Revue des sciences 06/12



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Revues : Pour la Science - La Recherche
Brèves : Physique - Climat - Biologie - Santé - Technologie

Rien d'extraordinaire cette fois. L'impression générale est celle, sans doute trompeuse, de faire du surplace. Nos capacités cognitives ont beau être largement supérieures à celles du Chimpanzé et même peut-être à Néandertal, nous sommes plutôt confrontés aux limites de nos connaissances (sur les cycles solaires, le réchauffement, le LHC, sans parler de la crise). Ainsi, ce qui est intéressant dans des théories qu'on peut trouver critiquables sur un espace discontinu, c'est ce qu'elles révèlent de l'état de nos connaissances ou plutôt de nos ignorances. Toute la cosmologie semble reposer sur des bases très fragiles (la matière noire introuvable, une inflation démesurée, un boson de Higgs spéculatif) et, pour l'instant, le LHC n'a rien produit de nouveau. On pourrait être confronté non pas à la fin de la physique mais aux limites pour longtemps de notre exploration, laissant plusieurs mystères sans réponse par manque de données fiables et nous obligeant à vivre dans l'a-peu-près et un provisoire qui dure, repoussant le fantasme de la théorie ultime pouvant être enseignée dogmatiquement ! Bien sûr on peut tout aussi bien être à la veille d'une découverte majeure. Sinon, le LHC qui a coûté une fortune pourrait être recyclé dans le retraitement des déchets nucléaires ! Même si le réchauffement ne fait aucun doute, les nouvelles du climat sont de plus en plus contradictoires et c'est au moment où le solaire devient compétitif qu'on doit faire face à des faillites et une surproduction dans ce secteur ! Il n'est pas impossible qu'on échappe à la bombe démographique surtout si on se préoccupe de l'Afrique qui devrait connaître l'augmentation de population la plus importante désormais. Il n'est pas impossible, quoique moins probable, qu'on échappe à la bombe climatique si le soleil et les volcans nous donnent un peu de répit, mais ce à quoi nous n'échapperons pas, c'est à une perte catastrophique de biodiversité ni à l'acidification des océans qui pourrait l'aggraver dramatiquement. On a toujours le risque de catastrophes majeures sans en avoir pour autant assez de certitudes pour les empêcher puisqu'on doit faire face comme souvent à des informations discordantes. Ainsi, la relative pause du réchauffement des 10 dernières années pourrait indiquer une baisse de l'activité solaire, mais on n'en sait rien vraiment comme on le verra. Même James Lovelock avoue qu'il a été trop alarmiste sur les risques climatiques mais, en même temps, on nous annonce que la bombe méthane serait déjà déclenchée... Là-dessus, le réveil de supervolcans ajoute un autre élément qui pourrait entre autres catastrophes modifier aussi le climat mais bien malin qui peut prédire quand, l'année prochaine ou dans 100 ans ? Tout cela ne joue pas en faveur de négociations sur le climat dans l'impasse depuis le coup de froid de Copenhague, pourtant il ne fait aucun doute qu'on risque gros et qu'il faudrait absolument réduire nos émissions de CO2. Dennis Meadows est convaincu que "la croissance mondiale va s'arrêter", ce qui serait bien pratique mais un peu trop optimiste. Pour l'économie mondiale, ce n'est qu'un moment de crise et on risque plutôt un nouveau développement de la pauvreté (qu'on pourrait empêcher). De même, il croit que la croissance chinoise va s’essouffler comme celle du Japon depuis 1987 mais, si on a sans doute tort de juste prolonger les courbes, il ne prend pas bien la mesure du fait qu'on assiste au développement des pays les plus peuplés, ce qui n'est pas sans problèmes en effet sur les matières premières. La décroissance viendra avec la décroissance de la population, pour l'instant nous allons devoir faire face dans les prochaines années au pic de notre pression sur l'environnement.

On nous prédit, de façon un peu excessive, la fin du web et de Facebook au profit des mobiles et de leurs applications alors que d'autres prévoient un trafic multiplié par 4 (il est vrai surtout à cause des mobiles) mais les technologies numériques continuent à nous étonner et changer notre monde même si c'est de façon insensible, petit pas par petit pas. Ainsi, une nouvelle interface cerveau/machine utilisant la spectrographie à infrarouge proche permettrait d'adapter le programme à l'état cérébral. Plus proche de nous, l'intégration de la reconnaissance des expressions dans le kinect permettra que votre avatar sourie quand vous souriez mais aussi de mesurer les réactions du public à des discours, émissions ou publicité sans avoir besoin de leur demander leur avis. De même, il y a des bornes qui permettent de mesurer l'affluence par la détection à courte portée des mobiles présents (WiFi et Bluetooth), ce qui peut être utile pour détecter des attroupements ou autres problèmes aussi bien que pour compter la fréquentation d'un lieu.

On s'alarme bien à tort d'une prétendue déshumanisation de cet univers numérique (ou cybernétique) alors que les qualités humaines non automatisables s'en trouvent valorisées au contraire mais je conseille la lecture de cet article sur le livre de Brian Christian "Le plus humain des humains" qui est assez drôle relatant l'expérience de conversation avec un robot (cleverbot) et ce qui nous en distingue (la sensibilité, le style, la personnalité, l'unité de vie). En effet, le test pour détecter qu'on parle à un éventuel robot ou un autre humain a mené étonnamment à définir, parmi les interlocuteurs humains, le plus humain des humains, c'est-à-dire celui qu'on confond le moins avec un robot, avec des critères d'humanité qui ne sont pas ceux habituels, faits cette fois de réactivité, de continuité et de variabilité ! Le vivant se reconnaît par un certain flou, un comportement probabiliste, des tendances exploratoires, une part d'irrationnel et d'erreurs que ne feraient pas spontanément une machine programmée même si les microprocesseurs probabilistes arrivent, leurs performances surpassant largement les systèmes à correction d'erreur trop stricte mais on est loin des aléas d'un réseau de véritables neurones (comme on l'avait vu le mois dernier), encore plus de la vitalité biologique.



Pour la Science no 416, L'univers quantique


Pour la Science

- La crise italienne, p17

Il n'y a pas que la Grèce et l'Espagne, le Portugal étant aussi au bord du gouffre, et nous pas si loin, mais le cas italien montre bien en quoi l'Euro est intenable avec des économies ayant des différentiels d'inflation importants qui ne sont plus soutenables au bout de 10 ans de monnaie commune. C'est l'occasion aussi de voir comme les services sont devenus déterminants, y compris pour l'industrie, mais ce n'est que l'un des dysfonctionnements révélé par une crise qui est plus systémique (et cyclique), le point faible étant différent selon les pays.

Le taux de fécondité italien est l'un des plus faibles du monde occidental. Or vitalités démographique et économique semblent aller de pair à long terme [l'Allemagne aussi à ce compte?].

L'Italie a connu une hausse des prix à la consommation plus forte d'environ un demi-point par an par rapport à celle de l'Allemagne depuis la création de la monnaie unique.

Cette hausse témoigne d'une des principales faiblesses de l'économie italienne, celle du secteur des services et, en particulier, l'absence de concurrence intérieure qui se traduit par des gains de productivité inexistants, des phénomènes d'entente ou de collusion entre producteurs. La hausse des prix dans le secteur des services, largement prépondérant dans les économies des pays développés, handicape à un double titre l'économie italienne. D'une part, l'industrie est tout naturellement un client du secteur des services, d'où une facture élevée en services qui se répercute sur le prix de revient de ses produits à l'export. D'autre part, le consommateur italien voit son pouvoir d'achat amputé par la hausse des prix.

- Tempêtes solaires : comment s'y préparer ?, p16

Le dernier minimum solaire, en 2010, a duré plus longtemps que prévu, et le début du cycle actuel d'activité ne ressemble pas à ce qui avait été observé au cours des dernières décennies. En fait, si l'on sait que l'activité solaire présente des cycles de 10 à 12 ans, d'autres de 200 ans environ, et d'autres encore plus longs, mais moins bien connus, nous ignorons presque tout de l'activité de notre étoile, puisque nous n'avons que 400 années d'observation directe de son activité sur 4,6 milliards d'années de sa vie, et l'ère spatiale n'a commencé que dans les années 1960... Cette absence de connaissances fiables donne lieu à des supputations qui vont de la disparition pure et simple de l'activité solaire à des éruptions dramatiques, tournant les projecteurs médiatiques vers la « météorologie de l'espace ».

L'article se veut tout sauf catastrophiste mais rien ne garantit qu'on n'aura pas à subir une éruption dramatique pour autant.

- L'espace est-il discret ?, p25

C'est à prendre avec des pincettes pour 2 raisons. D'abord une utilisation de l'information inconsistante pour rendre compte de forces physiques (spin, vitesse, polarisation, énergie) et la description d'une expérience qui a toutes les chances de mesurer juste un bruit de fond tout comme la détection des ondes gravitationnelles qui a échoué avec un système semblable. Dire que "l'espace-temps est un sous-produit des quanta d'information" est ridicule. Cela n'empêche pas que la théorie holographique est digne d'attention ainsi que la gravitation quantique même si pour ma part, je ne crois pas à un espace discret (qui ferait obstacle au mouvement). Dire que toute l'information d'un trou noir se trouve à sa surface ne signifie pas que ce seraient des zéros et des uns qui coderaient cette information mais que ce qui se passe en 3 dimensions peut se représenter par des interactions en 2 dimensions où la profondeur est remplacée par un autre paramètre (par exemple la force d'interaction qui ne dépendrait pas de la distance mais la créerait en somme). L'auteur en vient à dire des absurdités comme le fait que "même lorsque ce magazine aura été réduit en pâte à l'usine de recyclage, l'information qui y est imprimée sera réorganisée sous une autre forme, mais pas effacée. En théorie, ce processus peut être inversé – les mots et les images peuvent être reconstitués à partir de la pâte à papier", ce qui est tout simplement délirant et la négation de l'entropie, ce dont il se rend compte d'ailleurs mais sans admettre vraiment la contradiction ! Il est plus raisonnable de définir cette prétendue "information" (qui n'est telle que pour le physicien) comme des "degrés de liberté" ce qui est tout autre chose...

Si nous parvenions à observer les plus petites subdivisions de l'espace et du temps, nous découvririons un univers en perpétuelle effervescence, un incessant bourdonnement de fluctuations. Cette agitation n'est pas celle de particules qui apparaissent et disparaissent, ni d'autres types de « mousses quantiques » imaginés jusqu'ici. Ce bruit serait la marque d'un espace discontinu qui, au lieu d'être une toile de fond bien lisse à la danse des particules, serait au contraire constitué de petits morceaux irréductibles : un univers discret.

En 1999 et 2000, Raphael Bousso, maintenant à l'Université de Californie à Berkeley, a proposé une interprétation du principe holographique qui permet de l'étendre à un grand nombre de situations. Imaginez une surface concave, comme la face interne d'une sphère, tapissée d'une infinité de flashs. Ceux-ci se déclenchent tous en même temps, formant un front d'onde lumineux qui se propage vers le centre. C'est sur cette surface à deux dimensions, la « feuille de lumière », que toute l'information concernant les objets situés à l'intérieur de la sphère et rencontrés par le front d'onde est stockée.

Cette feuille de lumière, d'après le principe holographique, contient l'information sur la position des particules et des forces s'exerçant sur elles à l'intérieur de la sphère. Mais il ne s'agit pas d'une simple pellicule qui enregistre ce qui se passe dans la région tridimensionnelle d'univers. Au contraire, la feuille de lumière vient en premier. Elle projette sur le monde l'information contenue à sa surface, faisant apparaître tout l'univers tridimensionnel que nous voyons. L'espace-temps, ainsi que la matière et les forces qui s'exercent sur elle, est un sous-produit de la surface holographique encodant des bits d'information.

C. Hogan ne cherche pas à résoudre ces questions complexes. Il propose seulement de déterminer si, au niveau fondamental, l'espace se décompose en unités d'information. Dans la plupart des interprétations, l'espace-temps qui émerge de la description holographique de l'Univers est intrinsèquement quantique, c'est-à-dire qu'il est discret et fluctuant.

Plus précisément, dans cet espace-temps quantique émergent, la position d'un objet n'est pas précisément définie. Il ne s'agit pas d'une incertitude quantique usuelle, selon laquelle on ne peut connaître simultanément la position et la vitesse exactes d'une particule, mais d'une incertitude intrinsèque : la notion classique de point, avec des coordonnées bien définies, n'a pas de sens.

À la place, en se fondant sur la « géométrie non commutative » du mathématicien français Alain Connes, C. Hogan a proposé un nouveau concept de position. Selon cette idée, la position d'un objet est mesurée par des opérateurs qui ne commutent pas ; en d'autres termes, une mesure de la position selon une direction x, puis selon une direction y, donne un résultat différent d'une mesure effectuée selon la direction y, puis selon la direction x. Il existerait ainsi une incertitude fondamentale, de nature géométrique, sur les positions dans l'espace-temps qui émerge de la description holographique du monde.

Ainsi, à l'échelle de Planck, l'espace-temps est agité d'un sautillement permanent, la position précise d'un objet fluctuant sans cesse.

La longueur de Planck n'est pas simplement petite, c'est la plus petite. Une masse regroupée dans un volume plus petit correspondrait à moins d'un quantum d'énergie, ce qui est impossible. [c'est n'importe quoi et les quanta ne sont qu'un minimum d'interaction, pas d'énergie]

C. Hogan a calculé que le signal résultant de cette incertitude sur l'espace-temps, ou bruit holographique, doit avoir une amplitude de l'ordre de l'attomètre (10–18 mètre) sur une échelle de temps de quelques dizaines de microsecondes. C'est très petit, mais en principe détectable par les interféromètres les plus précis.

Son dispositif, surnommé holomètre, met en jeu un interféromètre extrêmement précis installé sur le campus du Fermilab. Il tient dans un simple bunker et un tube épais comme le poing, où voyageront des faisceaux laser sur 40 mètres entre le bunker et une remise.

- Les fourmis et l'art de la guerre

L'article montre les similitudes entre l'art de la guerre des fourmis et des hommes, avec des éclaireurs, des phalanges et notamment le fait de mettre en première ligne les populations d'ouvrières les plus nombreuses pour préserver les guerriers pourtant bien mieux armés. Les techniques de guerre ne sont pas des inventions mais le fruit de la sélection. L'intérêt, c'est de voir comme les comportements sont déterminés par les situations, les champs de force, au moins là où c'est la force qui parle. Cela fait penser un peu à la théorie des catastrophes de René Thom.

Les civilisations mésopotamiennes et égyptiennes faisaient de même avec les paysans, nombreux, enrôlés à moindre coût et qui subissaient le plus de pertes. Pendant ce temps, les soldats d'élite, mieux entraînés et dotés d'armes et d'armures plus perfectionnées, étaient relativement épargnés.

Hommes et fourmis combattent leurs ennemis pour des motifs communs, notamment le territoire, la nourriture et même le travail : ainsi, quelques espèces de fourmis transforment en esclaves certains de leurs adversaires.

En 2008, Deby Cassill, de l'Université de Floride du Sud, observa que chez les fourmis de feu seules les plus âgées (de plusieurs mois) s'engagent dans des combats, tandis que les ouvrières de quelques semaines s'enfuient et que les individus âgés de quelques jours feignent d'être morts en restant immobiles en cas d'attaque.

- Les villes africaines de la Côte des esclaves

C'est intéressant sur l'Afrique et l'esclavage mais surtout sur la configuration politique ainsi que la structuration de l'espace en fonction des ressources : autant le commerce des esclaves favorise la concentration du pouvoir, autant l'esclavage de proximité mène à l'autonomie des territoires.

Le préjugé commun veut que les villes africaines soient apparues sous l'influence européenne. Rien n'est plus faux : comme en Europe, l'urbanisation s'est développée en Afrique au ier millénaire avant notre ère. Pour autant, à partir du XVIé siècle, la multiplication des contacts avec les Européens a bouleversé les paysages culturels africains. Par cette expression, on désigne les paysages ayant subi des aménagements par l'homme, telles les villes, mais aussi les campagnes le plus souvent bien plus marquées par les activités humaines qu'il n'y paraît.

Si dans cette région, la tendance à l'urbanisation a précédé les contacts avec les Européens, la traite des esclaves, c'est-à-dire l'échange de captifs contre des marchandises européennes par les élites royales, a eu un fort impact, enregistré dans le sol, sur l'organisation des sociétés de ce que les négriers nommaient la « Côte des esclaves ».

Savi, qui comptait sans doute 30 000 habitants, était à cette époque la métropole du royaume, la résidence de son monarque et le siège de son commerce. Elle avait environ quatre milles de circonférence. La ville grouillait de gens, à tel point qu'il était impossible de traverser les rues sans difficulté. Des marchés se tenaient tous les jours, sur lesquels étaient exposées à la vente toutes sortes de marchandises, européennes et africaines, sans compter une abondance de produits alimentaires de tous types. La campagne environnante était embellie par une multitude étonnante de villages, petits et grands, tous enclos d'un muret en terre, bien en vue du voisinage ; l'ensemble formait le paysage le plus pittoresque que l'on puisse imager, que ne dissimulait aucune montagne ni colline.

