EcoRev’41 : Produire autrement

Ecorev no 41Il est difficile de rendre compte de toute la richesse de ce numéro qui explore un peu toutes les pistes. Pour ceux qui se préoccupent du concret de la production, il y a là matière à réflexion. Je dois bien avouer pourtant que de passer en revue les alternatives proposées m'a laissé plutôt morose et sceptique, ce que n'a fait que renforcer l'utopie genre "An 01" à la fin du numéro qui nous présente un monde idéal grâce à une super "Dotation Inconditionnelle d'Autonomie". Je me suis essayé moi aussi à présenter un avenir radieux, mais en sachant combien c'est artificiel et simple rhétorique, façon d'escamoter le réel de la vie, sa dureté, ses conflits, ses malheurs et tous les obstacles qui se dressent sur la route. Il ne suffit pas d'avoir chacun son utopie, plus ou moins naïve et bancale, en s'imaginant que tous l'adopteraient avec enthousiasme dans l'illusion de l'unanimité alors qu'on ne représente rien...

Je le répète souvent, le problème ne vient pas tant de nos ennemis mais bien plutôt de notre déficit intellectuel collectif, notre impuissance à nous entendre sur une stratégie réaliste, laissant le champ libre à tous les illuminés et démagogues. Pour l'instant, ce qui s'annonce n'a rien de réjouissant, l'heure n'est certes pas à se bercer d'illusions. On peut juste tabler sur les convergences qui se dessinent et se réjouir de voir que les lignes bougent - bien trop lentement, hélas, retardant par toutes sortes d'archaïsmes notre adaptation au monde qui vient et bouleverse tous nos repères, monde globalisé du numérique, de l'écologie et du développement humain.

Justement, la revue s'ouvre comme d'habitude sur un "classique" de l'écologie qui est cette fois le dernier chapitre du Macroscope de Joël de Rosnay (1975) et qui s'appelle "Notes de voyage en écosocialisme". C'est là aussi une utopie qui règle la question du changement de système en se situant imaginairement 8 ans après la grande crise systémique à venir ! C'est quand même moins utopique que ceux qui s'imaginent convertir les coeurs car il s'appuie sur la théorie des (éco)systèmes et, déjà, les réseaux décentralisés pour relier local et global : "l'écosociété, c'est la convivialité plus les télécommunications". Il faut bien dire que cet écosocialisme, jugé trop techniciste, n'a pas eu beaucoup de succès chez les écologistes français.

Il est effectivement très éloigné, bien que plus pertinent sans doute, de l'écosocialisme dont Michael Löwy tente une généalogie (assez groupusculaire) et qui n'est cette fois qu'un marxisme écologisé avec une supposée propriété collective des moyens de production aux mains d'un Etat planificateur et centralisé (identifié en général à la Nation). On retrouve cette planification écologique (nécessaire mais surévaluée) dans les articles des contributeurs du Front de Gauche, se réclamant aussi d'un écosocialisme qui voudrait déterminer nos besoins ("par le bas"!) pour les satisfaire ensuite dans une vision qui est restée très industrielle et étatiste (anti-libérale), industrie simplement débarrassée de la finance, remplacée nous dit-on par la politique (une démocratie idéalisée). Il y a quand même la promotion des coopératives et de la reprise de l'usine par ses employés (mais sans autre changement dans la production et cela reste très anecdotique). Corinne Morel Darieux, soucieuse surtout de l'emploi compte aussi sur l'agriculture paysanne pour avoir besoin de plus de bras. Au fond, l'écologie, ici, serait juste de se fier à la volonté majoritaire pour cela, ce qui n'est pas si rassurant. Mathieu Agostini va beaucoup plus du côté d'une propriété sociale des communs et des coopératives de production dans une vision plus ouverte et un peu moins étatiste d'un mode de production écosocialiste relocalisé, avec des imprimantes 3D, des FabLabs, etc. "Nous proposons de nous appuyer le plus possible sur ces nouvelles unités de production, coopératives ou communales, qui seraient des lieux d'autoconstruction, de réparation et de ressourceries pour les objets les plus courants". Cela va incontestablement dans la bonne direction, s'efforçant de sortir de l'ancien paradigme. Il faudrait cependant en tirer un peu plus de conséquences, sans parler de la trop grande importance donnée à l'obsolescence programmée (si on ne répare pas, c'est que ça coûte plus cher que de reproduire mais les imprimantes 3D peuvent aider et il faudra bien concevoir des produits réparables, des téléphones modulaires, etc.). Sinon, j'aimerais bien moi aussi supprimer la publicité mais je ne vois pas comment pour l'instant. On peut quand même la limiter, ce serait déjà pas si mal.

