Revue des sciences juin 2016

Climat, écologie, énergie

Biologie, préhistoire, cerveau

Santé

Techno

Ce n'est sans doute pas un très grand mois mais, tout de même, on y parle de redonner vie à des cerveaux morts et de composer un génome humain artificiel, en choisissant toutes les caractéristiques de la personne... Il est envisagé aussi de greffer un utérus à un homme pour qu'il puisse enfanter ainsi que la conception d'une IA malveillante. Enfin, ce qui n'est pas simple projet mais en voie de réalisation, pour éradiquer ses carpes, l'Australie répand une forme d'herpès dans ses fleuves !

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- Economie et social

Toujours de très mauvaises nouvelles à rester impuissants devant la catastrophe annoncée. Comment faire ? Alors qu'on a des ignorants qui se croient très intelligents à minimiser un réchauffement climatique au plus haut sous prétexte que l'Antarctique s'étendrait et ne fondrait pas (certes pas autant que l'Arctique car les vents poussent la chaleur du Sud vers le Nord), il y a de grandes craintes de dislocation d'un énorme glacier (plus grand que la Californie). Les scientifiques s'inquiètent aussi de plus en plus du ralentissement de la circulation thermohaline (Labrador et Gulf Stream) qui pourrait provoquer un changement brutal du climat (plus froid en Europe). Même la si vertueuse Norvège ne résiste pas à l'appât du gain et, alors qu'il faudrait arrêter l'extraction des hydrocarbures, Oslo ouvre de nouvelles zones à la prospection pétrolière dans l'océan Arctique, dans des zones auparavant inaccessibles du fait des glaciers. De quoi désespérer malgré les engagements pris à la COP21 qui semblent ne compter pour rien. On peut déjà prévoir que les gaz à effet de serre vont augmenter d’un tiers d’ici 2040, ce qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C (si ce n'est plus), ce qui est folie. Même si une étude peut faire réviser à la baisse ces prévisions (à confirmer), il sera impossible de se passer de la capture du CO2 malgré les doutes de certains spécialistes. Une usine de captage vient d'ailleurs d'ouvrir en Suisse. Le coût est bien trop élevé de 600$ la tonne mais il sera moins cher et plus urgent pour les générations futures. On pourrait aussi utiliser l'olivine de la croûte terrestre pour réduire l'acidité de l'océan. Répétons que, pourtant, les énergies renouvelables sont maintenant compétitives, ce qui est notre seul espoir, bien plus que la COP21. Ainsi, la barrière du million d’installations solaires vient d’être franchie aux Etats-Unis avec dix fois plus d'installations solaires qu'en 2010 et San Francisco impose des panneaux solaires sur tous les nouveaux bâtiments. C'est encore trop insuffisant. Il faudrait accélérer et installer par exemple des parcs éoliens flottants en haute mer (voir aussi The Guardian). Les nouvelles infrastructures énergétiques vont d'ailleurs sans doute cantonner le courant alternatif aux transmissions sur de longues distances (réduisant les pertes de chaleur) pour rester la plupart du temps en courant continu plus adapté aux énergies renouvelables, aux batteries, voitures électriques, chauffage électrique et microgrids. Bien plus contestable, la première petite centrale nucléaire (300 mégawatts) va être construite au Tennessee, fabriquée en usine et assemblée sur place à coûts très réduits. Ces petites centrales sont théoriquement bien plus sûres mais leur multiplication multiplie aussi les risques d'accident.

Du côté de la biodiversité, c'est encore plus dramatique mais il semble que tout le monde s'en fout. Il y aurait une plante sur cinq menacée d’extinction et plus du tiers des oiseaux d'Amérique du Nord sont en voie d'extinction. La maladie de la Grande Barrière de corail est bien réelle en Australie où 93% du récif géant est affecté par le blanchissement mais les Australiens n'ont rien trouvé de mieux pour restaurer la biodiversité de leurs fleuves que d'éradiquer les carpes invasives avec une forme d'herpès.

On a appris que la crise économique de 2008 serait responsable de 500.000 morts par cancer, surtout à cause des coupes budgétaires des hôpitaux (mais on sait que le stress et la perte d'emploi peuvent favoriser des cancers). Malgré tout, l'espérance de vie dans le monde est en hausse de 5 ans depuis 2000, grâce notamment aux progrès enregistrés en Afrique contre le Sida et le paludisme (alors qu'il y a un pic de décès aux USA). A noter aussi que l'Afrique serait la première bénéficiaire de l'accélération technologique actuelle, compensant le manque d'infrastructures avec les nouvelles possibilités des mobiles, etc.

