Revue des sciences 01/12

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Revues : Pour la Science - La Recherche 
Brèves : Physique - Climat - Biologie - Santé - Technologie

2011 a été l'année la plus chaude depuis 1900 et cela pourrait être le cas aussi de 2012 même si la baisse de l'activité solaire ensuite devrait donner des hivers plus froids. Ce qui fait froid dans le dos, ce sont les perspectives d'un réchauffement accéléré avec un boom des hydrocarbures (pétrole non conventionnel, gaz de schiste, hydrates de méthane, charbon), l'échec de Durban et la relative déception des nouvelles énergies en 2011, même si le coût des panneaux photovoltaïque a été quand même divisé par 3 déjà en quelques années et que les annonces se multiplient de ruptures technologiques, en particulier pour le stockage de l'énergie. Il faudrait une mobilisation générale pour la reconversion aux énergies renouvelables mais la crise s'aggravant, cela n'incite pas à se projeter dans l'avenir (ce serait pourtant un bon moyen de sortir de la crise). Pas étonnant qu'on déprime (voir le graphique plus bas). Il n'y a pas qu'à Fukushima qu'on a fait l'expérience de perdre les manettes avec la ferme impression qu'on ne maîtrise plus rien. Comme on l'avait appris à la toute fin du mois dernier, un virus de la grippe H5N1 modifié s'était révélé extrêmement dangereux. Du coup l'agence américaine de biosécurité a décidé d'en bloquer la publication mais il est sans doute déjà trop tard, la science étant une recherche publique et de plus en plus d'amateurs se mettent aux biotechnologies, notre capacité à contrôler l'évolution technique se révèle quasiment nulle, surtout à l'heure d'internet.

On ne peut dire que l'année 2011 n'a pas été riche en péripéties et découvertes, en particulier la vitesse des neutrinos qui dépasserait celle de la lumière ou la détection d'autres univers mais les progrès de la lecture du cerveau et des capacités de contrôle par la pensée ont été assez bluffants. Pour l'avenir, le fondateur de SpaceX croit pouvoir envoyer des millions de gens sur Mars dans une vingtaine d'années ! Il est aussi de plus en plus probable qu'on devrait y trouver des traces de vie. La carte ci-dessus du futur de la science se focalise sur six grands axes de la recherche des prochaines décennies: Décryptage du cerveau, ouverture aux amateurs (hackers), les big data (données massives multiagents), l'avenir de la mer, les matériaux exotiques et les biotechnologies (l'évolution artificielle) avec une nouvelle écologie des sciences évoluant vers l'ouverture, la collaboration, le recyclage et un engagement citoyen plus affirmé.

L'analyse des messages twitter montre qu'on déprime de plus en plus en 2011.

Pour les technologies, c'est sans conteste le Kinect qui a tenu le haut du pavé mais le plus étonnant, c'est sans doute l'arrivée rapide des voitures sans chauffeur (Google cars) alors que la 3D déçoit par manque de contenu et manque de confort visuel, ce qui n'empêche pas qu'on essaie de faire des téléviseurs holographiques maintenant ! Sinon, IBM prédit que dans 5 ans, la biométrie devrait remplacer les mots de passe et qu'on devrait connaître les premières application de contrôle par la pensée (en fait, il y en a déjà!). Une des nouvelles les plus surprenantes du mois, c'est l'utilisation des iPads par les singes enfermés qui intègrent donc notre monde numérique. Par contre, on a appris qu'Internet serait vulnérable à une attaque des border gateway protocol (BGP). Il suffirait de 250,000 machines infectées pour bloquer tout l'internet en paralysant le système assurant sa robustesse. En tout cas, dans la guerre numérique, il faut attaquer le premier puisqu'ensuite on n'a plus de moyens de riposter. Pour une fois, ce sont d'ailleurs les Américains qui ont été victimes d'une capture d'un de leur drone par l'Iran (piratant le GPS?) mais le virus d'origine pourrait venir de la Chine. Les projets de contrôle d'internet continuent, pas seulement en Chine (SOPA). La seule bonne nouvelle, c'est que les musiciens canadiens se sont prononcés pour le P2P ! Il faudrait retenir aussi le nouveau principe de l'économie en réseau, qui n'est plus "too big to fall" mais "too connected to fail" en accord avec la théorie des réseaux.

Une myxine des profondeurs...


Pour la Science no 411,


Pour la Science

- Le dernier ancêtre de Sapiens et Neandertal, p20

Comme chaque mois, on réécrit notre histoire ! D'abord, il faudrait distinguer la lignée des Homo erectus qu'on retrouve en Asie et celle des Homo ergaster africains bien qu'ils soient proches, remontant à plus de 2 millions d'années. La première vague d'immigration en Europe (Espagne), il y a 1,2 millions d'années serait le fait d'une autre espèce encore, Homo antecessor qui aurait disparu il y a 600 000 ans à cause d'une période de glaciation. Homo heidelbergensis peut-être originaire de l'Afrique orientale (Ethiopie, Zambie, etc.) serait une évolution d'Homo ergaster à partir de 900 000 ans, présentant des signes d'encéphalisation et qu'on retrouve en Europe autour de 500 000 ans (l'homme de Tautavel).

Il existe toutefois une lacune dans le registre fossile : entre 900 000 et 600 000 ans, c'est-à-dire entre les derniers Homo ergaster et les premiers Homo heidelbergensis africains, les restes fossiles humains dans toute l'Afrique subsaharienne sont peu nombreux ou absents. Nous ignorons donc quand, comment et où sont apparues les différences entre les dernières populations de Homo ergaster, antérieures à 900 000 ans, et celles de Homo heidelbergensis, postérieures à 600 000 ans. Pourraient-elles indiquer une origine non africaine de cette dernière espèce ?

Quoi qu'il en soit, un phénomène crucial pour l'évolution du genre Homo s'est produit il y a entre un million d'années et 500 000 ans. Ce phénomène présente un caractère général. Il peut être observé en dehors de l'Afrique, en Eurasie, où l'on retrouve des différences chez les derniers représentants des formes humaines les plus archaïques, filles de la première migration hors d'Afrique, à savoir Homo erectus en Asie et Homo antecessor en Europe, d'une part, et l'espèce humaine dérivée morphologiquement qui leur succède, Homo heidelbergensis.

Il utilisait des bifaces de style archaïque (acheuléen) qu'on retrouve de 1,76 à 0,3 millions d'années et maîtrisait le feu (bien que certains fassent remonter la cuisson des aliments à 2 millions d'années mais les traces manquent pour ces temps reculés). Dès son arrivée en Europe il aurait évolué vers des caractères néandertaliens alors qu'en Afrique, plus tardivement, vers 200 000 ans, il aurait évolué en homme moderne (Sapiens). En Asie, il aurait peut-être évolué en homme de Denisova (dont on n'a qu'une phalange et une molaire, l'ADN mitochondrial attestant cependant de croisements avec Neandertal!).

En dépit des bonnes intentions de ceux qui veulent faire de Neandertal notre semblable, il semble bien que le développement frontal soit très récent et le fait de Sapiens uniquement, occasion de rappeler que ce qui nous caractérise n'est sans doute pas seulement des capacités cognitives en plus mais tout autant des gènes en moins puisque la néoténie nous rend moins programmés que les autres animaux. Rappelons aussi que, bien qu'on ait découvert par recoupement des ADN qu'il y aurait eu des croisements avec Neandertal (pas au niveau des mitochondries, contrairement à l'homme de Denisova, donc pas avec une femme neandertal), il ne semble pas que la trace se retrouve dans les gènes mais seulement dans les parties non codantes (bien qu'il semble probable qu'on ait acquis ainsi des adaptations locales et donc des gènes, mais rien de confirmé pour l'instant).

Chez les Néandertaliens, à partir de 120 000 ans, l'écaille frontale s'élargit et la capacité globale du crâne augmente jusqu'à atteindre celle des hommes modernes ; néanmoins, les lobes frontaux du cerveau restent nettement plus petits en volume que ceux des hommes modernes. p25


Ajoutons que, selon Sciences et Avenir, p25, on trouve des traces de violence dès 800 000 ans, et, p35, le changement par rapport au chimpanzé d'un seul acide aminé dans la protéine Foxp2 (associée traditionnellement au langage) suffirait pour augmenter la croissance des cellules nerveuses du striatum et leur plasticité (modification déjà présente chez Neandertal). Enfin, p25, la domestication du chien viendrait d'Asie de l'est, il y a 15 000 ans (là où on le mange?).


Cela n'a rien à voir avec l'article mais j'en profite pour faire part de mon scepticisme à propos de la thèse d'Emmanuel Todd dans son livre "L'origine des systèmes familiaux" faisant de la famille nucléaire le système le plus archaïque alors que la principale différence entre Sapiens et Neandertal serait des groupes plus étendus avec plus de personnes âgées. Par dessus le marché, les premiers villages du moyen orient semblent témoigner d'une vie communautaire, les habitations ne regroupant pas des personnes liés génétiquement (ceci dit sans avoir lu le livre - un peu gros et surtout trop cher pour moi - ce n'est donc pas une critique mais seulement une question que je me pose, toute spéculation sur notre préhistoire restant très risquée puisque notre passé change sans arrêt!).


- Nourrir et préserver la planète, p46

On pourrait doubler la production alimentaire d'ici 2050 tout en réduisant la dégradation de l'environnement... Sauf que ce n'est pas parce qu'on en a la possibilité technique qu'on en aura les conditions politiques...

La population mondiale aura augmenté de deux ou trois milliards, ce qui, d'après plusieurs études, devrait doubler la demande agricole. À cause de la croissance démographique, certes, mais aussi de l'augmentation du niveau de vie pour bon nombre de personnes, qui devrait entraîner une hausse de la consommation, en particulier de viande, sans oublier l'utilisation croissante de terres arables pour produire des biocarburants.

Et ce n'est pas tout. Parce qu'elle nécessite de défricher les forêts tropicales, de cultiver des terres en marge de zones non cultivables et d'intensifier l'industrie agroalimentaire dans des paysages et des bassins hydrographiques fragiles, l'agriculture est devenue la principale menace environnementale pour la planète. Elle occupe une grande part des terres disponibles, perturbe des écosystèmes, consomme d'importantes ressources en eau douce, pollue les rivières et les océans et émet plus de gaz à effet de serre que la plupart des autres activités humaines.

L'agriculture est en effet la plus grande source humaine d'émission de gaz à effet de serre : elle représente environ 35 pour cent du dioxyde de carbone, du méthane et du protoxyde d'azote émis par les activités humaines, soit plus que les émissions liées au transport (voitures, camions et avions) ou à la production d'électricité. Une partie de ces émissions agricoles sont liées à l'énergie produite et utilisée pour cultiver, transformer et transporter les aliments, mais la plupart sont dues à la déforestation tropicale, à la production de méthane par les animaux et les rizières, et au protoxyde d'azote émis par les sols surfertilisés.

Le rendement agricole global moyen n'a augmenté que d'environ 20 pour cent ces 20 dernières années, soit bien moins que ce qui est annoncé en général (mais il y a un facteur 1000 entre la productivité d'un Africain et celle d'un agriculteur du Nord).

En particulier, les rendements pourraient augmenter de façon significative dans de nombreuses régions d'Afrique, d'Amérique centrale et d'Europe de l'Est, à l'aide de meilleures semences, d'engrais et d'une irrigation plus efficace. Utiliser tout le potentiel des terres cultivées les moins rentables pour 16 cultures parmi les plus importantes (maïs, pommes de terre, riz, blé, etc.) augmenterait la production alimentaire totale de 50 à 60 pour cent, avec peu de dommages pour l'environnement.

Des techniques de plantation avec une réduction du labour perturbent moins le sol et évitent l'érosion ; des plantes dites de couverture, cultivées entre les cultures alimentaires, réduisent les mauvaises herbes et apportent des nutriments et de l'azote au sol, lorsqu'elles sont enfouies au moment du labour. Des leçons tirées de systèmes biologiques et agroécologiques peuvent également être adaptées, par exemple laisser les résidus des cultures dans les champs, afin qu'ils se décomposent en nutriments.

Notre analyse a montré que les exploitations peuvent limiter considérablement l'utilisation d'eau sans trop réduire la production de nourriture, en particulier sous les climats secs. Les principales stratégies sont l'irrigation au goutte-à-goutte (l'eau est appliquée à la base de la plante et non gaspillée en pulvérisations dans l'air), le paillage (couvrir le sol de matières organiques pour retenir l'humidité) et la réduction des pertes d'eau dues aux systèmes d'irrigation (en diminuant l'évaporation).

Enfin, là encore, une réduction du labour pourrait aider à limiter l'appauvrissement du sol, tout comme l'agriculture de précision (application d'engrais et d'eau seulement quand et là où c'est nécessaire et efficace) et les techniques de culture biologique.

Nos deux dernières recommandations ont trait à la consommation. D'une part, si les récoltes servaient plus à nourrir directement les humains et moins à engraisser le bétail, on augmenterait considérablement la disponibilité mondiale de nourriture sans perturber l'environnement.

D'autre part, il est nécessaire de réduire le gaspillage dans le système alimentaire. Près de 30 pour cent de la nourriture produite est jetée, perdue, gâtée ou dévorée par des nuisibles.

Ce plan comporte donc 5 mesures : améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension, augmenter les rendements les plus faibles, mieux utiliser les engrais et l'eau, consommer moins de viande et éviter le gaspillage.

Ensemble, les différentes mesures pourraient augmenter la disponibilité de nourriture à l'échelle mondiale de 100 à 180 pour cent, tout en diminuant considérablement les émissions de gaz à effet de serre, les pertes de biodiversité, l'utilisation de l'eau et sa pollution. Il est important que ces cinq points (et peut-être plus) soient mis en œuvre ensemble. Seule, aucune stratégie n'est suffisante.


Dans Sciences et Avenir, un spécialiste de l'eau est beaucoup plus pessimiste, mais pas dans son domaine ! Peut-être qu'à être trop à la pointe donne plus de poids aux potentialités qu'aux réalités effectives...

- Je crois plus aux émeutes de la faim qu'aux guerres de l'eau
L'hydrologue Ghislain de Marsily, auteur de L'eau, un trésor en partage

La Chine du Nord, qui manque d’eau, a pratiquement vidé ses nappes et va construire des canaux de plusieurs milliers de kilomètres pour amener de l’eau du sud vers le nord. L’Inde est aussi en train d’épuiser les ressources de tout le sous-continent. Un jour, les Indiens devront vivre sur les pluies de l’année. En Australie, c’est l’inverse : l’eau d’irrigation s’infiltre dans les nappes au point que le niveau est arrivé proche du sol. Cette eau s’évapore et laisse des sels sur les terres, qui ne sont plus cultivables.

La planète n’est pas capable de nourrir 9 milliards d’individus de façon décente.

On peut craindre qu’à terme, la régulation démographique ne se fasse pas par la maîtrise de la natalité mais par les massacres et les famines.



La Recherche no 459, Le coeur artificiel


Il y a tout un dossier de défense du nucléaire, p70-75, qui, bizarrement, ne parle pas du thorium. On est là tout à l'opposé de Sciences et Avenir devenu très anti-nucléaire depuis Fukushima ! Il est vrai cependant qu'on n'en a pas fini avec le nucléaire, notamment en Afrique, ce qui semble une folie alors que le solaire y bien plus indiqué.

- Un art rupestre égyptien daté de 19 000 ans, p22

Des aurochs gravés sur une paroi en grès dans le sud de l'Egypte ont pu être datés par les sédiments qui se sont posés dessus entre 17 000 et 19 000 ans. C'est important car on n'avait de traces qu'en Europe de gravures figuratives aussi anciennes (de 31 000 à 10 000 ans).

- L'agriculture répandue par une immigration masculine, p22

Jusqu'à maintenant, les études génétiques laissaient penser qu'il y avait eu remplacement des populations de chasseurs-cueilleurs par les agriculteurs en Europe, entre -5500 et -3000, mais en fait, les agriculteurs auraient épousé des femmes du cru, attestant d'une migration en majeure partie masculine des agriculteurs. On peut d'ailleurs penser qu'il y a eu plutôt une extension progressive des agriculteurs, prenant leurs femmes aux tribus primitives, mais il a dû y avoir aussi des migrations, voire des conquêtes (la conquête de l'ouest).

