Le radiateur spatial

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Même si j'en ai déjà parlé plusieurs fois depuis 2017 dans ma Revue des sciences, c'est peu connu, et même si cela ne peut pas être une solution au réchauffement actuel, tout de même, il est extraordinaire qu'il existe une fenêtre sur le grand espace qui ne nous laisse pas enfermés dans l'effet de serre, c'est ce qu'on appelle "refroidissement radiatif passif" (passive radiative cooling) qui est basé sur le fait qu'il existe une fenêtre atmosphérique entre environ 8 et 13 µm de longueur d'onde dans l'infrarouge, pour laquelle l'atmosphère est relativement transparent et l'on pourrait profiter de ce trou dans la serre pour limiter un peu la surchauffe.

Les recherches sont actives dans le domaine pour en évaluer le potentiel. Notamment l'utilisation de revêtements conçus pour émettre très fortement dans l'infrarouge autour de 8–13 µm et envoyer ainsi directement de la chaleur vers l'espace, sans que cette énergie soit absorbée par le CO₂ ou la vapeur d'eau (sauf quand le temps est couvert). Ce n'est pas à négliger mais on pourrait passer à l'échelle supérieure en concentrant la chaleur avant de l'évacuer dans l'espace. Ce serait transformer la climatisation des locaux et processus en radiateur spatial et, au moins, l'un des moyens (insuffisants) disponibles pour limiter un peu les dégâts à venir.

C'est en tout cas ce dont j'ai discuté avec mon bot qui en a évalué les possibilités et fait l'illustration ci-dessous :

Pour les applications concrètes du récent article scientifique cité :

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