À Savi, un grand marché pouvait rassembler 5 000 personnes. Les paysans venaient tous les quatre jours (la semaine du marché) à Savi et au Grand Ardres pour proposer le sel, les tissus, les paniers, les calebasses, les poteries qu'ils produisaient.

Dans les années 1680, environ 5 000 captifs par an étaient déportés depuis la Côte des esclaves, chiffre qui atteignit 10 000 durant les deux décennies suivantes. En échange de ces prisonniers, les marchands européens payaient essentiellement en tissus et en cauris, coquillages (Cypraea moneta) de l'océan Indien qui servaient de monnaie dans la région. Les textes mentionnent aussi des métaux (barres de fer ou de cuivre), des perles, des fusils et de l'alcool.

Alors que les marchés locaux intégraient villes et campagnes, les produits de luxe acquis dans le cadre de la traite servaient à lier les élites rurales à la maison royale.

Les palais royaux du plateau d'Abomey représentent le pouvoir royal. Ces complexes accueillaient le roi et ses courtisans, soit à Abomey uniquement, jusqu'à 8 000 personnes. Ils jouaient un rôle majeur dans les prières annuelles aux ancêtres royaux nommées Xwetanu, dont le rite comportait le sacrifice de centaines de prisonniers et la distribution cérémonielle de richesses acquises par la traite.

Certains, tel le royaume dahoméen, survécurent à la fin de la traite en remplaçant la vente des captifs aux Européens par leur exploitation au sein d'unités de production, ce qui transforma radicalement l'organisation politique et économique. Le Dahomey continua à mener contre ses voisins des campagnes militaires pour razzier des prisonniers, mais ces captifs étaient mis au travail – forcé – dans la production agricole à grande échelle. En plus d'accroître la population d'esclaves domestiques, cette transition économique développa les échanges locaux et la richesse des communautés rurales : l'économie dahoméenne se ruralisa.

- Le volcan du mont Paektu

Le volcan Nevado del Ruiz se réveille également. On s'inquiète aussi pour le Santorin ou les champs Phlégréens dont l'éruption serait bien plus cataclysmique mais sans doute pas aussi proche.

Ce volcan qui culmine à 2 744 mètres, à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, a connu sa dernière éruption en 1903. Mais depuis quelques années, il montre des signes de réveil.

Il existe des signes clairs d'une éruption prochaine. Des experts chinois la prévoient même pour 2014 ou 2015.

Le lac est la source de trois rivières qui, en cas d'éruption, pourraient canaliser des lahars, coulées dévastatrices mêlant cendres brûlantes, boue et eau, et ayant la consistance d'un ciment humide. Une éruption pourrait envoyer de telles coulées dévaler les pentes du volcan, ce qui menacerait des centaines de milliers de personnes.



La Recherche no 465, Troubles mentaux, l'escroquerie


Sommes-nous tous fous ? Au moins nous serions tous destinés à le devenir, à lire les statistiques. Début avril, une étude menée sur 2500 enfants montrait que 21 à 23 % des 11-13 ans souffrent d’hallucinations auditives. De quoi nécessiter, pour plus de la moitié d’entre eux, un suivi psychiatrique. Suivi d’autant plus justifié que 38,2% des Européens seraient victimes de troubles mentaux, avait-on appris fin 2011. Certes, le dépistage des maladies mentales est plus efficace. Et la société davantage à l’écoute de la souffrance psychique. Mais ces chiffres révèlent aussi les dérives de certains psychiatres, alliés à l’industrie pharmaceutique.

Il y a certes forcément des dérives, on mêle grave handicap et troubles légers comme l'insomnie qui ne nécessitent aucun recours au psychiatre mais il faudrait effectivement admettre qu'on est tous des malades mentaux, ce que la psychanalyse a révélé : quand on n'est pas psychotique, c'est qu'on est névrosé... Un être parlant ne peut être tout-à-fait normal ou alors, c'est aussi une pathologie, la normopathie, conformisme social qu'on retrouve chez de grands criminels.

On semble découvrir la souffrance des enfants ou des adolescents sous prétexte qu'on peut désormais l'alléger, ce qui est un comble ! Ce n'est pas parce qu'un malheur est banal qu'on ne devrait pas essayer de le soulager. Rien de neuf non plus dans le traitement chimique des maladies mentales, c'est ce qu'on a toujours fait avec l'alcool ou les autres drogues. Quand j'étais petit on me donnait du Valium, je ne suis pas sûr que la Ritaline soit vraiment pire, au contraire. Ce n'est donc pas tant que les laboratoires pharmaceutiques inventent des maladies mais uniquement qu'ils les marchandisent. On est là dans une variante des théories du complot et de la manipulation mentale qu'on peut toujours illustrer par un scandale médiatique mais qui sont un peu délirantes. C'est un peu comme les débats sur l'inné et l'acquis ou bien sur le féminin et le masculin où l'inné serait de droite (racisme) et l'acquis de gauche (constructivisme) à vouloir opposer deux caricatures sans nuances. On voudrait presque nous persuader que les syndromes prémenstruels seraient une pure création marketing, ou qu'ils ne mériteraient pas d'être soulagés pour celles qui en souffrent ! Ce qui est sûr, c'est que, surtout dans le domaine psychique, ce sont les patients, conseillés par leur médecin, qui devraient décider de ce qu'ils prennent en fonction de l'effet que ça leur fait, et non pas le médecin en fonction de ses propres intérêts ou convictions. Je déteste les réactions des psychanalystes qui protestent contre cette médicalisation comme d'un marché protégé, il n'y a aucune incompatibilité entre les drogues et la recherche de la vérité. Certains prétendent même, sans nuance qu'on guérit mieux sans médicament, ce qui est délirant ! D'autres voudraient tout aussi follement interdire la psychanalyse, dangereuse en effet, comme la vérité l'est toujours et se retournant facilement en mensonge.

Il y a par contre plus de raisons de protester, comme le fait Philippe Pignarre (Les Empêcheurs de penser en rond), contre certains usages dans les maisons de retraite ou les hôpitaux psychiatriques qui détournent l'usage des psychotropes pour leur propre tranquillité. Il y a aussi des raisons de protester contre l'idéologie anglo-saxonne réduisant la dépression à une faiblesse individuelle en refoulant ses causes sociales alors que le taux d'anxiété est strictement corrélé au niveau de stress social. On voit que c'est encore un débat où l'on mélange tout et qui mérite des approches moins unilatérales. Il est ainsi intéressant de constater qu'un antidépresseur comme le Prozac, moins efficace que les précédents mais sans contre-indications majeure a dû son succès à la prescription en masse des généralistes au lieu des psychiatres. En tout cas, il est certain qu'il faudrait améliorer la gestion du médicament (et ses trop nombreuses études bidons) mais, en dehors de la personnalisation génétique des traitements, on a l'impression d'un plafonnement de la recherche alors même que les progrès décisifs restent devant nous (cancer, Alzheimer, Parkinson, vieillissement, etc).

- Taux d'acidification record pour les océans, p8

Le réchauffement fait peut-être une relative pause pour des raisons externes (soleil, volcanisme) mais ce qui est sûr, c'est que le niveau de CO2 augmente et que donc l'acidification se poursuit, à un rythme jamais connu et qui a déjà produit des extinctions massives à la fin du Paléocène (Maximum Thermique du Paléocène–Eocène ou PETM).

Il est difficile d'évaluer les temporalités en jeu car ce qui normalement prend des millénaires, se fera cette fois-ci en quelques centaines d'années voire moins mais ce n'est pas la même chose si c'est dans 200 ou 300 ans ou bien dans 50 ans...

- Mesure de l'espacement standard des galaxies, p12

Avant que la matière ne se fige, 380 000 ans après le Big Bang par combinaison des protons avec les électrons (hydrogène), l'univers était un plasma chaud de particules chargées "traversé par des ondes acoustiques provoquées par des fluctuations de matière dans ce plasma". Or, ces fluctuations, qui ont laissé leur empreinte dans le fond diffus cosmologique, seraient à l'origine des galaxies et leur caractère ondulatoire implique une régularité qu'on retrouve dans la distance entre galaxies. Cette "distance privilégiée" serait de 490 millions d'années actuellement. Cela aurait permis de calculer la vitesse actuelle de l'expansion de l'univers, ce qu'on appelle la constante de Hubble, qui serait de 70 km/s par mégaparsec (3,26 millions d'années-lumière).

On ne sait si c'est une confirmation étonnante de la cosmologie standard ou si on se raconte des histoires tant ces constructions semblent fragiles mais de pures coïncidences seraient encore plus étonnantes.

- Un micro-moteur ionique pour micro-satellites, p31

C'est un moteur ionique qui pèse 200g, carburant compris, et qui est destiné à des "nanosatellites" de 10cm de côté recouverts de panneaux solaires, ce qui serait suffisant pour les envoyer sur la Lune. C'est important surtout parce que ces nanosatellites risquent de se multiplier, leur mise sur orbite étant de plus en plus abordable pour les laboratoires.


- L'énergie solaire en passe de devenir compétitive, p76

En 2020, le prix de revient du mégawattheure (MWh) fourni par des centrales photovoltaïques ne devrait pas dépasser 60€ au Maghreb, 90€ dans le Var et 120€ dans le nord de la France. Par comparaison, selon la cour des comptes, le MWh produit par un réacteur nucléaire EPR coûterait entre 70 et 90€. Dans le sud de l'Europe et au Maghreb, l'électricité photovoltaïque est d'ores et déjà compétitive avec celle tirée du pétrole.

L'Agence Internationale de l'Energie conteste aussi le besoin de puissances d'appoint supplémentaires pour compenser les périodes sans soleil car les capacités existent déjà. Un mélange de 60% d'éolien et 40% de solaire semble bien complémentaire, l'importation de pays voisins et le stockage par des stations de pompage turbinage, ainsi que le solaire thermique se stockant plus facilement, seraient bien suffisants pour assurer la continuité de l'approvisionnement électrique.

L’agence inclut dans ses évaluations l’évolution démographique: elle estime que d’ici 2050, environ 7 milliards d’humains, soit 80% de la population mondiale alors, habiteront près de l’Equateur (contre 2 milliards dans les régions plus froides), donc dans les zones les plus ensoleillées.

Signalons aussi la production photovoltaïque record équivalente à 20 réacteurs nucléaires de 1GW en Allemagne. Le paradoxe, c'est qu'au moment où l'énergie solaire devient compétitive et va se généraliser, la filière est en crise de surproduction...

Voir aussi Le solaire compétitif en 2014.




Brèves et liens



Physique


cosmologie, astronomie, physique quantique

- Complexité, émergence, auto-organisation

Les concepts utilisés dans l'étude scientifique des systèmes complexes sont devenus si répandus que l'abus de leur usage a conduit à toutes sortes d'ambiguïtés et de confusions dans leur sens. Dans ce document, nous utilisons théorie de l'information pour fournir des mesures concises et abstraites de la complexité, d'émergences, d'auto-organisations et même de l'homéostasie. Le but est de clarifier la signification de ces concepts à l'aide des mesures formelles proposées. Dans une version simplifiée des mesures (mettant l'accent sur l'information produite par un système) l'émergence devient le contraire de l'auto-organisation, tandis que leur complexité en représente le solde. Nous utilisons des calculs sur des réseaux booléens aléatoires et des automates cellulaires élémentaires pour illustrer nos mesures à des échelles multiples.

Il est bien nécessaire de clarifier les concepts de complexité, d'auto-organisation, d'émergence mais je ne crois pas à la réduction du vivant aux mathématiques, le monde de l'information qui est le monde de la vie est basé sur la mémoire, la reproduction, la sélection, l'interaction avec le milieu particulier. Cela n'empêche pas que, tout comme la théorie des catastrophes appliqué à la morphogénèse a permis de clarifier certains processus, cela puisse produire des résultats intéressants comme leur conclusion que "l'émergence devient le contraire de l'auto-organisation".

- La destruction de la cosmologie

Ouvrage qui synthétise les dernières découvertes mettant en question toutes les hypothèses du base de la cosmologie du Big Bang (inflation, expansion, matière noire) et dont on avait déjà parlé ici mais qui est une illustration de l'état problématique de notre cosmologie. Jamais sans doute le progrès du savoir n'avait été à ce point un progrès de notre ignorance...

- Polémique sur la matière noire

On avait parlé le mois dernier d'une étude concluant à l'absence de matière noire dans notre région de la voie lactée, ce qui est contesté par d'autres mais le fait qu'il suffise d'une hypothèse pour la faire disparaître plaide pour une loi physique plus que de mystérieuses particules.

Bovy et Tremaine affirment que l’une des hypothèses faites par les chercheurs dans leurs calculs est tout simplement fausse car réfutée par les observations. Le résultat final des nouveaux calculs fournit même un retournement complet de la situation.

Si Bovy et Tremaine ont raison, non seulement la matière noire est bien là, avec une densité parfaitement compatible avec celle du modèle standard, mais les mesures faites par les astronomes de l’ESO fournissent même selon les deux chercheurs « la mesure directe la plus robuste à ce jour de la densité locale de matière noire ».

En tout état de cause, l'effet de la matière noire serait bien là, mais cela pourrait encore à priori être dû à autre chose, comme une modification de la gravitation.

Voir aussi Pour la Science.

- La vitesse de la lumière reliée à l'expansion ?

- Un trou noir dévore une étoile

Les trous noirs ont beau avoir une réputation d’insatiables dévoreurs de matière, ils ne mangent pas en permanence, loin de là. Ainsi, avaler une étoile n’est pas le menu du quotidien : un tel événement ne se produit que tous les 10.000 à 100.000 ans pour un trou noir.

Le trou noir aurait dévorée la moitié de l’étoile environ, le reste étant éjecté à très grande vitesse.

- Du carbone biologique trouvé sur Mars ?

Des météorites provenant de Mars contiennent une collection de molécules organiques. Une nouvelle étude montre que leur origine est volcanique. La recherche de traces de la vie ancienne sur la Planète rouge devra donc tenir compte de cette production qui n’a rien de biologique.

Les auteurs démontrent que les premières ne proviennent pas d’une contamination. Ils constatent ensuite que ces molécules organiques sont associées à des minéraux de type magmatique et en déduisent que c’est bien l’activité volcanique martienne qui a produit ces molécules carbonées.


- Cinq mille astéroïdes nous menaceraient

- Mesure de la déviation d'un astéroïde par la lumière solaire

C'est au XIXe siècle que le savant russe Ivan Osipovich Yarkovsky proposa le premier l'idée selon laquelle la lumière solaire pourrait très légèrement modifier la trajectoire dans l'espace d'un corps rocheux lorsqu'elle est réémise sous forme de chaleur.

Cet effet Yorp ou effet Yarkovsky est très faible mais suffisant pour dévier un astéroïde susceptible d'entrer en collision avec la Terre.

- La rétroaction du futur en physique quantique

Les chercheurs ont commencé par produire deux paires indépendantes de photons intriqués, A et B. Si la mesure des caractéristiques des photons d’une seule de ces paires, par exemple A, montre une corrélation quelle que soit la distance dans l’espace entre ces deux photons, deux observateurs mesurant chacun un seul photon de l’une des paires (donc dans A pour l’un et dans B pour l’autre) ne verront pas ces corrélations.

Mais que se passerait-il si un troisième observateur, par un choix d’observation spécifique, intriquait aussi une paire de photons dont chacun est extrait des deux paires précédente, c'est-à-dire de A et B ?

Dans ce cas, les mesures des photons restants par les autres observateurs montreront une corrélation entre le photon de la paire A et celui de la paire B. On est encore à première vue dans le cadre d’un effet EPR bien connu.

Ce serait exact si les mesures sur des photons de A et B par les deux observateurs sont faites après que le troisième observateur a intriqué un photon de A avec un photon de B. Mais on se trouve confronté à une expérience de choix retardé si l’intrication est produite après la mesure des caractéristiques de l’autre paire de photons extraite de A et B. Cette variante de l’expérience de Wheeler avait été proposée par Asher Peres en 2000. C’est la première fois qu’elle est réalisée de façon convaincante.


- Une téléportation de 150km ouvre aux communications par satellites

Voir aussi Futura-Sciences. Ce record suit de quelques jours celui des Chinois qui atteignaient 100km.

- Des lentilles pour rayons gamma

Plus un rayon gamma est énergétique, plus il passe facilement à travers une lentille sans subir de déviation.

Alors que l’index de réfraction d’un matériau était théoriquement censé devenir de plus en plus proche de 1 en passant des rayons X à des rayons gamma de plus en plus énergétiques, ils ont découvert qu’avec des photons gamma d’énergies supérieures à 700 keV, une remontée de la valeur de l’indice se produisait dans du silicium.