Sinon, il faut souligner qu'il y a confirmation (comme on l'avait déjà vu) de ce qui paraissait pure divagation il y a quelques années à peine : les drogues psychédéliques et notamment la psilocybine (voir aussi Futura-Sciences) seraient bien très efficaces dans le traitement de la dépression chronique résistante aux traitements, et ce avec 1 ou 2 doses seulement (c'est la même chose avec la kétamine, la répression de ces drogues privant de nombreux déprimés de remèdes bien supérieurs aux antidépresseurs dont on a tant de mal à décrocher). J'ai trouvé aussi très étonnant et significatif que dans les consommateurs des nouvelles drogues de synthèses (souvent bien plus mauvaises que les drogues issues de plantes), il y aurait 59% d’experts, des ’psychonautes’, capables de citer ou d’identifier plusieurs noms de substances consommées au cours de l’année précédant l’enquête. Ils utiliseraient très largement les forums de discussion spécialisés, leur pratique étant destinée, selon l’étude, "à explorer des états de conscience modifiés de manière quasi scientifique" !
 

- Sciences

006_Lasiognathus-Dinema

Je n'ai rien trouvé de notable dans Pour la Science ou La Recherche, ce n'est pas qu'il n'y ait quelques nouvelles importantes, en premier lieu le projet de composer un génome humain artificiel, choisissant toutes les caractéristiques de la personne... Justement, on sait de mieux en mieux déterminer la forme du visage et du nez à partir de l'analyse génétique. Il va même être possible de choisir les motifs du pelage de votre chien par manipulations génétiques. On n'est qu'au début du "génie génétique". Ainsi, une manipulation génétique décorne les vaches, des vignes génétiquement modifiés pour résister au mildiou arrivent (rien à voir, mais il y a aussi du vin synthétique élaboré avec de l'éthanol et des composants aromatiques comme  l'hexanoate d'éthyle). Parmi les utilisations les plus novatrices, on pourrait se servir de l'édition de gène CRISPR pour enregistrer des événements dans l'ADN d'une cellule comme la rencontre d'un produit chimique ou le niveau d'inflammation afin de pouvoir l'analyser ensuite, constituant un nouveau puissant moyen d'observation.

A part ça, parmi les expériences les plus perturbantes, il y a la tentative (qui a peu de chances d'aboutir) de redonner vie à des cerveaux morts et certains envisagent la possibilité (loin de la réalisation) de greffer un utérus à un homme pour enfanter. Plus sérieux, mais venant après bien d'autres, une nouvelle explication de l'Alzheimer semble assez convaincante : les plaques amyloïdes protègeraient le cerveau d'infections et au départ, ce seraient des infections, comme l'herpès, qui provoqueraient leur accumulation et l'inflammation à l'origine de la maladie. Il y aurait justement une molécule géante conçue par ordinateur qui neutraliserait de nombreux virus, dont l'herpès.

Une nouvelle qui devrait susciter la réflexion, c'est que les circuits de la récompense et de la peine sont bien distincts, le plaisir ne se limitant pas à l'arrêt de la peine (ce qui est évident mais pas pour tous les philosophes!). C'est aussi le cas pour les zones des mathématiques qui sont distinctes des zones du langage. Ce n'est pas le fait qu'il y aurait une pensée sans langage qui est étonnant (c'est assez évident) mais que les mathématiques ne soient pas aussi liées au langage qu'on le pensait (il faut un langage mathématique mais le calcul n'a rien à voir avec la compréhension d'une phrase). La découverte d'une grotte occupée par Néandertal, il y a 176 000 ans a fait grand bruit et, comme à chaque fois, on prend prétexte de vagues traces pour prétendre qu'il n'était pas différent de nous alors que la différence avec le foisonnement des symboles chez Sapiens saute aux yeux et qu'il n'avait sûrement pas un langage narratif (qu'on date de moins de 80 000 ans) mais seulement phonétique, beaucoup plus limité. Il y a eu aussi un emballement médiatique (Journal de Montréal, Libération) sur une prétendue découverte d'une cité Maya par un Québécois de 15 ans, repris par de nombreux sites très sérieux comme la BBC alors que tout cela n'est qu'une théorie délirante comme il y en a tant (voir Arrêt sur image, Sciences et Avenir, Futura-Sciences). « La tragédie de la science… c'est de belles théories détruites par des faits horribles ». Ce sera peut-être le cas de la théorie controversée qui prétend que la première guerre mondiale des peuples de la mer finit à Troie, la guerre de Troie étant supposée mettre un terme aux invasions des Louvites, ce qui reste à prouver mais relance l'archéologie en Turquie. Enfin, il faut signaler que l'effet de l'inhalation d'ocytocine est remis en cause, victime d'un biais trop courant : seules les études confirmant l'effet étaient publiées, pas celles qui le contredisait...
 