- Un champ de bataille en Allemagne en -1200, p58

On avait déjà parlé de la découverte d'ossements humains (120 corps d'hommes adultes) charriés par la rivière Tollense au nord-est de l'Allemagne et témoignant d'un conflit armé, peut-être d'envahisseurs venus du sud. C'est pourtant avant l'âge de fer qui sera encore plus violent mais l'agriculture donne déjà une toute autre forme aux conflits entre tribus.

Certes, des signes de conflits violents avaient été découverts en Europe centrale, suggérant une augmentation des conflits armés au cours de cette période. A partir de -2200, les archéologues retrouvent de plus en plus de sites fortifiés et d'hommes enterrés avec des lances, des hallebardes ou des poignards. Cependant, on n'avait jamais retrouvé avant les vestiges d'un champ de bataille.

Quant aux raisons qui ont déclenché la bataille de la Tollense, nous pensons que l'une d'elles pourrait être la raréfaction des ressources alimentaires. Entre 1200 et 1300 av.J.C., l'Europe est devenue plus froide et plus humide, et les récoltes ont probablement été moins abondantes, ce qui a pu entraîner des tensions au sein des populations.


- Les enfants sont conformistes dès l'âge de 4 ans, p24

A l'âge de 4 ans, les enfants peuvent donner sciemment une réponse fausse à une question pour suivre l'avis de la majorité et éviter un conflit avec le groupe.

Ce n'est que dans 37% des cas et seulement quand il fallait s'exprimer à haute voix devant les autres mais c'est toujours bon de rappeler que la pensée de groupe et la honte structurent très tôt les enfants (et notre pensée). Comme dit Vygotski : "Le mouvement réel du processus de développement de la pensée de l'enfant ne s'accomplit pas de l'individuel au socialisé mais du social à l'individuel".

- La rationalité mathématique peut aider à réguler les marchés, p78

Sans doute l'article le plus intéressant du numéro, Nicole El Karoui montrant que ce ne sont pas les mathématiques qui sont en cause dans la crise financière mais uniquement leur mauvaise utilisation, notamment le fait qu'on se laisse emballer quand on gagne de l'argent au lieu d'augmenter de prudence comme les modèles l'exigent. Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'elle est une spécialiste de la modélisation du mouvement brownien qu'elle méconnaît les limites de ce modèle, déjà dénoncé par Benoît Mandelbrot en 1963 théorisant les fractals en fonction de l'incertitude sur la valeur, mais qui garde une certaine pertinence dans la gestion au jour le jour (ajoutons que l'objection de Paul Jorion sur la couverture de risque très différente en assurance et dans la finance où tout s'écroule en même temps reste valable mais ne supprime pas la pertinence des différents modèles le reste du temps). Remarquons qu'une autre mathématicienne, Nalini Anantharaman, est mise à l'honneur dans un autre article, p66, faisant démentir le préjugé qu'il n'y aurait que des mathématiciens hommes !

Pour moi, le plus important est de s'assurer que le modèle que l'on utilise est bien concentré sur le problème qu'on cherche à résoudre.

Pour le gérant de portefeuille, le problème est d'anticiper vers quoi va le marché, à moyen terme : il s'intéresse à la tendance, plus qu'aux fluctuations. Le gestionnaire de risque, lui, s'occupe des événements rares mais sévères en termes de perte. C'est là qu'interviennent les processus de Lévy (ou fractals). Enfin, dans le cas des produits dérivés, il s'agit de rendre compte des fluctuations du marché.

Dans un marché calme, on change la couverture 3 à 4 fois par jour, mais bien plus dans un marché agité. Chaque fois, on change les paramètres du modèle en intégrant la nouvelle information obtenue par l'observation des nouveaux prix du marché (pilotage cybernétique par correction de tir en fonction de l'écart à la cible).

Les modèles mathématiques supposent de faibles coûts de transaction, une certaine fiabilité des prix. Lorsqu'on s'éloigne de ces hypothèses, par exemple en ce moment, la méthode ne fonctionne plus.

Il y a malheureusement un biais irrationnel systématique, qui existe même hors des périodes de crise. Quand quelqu’un gagne de l'argent de manière massive, tout le monde se précipite sur le secteur, au lieu de se dire que cela va tomber (...) On sait bien qu'il n'y a jamais d'argent généré sans prendre de risques. On devrait surveiller davantage dans le moyen terme quelqu'un qui gagne beaucoup, c'est rarement fait. Les mathématiques, on n'y recourt que quand on perd. Quand on gagne, on n'a, hélas, plus besoin de maths.

Il faut en permanence être très vigilant, et sans doute travailler comme en météo à une meilleure surveillance des signes avant-coureurs de crise (...) On peut être mieux couvert, mais jamais parfaitement couvert. C'est comme les normes de sécurité : si vous dites qu'il n'y a plus de risques, les gens se comportent de manière dangereuse.

En finance, on ne peut apprendre que partiellement du passé : il n'y a pas de lois intrinsèques universelles, mais des pseudo-lois qui tiennent la route pour une période limitée, rien de plus.

- 40% des emplois industriels perdus depuis 1975, p82
Hervé Le Bras

La diminution correspondante de l'emploi qui est liée aux délocalisations concerne 13 500 personnes en France chaque année. Cela équivaut à près de 5 fois moins que la baisse totale observée. La délocalisation n'est donc pas la principale cause de la perte d'emplois industriels.

Si nous avions conservé le même effectif de travailleurs qu'en 1975, soit 5,5 millions d'emplois industriels, cela aurait eu pour conséquence de tripler la production.

Cependant, le plus étonnant, c'est que la baisse des effectifs n'est pas directement reliée à la hausse de productivité, cela dépend des périodes.

Hervé Le Bras n'en donne pas la raison mais il y a donc d'autres facteurs à prendre en compte, comme l'externalisation des services (qui pourrait représenter 30% de la perte d'emplois industriels) et, bien sûr, la concurrence internationale avec la possibilité ou non de gagner de nouveaux marchés ; mais sur le long terme, il y a quand même un ajustement qui se fait avec la productivité, surtout depuis les années 2000 et l'informatisation généralisée, les emplois industriels directs étant amenés à rejoindre à terme le niveau de l'emploi agricole. La ré-industrialisation est un mythe mais cela n'empêche pas qu'il faut ramener la production automatisée et à la demande au plus près de leurs marchés.

La désindustrialisation de la France se serait accélérée depuis le début de la crise en 2008. Rien qu'entre 2000 et 2010, 500.000 postes ont été perdus dans ce secteur mais depuis 3 ans, ce sont 900 usines qui ont fermé (200 en 2011).




Brèves et liens



Physique


cosmologie, astronomie, physique quantique

- Constantes conventionnelles et constantes fondamentales

Cet article tente de distinguer les constantes fondamentales, comme la constante de structure fine exprimant un rapport entre forces, des constantes conventionnelles qui servent à passer d'une unité à une autre (comme c, h, k) et qui peuvent être remplacées par 1 dans les calculs (ainsi c transforme le temps en espace - les secondes en km - alors que k transforme le Joule en Kelvin - l'énergie nécessaire pour augmenter la température de 1° Kelvin).

Ce qui m'a toujours semblé bizarre dans cette pratique des physiciens de simplifier les calculs en éliminant les constantes, c'est qu'on perd le "carré" dans la formule E=mC² qui devient E=m ! On le voit mieux avec la formule E=1/2mV², la violence du choc étant proportionnelle au carré de la vitesse (c'est une accélération) mais, selon Brian Greene dans "La magie du cosmos", on pourrait interpréter aussi le carré comme la diffusion dans un espace à 3 dimensions... En tout cas, en réduisant l'unité à 1 on perd cette dynamique.

- Des trous noirs gigamassifs

Dans deux galaxies voisines l’une de l’autre, NGC 3842 et NGC 4889, situées à environ 330 millions années lumière de nous, Nicholas McConnell (Université de Californie, Berkeley, États-Unis) et ses collègues ont découvert deux trous noirs « gigamassifs », dont la masse est d’au moins 9,7 milliards de masses solaires !

Voir aussi Futura-Sciences.

- Le réveil du trou noir géant de notre galaxie

Un nuage de gaz est en train de tomber dans le trou noir de la voie lactée d'habitude indétectable car endormi par manque de carburant. Il devrait donc se réveiller en produisant les radiations énergétiques spécifiques des quasars. Cela ne devrait pas avoir d'incidence sur nous, même pas visible à l'oeil nu, mais il est amusant que cela corresponde à une interprétation possible de la fin du monde des Mayas (dont la date de 2012 est sujette à caution, ce pourrait être 2016 plutôt comme on l'avait vu) !

Voir aussi Futura-Sciences. Par contre, pas de nouvelles de Bételgeuse qui devait exploser de façon imminente (il y aura juste un astéroïde qui passera devant le 2 janvier).


- La matière noire, des microtrous noirs ?

Un télescope au sol (Ground-based observatory) observe ici le passage d'un trou noir (black hole) devant une étoile lointaine. Le champ de gravitation du trou noir dévie les rayons lumineux de l'étoile et agit comme une lentille augmentant temporairement la luminosité de l'étoile (star). Kepler doit être en mesure d'observer un effet de microlentille gravitationnelle de ce genre avec des microtrous noirs primordiaux.

- L'énergie noire falsifiable ?

Une mise en cause de l'énergie noire et de son caractère scientifique (falsifiable) au nom d'une nouvelle théorie de l'inflation et d'une erreur sur l'observation des supernova.

- Prédire les éruptions solaires grâce à l'imagerie médicale

Un groupe d’astrophysiciens américains transpose à la physique solaire les techniques de traitement d’image utilisées en médecine pour détecter des cancers du sein. Grâce à elles, ils construisent un système d’analyse automatique des images du Soleil. Le but : prédire ses colères qui menacent notre civilisation technologique.

Un tel travail revient à décomposer les images de 1,6 million de pixels en 1.024 blocs. Pour chaque bloc, un programme calcule diverses quantités comme l’entropie (une mesure du désordre dans l’image). Lors du dépistage des cancers du sein, les valeurs de ces quantités indiquent la présence d’une tumeur. Dans le cas présent, elles renseignent sur les taches solaires et bien d’autres structures.


- Mars plus habitable que la Terre, en sous-sol

3% du sol de la planète Mars pourrait abriter des micro-organismes sous la surface, ce qui serait plus que pour la Terre !

Voir aussi Futura-Sciences. Or, des bactéries vivent dans les mêmes conditions que sur Mars.

- De l'eau à 20m sous le sol de Mars

On a trouvé aussi du gypse sur Mars.

Tout cela renforce à la fois l'hypothèse d'une vie martienne et de l'habitabilité (relative) de la planète. Le fondateur de SpaceX assure pouvoir envoyer des millions de gens sur Mars dans une vingtaine d'années ! Cela paraît quand même bien optimiste.

- La Lune ne serait pas nécessaire pour stabiliser la Terre

Depuis environ vingt ans, on pensait que la Lune avait probablement joué un rôle stabilisateur indispensable pour l’axe de la Terre, assurant un climat propre à l’évolution de la vie pendant des centaines de millions d’années. Il n’en serait rien, ce qui voudrait dire que les chances de trouver une vie sur une exoterre sont maintenant revues à la hausse.

Tout d’abord, il semblerait que, sans Lune, les variations restent comprises entre 10° et 50° ce qui, tout en n’étant pas négligeable, implique des changements de climat moins violents. Surtout, les chercheurs ont constaté que pendant des périodes aussi longues que 500 millions d’années, l'inclinaison de l’axe de la Terre sans Lune restait comprise entre 17° et 32° et même entre 20° et 25° pendant des centaines de millions d’années. Ils ont découvert aussi que l’amplitude de ces variations n’était pas la même selon que la Terre tournait sur elle-même dans le sens contraire, ou non, à celui de sa révolution autour du Soleil. Une rotation rétrograde est ainsi plus stable et il en serait fortement de même si la période de rotation de la Terre était inférieure à 12 h.

- La Terre aurait une deuxième lune temporaire

La Terre capturerait en permanence des petits astéroïdes pendant une dizaine de mois avant qu'ils ne s'échappent.

- Le plus gros avion du monde pour envoyer des fusées

Le milliardaire américain Paul G. Allen, cofondateur de Microsoft, et Burt Rutan, l’ingénieur de SpaceShip One veulent créer un avion géant construit avec un double fuselage de Boeing 747, d’une envergure de 125 mètres, d’un poids de 550 tonnes et propulsé par 6 réacteurs de Jumbo Jet.

Il s’agit du Stratolaunch Systems, un avion porteur capable de grimper à 10.000 mètres. Arrivée à cette altitude, il larguera une fusée qui prendra le relais pour atteindre l’espace. Sa fonction principale dans un premier temps sera de ravitailler la Station spatiale internationale ou de mettre des satellites en orbite. Puis dans 5 ans, il pourra transporter des passagers.

- LHC : un nouveau boson des liaisons nucléaires fortes

Pour le boson de Higgs, on attend toujours confirmation mais un nouveau boson a été détecté (prévu par la théorie), le boson X (Chi-b 3P ou bottomium) formé d'un quark beauty et de son antiquark. C'est d'autant plus intéressant qu'une bonne partie de la masse du noyau est constitué par l'énergie de liaison (supérieure à la simple addition des particules) selon l'équivalent E=mC² (sans avoir besoin du Higgs).

Voir aussi Futura-Sciences.

- Une objection aux neutrinos supraluminiques

Personne n’a encore trouvé d’erreur dans l’analyse des mesures de la collaboration Opera qui avaient conduit à la conclusion que les neutrinos peuvent se déplacer plus vite que la lumière mais, après l’expérience Nomad et Icarus, c’est au tour de IceCube de fournir des résultats peu compatibles avec Opera.

D’après les calculs des chercheurs, si des neutrinos muoniques pouvaient aller plus vite que la lumière, il faudrait en conclure que le temps de désintégration des pions devrait augmenter avec l’énergie des neutrinos muoniques. Comme ceux observés avec IceCube sont parfois 10.000 fois plus énergétiques que ceux d'Opera, cela impliquerait que le temps de désintégration des pions est tellement grand qu’ils traverseraient l’atmosphère sans se désintégrer. Ces neutrinos ne devraient donc pas être observables, à moins de violer non seulement la théorie de la relativité mais aussi les lois de la conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement.

- Il y a 50 ans déjà les neutrinos soupçonnés d'aller plus vite que la lumière

- Intrication macroscopique de diamants

Pour produire ce phénomène d’intrication avec des diamants, les chercheurs ont utilisé une particularité des cristaux dans lesquels des paquets d’ondes se propagent un peu comme le son dans l’air. En mécanique quantique ces paquets d’onde sont considérés comme une particule virtuelle appelée phonon. En utilisant un ensemble complexe de lasers, miroirs semi-réfléchissants et de détecteurs, ils montrent qu'il est possible de forcer deux diamants à « partager » un phonon, preuve que l'intrication quantique est réalisée.

Le phénomène est très bref puisqu’il dure environ 10 -12 seconde ce qui ne permet pas encore d’envisager des applications pratiques dans l’immédiat, même si les auteurs estiment que les diamants ainsi intriqués pourraient « fournir la base d’une technologie puissante pour le traitement de l’information quantique ».

Voir aussi Futura-Sciences.


- Compter les atomes avec des fibres de verre

Les chercheurs utilisent des fibres de verre particulièrement fines - quelques 500 nanomètres d'épaisseur, à comparer avec la longueur d'onde de la lumière visible, comprise entre 400 et 800 nanomètres. Ainsi les ondes lumineuses sont sensibles à la présence d'atomes situés à proximité - mais à l'extérieur - de la fibre. La première étape préalable à la détection d'atomes est donc de piéger ces derniers de façon à ce qu'ils soient alignés de part et d'autre de la fibre. L'onde lumineuse subséquemment envoyée est modifiée par chacun de ces atomes ; par conséquent, une mesure précise des changements subis par la lumière au cours de son trajet à travers la fibre permet de compter le nombre d'atomes piégés. En effet, la présence des atomes ralentit légèrement les ondes lumineuses qui oscillent dans leur direction. Une autre onde lumineuse, polarisée dans une autre direction, ne rencontrera pas les atomes et ne sera donc pas ralentie. La différence de phase entre ces deux ondes permet alors de déterminer combien d'atomes a rencontré l'onde ralentie.