Il pourrait s’agir d’une manifestation de la diffusion Delbrück, un processus décrit en électrodynamique quantique il y a longtemps par le prix Nobel de médecine Max Delbrück. Proche du noyau des atomes, le champ électrique est si intense qu’il permet la création de paires de positron-électron causant la déviation d’un photon gamma lorsque celui-ci s’en approche avec des énergies suffisamment élevées.

En tout état de cause, cette découverte permettrait de développer une toute nouvelle technologie d’imagerie médicale basée sur des lentilles gamma, par exemple pour suivre à la trace des noyaux radioactifs de lithium ingérés par des patients atteints de troubles bipolaires. L’astrophysique gamma ne serait pas en reste, mais pour en avoir le cœur net, des travaux doivent encore être réalisés. Les chercheurs travaillent ainsi sur des lentilles potentielles réalisées avec de l’or car, avec leur noyau porteur d’une importante charge électrique, ces atomes seraient idéaux pour des lentilles gamma.

Voir aussi Techno-Science.

- Une asymétrie inexpliquée au LHC

La différence de désintégration entre un méson B chargé (K*+μ+μ-) et un meson B neutre (K*0μ+μ-) révèle une asymétrie d'isospin qui reste inexpliquée dans le cadre du modèle standard. Enfin une découverte au LHC ?

- Mieux contrôler la fusion

L'étude approfondie de L.Delgado et D. Gates se penche sur ce problème. Ils proposent une explication toute fraîche, différente de celle proposée par Greenwald, le physicien du MIT qui a établi l'équation décrivant cette limite (et qui porte son nom). D'après Greenwald, l'instabilité proviendrait d'un rayonnement excessif du plasma de bord qui abaisse sa température, augmentant ainsi sa résistivité. Le courant qui circule dans le plasma se transfère alors du bord vers son centre, si bien que la densité de courant au centre atteint la valeur seuil (dite de Kruskal-Shafranov (KS), proportionnelle au champ toroïdal) à partir de laquelle se développe une instabilité magnétohydrodynamique (MHD): le plasma s'entortille et touche la paroi du tokamak où il se refroidit. Le courant du plasma est ainsi forcé de pénétrer dans la paroi, d'où des dégradations. Cependant l'initiation et le terme de ce processus ne sont pas clairs.

Voilà donc le nouveau scénario qu'ils proposent: les îlots seraient responsables de deux effets négatifs: d'une part ils accumulent des impuretés provenant des parois du tokamak qui refroidissent le plasma, et d'autre part, ils agissent tels des boucliers contre l'ajout supplémentaire d'énergie dans le système. Lorsque la puissance injectée devient inférieure à la puissance dégagée des îlots par effet Joule, l'équilibre se rompt. Les îlots se développent jusqu'à atteindre une taille suffisamment importante pour entraîner l'effondrement du courant électrique qui aide à confiner le plasma. Le plasma disparaît alors en quelques millisecondes.

- La Fondation Volkswagen finance un projet d'ordinateur quantique

Pour leurs expériences, l'équipe du projet utilise des fullerènes spécifiques, ces molécules de carbone en forme de ballon de football enfermant des atomes d'azote. Le spin de l'électron de cet atome d'azote sert alors de "qubit", l'équivalent quantique du bit informatique classique sur silicium, codant l'information. Pour lire le sens de rotation de ces qubits (qui fonctionnent comme des bits tournoyants magnétosensibles), les scientifiques doivent insérer les fullerènes dans les espaces libres d'azote d'un diamant (qui correspondent à un point de défaut ponctuel dans le réseau du diamant), où ils peuvent alors être scannés optiquement. L'idée d'utiliser des fullerènes comme qubits avait été étudiée par Wolfgang Harneit dès 2002.

Dans le premier projet, les chercheurs ont confirmé que les résultats des calculs quantiques utilisant des fullerènes pourraient être lus à l'aide des espaces libre d'azote dans le réseau du diamant. Cependant, comme il était difficile de configurer les fullerènes de manière appropriée dans le diamant, il n'était pas possible d'effectuer des calculs cohérents. Dans le second projet, les chercheurs envisagent de fixer les fullerènes à des nanotubes de carbone, puis de les insérer dans les diamants. La configuration qui en résulte devrait alors permettre d'effectuer des calculs quantiques complexes et intelligibles.


- La ReRAM pour remplacer la Flash

Découverte par inadvertance par des chercheurs de l’Université de Londres (UCL), la ReRAM (ou “Resistive RAM” : “mémoire à accès séquentiel non résistive”) est, ce qui n’est pas une nouveauté, entièrement constituée d’oxyde de silicium. Mais celle-ci pourrait s’imposer sur le marché pour de nombreuses raisons. Elle fonctionne à température ambiante, requière mille fois moins d’énergie et n’a pas besoin de vide pour fonctionner, ce qui la rend moins coûteuse à produire. Comme si cela ne suffisait pas, elle est cent fois plus rapide que la mémoire Flash standard.

Les possibilités d’utilisation de cette ReRAM sont diverses. L’équipe de UCL est parvenue à reproduire le fonctionnement d’un neurone humain, chaque composant ajustant sa résistance selon la dernière tension appliquée. En électronique, un tel composant est appelé “memristor”. Le fait que l’on puisse en produire en silicium garantirait une intégration parfaite dans les puces. Mais ils envisagent aussi d’utiliser leur ReRAM directement comme processeur.

On avait parlé de microprocesseurs probabilistes, ou plutôt sans correction d'erreur interne, et donc beaucoup plus rapides, ils arrivent.

- Mieux que le graphène: le bore bidimensionnel

Ils ont pu montrer l'existence de nombreuses configurations stables pour les monoplans d'atomes de bore pur. Une fois enroulés en nanotubes, ces derniers restent toujours métalliques, ce qui présente un avantage par rapport aux nanotubes de carbone. En effet, un obstacle majeur au développement et à la conception des nanotubes de carbone tient à leur propriété de chiralité: deux arrangements de symétrie différente sont possibles qui entraînent selon le cas des propriétés métalliques ou semi-conductrices. Le physicien théoricien Yacobson espère ainsi pouvoir faire du bore bidimensionnel un excellent moyen de transport d'énergie par fils quantiques, qui présenteraient les mêmes avantages que le carbone, mais en évitant la difficulté de devoir sélectionner une symétrie particulière.

- Deux boules chargées positivement s'attirent à courte distance

À partir du moment où les sphères se rapprochent de très près, elles peuvent s'attirer tout en ayant une charge positive. Cela intervient lorsque les sphères (ou d'autres objets, mais la sphère est la plus simple à modéliser) sont bien plus grandes que les espaces entre elles. Les électrons sont mobiles sur une sphère conductrice. Ils vont se déplacer pour créer des pôles négatifs et positifs.


- Guider des bulles avec un laser

De quoi assembler des microstructures avec un laser.

- Un verre autonettoyant, antireflet et antibuée

Une équipe de chercheurs a créé un nouveau type de surface en verre texturée à l’échelle nanométrique, qui réduit les reflets... mais aussi l'encrassement. Les applications seraient multiples, depuis les panneaux solaires à rendement amélioré parce qu'ils seraient moins sales ou les smartphones garantis sans traces de doigts. Cerise sur le gâteau, le procédé de fabrication est peu onéreux.

Cette innovation pourrait notamment être utilisée pour les panneaux solaires qui, selon les explications des chercheurs, perdent 40 % de leur efficacité dans les six mois qui suivent leur installation, du fait de la poussière et de l’encrassement. Grâce à la surface nanotexturée inventée au MIT, un panneau solaire serait aussi plus efficace le matin et en fin d’après-midi lorsque les rayons du soleil bas sur l'horizon frappent avec un angle très fermé, ce qui produit beaucoup de reflets.

Pour obtenir cette texture, les chercheurs du MIT ont employé le même procédé de gravure que celui de l’industrie des semi-conducteurs. Des couches successives sont déposées puis taillées pour obtenir ces petits cônes.

- Un matériau qui grossit quand on appuie dessus

Imaginez des coussins qui gonflent au lieu de s'affaisser quand vous vous asseyez dessus. Impossible? Non, c'est ce qu'on appelle "la compressibilité négative».

Leur conception théorique implique une rangée de quatre "particules" - chacun des groupes de molécules - qui attirent les uns des autres à des degrés divers. La force d'attraction des deux particules intérieures est faible, de sorte que la traction sur le matériau casse ce lien. "Dès que cela se produit, les particules extérieures s'attirent plus», dit Motter, donc dans l'ensemble du matériel compresse. Si ce matériau est pressé, si, les deux particules internes se rapprochent ensemble pour réformer le lien faible - et le matériau peut se développer.


- Des boutons-pressions à l'échelle moléculaire

Un nouveau projet de recherche impliquant l'Université de la Sarre et l'Institut Leibniz pour les nouveaux matériaux (INM) à Sarrebruck (Sarre) vise à réaliser des boutons-pressions à l'échelle moléculaire, de la taille d'environ 1nm. Des surfaces de matériaux revêtues de ces boutons-pressions permettraient de les faire adhérer l'une à l'autre.

Pour ce faire, les chercheurs prévoient de développer un système modulaire basé sur la molécule de cyclodextrine. "Les molécules de cyclodextrine, de forme circulaire, s'associent à des molécules en forme de bâtonnets comme des boutons-pressions".

En exploitant ce résultat, les chercheurs souhaitent construire des matériaux ayant la capacité d'adhérer à des surfaces définies, sans que les parties puissent coulisser les unes par rapport aux autres et tout en restant facilement détachables. Pour cela, ils vont utiliser les frottements apparaissant entre les solides ou les molécules.

Ces frottements pourraient être activés et désactivés à l'aide d'un courant électrique ou d'un flux lumineux.

- Un détecteur d'explosifs s'inspirant des antennes d'un papillon

Imiter les antennes d'un papillon de nuit, le Bombyx du Murier, pour concevoir un système de détection d'explosifs aux performances inégalées, telle est la prouesse réalisée par une équipe de l'unité "Nanomatériaux pour systèmes sous sollicitations extrêmes" (CNRS / Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis), en collaboration avec le Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse (CNRS / Université de Strasbourg). Constitué d'un micro-levier en silicium portant près de 500 000 nanotubes alignés en dioxyde de titane, ce dispositif est capable de détecter des concentrations de trinitrotoluène (TNT) de l'ordre de 800 ppq (soit 800 molécules d'explosif parmi 10^15 molécules d'air), améliorant ainsi d'un facteur mille le seuil de détection atteint jusqu'à présent. Ce concept innovant pourrait aussi servir à détecter des drogues, des agents toxiques ou des traces de polluants organiques.

Le système qu'ils ont mis au point est constitué d'un micro-levier en silicium de 200 microns de long pour 30 de large. Ce support a été nanostructuré par environ 500 000 nanotubes de dioxyde de titane alignés verticalement. Ces nanostructures ont pour but de multiplier d'environ un facteur 100 la surface du micro-levier, et d'augmenter d'autant les chances de capturer les molécules recherchées. La mise en vibration du micro-levier est le test permettant de savoir si l'air ambiant contient des traces de TNT et si ces molécules ont été capturées par le dispositif. En effet, le micro-levier possède une fréquence de résonance propre qui est modifiée de façon spécifique lorsqu'il absorbe des molécules d'explosif.

Voir aussi Futura-sciences.

- 1000 expériences à la fois

Basée sur la miniaturisation des expériences et sur l'utilisation d'une nouvelle technique de criblage à haut débit, cette approche donne désormais la possibilité aux chercheurs d'effectuer jusqu'à 1000 expériences par jour contre une seule auparavant, et a ainsi conduit à la découverte de deux nouvelles réactions chimiques.

Le procédé développé consiste à réaliser les expériences chimiques avec de très faibles quantités de réactifs sur une plaque de 96 puits, puis à analyser les milieux réactionnels grâce à un test rapide utilisant des anticorps spécifiques capables de détecter tout produit de couplage.

Les chercheurs ont ainsi réalisé le criblage, ou sélection, de milliers de réactions chimiques, mettant chacune en jeux deux fonctions chimiques, en présence d'un métal, tel que le cuivre, le palladium ou l'or, pouvant jouer le rôle de catalyseur. La miniaturisation leur a permis de travailler sur de très petits volumes, de l'ordre du microlitre, et d'augmenter le haut débit du criblage, effectuant ainsi jusqu'à 1000 expériences par jour. Cette nouvelle démarche est basée sur le principe de "hasard forcé" ("forced serendipity" en anglais), ou encore un speed-dating forcené qui favorise la découverte de nouvelles réactions chimiques


Climat


Climat, énergies, écologie

- Simulation climatique: la migration des Hominoïdes au Miocène moyen

Productivité primaire nette (NPP) moyenne des types de plantes subtropicaux de CARAIB en Europe, pour les différentes simulations. Les cartes indiquent le pourcentage de la productivité locale due aux subtropicaux, ainsi que la localisation des sites fossilifères ayant livré des indicateurs de forêt subtropicale (points noirs) et des Hominoïdes (carrés blancs). La barre hachurée (560ppm de CO2 et glace en Antarctique) correspond à l'effet du climat seul, sans effet de fertilisation lié à l'augmentation de la concentration en CO2.

Unique phase de réchauffement global des 30 derniers millions d'années et période majeure dans l'histoire des hominoïdes, le Miocène moyen (17 à 13 Ma environ) marque leur première dispersion de l'Afrique vers l'Eurasie, et plus particulièrement vers l'Europe. Jusqu'à présent les conditions climatiques précises associées à cette période restaient inexpliquées. Grâce à la combinaison d'un modèle de climat couplé océan-atmosphère et d'un modèle de végétation, des chercheurs du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ), de l'IPHEP (CNRS/Université de Poitiers) et de l'Université de Liège, ont réussi à simuler les changements environnementaux intervenus au Miocène moyen en Europe. Leurs résultats permettent ainsi, pour la première fois, d'identifier les conditions climatiques (température, concentration de CO2, cycle de l'eau, volume de glace) nécessaires au développement de forêts subtropicales en Europe, offrant ainsi un habitat favorable aux hominoïdes en dehors du territoire africain.

Les chercheurs ont également découvert qu'un taux plus fort de CO2 en Europe, équivalent par exemple à 700 ppmv, diminuerait la croissance de végétaux tropicaux. Selon leur modélisation, ce phénomène s'expliquerait par un effondrement de la convection en Atlantique Nord qui perturberait l'apport de chaleur par l'océan sur l'Europe. De plus, ces résultats révèlent l'impact important au Miocène moyen du volume de glace en Antarctique sur le climat et la végétation européens. En effet, en présence d'un très faible volume de glace en Antarctique, voire en son absence, les changements simulés dans la circulation thermohaline (5) provoqueraient un réchauffement de l'Europe, pouvant ainsi favoriser la croissance et l'expansion des forêts subtropicales, tandis qu'une calotte antarctique similaire à l'actuelle aurait tendance à l'inhiber

- Vers un petit âge glaciaire ?

Il se confirmerait qu'on entre dans un minimum de Munder, le soleil devenant moins actif en particulier du fait de doubler ses pôles qui deviendraient 4 ! De quoi ralentir un petit peu le réchauffement pendant quelques dizaines d'années peut-être...

Cela fait plusieurs années que les experts s'inquiètent de la faible activité solaire et de la possibilité d'un nouveau minimum. Le prochain changement devait se produire en mai 2013, mais on a remarqué récemment que le pôle Nord avait déjà commencé sa migration (sans modification pour le pôle Sud). Si cela se confirme, le changement du pôle Nord sera terminé à la fin de ce mois et on obtiendra un quadripôle (deux nouveaux pôles près de l'équateur).

- La bombe méthane déclenchée ?

- Les canicules suivent un printemps sec

Les chercheurs ont montré que ces fortes chaleurs se développent très rarement après des mois pluvieux, de janvier à mai, sur le sud de l'Europe. Par contre, un hiver et un printemps secs ne permettent pas de prévoir si l'été suivant sera ou non marqué par de fortes chaleurs.

Ce sont exclusivement les précipitations localisées dans le sud de l'Europe qui permettent la prévision de températures élevées sur la plus grande partie de l'Europe (ouest et centre).

Les chercheurs ont également montré que la prévisibilité des fortes chaleurs dépend de la circulation atmosphérique (cyclonique et anticyclonique). En effet, associée à des conditions anticycloniques et après un épisode important de sécheresse, l'énergie solaire est restituée par la surface terrestre sous forme de chaleur sensible, amplifiant ainsi le phénomène de sécheresse. En revanche, après un ou plusieurs mois pluvieux, une part importante de cette énergie est utilisée pour l'évaporation de l'humidité des sols et la transpiration des plantes, ce qui limite fortement l'augmentation des températures. Même après un printemps très sec, de fortes précipitations en début d'été peuvent, comme cela fut probablement le cas en juin 2011, rapidement empêcher l'apparition de températures élevées et donc d'épisodes de chaleurs intenses.

- Les plantes marines plus importantes que les forêts

À surface égale, ces écosystèmes aquatiques captureraient même trois fois plus de carbone qu’une forêt tempérée ou tropicale.