- Numérique

BuddyZenbo

Les robots arrivent dans nos foyers avec le robot compagnon Buddy à 645€ (capable de reconnaître les visages, tenir une conversation, lire des histoires aux enfants, surveiller la maison), le Zenbo d'Asus assez semblable à 600€ (qui enthousiasme certains et pas d'autres, la bonne idée étant d'en faire la centrale domotique) et surtout Alpha 2 du constructeur chinois Ubtech Robotics, un véritable robot complet pour 800€ (soit 10 fois moins que pour Nao son équivalent français). Leurs batteries seraient cependant trop faibles et ils auraient du mal à comprendre ce qu'on leur dit dans un environnement bruyant. Les robots devraient d'ailleurs être programmés pour éprouver de la douleur afin de se protéger et de persister dans l'être. On pourrait dès lors torturer un robot ! Par contre, leur faire éprouver du plaisir quand ils atteignent leur but, couvrent leurs besoins, améliorent leur état, augmentent leur puissance semble moins nécessaire pour un être qui n'est pas vivant (lui donnant une autonomie superflue dont le gain d'efficacité n'est pas évident). Cela devrait sans doute s'imposer malgré tout dans leurs interactions avec nous, qui pourraient aller jusqu'à l'attachement comme on le constate au Japon. Il y a déjà des jeux qui détectent les émotions des joueurs pour s'y ajuster en mesurant leur niveau de stress via leur bracelet ou montre connectés, en observant leurs mouvements oculaires voire leurs émotions faciales. En tout cas, comme on a vu, dans le cerveau aussi les circuits de la récompense et de la peine sont bien distincts.

Pour mieux s'en prémunir, certains imaginent comment créer une IA malveillante, comment une intelligence artificielle pourrait nous nuire. Pour l'instant il semble que ce soit seulement par de fausses informations qu'elle pourrait déstabiliser la société (pas besoin d'IA pour cela!). A noter qu'avec Movidius on peut avoir un réseau neuronal sur une clé USB (au lieu d'utiliser le cloud). Pour sa part, Google tente de rendre l'IA créative mais cela reste limité (il y a aussi Vicarious qui imite le cerveau pour apporter l'imagination à l'IA). Certains tentent d'appliquer le deep learning au contrôle au faciès et prétendent déterminer la personnalité au visage (mais ne font que reproduire des stéréotypes) alors que Google veut utiliser la reconnaissance faciale pour remplacer les mots de passe dans Android (ou avec un "score de confiance" basé sur votre modèle de frappe, la façon dont vous marchez, etc.). Google ouvre aussi aux développeurs ses outils de traitement du langage (comme SyntaxNet) et intègre à Android (comme à son appareil domotique) un assistant virtuel conversationnel qui répond aux questions en langage naturel (voir aussi Rue89). Il y a d'ailleurs Viv dont on avait déjà parlé qui est capable d'exécuter des actions complexes par commande vocale. Plutôt que les lunettes ou les montres, l'interface du futur pourrait donc bien être la voix et des oreillettes (ou mieux par conduction osseuse ?). Déjà les Chinois utilisent beaucoup les interfaces vocales mais le jour où la compréhension du langage sera vraiment au point, ce sera sans doute l'interface la plus naturelle (ou juste par la pensée ?). Il y a déjà une oreillette qui traduit les conversations en temps réel mais il ne faut pas en attendre des miracles. Plus anecdotique, on peut signaler le Tap system qui se met comme un gant et pourrait ainsi remplacer un clavier mais semble un peu difficile à utiliser.

Pendant ce temps là, Apple investit dans le concurrent chinois d'Uber alors que Google lance son service de co-voiturage à partir de Waze et, avec ses Google cars (qui seront fabriquées par Fiat Chrysler et devraient rouler dans 5 ans), il pourrait finir par concurrencer Uber (qui teste ses propres voitures autonomes). L'ubérisation de l'économie est sans aucun doute notre avenir mais ce n'est pas forcément Uber qui en profitera. Sinon, un des grands avantages des Teslas, c'est leur connexion internet qui permet le recueil de données en temps réel et des mises à jour automatiques mais c'est quand même assez inquiétant. Il se pourrait d'ailleurs que ce soient les camions autonomes qui se déploient le plus rapidement sur les autoroutes, en gardant des chauffeurs mais qui pourront dormir (voir aussi Rue89).