Ce qui m'étonne le plus, c'est de retrouver dans à peu près tous les programmes une nouvelle réduction du temps de travail (qui serait réduction du salaire) si improbable alors qu'on assiste plutôt à sa remise en cause actuellement. L'argument est séduisant - j'ai été pour les 32 heures avant qu'on passe aux 35 heures - mais, expérience faite, on ne peut plus en surévaluer à ce point l'impact et surtout, cela empêche de penser à changer le travail lui-même, à passer au travail choisi et autonome à l'ère du numérique et des services. Quant à compter sur le temps libéré pour participer à toutes les interminables réunions démocratiques, ça c'est vraiment utopique ! Dominique Méda n'est pas en reste sur la RTT et la planification. Elle y ajoute le rôle plus inédit d'un Etat employeur en dernier ressort et la recherche d'autosuffisance maximum avec des changements d'indicateurs mais aussi avec une volonté plus hasardeuse de "ré-encastrer l'acte productif dans des considérations éthiques" et un abandon de la croissance et des gains de productivité purement verbal dès lors que cela relève d'un système plus que de l'idéologie.

Là-dessus, l'article de Pierre Delorme sur l'histoire de l'URSS semble tomber comme un cheveu sur la soupe et complètement anachronique, rappelant une jeunesse lointaine. Il n'est pas inutile pourtant de montrer comment le communisme s'est heurté au réel (il aurait pu parler tout autant de la Révolution Culturelle). Ce n'est pas la méchanceté de dirigeants qui y croyaient vraiment mais le réel lui-même qui ne se plie pas au commandement, résiste, mène au pire, très loin de l'utopie de départ. Ce qui est en cause, c'est la toute puissance donnée au politique (prétendu démocratique). Pour ajouter à la difficulté, encore plus que pour le socialisme, on peut dire qu'il n'y a pas d'écologie dans un seul pays ! On peut du moins s'engager dans des expérimentations concrètes mais il ne faut pas trop en attendre sans doute. En tout cas, ce n'est pas d'un élan des coeurs soudain qu'on arrivera à s'en sortir mais bien par la construction patiente, "par le bas", d'alternatives locales.

S'il y a un point qui semble rapprocher toutes les contributions ou presque, c'est la promotion des coopératives dont Patrick Dieuaide nous rappelle avec le chrétien-social solidariste Charles Gide (oncle d'André) et son projet de "République Coopérative" censé en corriger les faiblesses, que le problème ne date pas d'hier. Il serait illusoire d'en reprendre tel quel le programme alors que toutes les conditions ont changé mais c'est bien sur ce constat de l'échec des coopératives que Murray Bookchin avait forgé le projet des coopératives municipales...

On se tourne plus vers l'avenir avec Jérôme Gleizes & Emmanuel Dessendier qui dressent le portrait d'une politique industrielle combinant économie circulaire, écologie industrielle, économie de la fonctionnalité, production décentralisée (avec des FabLabs aussi), plaidant enfin pour un découplage du PIB et des consommations matérielles (économies d'énergie, isolation, etc.).

L'autre article d'Emmanuel Dessendier, avec Anita Rozenholc, est plus du côté de l'expérimentation locale cette fois avec ce qu'ils appellent "zone populaire de création et d'innovation municipale" (ZPIC) tournée vers l'auto-production (les jardins ouvriers, etc.), plus proche en cela des ateliers coopératifs de Gorz que des coopératives municipales que je défends (et que Gorz approuvait cependant). Il est bon de multiplier les modèles pour multiplier les angles d'attaque et les occasions d'expérimentation mais, si c'est bien plus facile à mettre en place, on reste davantage dans le bricolage que dans un changement de production, même si l'auto-production va inévitablement prendre une importance majeure avec la disposition de ses instruments numériques (imprimantes 3D et FabLabs qui sont effectivement au coeur des productions à venir, production à la demande en fonction des besoins individuels). Il faudrait tout de même mieux distinguer le matériel de l'immatériel où le modèle du logiciel libre s'impose pour des raisons techniques peut-on dire, ce qui n'est pas le cas dans les autres domaines.

A partir de l'exemple de la Catalogne, Joana Conill prétend (avec Manuel Castells) qu'il y a déjà une explosion des pratiques alternatives simplement trop invisibles encore et dont ils donnent une cartographie impressionnante pour la période 2009-2012 mais peut-être un peu trompeuse sur son importance réelle encore (ce n'est pas qu'une question de mots). Si tous les anti-capitalistes s'y mettaient, sûr qu'on atteindrait une dimension bien plus significative, sans tout attendre de l'Etat... En tout cas, on constate que l'accent est généralement mis sur le local, sur des manières plus conviviales de faire les choses et sur l'éthique hacker d'un travail épanouissant mais nous devenons incontestablement de plus en plus des "prosommateurs" (par exemple en constituant des coopératives de consommation).

alternatives

Michel Bauwens, grand promoteur du P2P, plaide pour une convergence du coopératif et du contributif, son article ayant l'intérêt de se confronter aux nouvelles potentialités du numérique tout en reconnaissant que les échanges entre pairs ne suffisent pas pour assurer la reproduction sociale. Il défend pour cela une interconnexion locale des réseaux qu'il appelle "alliance civique pour le commun" et, au niveau national, une "alliance politique du commun" entre parti pirate, écologistes et la gauche radicale mais aussi les libéraux progressistes (il y a encore du chemin à faire!).