Les herbiers souffrent d’une baisse de la qualité des eaux, de l'arrivée d'espèces invasives et de nombreux problèmes d’arrachage. Ils auraient déjà globalement perdu 29 % de leur surface. Cette tendance se poursuivrait actuellement à une vitesse de 1,5 % par an, causant ainsi la libération annuelle de 299 millions de tonnes de C dans l’environnement à partir des sédiments. La destruction d’un hectare de posidonies libérerait jusqu’à 25 % de carbone de plus que la déforestation d’une surface similaire.

- Réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2011

D'après les informations figurant dans les registres des États membres, les émissions de gaz à effet de serre des installations relevant du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) de l'UE ont diminué de plus de 2 % l'an dernier.

Ce bon résultat démontre que le SEQE permet de réduire les émissions dans des conditions économiquement avantageuses. Il souligne également le fait que le SEQE de l'UE reste la clé d'une croissance à faible intensité de carbone en Europe. Toutefois, le nombre de quotas inutilisés ne cesse de croître. C'est pourquoi, comme elle l'avait annoncé le mois dernier, la Commission réexamine actuellement le calendrier des enchères de la phase III afin de réduire le nombre de quotas mis aux enchères au cours des premières années de cette phase."

Le SEQE de l'UE couvre plus de 12 000 centrales électriques et installations de production dans les 27 États membres, en Norvège et au Liechtenstein et, depuis cette année, il couvre également les émissions des compagnies aériennes assurant des vols à destination et au départ des aéroports de ces pays.

Il ne s'agit pas des émissions de l'Europe (qui ont augmenté), seulement des industries cimentières, etc., soumis aux quotas d'émission mais c'est la première fois qu'une telle diminution n'est pas liée à la récession (il faudrait vérifier quand même s'il n'y a pas un transfert à des pays comme la Chine). Certains prévoient une baisse de la consommation de pétrole dans les 10 ans à cause des voitures électriques et une meilleure efficience mais c'est sans doute sous-estimer les besoins des pays les plus peuplés en développement accéléré.

- Les villes doivent s'adapter au réchauffement

Selon l'European Environment Agency (EEA), les villes seraient plus exposées au réchauffement que les campagnes.


- La raréfaction des métaux

Le cuivre, le zinc, l'or et l'uranium figurent parmi les principaux métaux dont les ressources mondiales semblent en voie d'épuisement.

Pour la grande majorité des éléments, les réserves se situent entre 30 et 60 ans.

L'or a déjà franchi son pic de production mondiale, mais cela est passé inaperçu du fait de son rôle très spécifique.

Aujourd'hui, 8 à 10 % de l'énergie primaire est consacrée à extraire et raffiner les ressources métalliques, notamment pour l'acier et l'aluminium.

- Un forage à risque dans un supervolcan

Benedetto De Vivo, de l’université de Naples, a été le principal opposant scientifique au projet en 2009. Selon lui, le forage pourrait provoquer plusieurs tremblements de terre de petites amplitudes. Mais ce n’est pas tout. Le sol de la caldera contiendrait un liquide supercritique à 3.000 mètres de profondeur. Sa rencontre avec du magma pourrait provoquer une explosion dont l’importance est impossible à quantifier. Des études préliminaires ont localisé la roche en fusion à 7.000 mètres sous la surface, donc au-delà de la profondeur maximale du puits prévu, mais dans ce domaine des erreurs ont déjà été commises dans le passé. Un forage réalisé en Islande a ainsi percé une poche magmatique en 2011.


- Une voiture qui roule à la graisse de canard

Le moteur diesel utilise environ 35% de gazole et 65% de graisse de canard. Ce mélange est chauffé et brassé en continu afin que le mélange gasoil/graisse reste fluide. Un générateur électrique charge les batteries pour propulser le véhicule.


- Des camions tramway à Los Angeles

Le projet est d'équiper ainsi la principale autoroute de Californie mais c'est très cher.

- La voiture électrique, un échec retentissant !

Depuis le début 2012, il ne s'est vendu que 1594 voitures électriques en France (dont 982 pour AutoLib).

Voir aussi un article plus détaillé.

- Des batteries 10 fois plus performante à liquide ionisé

- Des nano-antennes pour convertir l'infrarouge en électricité

"Avec la conversion ascendante, deux photons de faible énergie sont convertis en un photon de haute énergie", précise Eichelkraut. Photon qui peut alors être absorbé par la cellule solaire.

La conversion ascendante peut être réalisée au moyen d'erbium, une terre rare présente dans le verre ou la céramique. Néanmoins, l'effet de la conversion au moyen d'erbium pur était plutôt modeste jusqu'à présent, et donc sans grande utilité pratique. C'est là que les nano-antennes développées par le jeune physicien entrent en jeu. Il s'agit de nanoparticules métalliques de petite taille qui captent toute la lumière présente dans le spectre visible et celui proche de l'infrarouge, ce qui in fine dope l'efficacité de la conversion.

- Des cellules photovoltaïque ridées produisent plus d'électricité

C'est un procédé très facile et peu couteux permettant d'améliorer le rendement des cellules photovoltaïques souples de 47%


- Un catalyseur aussi efficace que la photosynthèse

Des chercheurs du département de chimie de l'Ecole royale polytechnique de Stockholm (KTH) ont mis au point un catalyseur moléculaire, à base de ruthénium, qui permet d'oxyder l'eau en oxygène et hydrogène à une vitesse comparable à celle de systèmes photosynthétiques naturels.

Avec ce système, la lumière du soleil peut notamment être utilisée pour convertir le dioxyde de carbone en différents carburants tels que le méthanol.

- Les cellules à colorant bientôt commercialisées

En se débarrassant de l'électrolyte et améliorant un peu le rendement (de 7 à 8 ou 10%), ces cellules à bas coût pourraient se généraliser bientôt.

- Une plaquette doublant l'efficacité des LED

La compagnie NGK Insulators Ltd a développé une plaquette de nitrure de gallium (GaN) capable de doubler l'efficacité des diodes électroluminescentes (DEL, ou LED). D'un diamètre de 11 cm, la plaquette mise au point par NGK présente une structure monocristalline transparente. Sa densité de défauts est faible en raison de la méthode de fabrication utilisée, la croissance cristalline en phase liquide.

L'efficacité quantique interne (rapport du nombre de photons émis en interne sur le nombre de charges utilisées) du dispositif plaquette-DEL a été évaluée par un institut de recherche indépendant et s'elève à 90% sous un courant de 200 mA. Cette valeur contraste fortement avec celle associée aux DEL puisqu'elle pour ces dernières elle ne représente que 30 à 40% sous le même courant. La valeur de l'efficacité lumineuse relevée lors du même test (200lm/W) est aussi le double de celle des DEL actuellement sur le marché. De plus, cette nouvelle plaquette permet de réduire la consommation d'électricité de moitié car elle dégage moins de chaleur en fonctionnement.

Le but de NGK est de cibler le marché des générateurs pour véhicules hybrides et électriques.

- Des virus pour produire de la piézoélectricité

Les virus en question sont des bactériophages M13. Ils s’attaquent donc aux bactéries et non à l'Homme. Leur forme en bâtonnet leur procure un avantage de taille : ils s’autoassemblent automatiquement pour former des films uniformes. De plus, ils sont très faciles à obtenir puisqu’ils peuvent se répliquer par millions en seulement quelques heures. Mais sont-ils piézoélectriques pour autant ?

Un film de virus, observé grâce à un microscope, a été soumis à un courant électrique. Les quelque 2.700 protéines de surface recouvrant chaque entité biologique ont alors changé de forme, répondant ainsi aux attentes des chercheurs. En effet, un matériau piézoélectrique se déforme lorsqu’il est traversé par de l’électricité.

Les chercheurs ont poursuivi leurs efforts et sont arrivés à déposer jusqu’à vingt couches de virus les unes sur les autres, dopant ainsi la puissance du générateur. Des électrodes recouvertes d’or et mises au contact des bactériophages se chargent de transférer le courant généré. Une simple pression permet alors de produire de l'électricité.

Un générateur d’un centimètre carré produit un courant d’une tension de 400 mV, soit le quart d’une pile AAA, et d'une intensité de 6 nanoampères.

- Une étrange centrale énergétique à évaporation

On prévoit de construire un tout nouveau genre de générateur d'énergie en Arizona, juste à côté du Mexique. Le concept de base est connu depuis longtemps, mais n'a jamais été appliqué à grande échelle. Il se fonde sur le fait que l'air frais est plus dense que l'air chaud (d'où la montgolfière). Il s'agit donc d'une grande tour en haut de laquelle de l'eau est pulvérisée. L'eau en fines gouttelettes se transforme en vapeur et extrait de l'énergie de l'air environnant, donc le refroidi. L'air froid chute vers le fond à une vitesse rapide. En bas de la tour, des centaines turbines attendent ce courant d'air.

Le processus aurait un rendement de 45 %. Une grande tour de 1200 mètres de haut pourrait alimenter un million de foyers, à un coût bien inférieur à toutes les autres sources d'énergie.

- Des toilettes qui transforment l'urine en eau

- La perte de biodiversité aussi grave que le réchauffement climatique ?

La perte de biodiversité semble exercer sur les écosystèmes des effets aussi marqués que les changements climatiques, la pollution et d'autres formes importantes de stress environnemental, selon une étude réalisée par des chercheurs établis au Canada, aux États-Unis et en Suède. Cette étude, qui paraît aujourd'hui dans la revue scientifique Nature, est la première étude exhaustive établissant une comparaison directe entre les effets de la perte de biodiversité et ceux d'autres modifications de l'environnement attribuables à l'activité humaine. Elle met en lumière la nécessité d'intensifier les efforts déployés à l'échelle locale, nationale et internationale quant à la protection de la biodiversité et des bienfaits qui y sont liés.

Voir aussi Futura-Sciences.

- 10 millions d'année pour se remettre de l'extinction massive du Permien

Il y a 250 millions d'années, 10 % des plantes et animaux ont survécu à une extinction de masse. On cherche à savoir combien de temps fut nécessaire pour que la Vie reprenne ses droits. D'après une récente recherche sur le sujet, la récupération suite à cette crise a duré 10 millions d'années.

La crise qu'on évoque ici se situe à la fin de la période du Permien qui fut la plus difficile qu'a connue la Vie jusqu'à présent. On pense qu'elle fut déclenchée par différents facteurs environnementaux comme le réchauffement climatique, les pluies acides, l'acidification et l'anoxie (manque d'oxygène) des océans (vous remarquerez que ces mêmes phénomènes inquiétants sont en cours actuellement).

Une fois que les crises environnementales furent plus clémentes, des écosystèmes plus complexes ont émergé.


Biologie


évolution, génétique, éthologie, anthropologie, neurologie

- Une mémoire réinscriptible encodée dans l’ADN

Dans cette expérience, un brin d’ADN possède à chacune de ses extrémités des séquences nucléotidiques particulières, reconnues par des enzymes appelées recombinases, issues d’un bactériophage, un virus qui comme son nom l’indique infecte des bactéries. Ces recombinases clivent l’ADN, le retourne et le replace à l’envers sur le chromosome. Grâce à d’autres enzymes, des sérines intégrases ou excisionases, l’activité des recombinases a été contrôlée, de manière à les forcer à orienter le brin d’ADN dans un sens puis dans l’autre.

Pour vérifier l’efficacité de leur dispositif, les auteurs l’ont testé dans la bactérie Escherichia coli, célèbre car très utilisée en biologie mais aussi parce qu’elle a causé une épidémie mortelle l’année passée en Europe et surtout en Allemagne. L’ADN était ainsi conçu qu’il devenait fluorescent en rouge ou en vert en fonction du sens dans lequel il était orienté. Les bactéries changeaient effectivement de couleur.

- Les lettres de l'alphabet avec de l'ADN

Voir aussi Gizmodo. C'est la preuve de la maîtrise de l'assemblage d'ADN synthétique.

- La méthylation de l’ARN change notre conception de l’expression génique

L’ARN messager, l’intermédiaire entre l’ADN et les protéines, serait comme ces molécules la cible de légères modifications chimiques, modifiant l’expression des gènes. Ce mécanisme fondamental pourrait avoir des répercussions sur différentes pathologies humaines, comme l’obésité, l’autisme, la maladie d’Alzheimer ou la schizophrénie.

Ils expliquent dans la revue Cell que 20 % de l’ARNm se retrouve avec l’un de ses constituants, l’adénine, complété par un groupement méthyle lié à son atome d’azote en position 6 sur la molécule (A6m, voir figure en dessous). Cependant, tous les tissus ne sont pas égaux. Cet ARNm méthylé se retrouve surtout dans le cerveau, le foie et les reins, d’après leurs recherches sur le rat et le tissu humain. Chez l’embryon, les concentrations ont même augmenté d'un facteur 70 dans l’encéphale lors des dernières phases de croissance, ce qui laisse supposer son implication dans le développement.

En utilisant deux anticorps spécifiques à l'adénine A6m, il a été possible de séquencer les différents brins d’ARN. Fait intéressant : les méthylations se concentrent principalement à proximité du codon stop, trio de nucléotides portés par l’ARN indiquant la fin de la séquence à traduire. Cela plaide pour une relation étroite entre les adénines méthylées et les ribosomes, qui assemblent les acides aminés constituant les protéines. Voilà peut-être un moyen de définir quelle quantité de protéines doit être synthétisée, et quand, selon les chercheurs.

Les auteurs ont montré que la présence ou l’absence des groupements méthyles portés par l’adénine dépendait de l’activité d’une enzyme codée par le gène Fto (fat mass obesity-associated), qui retire l’excédent carboné. Le nom de ce gène vient du fait qu’un de ses variants, hyperactif, augmente les risques d’obésité de 70 % pour celui qui le porte. Il serait dérégulé chez un milliard d’êtres humains. De telles données laissent supposer que la méthylation de l’ARNm jouerait un rôle dans le métabolisme.


- Collodictyon, un protiste témoin des premiers eucaryotes

Dans la boue d’un lac norvégien, des biologistes ont débusqué un organisme minuscule, unicellulaire, qui, après analyse génétique, ne semble pouvoir être rangé dans aucun grand groupe connu. Il nous renseignerait donc sur des ancêtres très lointains des animaux, des végétaux et des protistes. Une question de nombre de flagelles, expliquent ses découvreurs, enthousiastes.

Ce collodictyon vit au milieu d’une soupe d’algues vertes unicellulaires. Cet organisme serait un cousin vraiment lointain, expliquent les taxonomistes, car il possède quatre flagelles. Ces filaments servent aux cellules mobiles à se déplacer dans l’eau en nageant et les biologistes ont compris que leur nombre et leur disposition ont été fixés il y a très longtemps, devenant caractéristiques de grandes lignées. Chez les premiers eucaryotes, semble-t-il, on avait soit un soit deux flagelles. Les « unicontes » sont devenus plus tard des champignons, des choanoflagellés (petits organismes) ou des animaux. Les « bicontes » sont devenus, pour les plus connus, des plantes vertes. Nous sommes donc plus proches d’une girolle que d’une orchidée (d’autres caractéristiques le confirment, d’ailleurs).

Les plus proches cousins actuels de ce collodictyon seraient les Excavata (des unicellulaires « creux », d’où leur nom, restés très discrets au fil de l’évolution), le plus ancien groupe à deux flagelles, et les amibes, les plus anciens organismes à un seul flagelle.

- De nouvelles formes virales dans des sédiments anciens

De nouvelles formes de virus - dont des virus cubiques - et d'autres formes jusqu'ici observées uniquement dans des milieux extrémophiles ont été découvertes dans les sédiments du lac Pavin, un lac volcanique situé dans le Puy-de-Dôme.

Enfin, les chercheurs ont pu pour la première fois observer des formes virales atypiques présentes dans une archée apparentée au genre Methanosaeta, un des groupes majeurs d'archées produisant du méthane - gaz à puissant effet de serre - sur Terre. Ces découvertes mettent donc en perspective le rôle des virus et autres parasites de microorganismes de l'environnement dans les processus de production et de consommation de gaz à effet de serre.

- La communication par photons entre cellules

Les cellules produisent des photons au rythme d'une douzaine par seconde et par cm2, ce qui pourrait influencer la division des autres cellules, entre autres.

- L'intelligence collective des Myxomycètes

La particularité de ce « slime » est qu'il se déplace comme un seul organisme ... et pense comme tel ! L'un d'entre eux se nomme le Physarum polycephalum et on le rencontre dans les forêts. Il se nourrit de particules microscopiques. Lorsqu'il cherche de la nourriture, il « étend ses tentacules » dans tous les sens, mais pas n'importe comment. Comme cela a un coût énergétique pour lui, il optimise le trajet ! Or cet organisme se montre « diablement intelligent » pour quelque chose qui n'a pas de cerveau : l'intelligence collective la plus extrême. Ce protiste transporte donc de manière optimale la nourriture. On s'est déjà amusé à le mettre dans un labyrinthe (avec une source de nourriture à l'extérieur). Figurez-vous que le « slime » va trouver le chemin idéal !