On avait prédit que le Bitcoin rencontrerait des limitations techniques cette année mais pour l'instant, il est au plus haut (les Chinois se préservant d'une dévaluation) et il y a une ville suisse qui se met au paiement par Bitcoin. En tout cas, la technique de la blockchain continue a se répandre, certains proposant de l'utiliser pour empêcher les manipulations des études pharmaceutiques ! Il y a même une Decentralized Autonomous Organization (DAO) qui se met en place, fonctionnant grâce au programme de gestion de blockchain Ethereum qui fournit une transparence totale et des règles de gouvernance immuables car inscrites dans la blockchain. Ce n'est cependant, pour l'instant, qu'un fond d'investissement...

« C’est une forme d’organisation incorruptible qui appartient aux personnes qui ont aidé à la créer et à la financer, et dont les règles sont publiques ».

Parties prenantes d'une DAO

 



Brèves et liens


 

Physique


cosmologie, physique quantique, nanotechnologies
 

- La détection des ondes gravitationnelle renforce l'hypothèse des trous noirs comme matière noire

Est-ce que les trous noirs qui ont fusionné à 1,3 milliard d’années de la Terre et qui ont été détectés par Ligo en septembre 2015 étaient des trous noirs primordiaux ? C’est possible et dans ce cas, nous devrions observer d’autres cas similaires. © Nasa

Pour Alexander Kashlinsky, chercheur au GSFC de la Nasa, la matière noire pourrait bien se composer de trous noirs primordiaux, comme cela a déjà été proposé. Certaines correspondances dans le fond diffus infrarouge et le fond diffus de rayonnement X tendent à le montrer. Et selon lui, toutes les galaxies sont entourées d'une sphère de trous noirs...

Les trous noirs primordiaux se seraient formés au cours de la première seconde de l’Univers par des fluctuations de densité, lorsqu’il était encore extrêmement chaud et compact. Selon les théoriciens, la fenêtre de leur création n’est restée ouverte qu’une fraction de seconde, ce qui restreint la fourchette de leur masse (quelques dizaines de masses solaires).

Or, les deux trous noirs qui ont fusionné à 1,3 milliard d’années-lumière de nous et dont la collision a été repérée par l’interféromètre Ligo (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) en septembre 2015, avaient, au grand étonnement des chercheurs, des masses individuelles similaires (estimées à 29 et 36 fois la masse du Soleil).

Les déformations de l’espace-temps imposées par la matière noire a donc pu créer de petites fluctuations dans la distribution de la matière issue de la nucléosynthèse primordiale. Agrégée par attraction mutuelle, la matière noire a formé des petits halos où la matière ordinaire a été capturée. C’est au sein de ces graines de densité que naîtront un peu plus tard les premières étoiles.

L’auteur démontre que si les trous noirs primordiaux jouent le rôle de la matière noire, le processus est rapide et produit des inhomogénéités semblables à celles observées dans le CIB. Et cela même si seulement une petite fraction des minihalos a réussi à engendrer des étoiles.

Enfin, le gaz qui se déverse dans ces halos peut être en partie happé au passage par les trous noirs qui les constituent. Résultat : un excès de rayonnement X produit par la matière chauffée en s’enroulant autour d’eux. Voilà qui expliquerait bien les observations du CXB.

- Une planète habitable autour d'une étoile naine à 40 années lumières

Une vue d'artiste d'un système d'exoplanètes. © Nasa/JPL-Caltech

Il reste beaucoup d'inconnues mais sur 3 planètes une semble prometteuse et assez proche pour qu'on puisse analyser son atmosphère d'autant mieux que son soleil est peu brillant.

Les planètes sont "de taille similaire à la Terre", "potentiellement habitables" et "propices aux études atmosphériques détaillées avec la technologie actuelle" puisqu'elles ne sont pas trop éloignées.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Un immense trou coronal sur le Soleil

Animation créée à partir des images de SDO capturées entre le 17 et le 19 mai à 211 Ångstöms. © Nasa, SDO

Les trous coronaux sont en réalité des régions où les lignes du champ magnétique s’ouvrent vers l’espace et ne replongent pas dans le Soleil, libérant ainsi les gaz chauds. Depuis ces vastes étendues sombres (car plus froides), le vent solaire s’échappe en effet à des vitesses trois fois supérieures à la normale ce qui, lorsque le trou béant est dirigé vers la Terre, peut occasionner des tempêtes géomagnétiques et des aurores visibles aux hautes latitudes.