Cette méthode permet de compter les atomes avec une précision de l'ordre d'une dizaine ou d'une vingtaine d'unités, sur un nombre total de quelques centaines ou quelques milliers, piégés à une distance de moins d'un micromètre de la fibre.

- Des circuits de 15 nanomètres

Ce dernier est constitué de deux fils séparés par seulement environ 150 atomes ou 15 nanomètres.

Fait intéressant: les auteurs ont découvert que l'effet d'un fil sur l'autre peut être positif ou négatif. En d'autres termes, le courant électrique acheminé dans un fil peut provoquer un courant parallèle dans l'autre fil, suivant soit la même direction, soit l'opposée. Cette découverte, fondée sur les principes de la physique quantique, nous porte à revoir notre compréhension du fonctionnement des circuits électroniques les plus simples à l'échelle nanoscopique.

- Des calculs analogiques avec opto-électronique et feedback

- Un moteur Stirling micrométrique

Des chercheurs de l'Université de Stuttgart et de l'Institut Max-Planck des systèmes intelligents de Stuttgart (Bade-Wurtemberg) ont développé un moteur thermique de type Stirling à l'échelle micrométrique.

Le gaz injecté n'est donc plus constitué d'un nombre important de molécules, mais d'une seule bille plastique de trois micromètres qui flotte sur l'eau. Les physiciens ont également remplacé le piston, qui se déplace régulièrement de haut en bas dans le cylindre, par un faisceau laser focal dont l'intensité varie périodiquement. De même, ils ont substitué le charbon du moteur à vapeur par un faisceau laser supplémentaire qui chauffe l'eau instantanément et permet de la refroidir immédiatement dès que le laser est coupé.

Au grand étonnement des physiciens, l'efficacité s'est avérée identique à celle de son homologue macroscopique en pleine charge. "Ce constat n'était pas nécessairement attendu, car la machine est si petite que son mouvement pouvait être entravé par des processus microscopiques qui sont sans conséquences dans le monde macroscopique".


Climat


Climat, écologie, énergies

- Le réchauffement des océans réduit l'oxygénation

D'après des données sur la fin de la dernière ère glaciaire, le réchauffement climatique pourrait accroître les "zones mortes" océaniques de façon marquée. Dans le contexte du réchauffement climatique, la première étude approfondie des changements dans l'oxygénation océanique à la fin de la dernière ère glaciaire (il y a de 10 à 20000 ans environ) a des répercussions sur l'avenir des océans. L'étude, une collaboration à laquelle a pris part Eric Galbraith, du Département des sciences de la Terre et des planètes de l'Université McGill de Montréal, montre, à l'examen du sédiment marin, que les concentrations en oxygène dissous dans de grandes parties des océans se sont considérablement modifiées au cours des changements climatiques naturels relativement lents qui ont eu lieu à la fin de la dernière ère glaciaire. À l'époque, la température de l'eau en surface autour du monde a augmenté d'environ 2°C sur une période de 10000 ans.


- La géoingénierie en arctique dès maintenant ?

Pour éviter l'emballement de la bombe méthane, il faudrait utiliser des aérosols stratosphériques et pulvériser de l'eau pour augmenter la couverture nuageuse sans attendre que la situation devienne irréversible (il est vrai qu'on est mal barré, voir ci-après...).


- Le peak oil repoussé, un nouvel âge d'or du pétrole !

«Les ressources semblent plus abondantes que jamais auparavant». Ce constat du Secrétaire Général du Forum International de l’Energie (FIE), Noe Van Hulst, illustre le message «optimiste», comme l’a qualifié le patron de Total, Christophe de Margerie, délivré hier pendant les débats consacrés au peak oil lors du Congrès Mondial du Pétrole. Entre 2007 et 2009, 1,6 baril de nouvelles réserves a été apporté pour chaque baril produit à travers le monde, a souligné le directeur général de la Qatar Petroleum International. NasserK. Al Jaidah a en particulier rappelé l’apport des nouvelles technologies, affirmant que la communication numérique entre gisements et centres de contrôle pouvait apporter 125 milliards de barils supplémentaires, soit environ 9% des réserves totales.

«Le pic de Hubbert n’est pas en vue». Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on entend par «peakoil». Car si l’on s’en tient au seul brut conventionnel, l’Agence internationale de l’énergie a estimé dans son World Energy Outlook 2010 que le pic avait été atteint en 2006. Mais, en ajoutant les autres productions de liquides (biocarburants, pétrole non conventionnel…), la donne est totalement différente. La prise en compte du brut non conventionnel accroît les réserves mondiales de plus de 1000 Gbls (à plus de 3000Gbls), les faisant passer de 70 à 100 années de consommation, a précisé le pdg de Total.

Quand on pense que Yves Cochet soutenait en 2005 avec aplomb contre EcoRev' que les jeux olympiques de 2012 n'auraient pas lieu car il n'y aurait plus de pétrole !! Il nous faisait passer pour des traîtres à simplement dire la vérité... Je pense qu'il y a quand même sous-estimation de la consommation des pays les plus peuplés qui se développent rapidement et que donc la tension devrait rester forte en dehors des périodes de récession mais on est vraiment dans le scénario catastrophe tel qu'on avait pu l'entrevoir, d'une consommation jusqu'à la dernière goutte rendant vaine la réduction de nos émissions de co2. Sans compter l'exploitation des hydrates de méthane marins (cf Science&Vie p84), ce qui pourrait se faire par injection de co2 justement, permettant certes de le stocker mais pour libérer du méthane ce qui n'est pas forcément mieux (sauf si cela évitait leur libération spontanée, ce qu'on appelle la bombe méthane, mais les moyens d'observations ne sont pas à la hauteur du risque et il est plus probable qu'on en accélère les émissions).

Avec l'augmentation de la consommation de charbon (ci-dessous), il y a vraiment de quoi désespérer. Notre seule chance, ce sont les progrès constants du solaire et des systèmes de stockage d'énergie, une course qui a cependant toutes les chances d'être perdue si la crise ne nous engage pas dans une mobilisation totale pour la reconversion aux énergies renouvelables, seule voie de sortie de crise sans doute pour les économies développées.

- La consommation de charbon

Certes, la capture du CO2 avance, mais on n'est pas aux mêmes échelles...

- Alimenter l'Europe avec l'énergie islandaise

Pour profiter de l'activité volcanique de l'Islande avec tout son potentiel électrique (hydro et géothermie), le plus long câble électrique sous-marin de 1 900 km va être posé entre l'Islande et l'Allemagne.

- Ces bateaux qui utilisent les vagues comme carburant

- SeaTwirl : une éolienne à axe vertical en forme de toupie

- Une éolienne volante

Voir aussi Futura-Sciences.

Les avantages de l'éolienne volante par rapport aux modèles classiques sont nombreux. La hauteur de fonctionnement de la turbine volante est fixée par la longueur du câble mais elle peut largement dépasser les limites d’un dispositif fixé au sol. Puisque l’aile coûte moins chère en composants et en matériaux qu’une éolienne classique, l’énergie produite serait peu onéreuse et pourrait concurrencer l'électricité vendue par les centrales thermiques. Le dispositif aérien nécessite également moins de construction au sol et peut être facilement employé en offshore. Il suffit de relier les ailes à de simples bouées pouvant être placées à plusieurs kilomètres des côtes et en eaux profondes.

- Des transistors transparents

Le transistor, n'est rien de plus qu'un sandwich de matériaux de type N (donneur d'électron) et P (trou). L'un des oxydes les plus largement utilisés est l'oxyde d'indium-étain. Cependant, ces oxydes conducteurs transparents ont une limitation fondamentale: ils sont tous des conducteurs d'électricité de type N, c'est-à-dire où la conduction se fait par le mouvement des électrons.

Le nouveau matériau transparent créé (de type P) est à base d'oxyde de chrome, les modifications étant obtenues par la substitution simultanée de certains des atomes de chrome et d'oxygène par du magnésium et de l'azote.

Le nouveau matériau pourrait ouvrir la possibilité de concevoir des transistors transparents qui pourrait amener des écrans télévisés transparents. Il pourrait également être utilisé pour augmenter l'efficacité de certains panneaux solaires, ce qui améliorerait considérablement l'adoption de ces derniers.

- Sahara Solar Breeder

Transformer le sable chaud du désert du Sahara en silicium pur afin de fabriquer sur place des milliers de panneaux solaires photovoltaïques.

Des super-usines de silicium implantées dans la région traiteront ensuite l’énergie clean produite par ces panneaux solaires éparpillées dans cette «immensité nue». Pour la redistribuer d’abord en Europe puis aux quatre coins du globe via des câbles supraconducteurs à température de fonctionnement d’environ -200°C. Nom de code du projet : Super Apollo ou Sahara Solar Breeder.

- Un peinture solaire abordable

Les nanoparticules de ce composé sont des « points quantiques » que l'on peut étaler sans équipement spécial. Pour l'instant, le rendement reste faible : 1 % . C'est à comparer aux 10 à 15 % d'un panneau solaire commercial classique. La différence est que cette pâte est très bon marché et peut être produite en grande quantité.

Voir aussi Futura-Sciences et Gizmodo.


- Le photovoltaïque 3D

Des structures 3D peuvent accroître la quantité d'énergie générée par 20. Ces structures peuvent également doubler le nombre d'heures de production d'électricité et de réduire les variations saisonnières.

Il y a deux effets à l'œuvre. La structure 3D peut capter de la lumière quand le soleil est aux angles inférieurs et augmente aussi les réflexions internes au sein de la structure, augmentant la quantité de lumière capturée.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Des super-condensateurs textiles pliables

La section Energie et Textile de L'Institut de Recherche sur le Textile Taïwanais (TTRI) a mis au point en 2008, après cinq ans de recherche et développement, un super-condensateur textile complètement pliable. Ce nouveau produit a été récompensé en 2011 par "100 R&D Awards" (décerné par R&D Magazine), qui identifie chaque année les 100 produits les plus innovants récemment développés.

Ce super condensateur fait moins de un millimètre d'épaisseur et peut être chargé très rapidement puisqu'il a une capacité électrique de l'ordre de 50 farads. Les applications potentielles de ce nouveau textile sont gigantesques puisqu'il pourrait être utilisé avec tout système nécessitant une batterie de basse puissance tel que: les appareils photos numériques, différents outils de bricolage, les sacs à énergie solaire, les petites éoliennes, les scooters électriques, ...

Cela ressemble aux membranes en polyester dont on avait parlé en novembre comme une des grandes découvertes du mois.

- Des bactéries modifiées pour produire de l'hydrogène

Le système est encore plus efficace s'il est alimenté en vitamine C dont le rôle est de fournir des électrons en suffisance.

Au final, les chercheurs ont créé une nanomachinerie permettant la production d’hydrogène à un haut débit. En effet, le rendement de la photosynthèse modifiée vaut plus du double de ce qui est observé naturellement dans les cellules. Par ailleurs, les réactions créant l’hydrogène sont capables de fonctionner durant plusieurs heures sans phénomène d’épuisement, tant qu’il y a suffisamment de vitamine C.

- Des piles à combustibles pour les MacBooks

Les deux brevets s’intitulent : « Système de pile à combustible pour alimenter un appareil informatique portable » et « Système de pile à combustible couplé à un dispositif informatique portable.»

Quant à l’impact sur l’autonomie, il promet d’être spectaculaire puisque des piles à combustible (à hydrogène par exemple) permettront d’utiliser un laptop durant « plusieurs jours, voire semaines, sans les recharger. »

Voir aussi Futura-Sciences. Ce serait une bonne nouvelle s'il n'était aussi stupide de déposer des brevets ne portant que sur l'utilisation...


- Une pile microbienne produit du courant... et dépollue l'eau

Des bactéries qui produisent de l'électricité en se nourrissant sur la racine de plantes vertes ou même en dépolluant des eaux usées : c'est le principe des piles microbiennes, sur lesquelles des chercheurs rennais travaillent.


- Une pile en carton

La firme Sony a invité des enfants à expérimenter une petite batterie dont l’énergie provient de morceaux de papier cartonné. L’électricité, qui anime un petit ventilateur, est générée par la décomposition des molécules de sucre qui sont stockées dans le carton.

Ils ont déposé des morceaux de carton ondulé dans un mélange d’eau et d’enzymes. Après avoir remué l’ensemble et patienté quelques minutes, ils ont pu utiliser le liquide comme source d’énergie pour animer un petit ventilateur électrique.

« C’est le même mécanisme que lorsque des termites mangent du bois pour en obtenir de l’énergie »

Voir aussi Techno-Science.

- Un deux roues électrique

Particulièrement compact, le boxx affiche également un poids plume d’à peine 55 kilogrammes, notamment grâce à son châssis en aluminium.

En terme de performances, Boxx Corp annonce une vitesse d’environ 55 km/h et une autonomie allant de 30 à plus de 100 kilomètres, selon le niveau de performance de la batterie (Core ou Core 2, en usage Eco ou Standard).

Disponible avec un grand choix de coloris, le « Boxx » devrait être commercialisé dès le premier trimestre 2012, pour un tarif allant de 4000 à plus de 5500 dollars.

- Un 2 roues électrique pliable à ranger dans la voiture

- La Twizy électrique de Renault à 5000€ (en Espagne)

- Un bioplastique produit par des abeilles collètes

Afin de maintenir les œufs à l’abri des changements de température et de divers dangers (bactéries, parasites, champignons), les abeilles collètes (ou « polyester ») sécrètent un matériau ressemblant à de la cellophane. Elles utilisent ce composé pour entourer la chambre du nid d’une coque de protection dans laquelle les larves vont pouvoir grandir et se développer en toute sécurité.

Le bioplastique produit est dur et sa structure ne s’altère pas dans le temps. De plus, il est parfaitement imperméable.


- Peindre les montagnes en blanc pour refroidir l'atmosphère, ça marche !

Au Pérou, une ONG a tenté une expérience hasardeuse en haute montagne : peindre la roche en blanc sur de grandes surfaces pour refroidir le sol découvert par la fonte des glaciers. But du jeu : retrouver les masses d’eau retenues en altitude, qui permettaient à la végétation de pousser suffisamment pour nourrir les alpagas.

Eduardo Gold Aráoz rapporte une réduction de température de 12°C dans ces alpages et la réapparition de glace par endroits. Un tel effet serait étonnant et mériterait une vérification...

On en avait parlé en février 2009, on l'a fait !


- Rendre les plantes résistantes à la sécheresse

Il y a quelques années, l’équipe de Sean Cutler avait déjà mis en évidence les mécanismes de réponses d'un végétal – en l’occurrence Arabidopsis, le modèle équivalent de la drosophile chez les chercheurs en biologie végétale – à un stress hydrique. Deux protagonistes sont à l’origine d’une cascade de réactions : il s’agit de l’acide abscissique (ABA), une hormone de stress, et du PYR1, le récepteur de cette hormone.

Schématiquement, lorsque la plante s'adapte à une période de sécheresse, l’ABA est sécrété et fixé à son récepteur, déclenchant les réactions en chaîne permettant de lutter contre le manque d'eau. Parmi elles, la fermeture des stomates qui limite la perte d’eau au niveau des feuilles, l’arrêt de la croissance, etc.

La prouesse des scientifiques a consisté à mettre au point un récepteur PYR1 modifié qui permet de fixer durablement l'ABA et donc de le garder activé pendant une période plus longue que la normale. De cette façon, la plante est capable de résister à une période de sécheresse prolongée.

- Les arbres à encens menacés de disparition ?

Les arbres du genre Boswellia, dont les populations sont concentrées autour de la mer Rouge, assurent la production d'encens mondiale. Mais ils sont en déclin constant, notamment à cause des incendies, des insectes ravageurs et du pâturage. Quatre-vingt-dix pour cent de ces arbres pourraient disparaître en cinquante ans.


- Des robots cultivateurs en essaim

Prospero est un robot se déplaçant avec 6 pattes et capable de communiquer avec ses congénères par infrarouge. En essaim, les robots marquent les zones qui ont déjà été plantées et signalent lorsqu’il y a besoin d’aide pour ensemencer une parcelle. Les robots peuvent ainsi améliorer l’optimisation de notre agriculture.


- La tour Eiffel couverte de plantes

Le but? Outre l'esthétique pure, que la tour Eiffel, symbole mondial de la France, devienne le "poumon de Paris". Que la France devienne le "fleuron de l'écologie dans le monde" grâce à un écran de verdure de 327 mètres. Le bâtiment absorberait plus de CO2 qu'il n'en dégage, c'est le principe du carbone négatif cher aux écologistes.