Le chercheur japonais Toshiyuki Nakagaki et ses collègues ont démontré que ce « slime » peut être utilisé pour réaliser des calculs compliqués du moment qu'on exprime le problème sous une forme spatiale. Exemples : diagrammes de Voronoï et triangulation Delaunay. L'évolution a fait en sorte que les myxomycètes soient capables de construire le réseau optimal de transport des nutriments.

- Notre horloge biologique date de 2,5 milliards d'années

La protéine peroxiredoxin (PRX) oscille selon un cycle de 24h entre l'état oxydé et l'état inactif. Comme on la trouve aussi bien dans la souris que les algues ou champignons, jusqu'aux archées, elle remonterait donc à la grande oxydation, il y a 2,5 milliards d'années, sa fonction devant être de protéger de l'oxydation aux heures de pic de production mais à l'époque le jour ne faisait que 11h, la protéine ayant dû évoluer depuis pour s'adapter à la longueur actuel du jour.


- Le mimétisme pas échange de gènes

Pour la première fois on a séquencé le génome complet du papillon tropical Heliconius melpomene. Grâce à ce génome de référence, les chercheurs montrent que la ressemblance mimétique est rendue possible grâce à l'échange des gènes de la couleur entre espèces différentes. Jusqu'à présent, les hybridations entre espèces voisines étaient vues comme néfastes, car produisant des descendants généralement moins compétitifs et peu performants. En réalité, elles permettent aussi le transfert de gènes offrant un avantage sélectif, ici la marque colorée de la toxicité de ces papillons pour leurs prédateurs.


- Le premier vertébré terrestre se déplaçait comme les phoques

L'étude, menée par des scientifiques du Royal Veterinary College et de l'Université de Cambridge, en Angleterre, a examiné la mobilité des membres d’un des premiers tétrapodes terrestres datant de 360 millions d’années, l’ichtyostega. Pour ce faire, ils ont reconstitué en trois dimensions un modèle de l’ossature de l’animal à l’aide de fossiles scannérisés.

Selon les chercheurs, qui ont calculé l’amplitude du mouvement des articulations des membres de l’animal, ce dernier ne pouvait pas marcher à quatre pattes.

Les ichtyostega devaient plutôt se mouvoir à la façon des phoques en se servant uniquement de leurs membres postérieurs. Une hypothèse qui suggère que l’apparition de la marche a été progressive et n’a pas été une condition nécessaire à la vie terrestre initiale.

- Un nouvel organe sensoriel identifié chez les baleines

Dans une étude publiée dans la revue Nature, les chercheurs détaillent la découverte d'un organe de la taille d’un pamplemousse à la pointe du menton des rorquals, inséré dans le tissu ligamentaire qui relie leurs mâchoires. Ils ont travaillé sur des carcasses issues de la chasse commerciale islandaise qu’ils ont passé dans un scanner à rayons X dimensionné à la taille des spécimens. Ils ont ainsi obtenu des images en 3D des structures internes des mâchoires et identifié cet organe inconnu. « Nous pensons que cet organe sensoriel envoie des informations vers le cerveau, afin de coordonner le mécanisme complexe de l’alimentation par fanons : rotation des mâchoires, inversion de la langue et élargissement des sillons ventraux ».

Les scientifiques pensent que cet organe permet la détection de la densité des proies dans l’eau et provoque l’ouverture des mâchoires ce qui permet d'étendre la gorge à pleine capacité.

- Les oiseaux, des bébés dinosaures ?

Les oiseaux ressemblent à des bébés dinosaures ce qui leur aurait procuré une plus grande intelligence un peu comme notre néoténie qui augmente notre plasticité, nous déspécialise.

Voir aussi Futura-Sciences.


- Un mammouth nain en Crète

- Le Chimpanzé qui lance des cailloux sur les visiteurs

On avait déjà parlé de ce Chimpanzé suédois, Santino, qui non seulement lance des cailloux sur les visiteurs mais prépare son stock avant et fait mine de rien avant de les agresser. On a maintenant une vidéo.

C'est important non seulement à cause de sa capacité d'anticipation mais aussi parce que le jet de pierre est sans doute la première arme des humains leur procurant l'hégémonie sur les prédateurs avant le feu.


- La duplication d'un gène à l'origine du cerveau humain

La duplication d'un seul gène (SRGAP2) plusieurs fois mais notamment il y a 2,5 millions d'années aurait suffit à nous séparer des australopithèques par un cerveau plus gros et performant (qu'il faut nourrir aussi, la cuisson des aliments ayant dû intervenir assez vite ? En tout cas, c'est le moment où nos ancêtres ont commencé à chasser et se nourrir plus régulièrement de viande, exterminant les grands prédateurs).

Il n’existe pas sous deux, mais sous quatre versions dans les cellules humaines. Tous ces variants sont portés par le chromosome 1. Le gène originel Srgap2a s’est dupliqué une première fois il y a environ 3,4 millions d’années, en Srgap2b. Ce dernier s’est lui-même dédoublé à deux reprises : une fois il y a 2,4 millions d’années (Srgap2c), et une fois il y a 1 million d’années (Srgap2d).

En fait ce gène a tendance à ralentir le développement du cerveau mais c'est ce qui permettrait de donner le temps de produire plus de neurones avec des connexions plus solides. Contrairement aux apparences on peut dire que les hommes pensent moins vite que les animaux, que ce sont des primates moins "primaires". The Telegraph va sans doute un peu vite à identifier ce développement du cerveau avec l'accès au langage mais il y a eu d'autres mutations dont le fameux FOXP2 relié au langage. Voir aussi Futura-Sciences.

- La datation des premiers européens repoussé à 45 000 ans

La vallée du Danube aurait servi de couloir de migration et favorisé le développement de la culture aurignacienne dans des grottes du Jura Souabe (sud-ouest de l’Allemagne). Les plus vieux instruments de musique européens, âgés d'environ 42.500 ans, viendraient d’ailleurs d'y être trouvés.

La méthode de datation repose sur l’analyse de radiocarbone mais, contrairement à d’autres, elle aurait été améliorée grâce à une meilleure élimination des fibres de collagène, sources de biais dans les mesures, présentes au sein des échantillons. Les datations sont donc plus précises qu’auparavant. Ainsi, les flûtes faites d’ivoire de mammouth ou d’os d’oiseau (naturellement creux) de la grotte de Geiβenklösterle correspondraient toujours aux plus vieux instruments trouvés en Europe, mais seraient plus vieilles de 7.500 ans par rapport aux résultats obtenus avec les première datations.

Le Danube aurait pu servir de couloir de migration lors de l’arrivée des premiers Hommes modernes voici 45.000 ans. Leur migration aurait, contrairement aux anciennes théories, précédé le refroidissement climatique européen H4, ou « événement Heinrich 4 », survenu il y a 40.000 ans.

Il est cependant nécessaire de préciser que des traces de dispersion d’Hommes modernes préaurignaciens vieilles de 45.000 ans ont été découvertes dernièrement en Italie.


- Le plus ancien témoignage artistique

Un bloc de calcaire de 1,5 tonne, âgé de 37.000 ans mais découvert en 2007, est couvert d'images gravées d'animaux et de formes géométriques. Selon les travaux des anthropologues publiés lundi aux Etats-Unis, il s'agit de la plus ancienne forme d'art mural connue à ce jour. Ce bloc fait partie d'une voûte effondrée du site d'Abri Castanet, haut-lieu de la culture aurignacienne (-40.000 à -28.000 ans) mis au jour, en 1911, dans le Périgord noir.

Les Aurignaciens étaient les premiers hommes modernes descendants des individus qui ont émigré d'Afrique il y a environ 45.000 ans. Ils ont pris progressivement évincé les Néandertaliens, disparus il y a 28.000 ans. Cet abri sous roche de 250 à 300 m2 servait d'habitat à un groupe qui pourrait avoir totalisé 300 individus, selon les chercheurs internationaux. Une analyse géologique montre que cette voûte était située à deux mètres au-dessus du sol où vivaient les Aurignaciens. La richesse de toutes ces gravures montre le rôle primordial tenu par l'expression artistique dans la vie quotidienne de ces premiers humains modernes. Le professeur d'anthropologie à l'Université de New York a déclaré : "il est aussi évident que les Aurignaciens avaient un langage sophistiqué" car "on a du mal à imaginer une telle complexité conceptuelle et technique sans la capacité de s'exprimer par la langue et aussi pour transmettre ce savoir".

Abri Castanet se trouve non loin de la grotte de Lascaux, âgée de 17.000 ans et peinte par des descendants des Aurignaciens. Ces derniers sont également célèbres pour la richesse des dessins et peintures de la grotte de Chauvet, en Ardèche. Chauvet a d'ailleurs été l'objet d'une étude publiée la semaine dernière dans le Proceedings of the National Academy of Sciences, qui révélait que la grotte ardéchoise contenait, jusqu'à cette nouvelle révélation, les peintures et dessins les plus anciens, datant d'environ 36.000 ans en années calendaires.

- L'avantage de ''Sapiens'' : les communications longue distance ?

Considérant que les zones occupées par les Néandertaliens sont de petits territoires éloignés les uns des autres, Ariane Burke émet l'hypothèse que la supériorité d'Homo sapiens réside dans le développement de son organisation sociale, survenu au cours du Paléolithique moyen, il y a de 200 000 à 35 000 ans. Cette organisation sociale "moderne" se caractérise par le maintien de relations personnelles malgré l'absence physique des personnes, et ce, sur de longues distances. Comme les tribus nomades d'aujourd'hui, les réseaux des premiers Homo sapiens auraient été constitués de petits groupes demeurant en contact les uns avec les autres.

Ces relations étendues sont quant à elles rendues possibles par l'invention d'objets culturels et symboliques qui facilitent les échanges intergroupes.

"Les objets à valeur symbolique, comme les parures, les ornements personnels, les colliers de dents d'animaux ou de coquillages, les décorations sur les armes, les incisions esthétiques sur des pierres, foisonnent au moment de la dispersion rapide d'Homo sapiens en Eurasie, affirme la chercheuse. La présence de ces objets sur de vastes territoires montre qu'il y a eu des échanges; ces objets amènent ceux qui les possèdent à se remémorer le lien social qu'ils ont établi et créent en retour une obligation de réciprocité."

Ces contrats sociaux, consolidés par des mariages intergroupes, donnent accès à de nouveaux territoires, favorisent des échanges d'information utiles à la survie et permettent de compter sur des alliés en cas de replis imposés par des conditions environnementales adverses.

Les Néandertaliens ont eux aussi fabriqué des objets culturels symboliques, possiblement destinés aux échanges, mais beaucoup plus tardivement, soit au Paléolithique supérieur (-30 000 ans). "C'était sans doute trop peu, trop tard", estime l'anthropologue.

L'expansion de ces échanges sociaux pendant des millénaires a provoqué une pression de sélection sur les habiletés cognitives d'Homo sapiens. L'occupation d'un vaste territoire nécessite en effet des habiletés spatiales particulières. Toujours selon Ariane Burke, c'est au cours de cette période que l'être humain aurait développé son sens de l'orientation au moyen de la boussole interne, ou carte cognitive, qui permet une projection dans l'espace. Ce mode de locomotion est particulièrement adapté aux longs déplacements dans les plaines, où le nomade n'a que peu de repères visuels. La navigation par repères topographiques convient par ailleurs aux espaces restreints qu'occupaient les Néandertaliens.

Il y a aussi confirmation de la datation de la grotte de Chauvet à partir de 32 000 ans, à l'époque de la cohabitation avec Neandertal et ce qui apparaît surtout, c'est le gouffre entre les cultures puisque proche de la culture magdalénienne, datée jusqu'ici de 17.000 ans. Les échanges symboliques ont sûrement leur importance mais ne sont qu'un élément. La structure sociale avec des groupes plus nombreux et surtout plus d'anciens pouvant transmettre des cultures élaborées me semblent plus décisive. On pourrait même imaginer que ce soit par exemple une meilleure connaissances des vertus des plantes qui auraient permis de vivre plus âgé et que cela a changé la structure sociale profitant d'une meilleure transmission mais ensuite il y a sûrement eu une rétroaction génétique par sélection sexuelle notamment. Une des idées les plus intéressantes d'Ariane Burke, c'est non pas seulement d'accéder à une représentation de l'espace lointain du fait de la dispersion des groupes mais que cela aurait entraîné une pression sélective ayant modifié nos capacités cognitives sauf qu'il n'y a pas que la représentation dans l'espace mais toute une série de nouvelles capacités intellectuelles devenues plus vitales qui ont dû en profiter. Dès lors, on peut dire que la différence entre Neandertal et Sapiens serait au départ essentiellement culturelle avant de produire une différenciation des capacités cognitives, ce qu'on retrouverait à chaque saut culturel ultérieur (agriculture, écriture, etc.). Comme on le verra juste après, il faut souligner qu'à chercher ce qui nous distingue radicalement de Neandertal, on n'a que l'embarras du choix car il s'agit principalement d'un saut cognitif !

- L'avantage des Sapiens, la domestication du chien ?

La domestication du chien date de 32000 ans pour ce qu'on en sait, ce qui semble un peu tardif par rapport au saut culturel précédent pour avoir été le plus déterminant, mais cela aurait pu jouer un rôle quand même, avantageant indubitablement ceux qui avaient des chiens notamment pour la chasse mais ils auraient servi aussi pour le transport de petits objets. Pour Pat Shipman, le fait que notre regard soit plus visible a pu faciliter la domestication. Par contre, il semblerait que les chiens modernes n'ont rien à voir avec les premiers chiens, la plupart des races ayant été sélectionnées en Angleterre au XIXè.

- Chypre à l'avant-garde du néolithique

La découverte de Klimonas, village daté de presque 9000 ans avant J.-C, prouve au contraire que ces premières sociétés agricoles ont migré peu de temps après les débuts de l'agriculture depuis le continent proche-oriental. Elles ont apporté à Chypre le blé, mais aussi des chiens et des chats. Ces résultats illustrent aussi la maîtrise précoce de la navigation de ces populations.

Voir aussi Futura-Sciences, Pour la Science et Sciences et Avenir.

On sait que Chypre était très lié aux civilisation du Moyen-Orient en particulier pour le cuivre. On sait maintenant que cette relation était très ancienne, profitant sans doute de courants favorables.

- Les inégalités sociales du Néolithique européen

Ils ont regardé de près 300 squelettes de sites de l'Europe centrale. On a découvert des preuves qu'il y avait un « accès différentiel » des terres des apprentis fermiers du Néolithique. Cela signifie en clair que tout le monde n'avait pas une part équitable des terres les plus fertiles.

Voir aussi Futura-Sciences.

Il n'y a rien de nouveau dans l'origine des inégalités depuis l'agriculture constituant des stocks (et non dans la division du travail comme le prétendait Engels) mais on avait vu le mois dernier qu'en France au moins, lorsque les villages dépassaient 200 personnes, un nouveau village était fondé quelques kilomètres plus loin. La raison avancée était de ne pas accepter de trop grandes inégalités qui sont corrélées à la densité de la population mais les raisons étaient peut-être plus prosaïques (minimiser les distances des champs au village ?). En tout cas, les inégalités de statut sont clairement attestés, notamment dans les tombes ou tumulus.

- Des murs Facebook à l’âge de bronze

Il s’intéresse à deux sites connus de longue date, Zalavruga, à Karelia, au nord-ouest de la Russie, et celui de Nämforsen, en Norrland, au nord de la Suède. Là, des pétroglyphes (autrement dit des dessins sur la pierre) ont été peints durant des millénaires. Entre 6.000 avant le présent et l’âge de bronze (débutant il y a environ 2.300 à 2.200 ans en Europe occidentale), des générations d’Hommes sont passées par là et ont réalisé quelque 2.500 dessins, représentant des gens, des animaux et des scènes de chasse mais aussi des bateaux, des centaures et des sirènes.

C’est l’ensemble qu’a étudié Mark Sapwell, en utilisant une série d’outils, notamment informatiques et de cartographie, pour retrouver l’historique de ces œuvres et leurs relations entre eux. Le travail est d’autant plus intéressant qu’il concerne une période durant laquelle les Hommes sont passés du nomadisme à l’agriculture. Pour Sapwell, ces peintures sont des invitations. « Comme un statut Facebook invite au commentaire, résume ce jeune chercheur de la génération des réseaux sociaux, l’art rupestre est de nature très sociale ». Selon lui, les variations autour d’un même thème montrent des réinterprétations et des réponses à quelques centaines d’années, voire quelques millénaires, de distance entre les groupes de chasseurs.

- Le plus ancien calendrier maya

Les inscriptions datent du IXe siècle, elles sont beaucoup plus vieilles que les célèbres codex mayas écrits sur des feuilles en écorce d'arbres.

