveau de conscience de certains, certes pas de la majorité mais celà etait de toute manière impossible, oui impossible !

    Les freins psychiques sont tellement puissants et l'erreur, s'il y en a eu une, c'est de na pas prendre en compte ce facteur. La vérité n'a jamais suffit à prendre les bonnes décisions. Ce sont les organes de pouvoir qu'il faut détruire et surtout être indulgent avec soi-même.

    Répondre
  6. Un simple constat:
    - Les voitures n'ont pas cessé de moins pollué, mais la pollution de l'air n'a pas cessé d'augmenter.
    - On continue à construire des passoires thermiques car les programmes de construction ont de 10 à 15 ans.
    - On utilise de la terre nourricière pour faire du carburant.
    - Les températures augmentent: rupture de stock des climatiseurs.
    - mise en place du taxe pour polluer.
    - Une pollution par les ondes radio sans égale.
    -Une pollution radioactive ambiante qui force les labos à chercher des métaux dans des épaves profondément engloutis.
    - Une pollution des corps sans commune mesure (pesticides, métaux lourds...)
    - cela fait 15 ans que il n'y a plus d'insecte sur le par-brise pendant de longue distance. Les oiseaux crèvent de faim: https://www.nationalgeographic.fr/animaux/les-oiseaux-disparaissent-des-campagnes-francaises-un-rythme-alarmant

    Croyez vous que les peuples vont renoncer à consommer ?

    J'ai l'impression que c'est inévitable et que les "gouvernants" préparent le choc: le despotisme se mets en place dans tous les pays.

    La nature est certes invincibles.
    Mais pour l'espèce humaine : No Future. c'est trop tard.

    Répondre
    • Il n'est certainement pas question pour moi de minimiser la gravité de la situation mais on ne peut se contenter de lister tous les risques sans prendre en compte les mesures qui commencent à être prises, certes insuffisantes, ni la dynamique qui devraient les renforcer à mesure que la température va monter. Certes, sans capture du CO2 massive on aura bien du mal à s'en tirer, le plus compétent en ce domaine à EcoRev' doutait de sa faisabilité mais de plus en plus de pays s'engagent dans la reforestation et la recherche progresse (je suis pour ma part très dubitatif aussi sur le stockage souterrain du gaz, seule la minéralisation en carbonates me semble viable).

      Il faut donc tenir compte de la transition énergétique qui est en cours presque partout sur la planète (même si la consommation de pétrole va repartir à la hausse, ce qu'il faut empêcher le plus possible) ainsi que des progrès de la recherche et des législations. Il ne s'agit pas de prétendre que tout se passera bien, seulement que la disparition de l'humanité n'est pas pour demain alors qu'on n'a jamais été aussi nombreux et qu'on n'est pas dépourvu de toute capacité de réaction.

      Au lieu d'accumuler les raisons de désespérer, il faut avoir un diagnostic plus mesuré que nous sommes bien incapables de faire nous-même selon notre opinion et qu'il faut confier à la recherche qui ne parle pas de disparition de toute l'humanité même si les 3/4 de l'humanité seront exposés à des canicules mortelles. C'est terrible mais il y a une marge de plusieurs milliards avec une extinction de l'espèce.

      https://www.nationalgeographic.fr/environnement/les-trois-quarts-de-lhumanite-menaces-de-mourir-de-chaud-en-2100

      Enfin même si l'avenir est sombre, il n'est pas déjà joué et au lieu de dire que tout est foutu d'avance, la seule attitude raisonnable est de soutenir les mesures effectives qui peuvent être prises en obtenant leur renforcement constant dans les 50 ans qui viennent, où le monde sera plus différent que nos 50 ans en arrière. Notre réflexion devrait être focalisée sur les meilleures stratégies pour limiter les dégâts plus que sur la collapsologie, les utopies, la colère ou le désespoir, en se guidant sur les travaux scientifiques et non sur notre opinion qui n'est qu'ignorance en dehors d'études précises. Les convictions sont les pires ennemis de la vérité. Il est certain qu'on est très mal barré et les prévisions sont bien catastrophiques, pas la peine d'en rajouter quand il faut travailler à réduire tant qu'on peut ces catastrophes annoncées.

      Répondre
  7. Pour la faire simple, les scientifiques vont discuter de la météo du jour et certains diront qu'il fait froid et d'autres qu'il fait chaud. Alors qu'en ouvrant la fenêtre on pourra mettre fin au débat pour soi.
    La crise sanitaire a été un bon exemple de ce que sont les scientifiques qui sont pour la plus part , institutionnalisés.
    Et concrètement ils n'ont pas apporté grand chose et je pense même plus contribuer au chaos actuel.

    Agir localement et penser globalement, c'est effectivement ce qu'il faut faire mais cela ne sera plus suffisant.
    J'ai un gros doute de la réaction sur les 3/4 de la population mondiale qui vont subir les catastrophes écologiques sans broncher sur le 1/4 restants.
    On pourrait se dire qu'une base sur la lune pour accueillir 1000 habitants, une station sur Mars programmés pour 2030-2050 (en plein problème climatique) pourrait être interprété comme une forme de mise à l'abri...
    il est vrai que pour repeupler, il suffirait d'un homme et de 27 jeunes femmes en bonne santé... (Dixit Dr Strangelove...)

    Répondre
    • Effectivement, la science est difficile et ne détient absolument pas la vérité comme certains le prétendent, il y a des résultats contradictoires, des tricheurs, des vendus, des idéologues, il faut parfois des dizaines d'années pour trancher, temps que nous n'avons plus, mais je ne crois pas qu'il suffise d'ouvrir la fenêtre pour évaluer l'impact du réchauffement climatique même s'il fait 50°C. La seule chose sûre, c'est qu'on n'est qu'au tout début d'un réchauffement qui sera bien plus terrible dans les années qui viennent et qu'on a besoin des scientifiques pour y faire face.

      On a donc raison de paniquer mais pour réagir pas pour dire que tout est foutu et qu'il n'y aurait plus rien à y faire. Encore une fois, la disparition de l'humanité n'est pas en vue, il y a une grosse différence entre énormément de morts, comme les 30% à 50% pour la peste, et 100% ! Le temps des guerres meurtrières peut revenir, et même des guerres atomiques, tout cela ne suffirait pas à rayer l'humanité de la carte et il faut tout faire pour l'éviter, on n'est pas spectateur. De toutes façons, on ne se tuera pas jusqu'au dernier et, à l'évidence, si la population diminuait en masse pour une raison ou une autre, cela devrait faciliter la survie de ceux qui restent (le sort des travailleurs s'est nettement amélioré après la peste), pas la peine d'aller sur une autre planète.

      Pas sûr qu'on arrive à limiter la casse (après la transition énergétique, c'est la capture du CO2 qui sera décisive pour inverser le réchauffement) mais pour un vieux militant comme moi qui a constaté des années durant comme le monde restait sourd aux écologistes, il est clair que ce n'est plus le cas, la prise de conscience se fait, grâce aux scientifiques justement, mais depuis peu et certes encore très insuffisante, ce n'est pas le moment de baisser les bras.

      Répondre

Laisser un commentaire

To create code blocks or other preformatted text, indent by four spaces:

    This will be displayed in a monospaced font. The first four 
    spaces will be stripped off, but all other whitespace
    will be preserved.
    
    Markdown is turned off in code blocks:
     [This is not a link](http://example.com)

To create not a block, but an inline code span, use backticks:

Here is some inline `code`.

For more help see http://daringfireball.net/projects/markdown/syntax