Il s’agit de proposer une convergence et une synergie forte entre deux modèles : d’un côté l’économie contributive "ouverte" (participation ouverte, partage des biens immatériels avec toute l'humanité) et de l’autre "l'économie sociale, solidaire et coopérative" (avec le partage des infrastructures matérielles entre les membres de la coopérative). Il ne s’agit donc pas d’une convergence mécanique qui reprendrait simplement les structures existantes, il s’agit de faire en sorte que les formes de gouvernances coopératives soient elles aussi "ouvertes" et centrées explicitement sur la production du commun.

C'est l’introduction d’un troisième cycle, le cycle de l’accumulation coopérative, entre le cycle de reproduction capitaliste et le cycle du commun ("input ouvert" : contribution ouverte et processus participatif de production, ou modèle de gouvernance "entre pairs" - ainsi que "output commun" : propriété commune via les licences libres).

Je ne vais pas m'appesantir sur mon article qui clôt le dossier avec un "plaidoyer pour l'altermonde" essayant de combiner une indispensable démarche réformiste de régulation du premier monde (industriel) avec de non moins nécessaires alternatives locales (les institutions du travail autonome : revenu garanti, coopératives municipales, monnaies locales) dont la mise en réseau pourrait constituer un altermonde en gestation. Cependant, étant donné le peu de succès remporté par ces propositions jusqu'ici, il n'y a pas vraiment d'illusions à se faire de ce côté non plus. On peut juste souligner que l'évolution des esprits va dans le bon sens là-dessus et qu'elles gagnent petit à petit en crédibilité avec le temps, mais bien trop lentement au regard des nécessités. Il semble que rien ne se fasse jamais que sur de longues périodes ou alors sous la pression de l'urgence...

copyleftcopyleft 

66 réflexions au sujet de « EcoRev’41 : Produire autrement »

  1. Avez-vous pris connaissance du projet d'agro-écologie du gouvernement? Je suis surpris que ce projet qui me semble excellent, autant sur le contenu que sur la méthode très participative retenue dans laquelle le gouvernement ne jouerait qu'un rôle de soutiens et de stimulation d'un processus déjà largement amorcé. Bruno Parmentier décrit à qui veut l'entendre sa vision très argumentée de cette agro-écologie qui semble venir.

    • Cela semble très bien mais il faudra juger aux résultats et j'ai entendu qu'il y avait de fortes oppositions qui s'imaginent que diminuer la quantité d'engrais était une régression obscurantiste ! La rapidité à laquelle l'agro-écologie s'est imposée est remarquable, preuve que la réalité s'impose et que les choses peuvent s'accélérer mais le poids des habitudes est quand même considérable. L'écologie n'est pas une lubie de gentils écolos mais des contraintes qui s'imposent à tous en Chine comme ici (il n'y a que la science pour mettre tout le monde d'accord).

  2. Le commissariat général à la stratégie et à la prospective a édité quelques rapports dont un sur les big data. Il devait y avoir un rapport général fin 2013, je ne l'ai pas trouvé.
    On verra bien si les orientations envisagées se rapprochent de celles d'Ecorev.

      • bien d'accord !! 🙂 !! §§ !!!!!!! /////////////////////////////;;............................?????????????????????;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;:::::://///////////////////////////////////////...............................

          • A l'origine j'avais proposé ecorevo en référence avec mon site écologie révolutionnaire mais je crois que c'est Christophe Bonneuil qui a proposé EcoRev' qui faisait plutôt référence à la Revue mais dont l’ambiguïté était beaucoup plus riche. Je n'ai jamais été du côté des rêves, cherchant à réaliser vraiment un monde plus soutenable mais il est vrai que beaucoup voient d'abord le rêve et, récemment, c'est encore ce qu'on m'objectait à mon réalisme, le supposé rêve d'EcoRev'...

          • Qu'est-ce que je serais heureux, si j'étais heureux !

            Woody Allen

            Mais, je n'ai pas l'impression que le rêve a cette unique fonction béate qu'on lui assigne par convention réductrice. Il y a le rêve confortant et l'autre dubitatif.