Mais faire de la tour Eiffel une plante grimpante ne se réalise pas en un claquement de doigts. Affubler l'immense monument de 138 tonnes de verdure est une opération délicate et les plantes auraient besoin d'un savant système d'irrigation qui pèserait pour sa part cent tonnes.

Si tout va bien, les plantations débuteraient en juin prochain et le projet serait abouti en janvier 2014, le temps que tout cela grimpe, pousse et s'épanouisse.


Biologie


évolution, génétique, biodiversité, éthologie, anthropologie, neurologie

- L'évolution ne s'arrête jamais, La recherche, p64

Une mise au point intéressante de Gaël Clément réfute qu'il y ait des "fossiles vivants", lorsqu'on étudie de plus près le ginkgo ou le coelacanthe, on constate qu'ils ont beaucoup évolués par rapport à leurs ancêtres. Confirmation du fait que la vie, c'est l'évolution, pas seulement la reproduction.

- L'hydantoïne précurseur des protéines

De l'hydantoïne a été obtenue en laboratoire dans des conditions similaires à celles existant au sein des glaces interstellaires.

Issue de la condensation de l'urée et de l'acide glycolique présentes par ailleurs dans les météorites, l'hydantoïne, peut jouer le rôle de catalyseur pour la formation de chaines peptidiques. Cette formation de proto-protéines peut avoir lieu dans des conditions adéquates, telles celles qui existaient dans les océans de la Terre primitive, étape probablement essentielle à l'apparition de la vie.

L'importance de ce résultat tient dans le fait que l'hydantoïne est connue pour être un catalyseur de formation de chaînes peptidiques, ce que les chimistes appellent des oligopeptides, qui peuvent être considérées comme des proto-protéines. Ainsi, dans les conditions anoxiques de l'atmosphère primitive de la Terre et en présence d'eau liquide, la libération d'hydantoïne, en complément de nombreuses autres molécules organiques, permettrait de faciliter grandement la fabrication de proto-protéines.

- La structure moléculaire du ribosome

Il s'agit d'une avancée énorme en termes de précision des données puisque cette nouvelle vue présente de manière détaillée l'agencement complexe des molécules entre elles. En tout, ce sont 79 protéines et 5 600 nucléotides constituant le ribosome eucaryote qui ont ainsi pu être positionnés très précisément.

- Contrôle de l'expression aléatoire des gènes

Par des techniques de fluorescence et de microscopie, les chercheurs ont pu compter le nombre de protéines synthétisées à la molécule près, et dans chaque bactérie individuelle d'une population. En observant une étape précoce de l'expression génique, ils sont également parvenus à associer les fluctuations de l'expression d'une cellule à l'autre avec les mécanismes moléculaires spécifiques de contrôle à l'œuvre sur les gènes étudiés.

Le niveau d'expression de la plupart des gènes d'une cellule dépend de l'environnement dans lequel est placée cette cellule. De nombreux mécanismes de contrôle de l'expression génétique ajustent l'expression de chaque gène en fonction de l'environnement présent et permettent ainsi l'adaptation de la cellule à cet environnement. Mais, même dans un environnement stable, un gène donné n'est pas toujours exprimé au même niveau dans chaque cellule d'une population. En effet le mécanisme d'expression des gènes est un processus largement stochastique, largement "bruité". C'est-à-dire que ce n'est pas un processus continu, régulier et totalement déterminé mais au contraire un processus pour partie aléatoire. A l'échelle d'une cellule unique, ceci est en partie dû au faible nombre de molécules mises en jeu: une seule copie du gène, quelques molécules régulatrices de ce gène, quelques molécules disponibles pour transcrire ce gène en ARN messager, puis quelques molécules disponibles pour enclencher la traduction de ce messager en protéine, etc.

- La transcription des ARN non codants

Le fait pour l'expression des gènes de passer par un médiateur permet d'y appliquer des régulations.

Chaque étape de l'expression des gènes est finement contrôlée de façon à obtenir le niveau adéquat de protéines et d'ARNs cellulaires. Les gènes codant les protéines sont transcrits par l'ARN polymérase II (pol II), sous forme d'ARNs messagers (ARNm) qui seront ensuite traduits en protéines. L'ARN pol II transcrit également une autre classe de gènes codant des "snARN", de petits ARNs non-codants impliqués dans la maturation des ARNm.

C'est malheureusement très technique et peu compréhensible mais à mesure qu'on découvre toute la complexité biologique, on perd en compréhension et en possibilité de communication, se rapprochant de la difficulté de la physique pour des raisons inverses, non pas d'abstraction mathématique mais de complexité des interactions.

L'équipe dirigée par Tamás Kiss au LBME, en collaboration avec l'équipe de Shona Murphy à Oxford, a identifié une protéine, RPAP2, qui reconnaît spécifiquement la phosphorylation de la Ser7 du CTD. RPAP2 est recrutée sur les gènes codant les snARN via cette "marque" sur le CTD de l'ARN pol II et y recrute un autre complexe, appelé "Intégrateur", également nécessaire à l'expression des snARN.

- Les mitochondries des eucaryotes auraient été des parasites

L’étude de Midichloria mitochondrii, une proche cousine supposée des mitochondries, révèle l’existence de 26 gènes capables de synthétiser un flagelle.

Si cette mitochondrie originelle était effectivement dotée de ce cil propulseur, elle aurait pu parasiter la cellule eucaryote primitive, au lieu de se faire ingérer.

- Les grands chromosomes mettent trop de temps à se répliquer

La fragilité des grands chromosomes vient de la lenteur de leur transcription qui vient en conflit avec la phase de réplication de l'ADN.

On peut se demander pourquoi alors, il reste des chromosomes si grands ?


Voir aussi Futura-Sciences.

Pour aller plus loin, l'équipe a cherché ensuite à savoir précisément ce qui pouvait fragiliser l'ADN quand réplication et transcription sont concomitantes. Ils ont mis en évidence des structures en boucle qui perdurent, dues à l'hybridation de l'ADN avec la molécule d'ARN produite lors de la transcription. Ce sont ces boucles ADN-ARN qui déstabiliseraient l'ADN jusqu'à provoquer des cassures en cas de stress.

- La sérotonine sert au développement de l'embryon

Deux substances agissent dès la conception pour organiser la répartition des organes dans le corps : la sérotonine et la protéine Wnt.

Ce n'est que lorsque ces deux substances coopèrent que le cœur, le foie et la rate se retrouvent dans leurs positions correctes. Ces deux substances sont également indispensables chez les animaux adultes et une perturbation de leur interaction pourrait être une des causes du cancer.

Ces deux substances sont en charge de l'asymétrie droite-gauche au cours du développement des embryons. Pour ce faire à peine quelques heures après la fécondation, elles commandent la pousse de cils tournant à la manière d’hélice sur certaines cellules. Ce mouvement coordonné crée un mouvement liquidien à la surface des cellules selon un flux déterminé de droite à gauche. C’est ce stimulus qui active les gènes responsables du positionnement des organes dans le corps.

Cela ne se produit que lorsque les deux messagers, la sérotonine et Wnt, interagissent librement. «Si l'un ou l'autre fait défaut, alors le processus ne commence même pas, entraînant des défauts dans l'embryon » explique le Dr. Martin Blum, principal auteur de l’étude. Les adultes aussi semblent avoir besoin de l'interaction parfaite entre la sérotonine et Wnt. Si ce n'est pas le cas, alors «les cellules se divisent là où elles ne doivent pas se diviser » poursuit le chercheur. Avec une conséquence possible : le développement de tumeurs.

- L'origine des animaux (570 millions d'années)

Doushantuo est une région du Sud de la Chine où des fossiles composés d’amas cellulaires et âgés de 570 millions d’années ont été découverts en 1998. Pour certains chercheurs, ils correspondraient à une forme embryonnaire des premiers animaux métazoaires. Effectivement, la disposition des cellules fossilisées ressemble à une morula, premier stade de développement embryonnaire d’un animal (le mot, latin, signifie mûre, et évoque la forme de ce petit amas de cellules).

Des cellules ont été fossilisées en cours de division alors que les noyaux se clivent. Or, les membranes nucléaires des cellules animales disparaissent lors de la division cellulaire. Par conséquent, les fossiles ne contiennent pas non plus de cellules animales.

Certains amas de cellules fossilisés observés en tomographie sont entourés d’une enveloppe de protection. Les cellules situées à l’intérieur ressemblent à des spores. Un fossile montre même l’une de ces membranes déchirée, avec des cellules qui s’en échappent. Par comparaison avec des organismes vivant de nos jours, les chercheurs en ont déduit que les fossiles appartenaient au groupe des mésomycétozoaires, faisant partie des protistes. Cet ensemble se compose en effet d’organismes unicellulaires qui ne sont ni des bactéries ni des animaux mais qui peuvent être considérés comme des ancêtres unicellulaires du règne animal. De plus, les espèces appartenant à ce groupe produisent des grandes quantités de spores à l’intérieur d’une membrane de protection durant leur reproduction. Ainsi, ces fossiles vieux de 570 millions d’années pourraient représenter des spores de l’ancêtre unicellulaire du règne animal.

- ''Anomalocaris'', le prédateur du Cambrien (535 millions d'années)

Voir aussi Sciences et Avenir et Futura-Sciences.

- Les prédateurs opportunistes facteurs de biodiversité

Il est intéressant de rapprocher l'apparition de prédateurs au Cambrien avec l'explosion de diversité. Cette théorie unifiée des écosystèmes, combinant la chaîne alimentaire avec les déplacements dans l'espace et le temps met surtout en valeur le rôle de prédateurs opportunistes comme le renard qui traverse différents écosystèmes dont il maintient la diversité en dérangeant son équilibre. L'intérêt me semble surtout de prendre mieux en compte le fait qu'un écosystème est un système ouvert, traversé par des perturbations extérieures et non pas un simple équilibre symbiotique, la biodiversité étant la contrepartie synchronique (interne) d'une incertitude diachronique, de la confrontation à des stress venant de l'extérieur. De même que l'évolution de l'adaptation à l'adaptabilité l'exige, il faut décoller le sujet et l'objet en y introduisant la temporalité. Il n'y a pas pur reflet immédiat de l'extérieur à l'intérieur mais toute une histoire de leurs interactions et leurs transformations. On peut rajouter que même l'écosystème planétaire est un système ouvert à la fois sur l'énergie solaire et le choc d'astéroïdes, amenant l'eau, la vie peut-être, redistribuant les cartes en tout cas et boostant la biodiversité sur le long terme.

- La spéciation par séparation géographique

En étudiant aussi bien les facteurs écologiques que génétiques, les chercheurs se sont aperçus que le processus de spéciation entre ces deux populations avait commencé il y a 400 000 ans. En focalisant leur attention sur les colonies qui forment la population thaïlandaise, ils ont montré que, plus que la divergence dans le mode d'écholocation, c'était avant tout la séparation géographique qui était le moteur de ce processus, en restreignant les échanges de gènes.

Rien de bien neuf sinon que ce n'est pas l'écologie sensorielle (la perte de la communauté d'informations) qui produit la spéciation mais bien la séparation des populations, ce qui a toujours été l'hypothèse dominante.

- L'évolution des poissons a commencé par la tête

Cela me semblait presque évident et je ne savais pas que c'était contesté !

Ce n’est donc pas le milieu qui aurait joué le rôle de pression de sélection, mais plus probablement le régime alimentaire.

- Les poissons devenus amphibiens avant de sortir de l'eau

Selon les travaux de Gregory J. Retallack, l’ancêtre des tétrapodes était plutôt un opportuniste qu'un téméraire s'aventurant hors de son étang durant une sécheresse. Il a profité de l’environnement s’offrant à lui pour s'adapter à une nouvelle vie. Ce poisson devait peupler des régions humides abritant des lacs envahis par des racines et des troncs d’arbres. Les membres observés par le géologue sont mobiles et capables de saisir le bois ou les racines. L’ancêtre des tétrapodes a dû ainsi profiter de la présence des racines pour sortir de l’eau.

La mobilité du cou aurait été acquise afin de pouvoir manger dans des eaux peu profondes.

Ainsi, l’origine et la sortie de l'eau des tétrapodes seraient à mettre en relation avec le développement de structures adaptées à un nouvel environnement. Elle n’aurait pas été causée par des changements drastiques de conditions environnementales.

- L'électricité peut aider les coraux et les huîtres à croître !

L’électricité au secours des coraux, des huîtres ou encore de la posidonie : telle pourrait être la devise du procédé Biorock. Des organismes vivants, nécessitant divers minéraux pour se développer, ont été fixés sur des structures métalliques traversées par un courant de faible intensité. Résultat : un taux de croissance accru et une résistance exceptionnelle à la pollution.

- Une araignée dont le cerveau déborde dans ses pattes

Les petites araignées n'ont pas assez de place pour leur cerveau qui déborde dans les pattes !

- Un crabe poilu qui se nourrit de ses poils

Kiwa puravida fait littéralement pousser sur ses pinces des filaments, constitués de bactéries se nourrissant de suintements de méthane froids. Comme le montre une vidéo, il mange ces filaments.


- Le plus gros insecte est une sorte de cigale

Des naturalistes néo-zélandais ont capturé le plus gros insecte du monde, un weta géant femelle de 71 grammes, plus de deux fois le poids d'un moineau ! C'est grâce au gigantisme insulaire que cet animal de Little Barrier Island a pu acquérir cette taille.

Il ne paraît pas si gros que ça, c'est un peu décevant... Quand il y avait plus d'oxygène les insectes étaient bien plus gros (des libellules géantes notamment).

- Un gecko du Mékong

- Un tatou nain

- Les rats libèrent leurs camarades!

Les rats ne supportent pas de voir un de leurs semblables emprisonnés: ils s'agitent pour le sortir de sa cage. Une preuve de leur capacité d'empathie, affirment des chercheurs.

Les chercheurs n’ont pas appris aux rats à ouvrir la trappe, ils n’ont pas donné de récompense en échange de la libération d’un prisonnier. Les rats ont pourtant appris au bout de 6 ou 7 jours en moyenne de ces tests à ouvrir la trappe du tube pour libérer leur compagnon (23 rats sur 30 ont appris à ouvrir les trappes).

Les hommes, eux, sont bien sadiques ! Voir aussi Futura-Sciences.

- L'amygdale réagit à la vue d'animaux

Le fait que l'homme éprouve des émotions face à des animaux a sans doute été un outil de survie pendant des millénaires, que ce soit pour fuir les animaux dangereux ou chasser ceux qu'il mangeait. L'amygdale aurait ensuite été « recyclée » par le cerveau pour traiter les émotions en général, liées aux rencontres, au stress, à la frustration, etc. Cela explique aussi pourquoi le contact avec les animaux est un bon régulateur des émotions, et qu'il est utilisé dans certaines thérapies.

- L'amygdale des timides ne s'habitue pas aux gens

Les neurologues ont constaté que l'amygdale réagit intensément quand on découvre un visage totalement nouveau. Toutefois, à mesure que l'on est exposé à ce visage, un phénomène de familiarisation s'installe, et la réaction de l'amygdale diminue : l'individu fait partie de l'entourage et est en quelque sorte accepté émotionnellement. Or, chez les personnes les plus timides, dont le tempérament est qualifié d'inhibé, cette familiarisation n'a pas lieu. On a beau leur montrer le visage des dizaines de fois, l'amygdale est suractivée comme la première fois.

La personne rencontrée reste étrangère, et suscite toujours une réaction émotionnelle intense. C'est ce qui explique que les grands timides répugnent à se rendre à des réunions ou des soirées : ils savent qu'ils ressentiront ce sentiment désagréable d'inconnu, même vis-à-vis de vieilles connaissances.

En fait, il suffirait d'un spray d'ocytocine pour être moins timide à ce qu'il paraît.


- Les orang-outans jouent avec des iPads

Alors que va sortir le film sur le chimpanzé Nim élevé comme un enfant, il est intéressant de voir que les orang-outans enfermés dans leurs cages jouent passionnément avec des iPads (toute une gamme de jeux dont certains faits spécialement pour eux), une bonne façon de tromper leur ennui (et de communiquer avec leur gardien). Un singe a applaudi quand il s'est pris en photo... On peut ajouter que les singes sont capables de jouer en pariant. Tout cela est très troublant.