- Sur Mars, deux tsunamis géants révèlent un ancien océan

Vue d'artiste de l'hypothétique océan martien, qui aurait recouvert les plaines du Nord. Nasa

Un grand océan aurait recouvert les grandes plaines du nord de Mars selon plusieurs scénarios. Il a peut-être été le théâtre de deux grands tsunamis, provoqués par des impacts de météorites.

Voir aussi Futura-Sciences.

- L'eau bout à la surface de Mars malgré le froid

 Comparaison des morphologies formées par l’écoulement d’eau liquide sur Terre et sur Mars ©Marion Massé

Du fait de la faible pression atmosphétique à sa surface, l'eau coule sur la planète Mars en faisant jaillir le sable comme du pop-corn, à l'origine d'un relief particulier.

Aussi contre contre-intuitif que cela puisse paraître, à une pression de 6 millibars, l'eau se met à bouillir à 0°C.

- L'intrication dans 2 cavités permet de tester la superposition sans la détruire

On peut donc savoir si le chat est mort ou vivant sans ouvrir la boîte !

- Les isolants topologiques parfaits pour la spintronique

Le potentiel de l'isolant topologique pour la spintronique a été démontré. En effet, ils ont pu observer, à température ambiante, une forte conversion de courant de spin en courant de charge (spin to charge current conversion ou SCC) via les états électroniques de surface de l'isolant topologique avec des expériences de pompage de spin par résonance ferromagnétique (TI).

Les opérations élémentaires en spintronique comprennent, d'une part, la création de courants de spin à partir de courants de charge (courants électriques) et, d'autre part, la détection de courants de spin via leur transformation en courants de charge, autrement dit des conversions entre courants de charge et de spin.

Bien que la spintronique classique implique en général l'utilisation de matériaux magnétiques pour ces conversions, il apparaît aujourd'hui que ces conversions peuvent également être obtenues via l'exploitation du couplage spin-orbite (spin-orbit coupling ou SOC), la correction relativiste apportée à l'équation de la physique quantique, et qui peut être particulièrement forte dans les matériaux contenant des atomes lourds. Un exemple typique d'effet de SOC est l'effet Hall de spin (spin Hall effect ou SHE) dans des métaux lourds, et par lequel un courant de charge peut être converti en un courant de spin transverse. L'effet Hall de spin inverse (inverse spin Hall effect ou ISHE) est un autre exemple, où la conversion est effectuée dans l'autre sens. Aujourd'hui, il s'avère qu'une conversion plus efficace peut être obtenue par l'exploitation des propriétés d'un système bidimensionnel électronique induites par le SOC, et ceci au niveau de certaines surfaces et interfaces, à savoir les interfaces dites de Rashba et les surfaces ou interfaces de nouveaux matériaux baptisés isolants topologiques (topological insulators ou TIs). Dans ce cas, la conversion de courant de charge en courant de spin est appelée Effet Edelstein (EE), du nom du scientifique qui en a fait la première description, et Effet Edelstein inverse (IEE) pour la conversion dans l'autre sens.

C'est imbitable mais presque poétique...

- Du graphène superhydrophobe empêche le givre

scientifiques de l'Université de riz ont modifié leur base de graphène-de-icer pour résister à la formation de glace bien en dessous du point de congélation et ajouté des capacités superhydrophobes.  Le film robuste est destiné à être utilisé dans des environnements extrêmes, ainsi que sur les avions, les lignes électriques et les navires.  Source: Groupe / Université Tour de riz

Le matériau, qui peut aussi être chauffé par électricité, est déposé par pulvérisation et conviendrait pour les avions, les lignes électriques, les dômes de radar et les navires.

- Des nanomatériaux "intelligents" à base de carbone qui réagissent à la lumière

De nombreuses équipes à travers le monde s'intéressent aux fullerènes, aux "nanodots", aux nanotubes de carbone ou encore au graphène. Fonctionnalisés avec des molécules appropriées, ils acquièrent des propriétés nouvelles. Ils peuvent générer des nanomatériaux intelligents et dynamiques pouvant être contrôlés à distance (Figure). En greffant des molécules sensibles à des stimuli externes sur de tels systèmes à base de carbone (par exemple par la lumière, une pression mécanique, le pH, un champ électrique ou magnétique, etc.), les chercheurs ont montré qu'il est possible de générer des nanomatériaux de carbone "intelligents" et dynamiques pouvant être contrôlés à distance. Parmi ces différents stimuli, la lumière présente l'avantage d'offrir une haute résolution spatio-temporelle et d'être non invasive sur une large gamme de longueurs d'onde.