        • la France, qui est peut être une névrose, a mal vieilli : vont ils décliner et s'endormir dans un désordre doux , laissant le reste de la société sous la menace permanente de tiers-mondisation ( en occident) , ou le reste de la société et surtout la jeunesse ( et les femmes ) vont-ils se réveiller et se révolter et incha allah au final pépé et mémés vont être obliger de rétrocéder les clés ? voilà une partie de l'intrigue des prochains mois avec en arrière fond la possible banqueroute du capitalisme financier et la certaine dislocation du système monétaire mondial ( on commence à prévoir l'effondrement du dollar pour 2014 ! ) ..

          c'est bientôt le moment du test de Dracula , quand avec Sarkozy où hollande , depuis de longue date, même Dracula sonne le glas !! c'est le moment du spectaculaire désintégré , et c'est assurément le plus redoutable !! la hyène après 60 ans de silence se montre sous son vrai visage !! et à nouveau l'histoire pue !! et se répète et c'est aussi une triste blague !!

          http://www.youtube.com/watch?v=51pc2gw3gEc

          le transhumanisme c'est qu'on va vers le cyborg , mais on y est déjà , la post humanité c'est déjà une société de vieux et d' handicapés , qui ne tiennent comme moi que par toute sorte de prothèses , chimique , informatiques et autre .. je comprend qu'on puisse trouver décourageant l'étendu des problèmes à dimensions planètaire , mais si on peut avoir prise sur les evènement c'est au niveau local que cela semble le plus possible . après il peut y avoir des grèves au niveau nationnal et européen mais ça ne bloquera jamais l'économie , juste dans les médias un signe de protestation massives , ce qui n'est déjà pas rien ??? sinon le local est aussi très impraticable et la démocratie locale plus qu'improbable ... ça peut changer à l'avenir , mais il faudra sans doute se heurter la la dureté du choix de revenir à un capitalisme nationale ( peut être avec mélanchon et le pen réunit comme en 2005 pour la victoire du NON au référendum ) ce qui est plus que dans l'air du temps ..

          cette société est ruinée , il lui faut faire faillite , et payer l'arriérer de ses mensonges !! la pulp fiction est intégrale !!

  3. on devrait être gagnant un minimum en misant sur l'alternative , or c'est loin d'être évident pour moi ... toujours eu du mal pour trouver de bon plans shites ou même une meuf pour tirer mon coup

    mon truc au final c'est de faire en sorte qu'internet et l'apprentissage sur internet , ne soient pas uniquement réservés qu'à des solitudes . j'en appel à un communisme des Esprits , mais rien ne vient ...

    je rappel la formule :facebook : premier rencart bordélique !!

    on pourrait faire des teufs sur facebook et son hooliganisme intellectuel , reste chez toi pénard et déchire toi la tétine comme il se doit !! et pour le reste viens pisser dans l'évier du système : facebook , et ses freros et ses sistas, TROP hors format , avec un putain de look et une putain de prose, quand par la fonction DSK la vérité éclate au grand jour en double pipe bien juteuse et que l'apéro géant de nos idées copule dans le cyber espace autonome !!

    facebook : premier rencart bordélique !! quand la dialectique peut casser des briques ....

    Système vénère, productions vénères !!

    • un bon résumé stratégique de la situation !! et toute l'étendue des pratiques alternatives . ce schéma est le bon car il est venu l'heure de rassembler toutes les tribus , re-systématiser une société duale , par le local , l'action et les délibérations de proximité ... pittoresque folklore populaire (et contemporain ) de la zone mondiale !!! petit conte cruelle de la jeunesse , du frais du local qui te rentre bien dans les glandes hip hop pour le peuple !! big hip hop !! hard core le baume au cœur on fout le faya , salam les anciens tel kool fada ...

      "L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années." Woody Allen

      l'image est de bonne qualité on la distingue mal sur le facebook mais on peut l’enregistrer et l'ouvrir sous pas mal de logiciels , en A4 ou A3 en affiche de rue à collée sans aucune modération et le jeu c'est que je boit une gorgée à la santé à ceux qui se hazardent à faire tourner cela , salam , inchalah au plaisir de se revoir : au croisement quand on regarde planer les vautours , mais ici et maintenant, le vent tourne , et les vautours le suivent ...

      "...le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. " Gilles Deleuze

      • Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
        Victor Hugo "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent"

        Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
        Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
        Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
        Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
        Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
        Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
        C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
        C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
        Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
        Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
        Car de son vague ennui le néant les enivre,
        Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.

        • En même temps le député Hugo avait voté contre le budget de l'armée française, d'où la défaite de 1870 qui a entrainé de nombreux problèmes de dette et de géopolitique.

          Si vis pacem, para bellum.

    • Bonjour,
      La priorité des 'SAV' n'est plus de réparer mais d'être rentable, de faire de l'argent, la plupart du temps les techniciens sont poussés à bout quantitativement, du chiffre, du chiffre...Quitte à fermer boutique quand cette rentabilité est estimée insuffisante...!

  4. L'avenir radieux est le titre ironique d'un roman d'Alexandre Zinoviev. Je ne l'ai pas lu, mais j'ai lu sa "Confession d'un homme en trop" qui est un témoignage très instructif sur l'URSS entre 1930 et 1990 dans lequel il en parle, ainsi que des conditions épouvantables dans lesquelles il l'a écrit.