- Cheetah, le chimpanzé de Tarzan est mort à 79 ans !

C’était un singe atypique, qui appréciait regarder des matchs de football américain ou encore peindre avec ses doigts. Selon Debbie Cobb, la directrice de la communication du refuge, « il savait si ma journée se passait bien ou pas. Il essayait toujours de me faire rire s'il pensait que je passais une mauvaise journée. Il était très sensible aux sentiments humains ». Entre autres talents, il savait aussi marcher en gardant le dos droit, chose non habituelle chez les chimpanzés.


- L'homme nu

Une étude confirme que c'est pour mieux évacuer la chaleur que nous avons perdu nos poils mais une autre montre qu'on ne les a pas perdu, ils sont devenus seulement beaucoup plus fins, permettant de mieux détecter les parasites.

- Le langage de l'esprit

Au lieu d'admettre que le langage structure la pensée, des cognitivistes font l'hypothèse que ce serait la structure de la pensée qui aurait permis le langage, ce qu'ils appellent Language Of Thought (LOT).

Il est certain que la pensée précède le langage et que le langage doit en procéder, cela n'implique pas un "langage de la pensée", ni que la structure du langage ne puisse s'imprimer sur le déroulement de la pensée.


- L'apprentissage accéléré par IRM et neurofeedback

En l’occurrence un joueur professionnel de Base-ball va passer lui-même une IRM. Va être analysée la façon dont réagit son cerveau lorsqu’il s’imagine en train d’attraper une balle. Les zones actives de son cerveau lors de la visualisation seront donc visibles sur ladite IRM. Ceci constituera votre propre programme d’apprentissage, car à votre tour vous intégrerez la machine à IRM.

Suite à une IRM de base, les chercheurs comparent les résultats avec ceux des professionnels. Le but est alors de stimuler les zones visiblement actives chez le joueur dans le cerveau de l’individu lambda.

Les chercheurs utilisent alors la méthode de neurofeedback qui cible et active des zones très précises du cortex visuel. Là où l’expérience devient démente, c’est qu’à force de répétition durant 5 à 10 jours les performances visuelles s’améliorent sans aucun besoin d’être attentif ou conscient du phénomène. Votre cerveau se familiarise avec ce nouveau modèle et l’apprentissage se fait tout seul. Dans le cas de notre exemple au bout d’une dizaine de jours, vos performances au Base-Ball se sont réellement améliorées sans que vous ne vous entraîniez.

Ce n'est pas encore le téléchargement du cerveau mais ce qui est extraordinaire c'est que ce soit déjà opérationnel !

- L'intelligence, un équilibre de fonctions

Si l'on dispose de trop d'attention, on risque d'oublier des détails annexes qui peuvent avoir de l'importance au final. Avoir trop de mémoire est un gros problème pour ceux qui ont été traumatisés par un événement douloureux : souvent, on oublie, on passe l'éponge et la vie continue.

On l'avait déjà vu en juillet 2008 entre concentration et créativité.

- Se concentrer sur 2 objets à la fois

Il a enregistré l'activité de neurones simples dans le cerveau de deux singes, alors que ces derniers se concentraient sur deux objets qui tournaient autour d'un troisième objet distracteur. Les enregistrements neuraux ont révélé qu'il est effectivement possible scinder son attention en deux projecteurs correspondants aux objets pertinents et exclure la source de distraction qui se trouve entre les deux.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Le fonctionnement probabiliste du cerveau

Alexandre Pouget et ses collaborateurs ont aussi manipulé la fiabilité de l'information visuelle, pour tester plus directement si l'information est encodée dans le cerveau sous forme de probabilités. Cette manipulation est essentielle, car elle a permis de déterminer comment les deux entrées sensorielles sont pondérées. Intuitivement, lorsque l'information visuelle est peu fiable, ce qui est le cas dans la pénombre, il vaut mieux ignorer cette modalité sensorielle et se concentrer sur l'information vestibulaire. En revanche, si l'information visuelle est extrêmement fiable, la meilleure stratégie consiste à moyenner l'information visuelle et vestibulaire, c'est-à-dire, à assigner des poids similaires aux deux sources. Ces expériences ont révélé que c'est précisément ce que fait le cerveau du singe : le système nerveux change la pondération des modalités en fonction de leurs fiabilités.

Théoriquement, il est désormais permis de concevoir que l'information que les sens fournissent au cerveau est distribuée sous forme de probabilités, en l'occurrence, pour la détermination du mouvement du corps dans l'espace.

Le bruit de fond du cerveau est considéré comme intégration de l'incertitude, ce qui me semble plus douteux de même qu'il ne faut pas généraliser le probabilisme du cerveau en refoulant les mécanismes de correction et les contraintes logiques. Par contre, il est intéressant de constater que le réseau par défaut se construit en premier et serait déjà actif chez les foetus de 20 semaines.

- L'apprentissage de la marche commence tôt

Ce qui est intéressant, mais assez logique, c'est le fait qu'il y a continuité des premiers mouvements à la maîtrise de la marche, ce qui fait bien de l'apprentissage un processus dépendant du chemin et qui garde la marque du passé.

En analysant l'activité électrique enregistrée, les chercheurs ont montré que chez les nouveaux nés, le réflexe du mouvement est contrôlé par les neurones de la moelle épinière ; ils s'activent ainsi en deux phases: la première demande aux muscles des jambes de se plier et de s'étendre, alors que la seconde coordonne le mouvement entre la jambe gauche et la jambe droite. Au fur et à mesure que les enfants grandissent, ce processus devient plus complexe et implique d'autres types de neurones: sous médullaires, inter médullaires et sensoriels. Chez les enfants en âge préscolaire, aux deux phases néonatales, s'ajoutent deux phases supplémentaires qui servent à affiner le mouvement, comme celle qui indique au talon de se soulever avant que la jambe commence à se plier. Les quatre phases, puis celles qui s'ajoutent après lors de la croissance, permettent de perfectionner le processus de locomotion chez l'adulte.

Ces résultats montrent que le développement de la locomotion est un processus conservatif. Jusqu'à présent, on pensait que chez les adultes les circuits nerveux à la base du mouvement se formaient à partir de zéro, et étaient complètement différents de ceux actifs chez les bébés. On sait maintenant que durant la croissance rien ne se perd: le réseau du signal électrique qui va des neurones aux muscles n'est autre qu'une version modifiée du réseau néonatale.

- Les riches n'ont pas de coeur

On le savait, mais on le vérifie, les pauvres ont plus d'humanité, les riches sont à peine des hommes.

On doit pouvoir le dire aussi des puissants, ce qui explique que Pascal Picq puisse poser la question : l'homme est-il un grand singe politique ? puisqu'il y a des singes plus humains que certains hommes...


- Il y a 70 000 ans, on dormait déjà sur ses laurier

Le Laurier éloigne les moustiques. De plus, ils l'auraient brûlé pour éliminer les parasites.

C'est l'époque de la première révolution culturelle de l'humanité, peut-être par le langage narratif (on date de cette époque la langue mère).


- Une statuette du néolithique dans la Somme

D’une taille de 21 cm, cette représentation féminine stylisée frappe par la largeur des hanches, l’absence de bras et la présence d’une tête sans visage, constituée d’un simple cône. Ce type de statue est très rare en France.


- Ouverture de la dernière chambre de la grande pyramide

Au centre de la grande pyramide de Gizeh se trouvent des portes secrètes. Et en 2012, elles vont être ouvertes pour la première fois et les questions qui ont troublé les archéologues depuis 1872 vont enfin trouver une réponse. Heureusement, pour les plus impatients, un robot serpent nous a déjà donné un aperçu de ce qui se trouve derrière…

Encore un signe précurseur de la fin du monde 😉 !

- Des immenses grottes chinoises millénaires creusées dans la roche

À présent, la grotte nº35, la plus grande, a été ouverte au public. Dans celle-ci, on trouve une salle principale dans laquelle se dressent 26 colonnes de pierre d'un tour de plus de 10 m et d'une hauteur de 10 m au moins. 36 pièces de formes différentes sont disposées en plusieurs niveaux autour de la salle principale. Selon les experts, leur architecture et leurs formes ont une très haute valeur mécanique et esthétique. On peut encore voir des traces de forage sur les murs. Les majestueux motifs de 18 variétés gravés dans les grottes n os 2 et 35 saisissent le public d'admiration. Dans les grottes, on trouve é galement une tribune de pierre, des étangs, bassins et ponts construits, parsemés ça et là. L'eau est limpide.

Depuis les quatre ans qui ont suivi l'exploitation des grottes, les experts et les scientifiques ont trouvé des lampes à huile en terre cuite et des faïences ainsi que des fragments dont des pots, des vases, des bols et des jarres. L'expertise montre que ce sont des objets de la dynastie des Jin (265-420), selon lesquels on estime que les grottes devraient dater de la dynastie des Jin ou la précéder.

- Les statues de l'ïle de Pâques déterrées

On aurait découvert que les statues avaient été recouvertes de terre par un raz de marée...


Santé


génétique, traitements, nutrition, hygiène

- Un vaccin sublingual contre toutes les grippes

La protéine M2, commune à de nombreuses formes de la grippe, avait déjà été testée pour créer un vaccin mais les résultats avaient été décevants. Des chercheurs coréens viennent pourtant de montrer l’efficacité d’un nouveau vaccin à base de cet antigène chez des souris.

La vaccination sublinguale avec M2 induit une réponse immunitaire dans les poumons des souris alors que le même produit administré par injection parentérale ne le fait pas.

Justement, H5N1 revient.

De quoi nous protéger aussi du super-virus qu'on vient de fabriquer ?


- Un logiciel anti-spam contre le virus du SIDA

Avant de travailler sur le VIH, je travaillais sur le filtrage du spam et j’ai inventé le filtre antispam, explique David Heckerman de Microsoft Research. La première chose qui s’est produite est que les spammeurs ont commencé à essayer de contourner notre filtre, comme le virus du VIH le fait avec le système immunitaire. C’est ce qui nous a donné l’idée d’appliquer nos techniques.

Grâce à son algorithme, PhyloD répertorie les fragments du virus qui sont vulnérables aux attaques du système immunitaire. Il en tire des modèles complexes afin de comprendre comment différents systèmes immunitaires réagissent aux mutations du virus.

Tout ce que nous apprenons en étudiant le VIH nous explique comment le système immunitaire fonctionne et échoue . Tout ce que nous apprenons ici sera applicable non seulement au VIH mais aussi aux cancers du sein et de la prostate et cela changera la manière dont la médecine est pratiqué.

- Un vaccin contre le cancer testé en 2013

La protéine antigénique MUC1, retrouvée dans trois-quarts des cancers mortels, est la cible d’un vaccin qui a réduit le volume des tumeurs de 80 % chez des souris.

On retrouve cette forme de MUC1 dans 90 % des cancers du sein et du pancréas, et dans 60 % d'autres formes tumorales, comme celles de la prostate, du côlon ou des ovaires. Au final, on estime MUC1 impliquée dans plus de 7 cancers mortels sur 10.

- Du sucre empoisonné pour tuer les cellules cancéreuses

Les cellules cancéreuses désactivant les mitochondries et fonctionnant en hypoxie consomment plus de sucre. Ingérer du 2-deoxyglucose débloquerait l'apoptose qu'on pourrait provoquer ensuite avec la protéine ABT-263.

- Une protéine impliquée dans de nombreux cancers

Les chercheurs espagnols viennent de montrer qu’une seule protéine, appelée CPEB4, est impliquée dans la régulation de centaines de gènes jouant un rôle important dans la progression de certains cancers, notamment ceux affectant le pancréas et le cerveau. Son inhibition pourrait conduire à une nouvelle approche thérapeutique.

Le CPEB4 induirait un état cellulaire proche de celui qui existe durant le développement embryonnaire.


Une autre protéine, la périostine serait nécessaire pour les métastases.

- Huile d'olive et oméga 3 contre la pancréatite

Il s'agit de la première étude dans laquelle on a examiné comment les acides gras et antioxydants affectent les mécanismes cellulaires du processus inflammatoire local dans le pancréas.

- Maladies des yeux par manque d'anti-oxydants

Les yeux des nouveau-nés prématurés n'ont encore rien vu alors que ceux des personnes âgées ont beaucoup vécu. Bien que tout semble les séparer, ils sont affectés par des pathologies aux caractéristiques semblables. En effet, la rétinopathie du prématuré et la dégénérescence maculaire liée à l'âge partagent des mécanismes similaires.

"Dans les deux cas de figure, il y a une insuffisance d'antioxydants et un excès d'oxydants".


- Des antioxydants contre Alzheimer ?

Ils en concluent alors que cette hypoxie et le stress oxydatif pourraient être des facteurs favorisant l’apparition de la maladie.

En testant un antioxydant sur des souris génétiquement modifiées pour déclarer la maladie, ils ont constaté une apparition plus tardive des symptômes, y compris en ce qui concerne le déclin des facultés cognitives.

La piste des antioxydants avait déjà été creusée dans le passé, mais s’était révélée infructueuse. Meagan McManus, première auteur, pense savoir comment l’expliquer. « MitoQ, notre produit, s’accumule plus spécifiquement dans la mitochondrie. Or le traitement est plus efficace quand il se retrouve directement dans la mitochondrie plutôt que lorsqu’il est juste présent dans la cellule. »

Il y a aussi un médicament, J147, qui stimule la mémoire et préserve de la dégénérescence synaptique chez les souris atteintes par l’affection.

- Vitamines et oméga-3 pour la santé du cerveau

Elle relève les effets positifs d’un taux élevé de vitamines B, C, D, E et d’oméga 3 dans le sang. Les résultats détaillés sont publiés dans la revue Neurology et « montrent clairement que l’activité biologique et neurologique est associée à des taux de nutriments dans le sang ».

Si une grande partie de la variation de la performance mentale dépend de facteurs comme l'âge ou l'éducation, le niveau et la nature des nutriments influent pour 17 pour cent dans les scores de mémoire et 37 pour cent dans la variation de la taille du cerveau.

- Les probiotiques contre l'inflammation et la dépression

Le bénéfice des probiotiques est très contesté et l'étude concerne les séquelles d''un infarctus mais semble quand même établir l'efficacité des probiotiques contre l'inflammation et ses conséquences dépressives par apoptose des neurones de l'hippocampe. Se trouvent aussi confirmés les symptômes de l'intestin perméable, toutes choses qu'on trouvait plutôt dans les médecines alternatives.

- Un test pour choisir son anti-dépresseur

- Un psychiatre propose d'ajouter du lithium dans l'eau pour réduire les suicides

- De l'ocytocine en spray pour les timides

L’analyse révèle que ceux qui ont respiré de l’ocytocine se montrent plus positifs, plus chaleureux, plus ouverts ou encore plus altruistes. En une phrase : l’ocytocine favorise l’extraversion. En revanche, l’hormone peptidique ne modifie pas l’estime de soi et n’évite pas le sentiment dépressif.

On en avait parlé plusieurs fois déjà (par exemple en juin 2010), là on a testé l'effet de l'ocytocine sur les timides mais il semble établi qu'il y a bien un effet, on a donc une nouvelle drogue qui pourrait aider certains schizophrènes mais aussi renforcer la solidarité des soldats prêts à se sacrifier...

- Les 2 récepteurs antagonistes de la mélatonine

Des chercheurs de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont découvert un récepteur cérébral MT2 qui lorsqu’il est activé par la mélatonine favorise le sommeil profond. « La précision du rôle des MT2 de la mélatonine représente une percée scientifique importante qui les placent comme nouvelle cible prometteuse pour de futurs traitements de l'insomnie. Cette découverte explique également l'effet hypnotique et peu concluant des comprimés de mélatonine en vente sans ordonnance, qui agissent sur les deux récepteurs aux effets opposés».

Au lieu de prendre de la mélatonine qui se répand de façon indifférenciée dans le cerveau, il vaudrait mieux prolonger son effet en empêchant sa recapture comme pour les anti-dépresseurs ? En tout cas on a l'explication de son effet décevant au vu de son importance pour notre régulation (y compris le vieillissement).

Voir aussi techno-science.

- L'inhibition de la protéine PKR booste la mémoire

Un groupe de chercheurs a découvert que l’inhibition de l’activité d’une enzyme dans le cerveau de souris augmentait considérablement leur capacité de mémorisation. Voilà une piste de plus pour mettre au point des médicaments contre la maladie d’Alzheimer ou un mythique nootropique augmentant la mémoire sans effets secondaires.