On pourrait ainsi moduler un grand nombre de propriétés physico-chimiques: moment dipolaire, conductivité, transfert/séparation de charge, transport de charge, magnétisme, fluorescence, dispersibilité, morphologie, etc. Une telle faculté de modulation est essentielle pour des applications dans de nombreux domaines comme l'(opto)électronique (jonctions moléculaires, transistors à effet de champ, mémoires), le stockage d'énergie solaire thermique, la détection, l'imagerie biomédicale et la délivrance de médicaments.

 

Climat


climat, énergies, écologie

- Nos canicules estivales sont peut-être prévisibles grâce à l'océan Atlantique ?

Schéma de l'Amoc (Atlantic Meridional Overturning Circulation, la circulation méridienne de retournement dans l'Atlantique), avec le réseau d'observation Rapid sur le parallèle 26° N (les mouillages sont représentés en jaune), de part et d'autre de la ride médio-Atantique (Mid-Atlantic Ridge array). Les flèches noires indiquent le courant dû au vent (le transport d'Ekman), surtout orienté vers le nord. En rouge, le mouvement des eaux supérieures, jusqu'à 1.100 m de profondeur, chaudes. Dans la partie ouest, c'est le Gulf Stream, qui passe tout entier dans le détroit de Floride (Straits of Florida), où il peut être mesuré. La couleur bleue montre le courant d'eau profonde, froide, qui part vers le sud. Les anglophones pourront consulter un article d'Aurélie Duchez sur le blog du Mooc de l'université de Southampton. © Université de Southampton

Schéma de l'Amoc (Atlantic Meridional Overturning Circulation, la circulation méridienne de retournement dans l'Atlantique), avec le réseau d'observation Rapid sur le parallèle 26° N (les mouillages sont représentés en jaune), de part et d'autre de la ride médio-Atantique (Mid-Atlantic Ridge array). Les flèches noires indiquent le courant dû au vent (le transport d'Ekman), surtout orienté vers le nord. En rouge, le mouvement des eaux supérieures, jusqu'à 1.100 m de profondeur, chaudes. Dans la partie ouest, c'est le Gulf Stream, qui passe tout entier dans le détroit de Floride (Straits of Florida), où il peut être mesuré. La couleur bleue montre le courant d'eau profonde, froide, qui part vers le sud.

Quand l’Amoc est plus forte que la moyenne, 2 à 5 mois plus tard, on observe des températures plus élevées au nord et plus faibles au sud de 26° N. Dans ce cas, davantage de chaleur est ainsi extraite des tropiques (au sud de 26° N), cette région devenant ainsi plus froide que la normale, et davantage de chaleur est transportée vers le nord de cette section. Si l’Amoc est plus faible que la moyenne, à l’inverse, on s’attend à ce que les températures de surface de l’océan soient plus chaudes que la moyenne au niveau des tropiques, mais qu’elles soient plus froides que la moyenne au nord de 26° N, ce qui pourrait influencer par exemple nos hivers froids européens.

Les observations récentes de l’océan ont aussi permis de découvrir ce que les scientifiques ont nommé le « Big Blue Blob », en gros la « grosse tache bleue ». Alors que l’année 2015 a été reconnue comme la plus chaude jamais enregistrée, pour les températures sur terre comme dans l’océan, une « tache » de températures froides a été observée en 2015 au sud-est du Groenland, une « tache » (représentée en bleu sur les cartes) que les scientifiques de l'université de Southampton ont réussi à associer à la canicule de l’été 2015 en Europe centrale. Une curieuse corrélation semble aussi apparaître entre un refroidissement similaire et exceptionnel de l’est du gyre subpolaire et la génération des vagues de chaleur les plus intenses d’Europe centrale depuis les années 1980, notamment la canicule de 2003.

Nous supposons que le lien entre ces anomalies froides de température de l’océan et les températures extrêmes observées durant plusieurs étés caniculaires pourrait se faire par l’intermédiaire du Jet Stream.

Les scientifiques s'inquiètent aussi de plus en plus du ralentissement de la circulation thermohaline (Labrador et Gulf Stream) qui pourrait provoquer un changement brutal du climat (plus froid en Europe).