    • Mon titre aussi est ironique, illustré par une affiche maoïste! Je ne m'étais plié à l'exercice que pour répondre à la demande et pour exposer simplement comment les dispositifs que je défends pouvaient fonctionner mais je ne crois pas que l'avenir sera si radieux (ni forcément si catastrophique mais toujours sur le fil).

      Zinoviev se voulait matérialiste et critiquait la soviétologie réduisant l'URSS à des intrigues de palais mais il a fini par tomber dans une sorte de théorie du complot en croyant à une nouvelle chronologie historique faisant débuter l'histoire au Moyen-Âge, Romains et Grecs n'étant que pur roman... D'avoir vécu dans un pays totalitaire fait croire à n'importe quoi !

      • Oui, oui, j'avais bien compris l'ironie de votre titre et c'est bien ce qui m'a fait penser à Zinoviev.
        La vie de Zinoviev est assez compliquée, il a essayé de se construire un rempart psychologique contre le régime totalitaire, c'est ce qu'il a appelé "mon propre état" et qu'il a détaillé dans ses bouquins. Il raconte qu'à un moment, l'alcool lui a provoqué la vision d'un éclair blanc et une sorte de coma éthylique, suite à quoi, son entourage n'a cessé de lui dire qu'il avait complètement perdu son sens de l'humour. C'était très certainement quelqu'un de très brillant qui a fini par être traumatisé par le système.
        Mais je retiens son témoignage du "communisme réel" d'environ 1930 à 1989 et j'ai aussi retenu ses "lois du communalisme" qu'il décrit dans ses confessions, c'est très compatible avec la lutte des places et les théories/observations de Bourdieu sur les champs.

        • Devant l'effondrement de la Russie et la corruption du régime d'Eltsine, il a quand même fini par regretter d'avoir été un dissident et a soutenu ce qui restait du PCUS...

          • Oui, c'est bien la période où il est devenu de plus en plus ambigu et incohérent. Jusqu'au début de Gorgatchev, ça va, mais ensuite je ne l'ai pas retrouvé. Il y avait eu une émission intéressante avec Pivot, Eltsine et lui, avant qu'Eltsine accède au pouvoir. Eltsine avait sorti un bouquin très libéral (genre "jusqu'au bout") et il disait qu'il ne deviendrait pas comme les apparatchik du système soviétique, qu'il n'en profiterait pas. Zinoviev défendait l'idée qu'il n'aurait pas le choix, qu'il y serait contraint par les évènements et il faut bien reconnaître qu'il avait raison.

  5. produire autrement c'est bien , mais penser autrement c’est mieux , cela impose aussi parfois de penser contre soi , sortir de l'entre-soi ....

    nous avons besoin de fêter nos trouvailles , s'écrier : eurêka et youpi tralala !! se faire nos petites émotions dans nos petites bévues énormes , comme dans le film de Coluche : "la vengeance du serpent à plume " !!

    http://www.youtube.com/watch?v=_tuy1DjwJPs

    la parrhésia , le risque et les ambiguïtés de la vérité ... un story telling général qui milite pour le retour du jeddi et du Général !! un putain de casse dalle !! avec les frestyles qui fusent à la verticale , car c'est la wipe man !! que tu sois de panam de corn ou de harlem : le bronx intemporelle , le jura éternel ! !!

    sinon jean je découvre ton pb de bagnole , combien il te faut pour en racheter une ?? tente peut être le camion aménagé à 3000 ou 4000 euros , tu verra tu ne déprimera plus ... et avec internet satellite tu peux continuer ton blog tout en te barrant même en Afrique ! pour la révolution mentale en 117000 clics !! et t'inquiètes c'est pas du toc !!!! il faut savoir ce que l'on veut , une solitude heureuse !!

    • en fait s'est peut être encore un peu prématuré pour la parrhésia et cette exigence de vérité dans l’existence qui travail aussi toute l’œuvre et la vie de Michel Foucault qui lui n'eut pas ce courage dans la vie ... en fait il faut revenir au local en se confortant à la dureté des choix du retour à un capitalisme national ( une connivence d'état qui va de l'extrême gauche à l'extrême droite , en passant par les syndicats ) .. mais assurément la parrhésia a de l'avenir jusqu'à devenir comme dans l'antiquité grecs ( 5è s av JC) une notions et une pratique sociale tout à fait naturelle , commune et ordinaire dans l’Athènes de cette époque ... moi la parrhésia m'a conduit à me retrouver tout seul et à me taire ( car cette philosophie du dialogue et trop ambitieuse et difficile à tenir dans une basse époque , comme les 30 dernières années ) car je devenait trop insupportable à bordeaux , trop vrai , trop direct , trop querelleur ; et procédurier ... ....c'est aussi un peu ce qui est arrivé à van Gogh lors de son internement d'office ) ....