Lorsque certains organismes sont victimes d’une attaque virale, une protéine kinase (appelée PKR) est particulièrement présente avec un taux élevé. L'activité de cette même protéine est également altérée lors de désordres cognitifs. Les chercheurs ont donc décidé d’étudier plus en détail son action, produisant des souris génétiquement modifiées, avec un faible taux de PKR dans leur cerveau. L’effet obtenu a été surprenant. Les souris ont montré des aptitudes de mémorisation spatiale fortement augmentées.

En cherchant à comprendre ce phénomène, les biologistes ont découvert que l’excitabilité des neurones était augmentée grâce à l’interféron gamma. Cette molécule, que l’on trouve aussi associée à une réponse immunitaire de l’organisme, augmentait l’activité synaptique chez les souris manquant de PKR.

Mais comme la PKR joue un rôle dans la lutte contre les processus inflammatoires, une mémoire augmentée pourrait se traduire par une moins grande résistance aux maladies. De plus, diminuer la PKR dans le cerveau fait baisser le GABA, un neurotransmetteur qui a un effet positif pour lutter contre l’anxiété.


- Inhiber les protéines NCoR1 rend 2 fois plus musclé

En inhibant une protéine nommée NCoR1 (nuclear receptor co-repressor 1), des chercheurs ont métamorphosé des souris, les rendant deux fois plus musclées. S’il s’agit bel et bien d’un moyen rapide et efficace pour gagner de la masse musculaire, les personnes âgées ou les myopathes pourraient en tirer des bénéfices. Mais certaines dérives sont également possibles.

Finalement, les propriétés de NCoR1 rappellent un peu celles de la myostatine, un facteur de croissance dont l’absence se traduit par une musculature exagérément importante.

- Des anticorps contre les taux élevés de sucre dans le diabète

Au niveau moléculaire, le diabète de type 2 est lié à une famille de facteurs de croissance du fibroblaste, ou FGF, et à ses récepteurs.

Les chercheurs présentent des essais réalisés avec un anticorps qui mime le FGF21 en se liant à FGFR1, un récepteur du facteur de croissance présent dans le pancréas et les tissus adipeux.

En une semaine, le taux de sucre des souris diabétiques qui avaient reçu des injections de l'anticorps est revenu à des niveaux normaux et les souris ont perdu du poids.

- La sclérose en plaque due à un défaut de la barrière hémo-encéphalique

- Annuler la dépendance à la cocaïne ?

Des chercheurs du Département de neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l'Université de Genève (UNIGE) ont développé une méthode permettant d'effacer l'empreinte laissée par la cocaïne sur le cerveau de souris et donc de rétablir un comportement normal.

Le traitement par commutateurs génétiques consiste à stimuler, à l'aide d'un laser, les terminaisons nerveuses du cortex préfrontal dans le noyau accumbens- ensemble de neurones qui jouent un rôle important dans le circuit de la récompense. Un renforcement de la communication synaptique entre le cortex préfrontal et le noyau accumbens est, en effet, provoqué par la cocaïne, ce qui semble entraîner le comportement pathologique de recherche compulsive de drogue.

- Le contrôle électronique de l'apnée du sommeil

Le système actuellement expérimenté à Suresnes, ressemble à un pacemaker cardiaque. Il comporte deux électrodes implantées sous anesthésie générale. La première, placée entre deux côtes, détecte le mouvement d’inspiration du patient endormi. Elle émet alors un signal qui est détecté par le boîtier du pacemaker. Ce dernier à son tour, transmet une impulsion électrique à la seconde électrode, implantée sous une clavicule. Celle-ci, étant reliée au nerf lingual, stimule la langue qui se déplace vers l’avant, ce qui prévient toute mise en apnée. À la fin du mouvement d’inspiration la stimulation cesse, et l’expiration se déroule normalement.

- La dyslexie, un problème d'audition ?

Les chercheurs ont montré chez les dyslexiques une sensibilité réduite du cortex auditif gauche aux sons modulés autour de 30 Hz. La réponse corticale à ces fréquences serait nécessaire au découpage de la parole en unités linguistiques pouvant être associées aux graphèmes. En effet, le défaut de sensibilité aux fréquences de modulation situées autour de 30 Hz corrèle avec les difficultés de traitement phonologique et la dénomination rapide d'images. Les dyslexiques montrent en revanche une réponse corticale accrue aux modulations d'amplitude des sons situées au-delà de 40 Hz. Cette particularité est associée à un déficit de mémoire phonologique. Ces données suggèrent qu'une seule anomalie de résonance du cortex auditif avec la parole serait à l'origine des trois facettes principales de la dyslexie.

Voir aussi Futura-Sciences.


- Des fauteuils roulants intelligents

Les fauteuils roulants intelligents du projet européen Sysiass visent à faciliter les déplacements des personnes handicapées ou âgées et à leur apporter plus d'autonomie.


Technologie


biotechnologies, nanotechnologies, énergie, informatique, robotique

- L'impression de cellules en 3D grâce au magnétisme

- Une bactérie produisant des nano-aimants

Les bactéries magnétotactiques (MTB) possèdent un organite unique, appelé magnétosome, constitué de nano-cristaux magnétiques de greigite (Fe3S4) ou de magnétite (Fe3O4). Alignés comme une aiguille de boussole, ces nano-cristaux leur permettent de nager le long des lignes de champs magnétiques à la recherche du milieu le plus favorable pour leur croissance.

La caractérisation phylogénétique, physiologique et génomique de l'une de ces bactéries, nommée Desulfamplus magnetomortis BW-1, a été possible grâce à son isolement en culture et a permis ainsi d'identifier deux groupes de gènes essentiels à la formation des nano-aimants. Le premier groupe interviendrait dans la formation de nano-aimants de magnétite tandis que le second serait impliqué dans la production de nano-aimants de greigite. C'est la première fois qu'une bactérie magnétotactique produisant des cristaux de greigite est isolée en culture. Il s'agit d'une avancée majeure permettant d'élargir le champ des applications biotechnologiques de ces nano-aimants.

Un grand nombre d'applications biotechnologiques sont à l'étude pour l'utilisation des nanocristaux de magnétite produit par les MTB, notamment pour l'imagerie par résonnance magnétique, la dépollution ou l'utilisation de magnétosomes modifiés comme catalyseurs. La première mise en culture de cette nouvelle bactérie produisant de la greigite est une avancée majeure qui va permettre de caractériser ces nouveaux nanoaimants et d'élargir le champ des applications potentielles des magnétosomes.

Voir aussi Sciences et Avenir.

- Des biopixels pour servir de détecteur

Des chercheurs viennent de réaliser l’exploit de fabriquer un panneau lumineux clignotant composé de… bactéries.

Pour parvenir à leurs fins, des protéines fluorescentes ont été attachées aux « horloges biologiques » de chacune des bactéries du dispositif. Celles-ci ont ensuite été divisées en une multitude de colonies. L’étape suivante a consisté à synchroniser toutes les horloges, permettant à toutes les cellules vivantes d'une même unité de produire de la lumière en même temps. Enfin, toutes les colonies ont été synchronisées entre elles. Le résultat final permet d'obtenir des milliers d’ensembles bactériens, eux-mêmes composés de centaines d’unités vivantes, capables de briller en même temps. Il ne reste plus qu’à déposer ces unités lumineuses sur une plaque particulière et l’on obtient le panneau désiré.

Les panneaux pourraient être employés en tant que biocapteurs. Ils permettraient de fournir des informations sur la présence ou l’absence de divers polluants, substances toxiques ou organismes pathogènes. Tout dépendrait de la sensibilité des bactéries face à ces différents agents. L’importance et la vitesse de diminution du clignotement fourniraient alors des informations sur le niveau de toxicité de l’élément détecté en temps réel. Pour preuve, un dispositif permettant de déceler une contamination de l’air par de l’arsenic a déjà été développé.

- Un coton qui se nettoie au soleil

Le coton comporte un composé comportant des nanoparticules de dioxyde de titane et de l'azote pour tuer les microbes et retirer la poussière. On utilise déjà ce dioxyde de titane dans des produits du quotidien. On avait déjà réalisé des vêtements de ce type, mais il fallait une exposition aux rayons ultraviolets artificiels. Maintenant, le soleil suffit. Une expérience a montré qu'une tâche de jus d'orange partait bien après exposition directe au soleil. Le revêtement est censé rester sur le vêtement après lavage et séchage.

Les nanoparticules de dioxyde de titane seraient cependant toxiques...

- Un tricotage élastique permet de transformer un châle en robe, etc.

Très étonnant.

- Remplacer les mots de passe par une signature

Microsoft fait le point sur son nouveau procédé de verrouillage du PC disponible avec la prochaine mouture de son système d’exploitation, Windows 8. Une protection, nommée picture password, qui associe une photo personnelle sur laquelle l’utilisateur dessine avec le bout du doigt des mouvements sur des zones précises.

- Des lunettes avec son et odeur

Le système est d’ailleurs assez simple puisqu’il s’agit d’une paire de lunettes équipée de haut-parleurs et d’émetteurs d’odeurs. L’ensemble du dispositif est relié à un Smartphone qui se connecte en Bluetooth. Les lunettes, si on peut encore les appeler ainsi, détectent les autres usagers équipés du même système, le Smartphone leur transfère alors votre nom et le son et les odeurs que vous avez vous-même prédéterminé.

Pas grand intérêt mais les odeurs vont finir par percer ?

- Les lunettes à projection panoramique passent à la 3D et à la HD

La société israélienne Lumus a mis au point une nouvelle version de ses lunettes qui projettent devant les yeux un écran virtuel, avec désormais une qualité d’image HD 720p et la possibilité d'afficher des films en 3D.

La technologie Lumus repose sur deux minividéoprojecteurs incorporés dans les branches de la monture qui envoient l’image vers le guide optique nommé LOE (Light Optic Element). Il s’agit d’un système qui combine des lentilles ultrafines avec un jeu de facettes qui produisent l’effet d’affichage à distance.


- Des téléviseurs holographiques ?

Le cabinet de recherches européen Imec travaille d’arrache-pied sur un écran capable de dynamiser un hologramme. Il s’agit d’un système fonctionnant avec tout un tas de minuscules microsystèmes électromécaniques réfléchissants capables de se déplacer rapidement de haut en bas, comme des pistons.

Chaque pixel sera doté d’un de ces microsystème électromécanique contenant une image. En braquant un laser sur chaque puce et grâce à la réflexion de la lumière et leur proximité, le système projette ce qui sera pour l’œil humain une image holographique traditionnelle. Par la suite, les pistons jouent leur rôle et déplacent les images en alternant les directions. Au final, le système créé un hologramme dynamique grâce à un jeu de miroirs subtilement agencé et savamment calibré.

Je suis bien dubitatif mais on devrait savoir dans 6 mois si ça marche...

- Des télévisions murales à la fin 2012

A base de quantum dots pouvant être imprimés sur un plastique, on pourrait avoir des murs de présence dès l'année prochaine.

Voir aussi sur la toile.

- Un robot de téléprésence qui suit vos mouvements

Voir aussi Futura-Sciences.

Il est possible de le téléguider en utilisant son propre corps comme un joystick. Jusqu’ici, rien de bien extraordinaire... Ce qui l’est plus, c’est qu’il permet de ressentir physiquement les obstacles rencontré par le robot, qui permet ainsi à son utilisateur « d’accéder à une sorte de téléprésence » selon les termes du chercheur.

Pour le piloter, il est nécessaire de porter une ceinture spéciale dotée de plusieurs capteurs et d’un accéléromètre. C’est en bougeant le corps que l’on peut le diriger. Par exemple, en se penchant en avant, le robot avance. Le rôle des différents capteurs consiste à détecter la direction et l’angle des mouvements réalisés avec le buste pour les transmettre au robot sous forme de commandes. L’utilisateur peut également porter des lunettes spéciales pour afficher ce que les caméras sont en train de filmer.

- Un petit robot de téléprésence sexy

Le robot est équipé d’une caméra qui permet au correspondant de voir la personne avec qui l’on communique. Et plutôt que d’afficher une simple vidéo en retour pour le malade, le robot singera les expressions et gestes du correspondant. Cela permet de simuler une présence physique.


- Un robot à 300€ ?

- Télécommander vos robots

Le Brainlink peut révolutionner les capacités des objets vous entourant dans votre foyer ou au bureau. Ce petit boitier ajoute quelques fonctions à tout ce qui peut être piloté à l’aide d’une télécommande infrarouge. Le Brainlink est avant tout une sorte de télécommande universelle que l’on peut piloter à distance depuis une liaison bluetooth via un téléphone ou un ordinateur.

Mais cela va plus loin, le Brainlink possède des connecteurs pour brancher de nombreux senseurs que l’on trouve dans le domaine de la robotique ou de la domotique comme un accéléromètre ou un capteur de lumière.

En passant un peu de temps dans les outils de développements open-source compatibles avec le Brainlink de BirdBrain Technologies, à vous de transformer votre Robosapien V2 en un véritable robot de compétition capable d’aller chercher votre bière rien qu’au son de votre voix.

- Laissez-vous habiller par un robot

- Un robot-manifestant

- La voiture sans conducteur de Google validée

Après avoir parcouru 322.000 kilomètres sans causer d’accident depuis octobre 2010, la voiture sans chauffeur de Google est désormais bien loin de la science-fiction. Equipés de caméras vidéo, de capteurs et d’un télémètre laser pour mesurer les distances et se faufiler dans le trafic routier, ces prototypes se mêlent tout en sécurité à la circulation. Pour le coup, la firme de Mountain View multiplie le dépôt de brevets liés à son invention.

Ainsi, le 13 décembre, les autorités américaines ont délivré le brevet déposé en mai dernier par cinq chercheurs de Google. Ce document décrit la technologie permettant de passer d'un mode de conduite manuel au pilotage automatisé du véhicule. La voiture doit savoir déterminer quand elle peut prendre les commandes, mais aussi où elle se trouve physiquement et quelle sera sa prochaine destination. Concrètement, après avoir déposé son conducteur quelque part, elle peut rentrer toute seule à la maison pour être utilisée par un autre membre de la famille. Car, pour Sebastian Thrun, le responsable du projet, « les villes sont pleines de voitures stationnées. J’estime qu’un véhicule est en moyenne immobile 96 % de sa durée de vie. Cette situation conduit à un monde rempli de voitures sous-employées et des places de stationnement occupées ».

Il faut quand même des codes barre sur les routes pour que ça marche et déposer des brevets pour tout est vraiment une impasse.

- Le siège auto qui reconnaît le conducteur à son poids

Mis au point par des chercheurs japonais, un siège de voiture bardé de capteurs détermine... qui s'assoit. La pression du conducteur assis sur le siège sert alors de clé de contact. Impossible de démarrer la voiture si les données de la personne ne correspondent pas à celles enregistrées.

- Un bouclier à basse fréquences

Le bouclier à pression non-mortelle de Raytheon crée une onde pulsée qui fait entrer en résonance le système respiratoire supérieure d’un humain, gênant sa respiration et le faisant éventuellement suffoquer. Le brevet souligne que les ondes sonores générées ne sont pas si puissantes. Même si les manifestants s’effondrent à cause d’un manque d’oxygénation du cerveau, leurs tympans ne seront pas endommagés.

- Un air de 11 septembre


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41 réflexions au sujet de « Revue des sciences 01/12 »

  1. Le § "La rationalité mathématique peut aider à réguler les marchés" est très décevant. Je m'attendais à une découverte "fracassante" propre à connaître avec (plus de) précision l'état global du système financier, (puisque l'on parle de risque systémique), et je tombe sur quelques principes de grand-mère !

    Mais d'abord, il se tire une balle dans le pied, car, s'il est vrai que : "Quand on gagne, on n'a, hélas, plus besoin de maths", comment peut-on prétendre faire des maths pour "réguler les marchés" ? Il faudrait en effet que ces maths soient diffusées et utilisées dans les prises de décision : c'est-à-dire passées de la théorie à la mise en pratique, ce qui n'est pas... gagné !