- Un réchauffement un peu moins fort que prévu, le dégagement de soufre n'ayant pas augmenté les nuages

On pensait que les aérosols en liaison avec de l’acide sulfurique avaient un rôle majeur dans la formation des nuages. Comme la quantité de cet acide a augmenté avec la révolution industrielle, la couverture nuageuse a dû augmenter, pensait-on. Elle aurait donc refroidi la Terre si l’effet de serre causé par le gaz carbonique en augmentation n’avait pas contrecarré cet effet.

Mais les chercheurs ont finalement montré que des vapeurs organiques, dites biogènes, émanant des arbres créent de nombreuses particules d'aérosols dans l’atmosphère, même en l’absence d’acide sulfurique. Or, si les aérosols biogènes ont tout de même permis de former une couverture nuageuse non négligeable pendant l’ère préindustrielle, les modèles climatiques qui prenaient comme point de comparaison un état de l’atmosphère à cette époque sans inclure cet effet ont peut-être conduit à surévaluer légèrement l’effet du gaz carbonique sur le réchauffement climatique. Si tel est le cas, c’est peut-être rassurant car le réchauffement pourrait être d'un peu moindre ampleur vers 2100 ?

- L'olivine de la croûte terrestre pour réduire l'acidité de l'océan

minéral broyé en mains en coupe d'une personne

Les océans sont désormais 25% plus acides qu'ils ne l'étaient avant la révolution industrielle, à cause de l'augmentation du dioxyde de carbone qui se transforme en acide carbonique. L'acidification menace un large éventail d'organismes marins, notamment les coraux, les moules, les oursins et les huîtres, car il rend plus difficile pour eux de construire leurs squelettes ou coquilles.

L' olivine est un minéral de silicate de magnésium qui est l'un des constituants principaux de la croûte terrestre. Il avait été suggéré précédemment comme un moyen de capturer le CO2. Les quantités nécessaires auraient été trop élevées pour cela, mais il en faudrait beaucoup moins pour réduire localement l'acidification des océans. Au contact de l'eau de mer, l'olivine échange progressivement ses ions magnésium avec des protons (H+), contribuant ainsi à réduire l'acidité (pH).

- Nouvelles batteries avec nanotechnologies (anode au silicium, cathode au soufre)

Les augmentations de performance vont de 10% à 40% mais cela pourrait multiplier par 10 la capacité des batteries actuelles ! A confirmer mais on voit que les batteries progressent chaque mois après de longues années de stagnation.

Un nouveau concept pour une des fonctions de la batterie de débit comme un vieux sablier ou oeuf minuterie, avec des particules (dans ce cas réalisé sous forme de suspension) circulant à travers une étroite ouverture d'un réservoir à l'autre.  Le flux peut alors être inversé en tournant le périphérique.  Image courtoisie des chercheurs.- Une nouvelle batterie liquide sablier !

Contrairement aux autres batteries à flux redox, celle-ci est dépourvue de pompes, n'utilisant que la gravité, la puissance délivrée étant dépendante de l'angle.

- Une pile avec des sédiments marins

Simple et non polluante, la pile benthique produit de l'électricité à partir de sédiments et serait parfaitement adaptée à l'alimentation de capteurs océaniques pérennes.

Les chercheurs ont mis au point une interface électronique à base de circuits du commerce, avec laquelle ils ont obtenu des résultats prometteurs. "Notre démonstrateur, testé en milieu aquatique salé en laboratoire, produit 0,1 watt par mètre carré de pile, ce qui est suffisant pour alimenter de façon autonome et pérenne un petit capteur mesurant la température de l'eau, par exemple".

- Une petite unité de production d'électricité hors réseau

Le prototype inauguré par Gamesa à La Muela, près de Saragosse. CESAR MANSO / AFP

Le fabricant espagnol d'éoliennes Gamesa, un des plus importants au monde, a dévoilé un prototype d'unité de production d'électricité hors réseau.

Le prototype inauguré par Gamesa à La Muela, près de Saragosse (Espagne) combine une éolienne, des panneaux solaires, un générateur diesel et des batteries pour stocker l'électricité. La capacité totale de cette installation, présentée comme une première mondiale, est de 2 megawatts, de quoi couvrir la consommation de 800 familles

- Un ciment d'argile sans chauffage

Ciment d'argile

e nom HP2A vient de 'High Performance Alcaline Activation'. Dans le ciment Portland classique, la réaction est une recristallisation. Avec notre procédé d'activation alcaline, ce sont des liaisons covalentes dont la force est plus élevée qui se créent. La réaction moléculaire, qui se fait à froid, est naturelle et ne nécessite aucun produit issu de la pétrochimie. Cette technologie, issue des géopolymères, se résume en fait à recréer de la pierre à partir de l'argile.