      après l'époque semble ouverte mais tellement irréelle , nauséabonde , le vieux et le jeune : le vieux n'est pas encore mort , donc le jeune n'est pas encore né ...... pas d'autre solution de s'adapter à la nouvelle donne car on arrête pas le progrès ....

      en espérant bien entendu que pépé et mémé ne fassent pas trop de difficulté pour rétrocéder les clés et effacer, par un retour de l'inflation, la montagne de dette .... et tirer la chasse à la montagne de merde ...

      quelques évocations chamaniques à l'ère 4 G et 2.0 !! une petite étincelle électronique et numérique , une petite graine pour tenter de redonner la palabre , wesh avec la petite abeille qui roupille hilare, tranquille et lovée sous la capuche !! la vérité qui pue comme un albanais qui pisse dans la rue et la poésie du ghetto ( vermeil) de la banlieue verte , désirante et numérique , une banlieue verte mais aussi rouge et noir ( pour éviter les bagarres) ....
      l'histoire qui pue , s'écrit à coups de bâtons mais des fois aussi à coups de crayons !! !!..................(+=--)........................................))))))))))))))))):::::::::::::::::.................................

    • Je suis loin de pouvoir dépenser 3000 ou 4000 euros ! J'ai payé 1000 euros ma vieille voiture 205 essence qui a presque 180 000 km et pas de quoi m'en payer une autre, ce qui fait que j'ai bien déprimé qu'elle me lâche ne pouvant m'en passer en pleine campagne mais en fait cela m'a coûté près de 300 euros, ce qui est déjà beaucoup pour moi, et elle semble remarcher pour l'instant...

      • Si ça peut vous consoler un procureur allemand m'a matraqué pour une éraflure que j'ai faite sur la voiture de mon voisin de parking qui avait pourtant été remboursée par mon assurance, mais j'avais pas appelé la Polizei juste après l'éraflure alors que le proprio de la caisse éraflée était absent. Bilan 2000 euros à l'amiable avec le juge plus 1000 euros d'avocat pour nettoyer l'affaire, et encore je m'en sors bien. Sinon, ça pouvait être la même somme plus interdiction de conduire pendant un an plus repasser l'examen de conduite et le code.

        Quand on se fait agripper par les procureurs pour une broutille réglée à l'amiable sans aucune enquête de police nécessaire à mettre en oeuvre, c'est la quand même la mécanique infernale et le racket.

        Seule consolation, le juge m'a demandé de verser les 2000 euros à la Croix Rouge. Au moins je participe à une oeuvre humanitaire, contre mon gré dans ces circonstances...

      • Ce n'est sans doute hélas que le début. L'impuissance mène au pire. On s'autorise à être de plus en plus salauds, pour d'autres, c'est ce qui justifie l'adhésion au FN et au racisme. Pendant ce temps là, les intellectuels de gauche devisent sur l'aliénation comme pendant la montée du nazisme et la gauche syndicale ne trouve rien de mieux que de protester contre le passage des cotisations familiales à l'impôt. C'est insupportable de voir comme on est dans une nasse et incapable de s'en sortir. Seule une véritable reprise pourrait nous sauver mais la rechute est beaucoup plus probable (toujours rattrapée in extremis).

        • Ca sera probablement des résultats déflationnistes avec des mesures plus feutrées que Schröder.

        • En tous cas, la France est mal barrée sur le point de l'innovation, qui n'est que de la compétitivité hors coûts, soit une composante de la société de l'information, une sortie par le haut...

          C'est un peu pour ça que je me suis fait la malle, je me suis fait piller en France mes idées avec licenciement manu militari. Quand je vois que de simples ouvriers immobiles peuvent être licenciés avec moult fois plus que ce que j'ai pu récupérer après des milliers d'euros de frais de procédure, je l'ai mauvaise.

          Il aura fallu que j'aille en Allemagne pour compenser mes déboires français.

          http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-destruction-emplois-dans-recherche-est-tres-mauvaise-nouvelle-remy-prudhomme-966466.html

          Et franchement, je ne suis pas prêt de revenir innover en France, on me propose des boulots partout mieux payés et dans des ambiances nettement plus friendly.

          Suisse, Scandinavie, USA,. Autriche...

          Je veux bien un peu de patriotisme, mais pas au point de me faire entuber régulièrement.