  2. Ce qui est intéressant dans cet article sur l'utilisation des mathématiques, c'est justement qu'il n'y a pas de découverte fracassante à en attendre, tout étant dans la façon dont on les utilise. Bien sûr, si on croit que ce sont les mathématiques qui sont la cause de la crise, il y a de quoi être très déçu mais je crois que cela fait partie des préjugés actuels qui n'ont aucun sens. Ce serait bien facile en effet s'il suffisait de supprimer la mathématisation pour éviter les crises, mais c'est une illusion et comme l'article précédent essaie de le montrer, la crise relève du cycle de Kondratieff, c'est-à-dire de raisons générationnelles et sociales plus que dans les toutes dernières innovations qui ont fait s'écrouler le château de cartes. Il n'y a pas un système merveilleux perverti seulement par quelques excès, c'est la logique du système qui mène à la crise.

    Certes, il y a pas mal de critiques pertinentes à faire contre la complexité des modèles autant que sur leurs biais et leurs erreurs. Voir ceux qui ont reçu un "prix Nobel" d'économie pour leurs travaux à la base des hedge funds faire faillite quelques années après est assez cocasse. Il y a des système informatisés qui augmentent l'instabilité et aggravent les crises, mais on ne peut dire que ce soit un problème mathématique et, surtout, ce n'est en rien la cause de la crise qui est toute entière dans une économie vivant trop à crédit, au retour de l'inflation qui rend les dettes accumulées insoutenables. C'est de là que vient le risque systémique, aggravé par l'interconnexion mais aussi sauvé par le "too connected to fail". Ce qui fait la gravité de cette crise semblable à celle des années 30, ce sont des déséquilibres sociaux et non pas une série de causes contingentes qui viendraient s'ajouter par hasard pour former une vague scélérate emportant tout sur son passage. On n'a pas peur de faire juxtaposer toute une série de causes contingentes pour ce qui pouvait se déduire des tendances précédentes tout simplement.

    Donc, non, ce n'est pas la faute des mathématiques, ni la faute des ordinateurs, c'est la faute des hommes avec leurs faiblesses cognitives toujours aussi lamentables et pour lesquels restent valables les principes de grand-mère qui sont ceux de la finance depuis toujours sans que cela empêche à chaque fois de n'en pas tenir compte quand on gagne ! C'est bien ce qui fait l'intérêt de cet interview de nous faire revenir sur terre par rapport aux envolées spéculatives sur l'écroulement de la complexité. Tout cela est bien plus simple et trivial, au point qu'il est vrai qu'on peut douter qu'on puisse réguler vraiment les cycles longs. Il y a quand même des indicateurs de formation de bulles qui sont utiles, de même que la comparaison avec les cycles précédents mais il y a une limite à ce que peuvent les mathématiques, notamment le fait que lors d'une crise on a une chute de toutes les valeurs, là aussi, il est important de dire que dans ce cas les modèles ne marchent plus, il n'y a pas d'instrument miracle et la nécessité de mieux réguler les régulateurs, de mettre des limites à la sophistication et l'opacité des systèmes ne peut remettre en question l'usage probabiliste des mathématiques, pas plus que notre perception, qui peut nous tromper quelque fois de par son caractère probabiliste tout autant, nous serait devenue pour cela complètement inutilisable !

  3. Je trouve plutôt bien de constater que les maths ne sont pas un miracle, ou alors le sont car elles nous remettent dans les clous, vaille que vaille. C'est souvent en m'égarant sur des pistes limites que les maths, la géométrie ou les stats m'ont remis d'équerre. Ceci dit, je n'aurais pas apprécié le rappel si je n'étais pas parti border line. Ce qui correspond à explorer les limites statistiques.

    Pourquoi les bulles ne sont pas détectées, c'est pas un problème de maths, c'est juste un problème de structures sociales hiérarchiques. A un moment, tout le monde la ferme, car chacun estime qu'il prend le moins de risque et se fatigue le moins, et advienne que pourra...

  4. Ce ne sont pas vraiment les maths que visaient mon commentaire, mais l'article lui-même qui annonce qu'avec des maths on pourrait réguler les marchés. Sans doute, mais encore faut-il que ces maths soient applicables et effectivement appliquées ! Mais par qui, par quoi ? Quelle institution serait en position d'utiliser ces maths ? L'article, - que je n'ai pas lu -, m'a tout l'air d'oublier qu'un marché dérégulé c'est précisément un marché où il n'y a rien ni personne pour le réguler, et ce quelque soient les outils mathématiques.

  5. @Crapaud Rouge :

    Mais si la régulation existe, et ne passe pas par la rationalité technique, mais par d'abord les conflits d'intérêts évalués à la louche et à l'arrache des remèdes de grand maman.

    J'ai un peu fréquenté les milieux français du pognon. Rien de tel pour saisir leur accroche aux règles à maman.

    Les maths, ils s'en br..., il misent sur du solide.

  6. @Crapaud Rouge : On est quand même en phase de re-régulation, notamment des banques mais je suis d’accord que, par rapport au titre, l'article est décevant, se limitant à dire qu'on peut construire des indicateurs avertissant qu'une bulle se forme, encore faut-il en tenir compte et ce qui peut marcher pour des cycles à court terme ne me semble pas pouvoir marcher pour les cycles à long terme : on ne peut renoncer longtemps à de l'argent facile.

    En fait il me semble qu'il y a 2 causes principales aux bulles spéculatives qui sont la vraie raison des krachs qui s'ensuivent:

    - d'abord le fait que le libéralisme est un scepticisme, avec la conséquence qu'on ne peut se mettre d'accord sur l'existence d'une bulle, qu'on peut toujours invoquer des circonstances exceptionnelles (une "nouvelle économie") qui changent toutes les lois économiques. J'avais trouvé comique que le "prix Nobel" Robert Solow dise au moment de la bulle internet qu'il n'y avait aucun moyen de savoir si c'était vraiment une bulle car il faudrait examiner la valorisation de chaque action prise individuellement !! L'individualisme méthodologique mène vraiment à l'idiotie complète par aveuglement idéologique.

    - l'autre raison, c'est qu'on a toujours intérêt à suivre le mouvement et qu'on est sanctionné d'avoir raison trop tôt, ce que j'ai constaté aussi avec la bulle internet où les gestionnaires de banque qui prêchaient la prudence devant l'évidence d'une spéculation basée sur rien se sont retrouvés éjectés (au bout d'un certain temps) au profit de ceux qui étaient décidés à participer à cette folie collective rapportant beaucoup d'argent à court terme. C'est ce qui risque de submerger toutes sortes de régulations ne pouvant résister à ces mouvements de foule, tout comme les critères de Maastrich ont été transgressés sans vergogne jusqu'ici.

    Enfin, il est probable qu'on ne puisse vraiment réguler les cycles à long terme, ne faisant que provoquer des effets pervers. Tout ce qu'on peut faire, c'est d'admettre leur existence, de savoir dans quel environnement on est et de comparer avec ce qui s'est fait dans les cycles précédents (ainsi, il faudrait faire du Roosevelt et pas du Hoover, non pas de la rigueur mais des investissements, non pas réduire les salaires mais les augmenter tout comme la progressivité de l'impôt, non pas une lutte trop rigide contre l'inflation mais une politique monétaire souple sans aller jusqu'aux excès de la république de Weimar, etc.).

    Pour moi l'intérêt de l'article était surtout de montrer qu'on ne pouvait mettre les mathématiques en cause dans cette crise mais seulement leur utilisation (ou leur non utilisation).

  7. Les statistiques sur la diminution du twitting c'est bien pour illustrer le reflet du monde dans nos consciences, mais pour illustrer l'article sur les pratiques agricoles, existe t-il des statistiques sur la diminution de la pratique du labour?

    C'est l'année de l'autisme et on va lever le voile sur notre indigence de notre organisation vis à vis d'un des handicaps. Il ne fait aucun doute que l'indignation de ne pas en faire plus POUR les autistes ne va pas manquer de se manifester. Ce qui m'intéresserait, ce serait de savoir ce que les autistes pourraient faire pour participer à la vie collective, ou dit autrement, quelles dispositions pouvons-nous développer pour leur faire une place, pour accroître leur autonomie, pour qu'ils aient une chance de contribuer à la vie collective. Parce que je ne vois pas l'intérêt de leur laisser poursuivre des études bien accompagnés par des auxiliaires de vie si c'est pour ensuite ne leur offrir aucune place, de laisser le champ libre à la loi de l'inemployabilité ordinaire. Ce qui m'intéresserait particulièrement, c'est de savoir, selon vous, ce que pourrait bien apporter la coopérative municipale dans l'aménagement de places pour les autistes (et aussi pour beaucoup d'autres inemployables dans les conditions actuelles).

  8. Je ne connais pas les statistiques sur la diminution des pratiques de labour mais il me semble que c'est encore infinitésimal. Il y a toujours un grand écart entre le possible ou le souhaitable et le réel, surtout lorsqu'il n'y a pas un avantage immédiat mais seulement à un peu plus long terme. Il faudrait que les politiques étatiques s'en mêlent.

    Les coopératives municipales ont vocation à l'accueil de toute la population, y compris les handicapés, marginaux, "inemployables" puisqu'il ne s'agit plus de privilégier la compétitivité mais de donner les moyens d'une activité adaptée et si possible épanouissante. Je compare souvent le passage du travail forcé au travail choisi à ce qui s'est passé dans les asiles de fou remplaçant une sorte d'esclavage inhumain d'aliénés souvent enchaînés à l'ergothérapie. Donc, oui, cela devrait être un facteur positif pour les plus fragiles. Il ne faut quand même pas rêver.supprimer toute ségrégation, du moins la réduire au maximum.

    Sinon, le problème de "l'autisme", c'est qu'il y en a plusieurs sortes n'ayant pas grand chose à faire les unes avec les autres puisqu'il s'agit d'un mauvais développement neurologique. Ni les thérapies, ni les perspectives ne peuvent être les mêmes pour les uns ou les autres. Il est certain qu'on pourrait mieux exploiter les prodigieuses capacités des "Asperger", mais c'est une minorité. Pour beaucoup on peut juste espérer une meilleure assistance, la difficulté étant justement la socialisation dans ce cas. L'ocytocine pourrait aider mais il semble que certains autistes apprécient d'être avec d'autres autistes dont ils se sentent mieux compris (là aussi il ne faudrait pas mélanger des types d'autisme trop éloignés).

  9. @Jean Zin :
    Voici un article de Dominique Guillet sur le non labour qui procure quelques données.

    A nouveau, je constate dans votre réponse sur l'autisme et les coopératives municipales la très grande proximité de nos philosophies politiques, je ne suis pas près de vous lâcher, d'autant que votre parti pris de ne jamais mordre aux attracteurs polémiques pas plus qu'à ceux de la séduction me conviennent très bien.

  10. Précision sur l'article de D. Guillet sur le non labour, il apporte une nuance importante entre le non labour chimique qui n'est pas écolo du tout et pour lequel il procure des données de surfaces cultivées et le non labour naturel ou "biointensive farming" ou agriculture biointensive pour lequel les données statistiques ne semblent pas exister.

  11. merci pour toutes ces infos capitale et décisives , l'actualité des sciences , leçon anti dogmatique par excellence , c'est le point crucial sur toutes les questions que vous abordez !! milles merci pour ce travail colossal chaque mois . je vais quoiqu'il arrive vous filer 10 euro par mois au moins pour cette sublime news letter du bon boulot mon gars !! tiens si un jour tu veux commercialiser tes vidéo et audios : c'est possible avec moi ici , je suis le banquier , je peux toucher une subvention de 10 000 euros en tant que handicapé ... salam mon pote et bonne année on se fait la bise sur un pneu en feu !! antique tradition !! hip hop génération !! hip hopolgie métissée et féroce d'un punk intellect fonce dé à la skunk !! salam la famille wesh la parole et bonne ecoute de ce superbe son gratos de mon pote sclapel la K-bine qui lie l'anarchie et le 93 !! salam la banlieue asile , le ghetto neurone !! guerrilla pirate !! desert rebel ! intifada verbale , ça viens de la biture et ça viens de la ure !!

    http://bboykonsian.bandcamp.com/alb...

    bonne écoute !! bonne anée à tous et bonnes vibrations par chez vous !! la bise !!

  12. un autre précusrseur et prédécédeur de la psychanalyste tout droit des antiquités greco latines : antiphon d'athènes !! et le speetch de onfray sur le gugus est très bon , wesh le petit antiquaire de la psychanalyse !!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Antiph...

    une actualité détonnante , lacan était comm cela !!! on peut penser que l'ecf c'est le stoïscisme ( ils ont rebatit l'école ! ) je parle sous le regard et les périgrinations ludiques de jean paul abribat !! le philosophe et psychanalyste bordelais bien connu à bordeaux et ailleurs et même qu'à rencontré david cooper en 1971 : un tournant dans sa pratique analytique me confiait-il !! une figure !! une puissance de configuration du réel ! et de mise en jeu et en abyme ! salam le frero trop hors format trop costo le maitre du slam à bordeaux :: " le capitalisme , c'est la mort .. du .. DESIR !!! " qui déclancha en 1995 à la fac de la victoire les hurlements de clameur d'une foule de 200 autonomes et on s'est fritté toute la nuit avec les condé , guerrilla pirate quand eux veulent nous exterminer comme des blattes !! pas mal de blessés dans la police cette nuit , à tout point de vue !!

  13. petite lettre ouverte au marxiens qui veulent qu'on remplisse enfin la gamelle des chiens !! et du gateau dans le frigo !!! je te promet je vire les hasticots !!

    • on me dit que je saoul des gens si c'est le cas personne n'est oblgé de me lire je ne suis pas une autorité et donc je n'ai aucune crainte de me disqualifier completement et devenir presque enti-rement imperceptible !!
    je suis du coté des malheureux , des vaincu des pauvres des damnés en zonzon ou à l'hp , les meilleurs sont là aussi sans doute !! et les université qui sont de veritables poubell...

    • indignés de bergerac et autres attérés du périgord hard core !! du mauvais coté de la porte ! du mauvais coté de la corde! ivre de la punchline de nos pulsations pirates quand on esquives les zonzons et qu'on brise les malédictions !! rendez vous à tous les indignés et les maquisart des environs pour organiser la resistance et l'escroquerie des...

    sur ce que m’inspire skalpel la kabine se type est très fertile !!

     ma discipline c'est l'indiscipline !! et t'inquiètes dans ce domaine à chaque fois je gagne le concours lépine !! et une putain de pin up dans un fauteuil , qui s'astique le bonbon !! et dans la pornoïa de ses songes je jouis l'ami(e) !! kairos ! l'archet noir décoche sa flèche de lumière !! inchalah les salauds on les aura !
    Antyphon D'abder
    le discours et le rap qu'il nous faut !! d'un gars trop hors format trop costo ,une ame errente et celeste dans le caniveau du ghetto et l'animal plus qu'il n'y parait fait preuve d'un grand tact , et d'un profond sens pédagogique , et psyc...

    • Sur les rapports entre l’art est la politique : la mésentente et la méprise !!
    Aujourd’hui,
    1) Il y a une politique de l’art , prise en charge par l’état mais aussi par les collectivités territoriale, qui consiste en institutions de formation et de reconnaissance et de diffusion de l’art devenu légitime ( grâce au concours d’intellectuels eux même légitimés) , et bien souvent qui procède par exclusion de l’art illégitime (qui se trouve aux marges )
    2) il y a une politique de l’art prise en charge par le marché, qui consiste en la création de galeries, salle des ventes (pour le luxe de l’art contemporain) mais aussi de magasins (industrie culturelle culture de masse) et de différents médias qui précisent ce qu’est la réalité de l’art commercial et son prix. le concours de la petite intelligentsia en question (pas tout à fait la même que pour le premier point et différente s’il s’agit du marché du luxe ou du marché de masse) est aussi important pour légitimer cet art là. qui vaut en dernière analyse car il s’achète à prix d’or et qu’il est un moyen de spéculation non négligeable (pour le marché du luxe) ou qui vaut en dernière analyse car il parle à l’âme des foules et répond à leur demande (pour l’économie de masse.
    3) Il y a une politique de l’art qui consiste en une politique de l’art illégitime ( la piraterie) qui prends son essor dans tous les interstices que l’état devenu autoritaire et le marché devenu totalitaire n’ont pas encore supprimés. Minima sociaux , chômage, squat ,…, drogues, système D , tel est l’affaire de tous ces petits ramasse-miettes du système , telle est la manne de tous les bricolus . mise à part quelques passionnés , complètement illégitime la plus part du temps , ceux là n’intéressent personne .