Le mur nord comporte aussi une sorte de calendrier avec quatre nombres plus énigmatiques mais liés aux cycles astronomiques de Mars, Mercure et peut-être de Vénus. Les dates permettent de se projeter 7000 ans plus tard. « Les anciens Mayas prévoyaient que dans 7000 ans, le monde seraient exactement comme il le connaissait » affirme William Saturno.

- Les bienfaits de la mort dans notre vie

L'expérience de la mort nous rendrait plus humains et plus proches (on peut penser à Gilgamesh), la conscience de notre mort prochaine éviterait des divorces et nous ferait prendre de meilleures décisions, mener une vie plus saine, etc. Pour Hegel, c'était la guerre qui nous confrontait à la mort, le Maître absolu, et nous sortait de la particularité de nos intérêts. Cependant, aujourd'hui, il semble que la mort ferait consommer plus !

- La culpabilité demande de l'énergie

Cette expérience a montré que nous éprouvons moins de culpabilité lorsque nous sommes fatigués mentalement. Le sentiment de culpabilité consomme de l’énergie mentale, car il suppose de réfléchir à son comportement, de réexaminer son processus de décision et de tirer des conclusions sur ce qui se serait passé si on avait eu un comportement différent. Pour apitoyer quelqu’un, veillez donc à ce qu’il soit bien reposé, et qu’il n’ait été soumis à aucune contrariété. Le bénéfice que vous pourrez en retirer est alors substantiel : la différence atteint un facteur sept dans les sommes versées au cours de cette expérience pour se racheter.


- La température de la peau d'une femme augmente quand un homme la touche

En moyenne, le contact physique quel qu’il soit fait monter la chaleur de 0,1 °C. Cela ne traduit pas cependant la forte disparité constatée. Si toucher le bras ou la paume n’induit pas ou très peu de changement, un contact avec les zones plus intimes augmente la température de 0,4 °C. Lorsque l’expérimentateur était un homme, l’amplitude thermique devenait jusqu'à trois fois plus importante, d’autant plus s’il était jeune.

Suite à cette petite expérimentation, les femmes ont été interrogées sur un éventuel changement de leur état émotionnel durant la manipulation. Les trois quarts d’entre elles déclarent ne rien avoir ressenti. Cette donnée suggère donc que ce phénomène est le plus souvent inconscient.

On avait déjà vu qu'il y a un bien plus grand découplage chez les femmes entre réactions sexuelles et conscience.

- Un homme reçoit des coups à la tête et le voilà génie en mathématiques

Un homme âgé de 41 ans, du nom de Jason Padgett, qui ne démontrait aucun intérêt pour les mathématiques, ayant même délaissé ses études de niveau secondaire en raison de ses piètres résultats en cette matière, se retrouva totalement transformé après une attaque brutale par des individus l'ayant roué de coups à la tête. Depuis lors, il se dit obsédé par les chiffres et la géométrie.

Autrefois vendeur de meubles aux États-Unis, cet homme projette aujourd'hui de devenir enseignant en mathématiques.

- Le système de transmission des cellules gliales

Des chercheurs de l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI) du CNRS à Strasbourg viennent de montrer que les cellules astrogliales peuvent secréter du glutamate par exocytose, comme les neurones, et qu'elles utilisent ce mécanisme pour la régulation de leur volume au sein du cerveau.

Le bon fonctionnement du cerveau nécessite la coopération des neurones avec les cellules gliales, qui constituent la neuroglie. Cette "colle neuronale" comprend différents types de cellules gliales, qui présentent chacune des morphologies et des fonctions spécifiques. Les oligodendrocytes forment par exemple une gaine isolante autour des croissances neuronales, permettant ainsi une conduction rapide du signal électrique le long des nerfs. Les cellules microgliales surveillent l'état de santé du cerveau et combattent les agents pathogènes. Enfin, les cellules astrogliales représentent l'une des composantes de la barrière hémato-encéphalique, qui contrôle l'entrée des substances dans le cerveau. Elles entourent notamment les synapses, zones de contact spécialisées qui permettent la transmission de l'activité électrique entre deux neurones.

Au cours des vingt dernières années, la recherche a suggéré que les cellules astrogliales influencent l'activité neuronale par la sécrétion de molécules comme le glutamate, via un mécanisme dit "d'exocytose dépendante du calcium", qui est également utilisé par les neurones pour secréter les neurotransmetteurs. Au cours de ce processus, la molécule de sécrétion est concentrée dans des vésicules qui fusionnent avec la membrane plasmique après une augmentation locale et transitoire de la concentration intracellulaire en calcium.

Cette étude démontre donc que les cellules gliales sont capables, comme les neurones, de sécréter du glutamate par un mécanisme d'exocytose. Elle révèle également le rôle jusque-là inconnu du glutamate dans la régulation du volume de cellules gliales.

Par ailleurs, la microglie qui est une population de cellules gliales constituée de macrophages ne servirait pas seulement à protéger les neurones mais éliminerait les synapses trop inactives et pourraient avoir un rôle dans les maladies neurodégénératives.


Santé


génétique, traitements, nutrition, hygiène

- Des cellules cardiaques créées à partir de cellules de la peau

Première mondiale : des cellules de la peau issues de deux patients avec une insuffisance du cœur ont pu être transformées in vitro en cellules cardiaques fonctionnelles.


- Améliorer sa vision grâce à la stimulation magnétique transcranienne

Après stimulation d'une zone cérébrale de l'hémisphère droit liée à l'orientation de l'attention spatiale et à la conscience perceptive, les sujets ont montré une plus grande aptitude à percevoir une cible apparaissant sur un écran.

La TMS est une technique non invasive qui consiste à délivrer une impulsion magnétique sur une zone donnée du cerveau. En résulte une activation des neurones corticaux situés dans le rayon d'action du champ magnétique, qui modifie leur activité de façon indolore et temporaire. Depuis quelques années, les scientifiques s'intéressent à la possibilité d'améliorer certaines fonctions cérébrales chez les sujets sains à l'aide de cette technique.

C'est dans ce cadre que se situent les derniers travaux de l'équipe d'Antoni Valero-Cabré sur la stimulation d'une région de l'hémisphère cérébral droit appelée champ oculogyre frontal. Celle-ci n'est pas une aire visuelle primaire à proprement parler, mais elle participe à la planification des mouvements oculaires, ainsi qu'à l'orientation de l'attention de chaque individu dans l'espace visuel.

- Des ondes radios pour activer des gènes grâce à des nanoparticules

- Une protéine pour arrêter l'Alzheimer

L'injection d'une protéine arrêterait la production du prion responsable de la maladie.

Voir aussi Futura-Sciences.

- La dépression bloque la production de nouveaux neurones nécessaires à la mémorisation

A l'aide d'un dispositif expérimental utilisant l'optogénétique mis au point par la même équipe et qui avait déjà fait l'objet d'une publication en décembre 2010, les chercheurs ont démontré que ces néo-neurones, quand ils sont stimulés par un bref flash lumineux, facilitent l'apprentissage ainsi que la mémorisation de tâches complexes.

Au-delà du rôle fonctionnel qu'elle établit, cette découverte réaffirme le lien patent entre "humeur" (définie ici par un schéma particulier de stimulation) et activité cérébrale: il est établi que la curiosité, l'éveil et le plaisir favorisent la formation de néo-neurones et, grâce à eux, l'acquisition de nouvelles compétences cognitives. A l'inverse, un état dépressif se répercute sur la production de nouveaux neurones et déclenche un cercle vicieux qui entretient cet abattement.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Trop manger déprime

Nous démontrons pour la première fois que la consommation chronique d'aliments appétissants à teneur élevée en gras a des effets favorisant la dépression.

Les souris nourries d'aliments à teneur élevée en gras montraient des signes d'anxiété, notamment en évitant les espaces ouverts, et de dépression, en faisant par exemple moins d'efforts pour s'échapper lorsqu'elles étaient prises au piège. En outre, leurs cerveaux avaient été physiquement altérés par leurs expériences. Ainsi, la CREB, une molécule qui gère l'activation de gènes engagés dans le fonctionnement de nos cerveaux et bien connue pour sa contribution à la formation des souvenirs est considérablement plus activée dans les cerveaux des souris nourries aux aliments riches en gras. Finalement, ces souris présentaient des niveaux plus élevés de corticostérone, une hormone associée au stress.

Il est intéressant de relier cette étude à la précédente puisque la dépression aurait pour effet de bloquer la production de neurones nécessaires à la formation de nouveaux souvenirs tout en suractivant la tentative d'en créer. On pourrait imaginer la dépression comme l'impossibilité de se souvenir des bons moments de la journée tout comme d'oublier tous les mauvais souvenirs qu'on refoule d'ordinaire.

- Acidité du cerveau et anxiété

Les chercheurs de l’Université de l’Iowa se sont intéressés à la mesure du pH dans le cerveau, car certains récepteurs seraient activés par un pH bas. On peut donc penser qu’un changement de pH agirait comme un signal dans les fonctions neuronales. Ils ont trouvé que ces protéines sensibles à l’acide se retrouvent lors de réponses normales à la peur, aux fonctions d’apprentissage ou de mémoire chez la souris.

Jusque ici, les fonctions neuronales étaient surveillées par IRM en regardant le niveau d’oxygène présent dans le sang irriguant les différentes parties du cerveau. Dans cette nouvelle méthode, on surveille les changements de pH qui se révèlent ne pas être liés aux changements de niveau d’oxygène. On obtient donc une nouvelle façon de visionner l’activité du cerveau.

- Le fructose rend bête

Depuis le développement de l'industrie agroalimentaire, la part de fructose dans notre consommation explose. L'industrie utilise le fructose en provenance du très rentable sirop de maïs. Il faut dire que ce sirop à un pouvoir sucrant 6 fois plus élevé que le sirop de canne à sucre.

L'excès de fructose industriel mène tout droit à des problèmes de santé publique : augmentation de l'obésité, du diabète, maladie du foie. Les chercheurs d'UCLA, l'université publique de Los Angeles ajoutent à cette liste de calamités : la stupidité. Le fructose ne faciliterait pas la réflexion.

Absorber trop de fructose bloquerait la capacité de l'insuline à réguler la façon dont les cellules utilisent et stockent le sucre pour générer l'énergie nécessaire à la réflexion. L'insuline modifie les fonctions intellectuelles et la mémoire.

La nouveauté dans cette étude est que la consommation de fructose aurait un impact sur le cerveau. Pour empêcher cette action néfaste, on pourrait se retourner vers la consommation d'Omega-3, ou plus spécialement de DHA; afin de protéger les synapses.


- Autisme : un inhibiteur du glutamate prometteur

Une molécule ciblant l'action du glutamate, une substance chimique du cerveau, réduit deux symptômes centraux de l'autisme que sont le comportement répétitif et le manque de sociabilité dans un modèle de la maladie chez la souris. Comme des médicaments inhibant les effets du glutamate sont déjà en cours d'essais cliniques chez l'homme pour d'autres troubles tels que le syndrome de l'X fragile, ils pourraient aussi être testés chez les patients autistes.

Par ailleurs, il y a confirmation de l'intérêt de l'ocytocine dans l'autisme ainsi que du rôle de la fièvre chez la femme enceinte qui augmente de 2,5% le risque d'autisme ou de retard mental, tout comme l'obésité et le diabète (sans doute à cause de l'inflammation). Il paraît enfin que les autistes ne croient pas en Dieu, conséquence de l'absence de l'Autre ? Ou plutôt que l'idée de Dieu vient de vouloir donner une intention au monde.

- Un cannabis qui ne fasse pas perdre la mémoire

Cette altération de la mémoire est due à une baisse de la transmission des informations électriques entre neurones dans une zone du cerveau nommée hippocampe. Ils ont pu établir que cette diminution résulte de l’action du cannabis sur des récepteurs neuronaux dits cannabinoïdes de type 1, spécifiquement présents sur les astrocytes.

Dans ce dernier cas, il semble que l’activation des récepteurs cannabinoïdes entraîne la libération par les astrocytes d’un neurotransmetteur, le glutamate, lequel se fixe sur certains neurones voisins et réduit leur capacité à capter l’information issue de leurs partenaires.

On imagine dès lors bloquer les récepteurs cannabinoïdes sur les astrocytes (et non sur les neurones), de façon à éliminer les effets négatifs du cannabis sur la mémoire tout en conservant ses effets bénéfiques sur la douleur et l’appétit.

Sur la production de glutamate par les astrocytes, voir plus-haut. Par ailleurs, des Israéliens ont produit une plante de cannabis sans THC ne gardant que le cannabidiol, efficace dans les traitements des diabètes et de divers troubles psychiatriques mais qui ne fait pas planer et ne donne pas d'appétit (voir aussi Futura-Sciences).

 

- Le cannabis contre la raideur des muscles dans la sclérose en plaque

Ces chercheurs ont conclu que la cannabis avait un impact sur un symptôme très gênant, la spasticité, ou la raideur des muscles en général. Par ailleurs, d'après les expériences des patients, il y a une réduction de la perception de la douleur. Des études antérieures avaient déjà montré que les composés actives du cannabis étaient efficaces pour le traitement des conditions neurologiques.

- Un antidote contre les overdoses de cocaïne

Grâce à des anticorps humains, des souris ont pu survivre à des doses normalement mortelles de cocaïne. Ce vaccin passif pourrait constituer un très bon antidote, aussi bien en prévention que dans les instants qui suivent une consommation excessive.

Pour mimer les situations d’urgence telles qu’on peut les trouver dans la réalité, une dose excessive de cocaïne a été administrée aux souris, l’injection de l’anticorps est intervenue trois minutes après. Au lieu des 28 % de mortalité enregistrés avec GNC92H2, les taux ont chuté à 20 %.

En fait, c'est encore loin d'être au point, juste une piste...

- Test d'une pilule contre l'ivresse

Les cobayes qui avaient reçu du iomazénil, d'ordinaire utilisé dans les diagnostics en imagerie cérébrale, avant de boire des doses suffisantes pour atteindre l'ivresse ont montré plus de réflexes pour freiner au volant d'un simulateur de conduite. Les chercheurs ont prévu des tests à plus grande échelle pour confirmer leurs résultats.

- La chirurgie amaigrissante contre l'alcoolisme ?

- Des antidépresseurs pour empêcher les plaquettes de percer les vaisseaux sanguins

Une équipe de la Faculté de médecine de l'Université Laval vient de découvrir une fonction pour le moins inattendue des plaquettes sanguines. Ces éléments du sang, dont le rôle principal est de stopper les hémorragies, pourraient aussi pratiquer des brèches dans la paroi des vaisseaux sanguins chez les personnes souffrant d'arthrite rhumatoïde. Chose tout aussi étonnante, certains antidépresseurs pourraient contrecarrer cette fonction des plaquettes.

Une série d'expériences leur a permis de mettre en lumière le rôle de la sérotonine, une hormone fabriquée par la muqueuse gastro-intestinale, mais stockée dans les plaquettes, dans la création de ces brèches. Lorsque le stockage de sérotonine par les plaquettes est bloqué à l'aide de l'antidépresseur Prozac, aucune brèche n'apparaît dans les vaisseaux sanguins des souris.

 

- Un nouvel anti-oxydant radical

Cette substance est composée de nano-particules de NCC (nano-cellulose cristalline), des particules que l'on trouve dans la fibre de bois et qui est déjà utilisée depuis janvier dernier dans une usine de pâtes et papiers à Windsor au Québec. La NCC, pas plus haute que quelques millièmes de l'épaisseur d'un cheveu humain, présente bien des avantages: elle est non toxique, soluble dans l'eau, et stable. Elle est plus forte que l'acier mais est souple et légère. Enfin, elle est renouvelable, car provenant directement des arbres.

Janelle Tam a également découvert que la NCC était un antioxydant puissant, a priori supérieur aux vitamines E ou C car plus stable et présentant une action durant plus longtemps. Elle a réussi à coupler cette particule à des nano-particules de carbone et le "couple" a soudainement agi comme un aspirateur, détruisant nombre de radicaux libres nuisibles.

Cela pourra sûrement avoir des applications bénéfiques mais il faut se rappeler que le système immunitaire utilise les radicaux libres pour tuer les bactéries nocives et que trop d'anti-oxydants peut signifier plus d'infections. Voir aussi Futura-Sciences.

- Le mécanisme du resvératrol

Ses mécanismes d’action restent encore méconnus, mais au schéma classique passant par le gène Sirt1 et les sirtuines, des chercheurs ajoutent l’implication de l’enzyme AMPK.

De faibles doses de resvératrol ont été injectées chez des souris cobayes. Celles privées de Sirt1 ne présentaient aucun changement dans le métabolisme mitochondrial, ni même dans les concentrations en AMPK. À l’inverse, les souris exprimant le gène connaissent une amélioration dans leur métabolisme énergétique, qui est corrélé à une augmentation de la concentration en AMPK, mais uniquement dans les cellules exprimant des sirtuines, le fruit de l’activité de Sirt1.

Ce travail plaide donc plutôt pour une réaction en cascade : l’activation de Sirt1 par le resvératrol induit une synthèse de sirtuines qui, à leur tour, favorisent l’AMPK, modulateur du métabolisme énergétique de la cellule.