        • Si ce n'est pas Hartz, ce sera son frère :

          Villeroy de Galhau, que l'on dit pressenti pour être le futur directeur du Trésor, à moins qu'il ne soit secrétaire général de l'Elysée, a donc regardé de près les réformes allemandes. Tout comme Pascal Lamy, un autre gourou social-démocrate vénéré par les milieux d'affaires : "Il est préférable d'avoir un mini-job ou un job le dimanche plutôt que pas de job du tout. Il n'y a qu'en France que cette idée n'est pas partagée", dit tout net l'ancien directeur général de l'OMC.

          http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20140207.OBS5520/chomage-faut-il-avoir-peur-des-mini-jobs.html

    • Pourquoi Obama/USA reçoit François Hollande? Est-ce que ce serait pour obtenir un soutien de la France auprès de l'Europe pour cet APT? Vu que Jospin avait de justesse refusé de signer l'AMI?
      Prochaine étape, le déverrouillage de l'exception culturelle?

      • "Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations", http://fr.news.yahoo.com/hollande-prône-la-rapidité-pour-l-39-accord-183308978.html

        C'est vrai qu'il commence à me faire peur Hollande .

        Il me semble qu'actuellement nos dirigeants pourraient tous , dans la mesure où "ils vont vite", et refusent de poser les vraies questions , ce qui fait qu'aujourd'hui toute tentative de réflexion un peu approfondie de la situation devient impossible, si tu n'es pas d'un côté tu es de l'autre , mériteraient c'est certain , parce que eux sont dirigeants , et nous emmènent droit dans le mur, d'être traduits devant un tribunal international pour négligence susceptible d'être un des éléments clés constitutif d'un crime contre l'humanité .

        • Ils foncent tête baissée.

          Hollande se faisant tacler régulièrement par l'opinion publique, affaires Closer, le camouflet Russe sur l'affaire syrienne le rapprochant des USA, l'économie non conforme à ses promesses... Il ne prendra plus de gants.

    • Pour moi, c'est juste du délire, complètement coupé des véritables déterminations qui sont matérielles. On n'a pas à s'étonner après qu'il y ait concurrence entre les délires et que ce soient les plus débiles qui gagnent à ce jeu.

      La distinction de l'individu et de la personne est un classique mais du même genre que la fausse étymologie de religion qu'on entend partout. Il vaut mieux lire "la société des individus" de Norbert Elias.

      • Parmi les déterminations qui sont matérielles, il y a la nécessité écologique. Cette nécessité est un facteur de reconstruction de la personne, de l'unité qui se sent concernée par le tout. Mais pas au sens de la solidarité mécanique de Durkheim.
        J'ai trouvé que le lien entre individu et acceptabilité de la dette était intéressant, qu'il donnait prise à une déconstruction de la domination symbolique libérale qui est à l'oeuvre (par exemple dans le lieu commun individualiste de "la liberté de chacun qui s'arrête où commence celle des autres" qui pourrait céder la place à la préoccupation et le savoir faire à combiner nos libertés qui serait plus en phase avec cette personne moderne).

        • Le problème, c'est que tout ce qu'il dit est faux, complètement imaginaire (contrairement à ce que j'ai entendu de Graeber mais je n'ai pas lu son livre). C'est comme Paul Jorion qui voudrait nous faire croire qu'il y avait un capitalisme idéal avant l'autorisation de la spéculation, le merveilleux capitalisme de 1848 ! Là, c'est le monde enchanté de la personne en harmonie avec son milieu. Il vaut mieux lire là-dessus Alain Testart qui montre que l'esclavage pour dette était très ancien (comme en Inde encore aujourd'hui, pourtant loin de l'individualisme).

          Plus généralement, et en politique, en philosophie comme en médecine, on cherche des formules magiques, des sortes de cérémonies vaudou pour rétablir un ordre originaire qui n'a jamais existé en s'imaginant que c'est une question de mots ou de croyances. On reste vraiment des sauvages. Je ne peux dire que je n'y ai pas cru mais à force de creuser les questions, c'est l'absence de toute solution magique qui s'impose (la seule magie efficace est celle de la science qui n'a plus rien de merveilleux!).

          • La science, la techno dans mon cas, permet des solutions qui peuvent paraitre magiques, mais qui tout simplement sont efficaces et les rendent magiquement prosaïques, une très vulgaire efficacité qui a élagué les âneries d’antan. A chaque fois, le résultat incongru me met sur le cul. Et je me dis, "c´était donc que ça qui m'avait bêtement échappé", sorte de remise des pieds sur terre.

          • La science est d'une insolence que seul l'humour permet de supporter. Étant moi même un incurable insolent, je m'entends pas trop mal avec la science.

    • Je trouve ce PSDJ digne des précieuses ridicules, je ne vois pas du tout ce qu'il apporte avec son langage alambiqué, façon autiste. C'est quand même pas avec ce genre de gugusse qu'on va changer la donne... Faut se réveiller un peu.

      Autrement plus intéressant ce débat sur la décroissance et les lubies gaspilleuses de l'humanité depuis les pyramides :

      http://vimeo.com/85034478

    • Il y a effectivement toujours eu 2 tendances dans le féminisme, la tentation de nier toute différence sexuelle ou la volonté de reconnaître ces différences pour combattre les inégalités qu'elles engendrent, seule voie raisonnable à mon avis.