    Remarque 1 : si l’échelle de territoire des deux première politiques de l’art ( légitime et commercial) est nationale , voir internationale , l’échelle de l’art illégitime est principalement locale. C’est un art de proximité. Même si ses acteurs sont amené parfois à voyager au 4 coins du monde c’est toujours pour se retrouver dans les même types de contextes , ceux d’un art aux moyens ( de productions et de diffusions) dérisoire tourné vers le local et les milieux jeunes ( voir populaires et marginaux )

    Remarque 2 :il y a une première dynamique entre art commercial, art officiel et art illégitime .
    Sur tous les terrains la piraterie lance des bombes incendiaires que l’hégémonie quelle qu’elle soit ne fait que neutraliser pour organiser les contre feux et le « moutonnage » des populations, si décisif pour asseoir son pouvoir.
    Pour la « culture » de courbet à l’internationale situationniste et ses successeurs , en passant par DADA et bien d’autres , l'underground des bas fonds qui coexistait dans la nasse de la dominance, se fait piller et donne naissance à une nouvelle version de sa culture en sous-culture( économie de masse de l’art commercial), c'est à dire ce truc à la mode sur lequel les médias capitalisent par sensationnalisme, les industries culturelles capitalisent par profits financiers, les pouvoirs publics capitalisent par contrôle social et la recherche capitalise malheureusement trop souvent en légitimant des pratiques mais qui n'ont été perçues qu'au travers de cette seconde étape sous-culturelle ! sur le terrain de la culture, l'hégémonie capitaliste n'invente rien, elle récupère, recycle et capitalise dessus. face à ce triste empire du non sens , la piraterie, sur son flanc culturel, lutte d'abord par invention, non par réaction - ce sont les pirates qui lancent la donne. Qui rusent pour cela . contrairement au militant , ou l’activiste qui demeurent dans la temporalité capitaliste et dans la réaction d’urgence face aux accidents du système le pirate retrouve l’évènement de la jouissance et la jouissance de l’évènement , dans une temporalité , autant que c’est possible , choisit . il essayent sincèrement de faire du temps , son temps .

    Il y a des implications politiques de l’art
    ramener des fonds pour soutenir une cause
    changer sa vie pour transformer le monde
    la question de l’engagement pour un parti une cause .
    -causes humanitaires
    -causes écologique
    -causes sanitaires
    politique du désir par l’art ou l’art qui rend la vie plus interressante que l’art .

    La question des banlieues :
    hélas on ne peut tous avoir étudier pendant de longues années lacan hegel , levy strauss , aulagnier . on se dépatouille comme on peut dans la merde des rapports humains , prisonnier de toute sorte de sortilèges qu'on ne brise que très rarement. il serait bien plus populaire de l'assumer cet art de l'insulte . comme un sport national . en tout cas ça vaut tout autant que de ce faire greffer un ballon de football à la place du cerveau. le slam ou le hip hop , ce n'est que ça . une fureur du dire laïque ( populaire) bien préférable à l'hypnose des imams ou des maffias . c'est la rue ,avec sa violence , mais où la notion d'interaction de face à face prend tout son sens .

    La question de l’espace rurale

    Les rapports entre art et révolution
    Les affiches de mai 68
    Les muralistes et la révolution mexicaine
    Les constructivistes et la russie révolutionnaire
    Problème actuel des révolutions et implications pour un art révolutionnaire et une politique révolutionnaire de l’art .

    Approche historique . art et politique , art et révolution .

  14. donce à cette sublime news letter je rajoute deux ou trois trucs en scienecs sociale ( le rap est une sociologie !! des bas fonds et des génies !! comme la poésie en son temps ( baudelaire , rimbaud , lautréamont , debord, potlatch , gorz , ... il y a une lignée absolument passionante en histoire des idées contemporaines , le passae de temoins entres génération où on se passe le feu sacré , frappé par la foudre sr le chemin de damas . la psychanalyse est une science aussi ( du sujet du langage et de l'être parlant et scibouillant !! ) et antiphon c'est une nouvelle archéologique , antique , un trucs d'antiqaire , comme michel onfray . je ne veux pas m'étendre plus , milles merci à vous tous l'endroid sur le net est une hacienda !! je le vois comme cela construction de l'intelligence collective , éducation populaire et histoire de vie collective sur le net et ailleurs !! mes camarades !! mon crew !! les marxiens débarque , quand nous on nous traite comme des blattes !! esqivez les coup bas quand eux veulent nous exterminer comme des rats , magie blanche populaire contre magie noire des maffias financières et des imman trop radical , à le barbu qui par e michoui à la verticale !! kamikaze de mes song , mon le samouraï de la dissensus team !! pas un exemple juste un trajet palapable écris sur les murs de la ville à l'encre clairement indélibile , le verbe caméra scénarise les affects et calibre et décapsule les quotidiens du vrai faux névrotique de nos démocraties de spectacle !! et à couze ou à lestiac , la bac on les fout ous en vrac !! et même à bergeurac !!

  15. je sort de l'hiver dans la brume de l'histoire et pour le printemps j'ai envie de chier sur les urnes car votre morale est morte seul reste crédible l'animal politique , le vandale loufoque qui jongle ses mots et la vérité en guise de port d'arme !! et ses maux par intifada verbale !! so cathatartic ! so romantiK dans le bon sens de therme , de la poésie ? des fièvres , de la prose, de l'émotion, la fete et le libertinage/ vagabondage ! nomad spirit !! et la dialectique qui vraiment peut casser des briques !! on revendique toujours dans l'ombre sur mélodie ou beat song !! contagion métonimyque dans le style du temps présent car aujourd'hui putain c'es la wipe !! man !! antithèse de l'aposème , exces de vie et petite santé ou exces de santé et petite vie !! un bord de l'abyme quand et où il ne reste que la fièerté et la foi ! ce soir l'espoir réclame à fumer et à boire , je porte ton quartier ta peine ta croix !! pirate dans la france de sarko le monde est à toi seulement si tu lui montre les crocs !! wesh sarko wesh les fraises des bois à lunette paye le sac de croquette ! on à la dalle , et fil moi aussi une carte gold je m'acheterai un peu d'alcool et une nouvelle paire de grolle !! génération dans le rouge et toujours à sec on accepter les virements les liquides et les chèques !! salam mes ami(e)s ! !! merci à ceux qui disent merci quand ils me lient et me lisent !! une fleur de lys sous l capche putain c'est sur le code pénal que ma tribus d'apache trébuche !!! un cartache pour les convocations e les salles factures et si expulsions ?? baston !!! nique les RG , les keufs et la DNAT !! génération NRV c'est dans la rue qu'on trouve notre NRJ !!

  16. une cartouche pour les convocations et les sales factures , la vie en héritage et en rature , le corbeau de bordeaux continu sont art postale et jean va vendredi voir se dissoudre la malédiction posée sur son ame , salam , mon pote !! moi aussi j'attrappe le sheytane par les cornes !! je suis le genre de mec à la réputation qu'on écorne !! zdart au lèvre lové dans le drapeau et les volutes bleue de mon hip hop que je dépose dans un écrin , redresser les mots , la baffe de fond du réel depis les bas fond , juanjy et se ce superbe conte de noêl pour enfant !! et moi qui rime comme un berretta ! la bastos au gros porc et au salauds de la part du canniveau !! de la noosphère mondiale !! hold hup bucale estampillé citée et ghetto la fraction consciente du parti imaginaire , la composante qui reste pas sans mots !!

  17. http://audioblog.arteradio.com//_/f...

    le grand jeu , fragment d'un systeme de formation alternatif
    une émission radio , bien imparfaite , mais qui a le mérite d'exister sur le grand jeu ? émission sur radio campus ( émission "en chantier") mai , juin 2009.

    Commentaires
    1 - Le 18/10/2011 à 14:50 , par le prince noir

    un soir de cuite et d'ivresse sur les ondes de radio campus bordeaux 18 heure l'heure du crime et de l'apéro et un petit speetch dialectique , ping pong cogntif de mes pusation pirates et quand j'ai du shite j'déchire , admire se flot et cette dexterité dans la rime et dans les hymnes quand on verse ce soir un peu de sel sur la plaie ! t'inquiète gars , je porte ton quartier , ta peine , ta croix , ce soir l'espoir réclame à jumer et à boire , boom bap mental radiophonique , eco-warrior autonome et biopunk sonore !!! bio pirate !!! du mauvais coté de la cravate , !! un putain de beat un putain rap , et dans le fond de la cave et dessous les trappe , des milliers de fant(assins cramé au fond de chaque tranchée , ce soir ma ma voix le hip hop est venu se venger !!!on est venu vous chier dans l'époque au nom de tous les enfants d ' l ' époque , le flot des geoles des menottes !! hip hop génération !! des barreaux dans les rayon dans les locals à poubelle vers couze bordeaux le havre ou montpellier !!

    lalinde
    _ smart politique caldéra du canton de lalinde
    un mouvement de gens pas content , pas content , les gens , avec tous les spécimens sortie des greniers , des caves enfumée et des petites abeilles sauvages tout droit sortie de la ruche , wesh l'ami , touareg et maquisart sur internet et dans la vrai vie , comme une diagonale de sample pour conjuguer nos envies ! désert rebel ! guerrilla pirate , squat cognitif , émeute idéologique , punk intellect !

    hé l'ami(e) viens te dégourdir les esgourdes !! la logosphère !!

  18. comme dit walter benjamin : à une esthétisation extreme de la politique où un gouvenement est fait dans l'esprit d'un casting télé , nous repondons par une politisation extreme de l'art , ( illégitime mais Ô combien citoyen , contemporain et populaire !!

  19. http://www.paris-philo.com/article-...

    je serai curieux de savoir ce que vous avez répondu à cet étudiant peigne fiotte ! de paris 8 ! il y a des bons trucs mais c'est un peu court , genre le café du commerce .... et je me demande si son crew c'est pas alain touraine et georges lapassade !! on a tors de méconnaitre systematiquement le materialisme dialectique politisé et éco systemique ! c'est du vent son trucs , comme l'ufr zéro d'ailleurs , quelle bande de latringues , mais bon dieu où sont les francs tireurs , d'un coté nous voulons le communisme de l'autre nous voulons répandre l'anarche !! rien à branler de ces guignolerie de petit bourgeois !!
  20. Les seules réponses que j'ai faites à cette "lettre à jean Zin" d'Anthony Le Cazals et qui a été pas mal retravaillée depuis, apparemment, sont en commentaires (il y en a plusieurs) de l'article W ou la malédiction de la reprise (de l'inflation) :
    http://jeanzin.fr/20...

  21. Pourquoi ne trouve-t-on rien, ni sur Wikipedia ni ici, sur la formation de Jean ZIN : est-il né philosophe, comme certains fils de famille naissent riches ?

  22. Il suffit de chercher un tout petit peu pour trouver tout ce qu'on veut sur mon parcours, en cliquant sur ma photo ou sur "Bio" :
    http://jeanzin.fr/ecorevo/perso/ind...

    Ma formation est atypique et je n'ai absolument aucune légitimité, aucun diplôme, aucun poste, ne prétendant à aucune autorité. Je ne suis certes pas un fils de famille mais je me suis intéressé à la philosophie à partir de Mai68 même si je n'ai fait qu'un bref passage à la Sorbonne. Je suis, en tout cas, encore moins qualifié pour parler de physique ou de biologie...

  23. Bacofène, soin physique de la paranoïa, allié de l'haptonomie?

    Dans le même registre que l'oxytocine, le Baclofène réussit à luttertrès efficacement contre certaines addictions (alcool, tabac) et peut-être contre d'autres, puisque le principe est de relaxer les tensions des muscles squelettiques qui sont le siège des peurs et traumatismes. Si on se fie au langage de l'haptonomie et ses principes de "corps de défense" et "corps de contact", il semblerait que le baclofène possède la capacité de faire évoluer un corps de défense (addictif) vers un corps de contact qui ne ressent plus le besoin d'addiction. D'une certaine façon, c'est une approche physique de résolution d'une paranoïa inscrite dans le corps qui continue de se crisper, de se sentir menacé, alors qu'il ne l'est plus.

    Avez-vous quelques connaissances du sujet qui est rebattu en ce moment autour des conférences du Dr Olivier Ameisen, auteur du livre "le dernier verre" et qui après avoir tout essayé pour se désintoxiquer était proche de se suicider quand il a découvert le bien-être et par suite l'arrêt de son addiction que lui a procuré le Baclofène. Ameisen a le profil type de l'addict, au départ très sur la défensive, très timide, très crispé, qui croit découvrir sa propre personnalité le jour de son premier verre d'alcool ou de son premier joint, découverte qui peut être le point de départ d'une schizophrénie.

  24. On a parlé plusieurs fois du Baclofène, notamment au mois de juillet mais Sciences et Avenir avait déjà milité pour sa reconnaissance au mois de mars. L'efficacité est controversée par des spécialistes bien qu'elle me semble probable mais il faudrait déjà que ce soit vérifié avant de se lancer dans des explications théoriques plus ou moins fumeuses. Il est possible qu'il y ait du vrai dans une rétroaction du physique sur le psychique mais pour l'instant on met plutôt en avant les effets sur les récepteurs GABA qui peuvent effectivement jouer dans toutes sortes d'addictions. Ce n'est en tout cas pas comme ça qu'on soignera la paranoïa, pas plus qu'on ne soigne les autistes avec le packing !

  25. @Jean Zin :
    Ce n'est en tout cas pas comme ça qu'on soignera la paranoïa
    En êtes-vous aussi certain? Est-ce que la paranoïa ne serait ni plus ni moins qu'une reconstruction imaginaire d'une menace inscrite dans le corps (le corps de défense). Et puis, pourquoi dire LA paranoïa, alors que nous le sommes tous plus ou moins? C'est qu'une question de degré qui reste gérable tant que l'imaginaire ne prend pas le pouvoir sur la raison, sur les faits vérifiables, tant que le délire n'est pas au commandes.

  26. Il ne faut pas vouloir tout simplifier à ce point. Il y a dans les paranoïas une structure psychique (pour Lacan, c'est la forclusion du nom du Père) et une composante neurologique (excès de dopamine). Il n'y a pas que des degrés même si chacun peut être sujet à une crise transitoire pour diverses raisons (cocaïne, fatigue, etc.). Il faut étudier la folie de près, notamment les écrits des paranoïaques mais je ne prétends pas en être un spécialiste et ne suis certain de rien. Comme le Baclofène agit sur des récepteurs du cerveau, il peut avoir des applications psychiatriques ou neurologiques mais il est très prématuré de dire lesquels.

  27. Études économiques et diverses expérimentations du revenu garanti :

    "La lecture du rapport d’évaluation paru en avril 2009 (pdf), soit plus d’un an après le début de l’expérimentation, démontre notamment que la mise en place de ce revenu de base a considérablement amélioré l’économie locale."

    http://www.bastamag.net/article2056...

  28. C'est une intéressante synthèse bien qu'il n'y ait rien de vraiment neuf. Il n'y a aucune leçon à tirer pour nous d'une expérience dans un village de Namibie, c'est trop différent mais le montant envisagé pour la France de 398€ est insupportablement trop faible, ne pouvant que renforcer les petits boulots au lieu du travail choisi et tirer les salaires vers le bas, version libérale de l'allocation universelle. Il vaut mieux une "inconditionnalité faible" (rogner sur l'universalité) avec un montant "suffisant", ce qui parait encore plus utopique mais auquel Dominique Villepin a donné un peu plus de crédibilité. De toutes façons, je redis que, pour moi, le revenu garanti ne peut être une mesure isolée sans les structures du travail autonome (coopératives, fab labs, etc).

  29. @Michel Martin :

    Plutôt que des méthodes très générales et vagues d'interprétation du corps ou d'injection de substances à la petite semaine, je verrai plus des approches d'observations neurologiques que permettent les scans. Le cas du membre fantôme est une bonne illustration des aberrations neurologiques, problèmes d'informations, cf :
    http://www.actu-philosophia.com/spi...

    Il me semble qu'il y a encore beaucoup à trouver dans le domaine de la neuro stimulation périphérique, mais qu'on manque des outils analytiques d'observation.

    Gros travail en perspective...

  30. @olaf :
    Etant donné les possibilités de l'IRM neurofeedback pour l'apprentissage, je ne serais pas très surpris que ce soit une nouvelle piste de diagnostique, d'évaluation des thérapies et même de soins psychiatriques.

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