On avait parlé de AMPK en mars.

- Confirmation des bienfaits du café

Selon les chercheurs américains, boire 2 à 3 tasses de café par jour permet de réduire les risques de décès de plus de 10% chez les personnes âgées de 50 à 71 ans. La consommation de la boisson chaude réduirait les risques d'être atteint de maladies cardio-vasculaires, respiratoires et de diabète. Elle réduirait aussi les cas d'accidents vasculaires cérébraux, de dépressions chez les femmes, d'Alzheimer, de maladies infectieuses.

- L'élimination de radioactivité par la consommation de gelée royales

Les chercheurs ont constaté que l'élimination des substances radioactives a été largement accélérée par la prise de gelée royale. La quantité d'iode 131 accumulée dans les organes des souris ayant consommé ce produit a par exemple été diminuée de moitié à l'issue de l'expérience. Un examen des urines a également confirmé une élimination plus rapide des substances nocives, notamment du césium.

D'après les scientifiques, le gelée royale stimulerait le métabolisme et entraînerait une diurèse plus importante ce qui expliquerait l'élimination accrue des toxines.

- 1 cancer sur 6 causé par une infection

Parmi ces cancers imputables aux infections, les plus fréquents sont les cancers de l’estomac, du foie et du col de l’utérus, respectivement liés à la bactérie Helicobacter pylori, aux virus de l’hépatite B et C et au papillomavirus.

Voir aussi Futura-Sciences. Ces cancers devraient régresser à l'avenir mais les autres "cancers de civilisation" (sein, prostate, côlon) devraient augmenter de 75% en 2030 ainsi que le cancer du poumon qui régresse pourtant chez les hommes des pays riches arrêtant de fumer.

- Vers un vaccin universel contre la grippe

Le vaccin contre la grippe H1N1 protégerait également contre différentes souches de la grippe, saisonnières ou pandémiques. Face à ce virus apparu en 2009 dans l’espèce humaine, notre système immunitaire ciblerait alors une région invariante d’un virus à l’autre, ce qui nous préserverait de la maladie.

Les anticorps reconnaissent alors la région basale de l’hémagglutinine, qui ne peut évoluer du fait de son importance cruciale : elle permet au virus de pénétrer à travers la cellule par fusion des membranes. Ainsi, cette portion de la protéine se trouve très bien conservée d’une souche à l’autre, et le système immunitaire, en étant capable de la reconnaître, devient apte à combattre efficacement les différentes formes virales.

Par ailleurs, ce vaccin s'est révélé bénéfique dans la grossesse, entraînant de plus faibles risques de néomortalité, moins d’accouchements prématurés et une probabilité réduite de donner naissance à des bébés chétifs.

- Un test de dépistage du VIH à faire chez soi

La FDA, l’agence américaine du médicament, pourrait prochainement autoriser aux États-Unis la mise sur le marché d’un test de dépistage du VIH à faire soi-même, chez soi. Même si la fiabilité n’atteint pas tout à fait les critères exigés, les avantages ont été jugés supérieurs aux risques par des experts indépendants.

- Des antibiotiques dans les crabes

Il y a quelques années, Lucie Beaulieu, membre de l'INAF et professeure à l'UQAR, avait démontré que les restes de crabe possédaient une activité antimicrobienne. La chercheuse avait eu recours à une digestion enzymatique pour repérer la fraction du crabe qui possédait cette propriété. Toutefois, pour espérer en arriver à un produit commercialisable, il fallait être en mesure d'isoler et d'extraire la molécule responsable de cet effet.

Pour résoudre ce problème, les chercheurs Alain Doyen, Linda Saucier, Lucie Beaulieu, Yves Pouliot et Laurent Bazinet ont eu recours à une technologie appelée électrodialyse avec membrane de filtration.

Cette approche a permis aux chercheurs d'isoler un peptide qui, lorsque testé sur deux pathogènes alimentaires, E. coli et Listeria innocua, s'est révélé capable d'en enrayer la multiplication.

- Les antibiotiques favorisent les allergies

- Une piqûre sans aiguille

Le principe est simple, un petit aimant mais puissant est entouré par une bobine de fil, elle-même attachée à un piston à l’intérieur de la seringue (sans aiguille, la seringue). Grâce à du courant électrique, on génère une haute pression qui éjecte le médicament via une buse microscopique. Ce flux extrêmement fin pénètre alors la peau et délivre des doses d’une précision exceptionnelle à différents niveaux de profondeur.

À peu près la vitesse du son, l’appareil est capable d’injecter un médicament grâce à une pression allant jusqu’à 100 mégapascals en moins d’une milliseconde. Mieux, le dispositif fonctionne avec les poudres, elles vibrent à un rythme tel qu’elles se comportent alors comme un liquide.

Au delà d’arranger les phobiques des aiguilles, ce système est génial pour les diabétiques, grands habitués des auto-injections. Idem, on évite les risques de maladies transmises via des seringues contaminées. Enfin, le système permettrait de traiter plus de monde dans les pays pauvres, les poudres ne nécessitent pas de réfrigération ou de refroidissement.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Des lentilles de contact pour diabétiques

Apposées sur les yeux, ces lentilles détectent le glucose dans les larmes ! Si celui-ci n’est pas convenablement métabolisé, elles changeront de couleur, prévenant l’utilisateur du risque encouru.


- La chirurgie par laser interne pour bientôt

Ce laser fixé au bout d'un endoscope pourra bientôt être utilisé en chirurgie interne.

- Brancher un nerf sur un autre nerf paralysé

Le patient a la vertèbre C7 brisée, ce qui rend inopérant le nerf situé en dessous, impliqué dans la mobilité manuelle. En le rebranchant à partir d'un nerf efficient, et suite à une longue rééducation, le patient a retrouvé l'usage partiel de ses mains.

- Un paralysé commande un robot par la pensée

Voir aussi Futura-Sciences.

- Un implant rétinien sans fil qui fonctionne à l’énergie lumineuse

Grâce à des photodiodes semblables à des minuscules panneaux solaires, ils peuvent convertir l’énergie lumineuse en énergie électrique, et fonctionnent donc sans source d’alimentation extérieure.

Le principe est le suivant. Une caméra miniature est placée au milieu de lunettes vidéo de haute technicité, reliées à un ordinateur de la taille d’un téléphone portable, chargé d’analyser les images obtenues. Un rayonnement lumineux, du domaine proche infrarouge et émis par les lunettes, passe dans l'œil et active ensuite des photodiodes en silicium. Celles-ci perçoivent le stimulus visuel et génèrent un courant électrique qui stimule les neurones rétiniens, plus utilisés mais toujours vivants. L’information remonte alors le nerf optique jusqu’au cerveau, qui la traduit en image.


Technologie


biotechnologies, nanotechnologies, énergie, informatique, robotique

- Un papier peint cage de Faraday anti-wifi

Pour éviter les intrusions extérieures ou toute autre protection pour certaines longueurs d'onde.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Une peinture interrupteur

Il suffit simplement de toucher le mur recouvert de la peinture sensitive On Off.

Le principe est simple : une fois appliquée, On Off rend une surface sensible au toucher dès lors qu'un boitier spécialement conçu y a été inséré. La nature du support importe peu. Le produit peut s'appliquer sur du bois, du plastique, du plâtre ou encore du béton, au moyen d'un pinceau ou d'un rouleau. L'utilisateur n'altère en rien l'efficacité du système s'il décide de recouvrir la peinture sensitive avec une couche de finition, un papier peint ou encore une autre peinture.

D'abord appliqué aux systèmes d'éclairage, le principe est transposable et peut servir à commander n'importe quel appareil électrique


- La vidéoconférence en hologramme

Baptisé Telehuman, le système consiste en un écran de forme cylindrique à l’intérieur duquel est projeté un hologramme grandeur nature de l’interlocuteur.

L’écran cylindrique de 1,80 mètre est une feuille acrylique translucide surmontée d’un miroir convexe. Six capteurs Kinect sont disposés au sommet du cylindre afin de saisir une vidéo à 360 degrés qui est transmise en temps réel à un vidéoprojecteur 3D placé à la base. C’est ce dernier qui projette l’image holographique de la personne sur le miroir convexe. Le système génère une image 3D stéréoscopique qui se regarde sans lunettes spéciales.

Le traitement de la vidéo est optimisé par la création d’une représentation filaire en échelle de gris sur chaque image à laquelle est appliqué un placage de texture.

Il me semble que ces nouveaux systèmes de téléprésence pourraient se développer dans le domaine sexuel au moins ce qui pourrait leur assurer un marché.

Voir aussi Gizmodo et techno-science.

- Les murs vidéo interactif vont changer la télévision

Ces murs-écrans en OLED devraient arriver d'ici 5 à 10 ans, permettant une plus grande immersion.


- LEAP, une interface au doigt et à l'oeil à distance

Pour 70$ on devrait pouvoir commander l'écran à distance avec le doigt (voir la vidéo). Cela semble sutout adapté à la commande d'une télévision plus que d'un ordinateur.

Voir aussi Futura-Sciences.

- SoundWave, une interface gestuelle à l’aide d’ultrasons

Pour les smartphones et les ordinateurs portables, des émetteurs d’ultrasons et des capteurs pourraient, par effet Doppler, détecter des gestes effectués devant l’écran. Sophistiqué ? Pas du tout, expliquent des chercheurs américains, dont une équipe de Microsoft Research : les microphones et les haut-parleurs équipant déjà ces appareils conviendraient très bien !

Avec un seul microphone et un seul haut-parleur, les essais ont montré qu’il est possible de détecter facilement l’approche ou l’éloignement d’un objet. Mieux, après calibrage et analyse plus fine des mesures, les chercheurs savent désormais reconnaître un mouvement de défilement, un « tap » (le clic avec le doigt des écrans tactiles), un double tap et même les mouvements simultanés des deux mains. De quoi ouvrir une fenêtre ou agrandir une image…

- Un écran tactile transparent double-face

La démonstration a été faite à un groupe restreint de privilégiés dans les locaux de l’opérateur et les heureux élus pouvaient observer une démonstration de Rubik’s Cube. Le contrôle tactile avec les faces avant et arrière permettait une précision inégalée et l’utilisation seule de l’arrière garantit une visibilité parfaite de l’écran.


- Pioneer lance le premier pare-brise à réalité augmentée

Grâce à un module dédié, un laser affiche sur le pare-brise diverses informations juste au-dessus de la route, pour ne pas faire perdre la concentration du conducteur. Et si par hasard il vous fallait davantage de détails, un petit écran LCD se trouve dans le coin du pare-brise. Si votre voiture possède une caméra frontale, cet écran supplémentaire vous donnera tous les détails d’un GPS, limitations de vitesse, trajet, bouchons éventuels… Sachez que ce LCD pourrait même lire un DVD, les chansons de votre iPhone ou même la télévision.

 

- Un écran comme rétroviseur

Lors de la prochaine édition des 24 heures du Mans, Audi a décidé d’équiper ses quatre R18 d’un écran AMOLED. Il fera office de rétroviseur, à l’intérieur des véhicules.

Grâce à une caméra, placée à l’arrière de la voiture (voir photo ci dessous), le pilote aura donc une meilleure visibilité et pourra observer aisément ce qui se passe derrière lui sur l’écran.

- Un petit mannequin pour mimer des animations 3D

Venant tout droit du Japon, cet “outil” devrait rendre tout travail avec des corps 3D bien plus simple et intuitif. Le principe ? Une sorte de capture de mouvement (“motion capture”), comme celle utilisée dans le cinéma, réduite à la taille d’un petit mannequin ultra articulé (16 articulations et 32 capteurs). Relié via USB à un ordinateur, il transmettra, à 120 images par secondes, ses mouvements. Faire bouger Qumarion animera ainsi en direct votre modèle 3D. Pensé et conçu pour aider les dessinateurs papiers, ce mannequin simplifiera tout naturellement le travail des concepteurs graphistes 3D, pendant l’élaboration des maquettes notamment.


- Solidoodle, l'imprimante 3D à moins de 400 euros !

L’imprimante de base qu’il propose coûte moins de 500 dollars (environ 390 euros). Elle permet de réaliser des objets en plastique dans un volume n’excédant pas 15 cm3.

Étonnamment, le principe de fonctionnement de la Solidoodle reste assez proche de n’importe quelle imprimante à jet d’encre. Au lieu de projeter de l’encre, des buses sont chauffées à plus de 90 °C. Une température qui permet de faire fondre et déposer sous forme de couches successives de l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS), une matière plastique robuste. Elle se présente sous forme d’un filament très fin, dont la cartouche ressemble à une bobine de fil. L’empilement de strates plastifiées crée alors une forme en trois dimensions.

Comme pour une imprimante, elle offre aussi une résolution, autrement dit une finesse d’impression. Par défaut, elle est de 0,3 millimètre, une résolution, qui, selon Sam Cervantes, permet d’obtenir un bon compromis entre la qualité et la rapidité d’exécution. La finesse maximale peut toutefois être réduite à 0,1 millimètre. À cette résolution, Sam Cervantes affirme qu’il est impossible pour un non-spécialiste de différencier l'objet créé à partir d’une imprimante 3D de celui provenant d’un moule.

Le constructeur propose des bobines de 1 kilogramme pour 45 dollars (environ 35 euros). Un tarif qui n’est pas beaucoup plus élevé que certaines cartouches d’encre. Seul bémol : l’imprimante n’est pas capable de créer un objet doté de plusieurs couleurs à la fois.

Le gros hic, c'est que si les tarifs sont abordables pour le grand public, il n'en est pas de même lorsqu’il s’agit de créer le fichier à imprimer. En effet, pour éditer un objet en 3D, il faut utiliser un logiciel de création spécialisé, dont la maîtrise requiert un fastidieux apprentissage. C’est le cas, par exemple, du logiciel Sketchup, le logiciel de conception en 3D gratuit de Google. Un frein donc, mais il est toutefois possible de télécharger des modèles clé-en-main sur le site du constructeur avant de se lancer dans le domaine de la CAO.

- La construction avec des "imprimantes" 3D

- Un drone qui vole devant vous pour courir

- Un véhicule électrique unipersonnel

Pour se déplacer l’utilisateur doit simplement se pencher dans n’importe quelle direction, puisque l’Uni-Cub est capable de se déplacer sur tous les axes.

Côté performances, cet engin affiche une vitesse de pointe de 6 km/h et une autonomie de 6 km grâce à une batterie au lithium-ion amovible. Enfin grâce à une structure en fibre de carbone, il pèse moins de 10 kg.


C'est un genre de Segway sauf qu'on est assis et, en plus, il est facilement transportable.

- Une voiture tout terrain amphibie

- Transformer les silos à pétrole en habitation

Avant toute chose, les silos seront nettoyés et décontaminés par bioremédiation, i.e. des bactéries pétrolivores se chargeront de consommer les résidus d'hydrocarbures. Ils seront ensuite démontés puis déplacés vers des zones résidentielles où ils recevront une série de modules préfabriqués à leur arrivée. La conversion serait donc rapide et surtout réalisable « en masse ».

Une sphère permet de capter au mieux l’énergie solaire à chaque moment de la journée, et ce durant toute l’année. Les silos seront recouverts de panneaux photovoltaïques, de chauffe-eau solaires et de miroirs collecteurs de lumière. Un jardin pourrait voir le jour sur une plateforme construite au sommet de l'édifice. Particulièrement résistantes aux intempéries (car censés être étanches et offrir une surface minimale aux vents), les structures pourraient être dotées d’un système de récupération des pluies. Les eaux seraient alors accumulées dans des réservoirs situés en fond du silo, sous le premier étage.


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19 réflexions au sujet de « Revue des sciences 06/12 »

  1. "C'est un peu comme les débats sur l'inné et l'acquis ou bien sur le féminin et le masculin où l'inné serait de droite (racisme) et l'acquis de gauche (constructivisme) à vouloir opposer deux caricatures sans nuances"
    Je signale le livre de la féministe Nancy Huston, qui après un positionnement féministe radical constructiviste, change de pied avec "Reflets dans un œil d'homme". Le fait que les hommes aiment regarder les femmes et que les femmes aiment être regardées par les hommes et pour cela se font belles lui semble irréductible à l'acquis et viendrait de dispositions innées servant des fonctions reproductrices de l'espèce. Deux évènements du 20ème siècle, la photographie et le féminisme opèrent un cisaillement, un tiraillement entre les représentations égalitaires asexuées et l'exposition permanente du corps des femmes par le truchement de la photographie.
    Nul doute que Nancy Huston prend le risque d'être mise au banc des féministes radicales, ainsi qu'a pu l'être Evelyne Sullerot pour ses prises de positions mesurées et non anti-hommes. Elle n'a pas inventé la machine à laver, mais elle a contribué plus que beaucoup à l'émancipation féminine au moyen du planning familial.