      Le fait de vouloir changer les stéréotypes est un délire constructiviste comme on en trouve dans un marxisme mal compris (un maoïsme plus du tout matérialiste qui prétendait rééduquer le genre humain). Reconnaître que la culture, la langue, la société sont des constructions humaines comportant une part d'arbitraire n'autorise pas à s'imaginer qu'on pourrait imposer une culture, une langue, une société entièrement artificielles et conforme à nos propres préjugés.

      Les stéréotypes qui résultent d'une classification culturelle, qu'on peut dire grammaticale, entre masculin et féminin (Yin et Yang) sont incontournables, on les retrouve dans les couples homosexuels comme chez les jumeaux. Ce qu'il faut, c'est prendre du recul par rapport à ces rôles, pouvoir s'en libérer individuellement, ne pas y être soumis, pouvoir en changer, ce qui n'a rien à voir avec le fait de changer les stéréotypes eux-mêmes et d'en imposer d'autres à tous en culpabilisant ceux qui voudraient continuer à cultiver leur féminité ou leur masculinité (notamment dans les rapports sexuels). D'un côté on reste dans l'injonction sociale autoritaire, de l'autre dans l'autonomie par rapport aux normes sociales.

      De même que le communisme autoritaire a renforcé le capitalisme, ce forçage symbolique complètement idiot est du pain béni pour les forces réactionnaires selon une bonne logique dialectique nous promettant un retour de bâton...

    • Ce gouvernement devient pire que celui sous Sarko.

      Incapable de remettre en cause la politique austéritaire européenne, donnant des leçons de morale à tout va quitte à user d'une propagande ridicule, préférant financer des réformes fiscales imbitables plutôt que de financer un plan d'économie d'énergie.

      Ca va mal finir ces conneries.

      • Je crois effectivement que ça va mal finir. Il y a un peu trop de similitudes avec la république de Weimar, les socialistes inconsistants et une extrême-gauche qui se nourrit d'illusions (malgré la très sympathique Rosa Luxemburg qui n'ira pas bien loin). Les résultats des élections vont nous faire entrer dans une nouvelle séquence un peu plus compliquée...

          • Ces crétins de l'administration allemande des permis de conduire m'obligent à aller passer des tests de comportement et de réflexes, et de payer pour ça.

            Je les attaque avec mon avocate pour cause de décision administrative sans aucun fondement légal.

            C'est comme avec les impôts en France, j'avais dû leur montrer que leurs décisions n'avaient aucun fondement juridique, pour avoir gain de cause.

            Donc voilà le mandat que je fais à mon avocate allemande :

            I request that the Führerscheinstelle has to be condamned.

            He must repay me attorneys' fees necessary to my defense and he also arbitrarily me imposed the ban to drive in Germany for several weeks without any legal basis, resulting in a restriction of my rights to circulate for my professional and personal activities.

            He must pay also for this damage.

            Ces connards de fonctionnaires des administrations publiques ignares se permettent toutes les obscénités arbitraires.

            C'est vraiment la plaie ces fonctionnaires de merde qui racontent n'importe quoi. Ils jouent, ces salopards petites merdes insignifiantes dictatoriales, sur le fait que les contribuables vont s’écraser sans rien dire.

            Voilà l'état des lieux. Des fonctionnaires immondes par pure crétinerie et servilité, totalement ridicules et insignifiants du fait qu'une argumentation juridique étayée les renvoie à leur nullitude.

  6. Sur le développement des outils d'intelligence collective, je signale le Tao Village. Il me semble qu'une tendance à la pratique de ces méthodes peut se dégager, parce qu'elles allient à la fois une meilleure efficacité collective et de meilleures conditions de développement personnel.

      • la nuance entre créativité et innovation qui est donnée dans l'article est intéressante.

        Passer d'une culture du contrôle à une culture participative subsidiariste n'a rien d'évident ni de spontané, il faut mettre en place des outils bien rodés qui permettent aux acteurs de gérer les différends.

        • Ah ca la culture du control and command c'est très obsolète mais encore très prégnant en France, bie plus que dans d'autres pays.

      • j'ai compris ce qui me gênait aussi bien dans le terme de sociocratie que dans celui d'holacratie, c'est que tous les termes en -cratie sont plutôt réservés à la politique de la "cité", alors que ces boîtes à outils s'adressent à des organisations neutres d'un point de vue politique.
        L'annonce de Zappos fait choc et me semble inexacte, je dirais plutôt qu'ils passent d'un type de management issu des hiérarchies paternalistes à tendance bureaucratique à un management de terrain coopté par la base, mais pas qu'ils suppriment le management et les managers. Ou bien alors ils se racontent des histoires, comme dans la mouvance autogestionnaire.

Les commentaires sont fermés.