  2. Après les excès d'un féminisme se croyant obligé de rejeter toute nature qui avait placé la femme en infériorité, on arrive à des positions plus raisonnables en bonne dialectique. Je suis pour la différence des sexes que les homosexuels combattent à tort car ils font bien la différence mais il y a une confusion entre la nature et la norme.

    Je suis globalement assez d'accord avec Nancy Huston dont Mona Chollet avait fait une critique intéressante bien qu'aussi critiquable mais elle fait quand même la confusion entre un penchant et une identité qu'on peut assumer ou non. On ne peut nier notre nature animale et notre destin de reproducteur mais on ne peut nier non plus ce qui nous en sépare par les mots, la culture et la civilisation des moeurs. Un pied est fait à l'évidence pour marcher, cela n'empêche pas de peindre avec les pieds si on le veut vraiment ! On peut assumer sa nature, en jouer ou la réprimer, il s'agit toujours de faire avec notre facticité (l'amour est un jeu de rôle où les femmes n'ont pas forcément le mauvais rôle) mais croire que la culture serait purement arbitraire ou imposée cyniquement par les hommes pour dominer les femmes est une folie. En fait, ce sont les femmes qui transmettent la culture, y compris patriarcale ou religieuse, et elles regardent plus les autres femmes que les hommes, ce n'est pas si simple, et dans les "Reflets dans un œil d’homme" il y a de l'Autre, du langage, de la mode pas seulement du bestial ou de l'instinct.

    Il est certain que le féminisme mène à des extrémismes non seulement stupides mais dangereux. Il y a un fascisme féministe comme il y a un écolo-fascisme contre lesquels il faut se battre résolument. J'ai toujours soutenu l'extension des droits des femmes, leur égalité juridique (révolution très récente) et une parité encore trop poussive mais je combats résolument le moralisme de certaines féministes et par exemple leur prétention à l'abolition de la prostitution (à laquelle je n'ai jamais eu recours et qui est effectivement souvent l'enfer). Nancy Huston a une proposition amusante qui est de dire que si on veut faire de la prostitution une profession comme une autre, il devrait y avoir un service obligatoire de prostitution pour toutes les jeunes filles. C'est effectivement ce qui se faisait dans la civilisation babylonienne où c'était un service du temple mais bien sûr, ce n'est pas sérieux et c'est une proposition de petite bourgeoise qui veut que ses filles soient avocates ou fassent un beau mariage pas des ménages ou pire mais surtout qui croit qu'on peut décider d'interdire ce qu'on trouve dégradant, par une position de principe sans réplique voulant décider universellement pour tous, ce qui est la porte ouverte à une société de contrainte totalitaire. Selon une récente étude, il y aurait plutôt, chose nouvelle, une demande féminine pour une prostitution masculine ! Il faut bien sûr essayer de réduire la prostitution, faire beaucoup plus pour empêcher l'esclavage sexuel et pour donner une voie de sortie à toutes les prostituées (notamment un revenu garanti, que personne ne soit obligé de se vendre) mais la voie de la répression est une impasse comme pour les drogues, ne menant qu'au pire au moins pour une partie de la population, rarement celle des beaux quartiers.

    C'est où mène le constructivisme de croire qu'il suffit d'interdire, d'éduquer et de réprimer pour faire des hommes ce qu'on voudrait qu'ils soient, véritable maladie mentale, pathologie du langage. Ceux qui défendent des normes sexuelles et nous ravalent à l'animalité sont tout aussi débiles et dangereux. La bêtise ici aussi règne en maître ce qui n'empêche pas le progrès des moeurs et des droits des femmes.

  3. Dans Cerveau&Psycho il y avait un article sur le "neurofeedback" (exercice consistant à essayer de solliciter une zone cérébrale tout en en regardant une imagerie quasiment en temps réel). Il y était dit notamment que cette approche thérapeutique (envisagée pour gérer les épilepsies par exemple) n'avait pas fait l'objet d'une étude clinique sérieuse, que l'effet placébo ne pouvait donc pas être écarté.
    Je me suis interrogé si il n'était pas plus intéressant d'avancer sur l'effet placébo lui-même: si on arrivait à déclencher l'effet placébo par un exercice de neurofeedback quasiment systématiquement, on peut penser que les thérapies chimiques (par exemple) pourraient être plus efficaces avec des dosages moins importants.

  4. La médecine placebo existe, c'est l'homéopathie qui en tout cas n'est pas toxique ! L'hypnose aussi n'est pas dépourvue d'efficacité, un peu plus que la méthode Coué en tout cas.

    Le neurofeedback n'a peut-être pas été évalué dans l'épilepsie mais il me semble prouvé que ça marche par des expériences sur les singes entre autres, on peut même dire que c'est le fonctionnement du cerveau lui-même. Tout dépend à quoi on le destine et si ce qu'on cherche est réalisable mais on peut arriver à activer des zones spécifiques du cerveau, par exemple pour interagir avec un programme.

    Cela demande quand même beaucoup d'énergie et d'exercices, ce n'est pas naturel, le cerveau étant fait pour réagir à l'extériorité.

  5. Je me demande juste si le neurofeedback ne serait pas, en soi, un placébo, un placébo qui marche. L'homéopathie n'est pas efficace, il y a des médecins qui semblent même innover dans cette médecine placébo classique (en ingurgitant un truc qui ne ressemble pas à de l'alimentation). Je verrais le neurofeedback comme le placébo parfait (oui sur l'épilepsie ce n'est pas vraiment l'effet placébo...quoique), en fait on ne parlerait plus de "placébo", ou plutôt on aurait une définition acceptable du phénomène.

  6. L'homéopathie est aussi efficace que tout placébo et s'il y a sans doute un rapport entre neurofeedback et placebo (entre auto-suggestion et suggestion) c'est tout de même très différent car c'est beaucoup plus ciblé et actif, plus proche de la musculation mais spécifique à cet organe particulier qu'est le cerveau et à sa plasticité alors que l'effet placébo concerne plutôt le système immunitaire, certes influencé par le système nerveux avec là aussi un feedback entre état psychique (dépression) et état immunitaire (fièvre) mais plus limité, en tout cas moins ciblé car le neurofeedback peut se concentrer sur un petit nombre de neurones spécifiques.

    Sinon, pour revenir au féminisme et au débat nature culture qui est très en vogue en ce moment (on tente de sortir des simplismes réciproques sans y parvenir encore), il y a une nouvelle simulation intéressante sur ce qui a pu déterminer notre vie en couple (ne pas confondre avec la famille nucléaire).

    Il y a en effet plusieurs différences avec les Chimpanzés, le fait que les humains vivent en couple (et non en communauté sexuelle, en général) ainsi que le fait de se cacher pour copuler, ce qui ne serait pas récent ni simple effet de la répression religieuse mais une caractéristique anthropologique. Il y a aussi le fait que la sexualité humaine soit constante, ne se réduisant pas aux périodes de rut, mais là on est plus proche des bonobos (qui n'ont divergé des chimpanzés qu'il y a 2 millions d'années). Occasion de rappeler qu'on ne peut expliquer une espèce par une autre espèce, même proche (il n'est pas vrai cependant qu'on expliquerait seulement l'homme par le comportement d'autres espèces comme on le prétend, le comparatisme étant essentiel en biologie). On sait bien que les hommes ne vivent pas de façon aussi stricte en couple que les oiseaux par exemple, la dimension culturelle n'en serait donc pas absente, on n'est pas dans l'automatisme instinctuel.

    En tout cas, la simulation en question relie le couple à l'affaiblissement du mâle dominant ainsi que de la compétition entre mâles, au fait que les femmes se contentent d'un non-dominant et que les non-dominants soutiennent leur compagne plus que le mâle dominant. L'explication est intéressante de ce qu'ils nomment la première "révolution sexuelle", plutôt à rebours de celle des années 1960, et se comprend bien si on prend les chimpanzés comme référence mais moins avec les bonobos (où ce sont les femelles qui sont dominantes). En fait on ne sait pas dater l'apparition du couple. On sait au contraire que nos ancêtres se caractérisaient par des groupes assez nombreux, où l'oncle faisait office de père sans doute.

    Evidemment, ce qui est déterminant dans ces affaires sexuelles, ce sont les avantages reproductifs que cela a pu avoir pour une espèce plus fragile à la naissance et nécessitant une plus longue éducation et protection. Cela pourrait aussi avoir un rôle sur le soin à ses parents leur permettant de devenir plus vieux (ce qui est une caractéristique de sapiens) et de transmettre des cultures plus élaborées ? En tout cas, il faut d'autant moins faire pour cela du couple une norme qui s'imposerait à tous "naturellement" que toutes les conditions ont changé. Il n'empêche qu'on vit bien en général en couple, même très temporaire, et que ce genre d'hypothèse permettrait de raconter l'histoire de sapiens comme dès l'origine une sortie du patriarcat (il a fallu le temps quand même !). On en reparlera dans la prochaine revue.

  7. L'énergie solaire photovoltaïque en passe de devenir compétitive?
    C'est possible, mais déjà un autre principe solaire lui pousse au derrière, les MEMS-TAR
    Si ce qui est dit dans l'article est vrai, alors le PV est condamné, parce que les MEMS-TAR peuvent avoir un rendement triple du PV pour un coût de production 10 fois moindre. A suivre, est-ce de l'intox comme la fusion froide? Les inventeurs cherchent à lever des fonds pour passer à une production industrielle.

  8. La société américaine qui développe la thermo-acoustique se nomme Fellows Research et propose aussi d'autres inventions. Le coût de l'électricité PV est "seulement" 17 fois plus élevée que celle du MEMS-TAR et l'énergie produite à partir de sources fossiles est encore deux fois plus élevée que celle du MEMS-TAR.

  9. Ce n'est pas la seule société qui développe le thermo-acoustique dont on peut s'étonner effectivement qu'il ne rencontre pas plus de succès. La première fois que j'en avais entendu parler, j'étais très étonné car cela semblait contredire la thermodynamique où la chaleur est de l'énergie perdue. Du coup, je m'étais laissé prendre à un poisson d'avril parlant d'une cabine transformant la chaleur humaine en électricité ! Il y a d'autres systèmes permettant de transformer l'infra-rouge en électricité. Il est certain que ces techniques ont leur place à côté du photovoltaïque. Ce qu'il faudrait éclaircir, c'est pourquoi malgré toutes les promesses de coût et de rendement, cela reste confidentiel encore ?

  10. Il y a aussi l'éolienne de Pierre Dieudonné qui fonctionne sur le principe d'optimisation d'une voile de voilier qui semblait très prometteuse et qui ne trouve pas de moyens pour se développer. D'après l'inventeur, le rendement est très élevé et globalement, le kWh fourni est moitié moins cher que l'éolien classique.

  11. A partir de ce soir il va y avoir des essais de transfert sous wordpress. Des commentaires faits pendant cette période pourront être perdus.

  12. L'innovation pas encouragée en France, j'en sais un bout là dessus :

    http://www.invention-europe.com/Art...

    Avec un président normal, normophile, qui reste droit dans ses bottes de normopathe face aux déclarations de C Duflot pour la légalisation du cannabis, ça promet des années aussi ternes qu'un cabinet de notaire.

    La société française devient très morne. Chiante, parano et inefficace...le régime de la restauration permanente.

  13. Oui, il faudrait une sorte de bureau de valorisation des inventions capable de les évaluer et de trouver des financements. Aux USA, c'est le capital-risque qui fait ça mais qui manque ici. Ce serait une autre façon de palier les insuffisances du marché par une institution.

    Ceci dit, cette histoire de moteur à eau (enfin seulement à 60%), c'est vraiment une vieille blague. Je crois qu'on met déjà de l'eau dans les bus (certes pas 60%), cela n'a rien de neuf, ce qui n'empêche pas d'améliorer le rendement mais de là à parler d'inventer le moteur à eau qui a été déjà inventé 100 fois ! Les inventeurs font des fois tout pour qu'on ne les prenne pas au sérieux. Il y a souvent une grande différence entre la performance annoncée (notamment dans cette revue des sciences) et le résultat dans la vie réelle. On a connu ça quand on avait fait une société avec un gars du coin qui nous présentait des inventions qui avaient l'air géniales et qui n'ont jamais rien donné. Heureusement que nos propres produits marchaient mieux...

    Sinon, sur le cannabis ça semble effectivement mal parti, sauf que la réalité du problème ne pourra pas se faire oublier et comme le souligne l'excellent maire de Sevran, Stéphane Gatignon, c'est un débat mondial où le constat s'impose de l'échec de la guerre à la drogue et la revendication par l'ONU ou les dirigeants sud-américains d'une légalisation. Le mouvement est général même s'il reste hypocrite (du Portugal à la Californie). C'est en tout cas l'exemple d'un volontarisme contre-productif qui se casse les dents au nom de fausses idées sur une réalité qu'il ne comprend pas. Mitterrand avait dit qu'il ne fallait pas parler des drogues parce qu'on était obligé de hurler avec les loups. La pression du groupe est ici à son maximum pour ne pas regarder les faits en face au nom de sentiments élevés. Il a fallu beaucoup de courage à Roosevelt pour arrêter la prohibition alors qu'on l'accusait de lâcheté pour cela, ce n'est pas aussi gratifiant que d'abolir la peine de mort...

    Pour l'instant et en grande partie à cause des élections, la France a été déconnectée des mouvements mondiaux mais l'énergie et la joie retrouvée des trublions du Québec devrait finir par atteindre l'autre rive, tout cela étant à l'évidence la continuation de ce que les révolutions arabes ont commencé, puis les indignés, les occupations, etc. Il ne faut jamais trop attendre des politiques, mais l'air s'éclaircit quand même et la vieille société a vieilli soudain. Les années prochaines pourraient être tout au contraire plus favorables à la jeunesse.

  14. Les inventeurs sont parfois un peu gamins.

    J'en ai connu de talentueux qui partaient en vrille parfois. En ce qui me concerne, je suis assez critique sur mes idées et tiens compte le cas échéant des critiques adverses que je considère comme un atout, finalement.

    En général, j'ai obtenu majoritairement des bons résultats, quand on me laissait aller au terme des essais. Mais je suis moins ambitieux que ceux qui annoncent le moteur à eau, vaste marronnier comme le mouvement perpétuel qui ne sert à rien, quand bien même existerait il.

    Plutôt que de mettre de la flotte, récupérer l'énergie thermique dispersée des moteurs thermiques par des capteurs type effet Pelletier via une motorisation hybride serait une piste de rendement.

    Bon, j'arrête là, je me suis pris la tête récemment avec une charmante pimbêche pseudo technico commerciale de chez Véolia qui fourgue sa camelote sans rien connaitre à la thermodynamique et me racontait des trucs sans queue ni tête.

    En tous cas, elle avait un bon salaire...

    Pour le cannabis, il semble bien que les pays émergents auront de plus en plus voix au chapitre, comme en économie. Nos élites poussiéreuses seront au pied du mur.

  15. Nuisances éoliennes :

    « Les témoignages de riverains sensibles au syndrome acoustique éolien se multiplient dans le monde, affirme le président de la FED, Jean-Louis Butré. Une fondation australiennne a même demandé à tous les gouvernements des pays qui en ont installé d’effectuer des mesures de bruit à l’intérieur des maisons ou des lieux de travail de riverains présentant ces symptômes. »

    http://www.leparisien.fr/laparisien...

  16. Je n'ai jamais été un très chaud partisan de l'éolien, mon éditeur étant le seul responsable de la couverture de mon livre, préférant depuis toujours le solaire mais il semble que l'éolien soit le plus immédiatement rentable, on ne pourra s'en passer pour la transition. Comme toutes nuisances industrielles, il faudrait tenir compte de l'avis des habitants et privilégier l'éolienne en haute mer mais si j'avais un peu d'argent, c'est sans doute une éolienne que je mettrais chez moi car je suis mal orienté pour le soleil, ou alors, il faudrait défigurer ma petite maison lotoise.

  17. quelques nouvelles souvent amusantes et captivantes tirées de d'actualité scientifique de ce mois à partir de la sublime news letter de jean zin qui fait toujours un travail que je trouve éblouissant, alors qu'il ne demande que 500 euro par mois pour être pérenne au rsa et pas se retrouver dans la rue ou à squatter les bories de pierres sèches des causses du LOT ! wesh le gars trop hors format à la réputation qu'on écorne , wesh le gars , la vieille planche pourri, la vieille morue poilus de corn , un géant au cœur d'enfant ! qui régulièrement sur jean zin point fr apporte une dent à la petite souris et attends la pièce de 5 francs ! un bon véhicule , du solide .... je trouve que tous les mois il fait un travail admirable avec la new letter scientifique ! et le reste de la moissons sur d'autres sujet est toujours décisif et surplombant : il fait tout un travail de veille stratégique et échafaude les plans de batailles pour l'avenir !! 500 euros par mois , un philosophe aux enchère et qui fait la manche sur internet !! un putain de pirate ! la gueule cassée par les coup de lattes !! mais son écriture l'as toujours maintenu , il me semble génial !! et très didactique !! mes amitiés et bon courage pour la suite wesh le gars de corn !

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