Son empreinte écologique est faible : là où une tonne de ciment émet une tonne de CO2, une tonne de liant HP2A n'en émet que 50 kg.

- Un revêtement fait avec des pneus usagés rend les routes silencieuses

- Bangladesh : un climatiseur sans électricité

Ce procédé de climatisation low cost permet de faire baisser de quelques degrés la température. © Eco-cooler

Les fenêtres de la cabane sont habillées de plaques trouées accueillant le goulot d’une trentaine de bouteilles de plastique recyclé, plantée côte à côte et dont le fût, orienté à l’extérieur, a été coupé. L’air chaud ambiant s’engouffre dans ces goulots, il y est brusquement comprimé. A la sortie, il y a une détente qui fait baisser de quelques degrés l’air.

- Des plantes modifiées pour multiplier les récoltes par an

Les chercheurs se sont intéressés à un photorécepteur de lumière bleue CRYPTOCHROME 2 (CRY2) dans l'Arabidopsis qui est stable dans l'obscurité mais qui se photodégrade à la lumière bleue. La dégradation de CRY2 est précédée d'une modification post-traductionnelle. D'abord, l'exposition à la lumière bleue déclenche la phosphorylation de la protéine, qui est suivie par l'ubiquitination du photorécepteur qui cible la protéine pour dégradation par le protéasome.

Les chercheurs du projet MOLECULAR CLOCK ont étudié une modification post-traductionnelle de CRY2 récemment découverte, la sumoylation. La sumoylation implique la fixation covalente de protéines SUMO (pour "small ubiquitin-like modifier") à la protéine cible. Les chercheurs ont confirmé la sumoylation de CRY2 et identifié l'un des résidus cibles majeurs.

Concernant l'importance biologique du processus, les résultats ont montré que la sumoylation n'avait pas d'impact sur la liaison de son cofacteur flavine adénine dinucléotide (FAD), qui permet à CRY2 de percevoir la lumière bleue. De plus, la sumoylation n'a pas modifié la localisation subcellulaire de CRY2. De manière importante, les tests de stabilité ont révélé que l'ajout de SUMO est impliqué dans l'ajustement de la dégradation de CRY2 pendant la perception de la lumière.

L'impact biologique de la sumoylation inclut l'induction de petites différences dans la longueur de l'hypocotyle au cours du développement des jeunes plants. La période de floraison a été retardée chez des mutants de CRY2 et la complémentation de ce phénotype a été observée en exprimant des formes de type sauvage et de mutants de CRY2.

- Pour éradiquer ses carpes, l'Australie répand une forme d'herpès dans ses fleuves

Des voies navigables sont devenues complètement boueuses à cause de la forte population de carpes qui déracinent les plantes aquatiques. De plus, près de 90% des poissons endémiques y ont disparu.

Une forme de virus de l'herpès, l'Herpesvirose type-3 de la carpe (CyHV-3 ou KHV), s'est révélée très efficace. Ce virus s'attaque notamment aux reins, branchies et foie du poisson qui meurt entre 5 et 24 jours après.

- Un village "auto-suffisant" en Hollande

Imaginé par une entreprise californienne, il doit être inauguré en 2017. Ses habitants pourraient y produire directement leur nourriture, leur énergie, recycler leurs déchets et filtrer leurs eaux usées.

Le projet architectural repose sur cinq piliers : la construction de maisons à énergie positive ; la production à haut rendement de nourriture bio à côté des habitations ; la consommation d'énergies renouvelables ; le recyclage des déchets et le filtrage de l'eau; et enfin la responsabilisation des communautés locales.

On prévoit des tonnes de nourriture bio chaque année - des légumes, des fruits, des noix, du poisson, des oeufs, du poulet, des produits laitiers et des protéines issus de tout petits animaux”.

Le projet de village auto-suffisant (Crédit : Effekt)

 

Biologie


évolution, génétique, éthologie, anthropologie, neurologie

- Les particules éjectées du jeune soleil à l'origine de la vie ?

Il y a 4 milliards d’années, les « supertempêtes » du jeune Soleil bousculaient la magnétosphère terrestre jusqu’à 10 fois par jour. © M. Weiss, CfA

Il y a 4 milliards d'années, notre monde ne semblait pas situé dans la zone habitable du Soleil. En effet, comme l’indiquent les modèles d’évolution stellaire corroborés par l’observation directe des alter ego de notre étoile éparpillés dans la Galaxie, la luminosité du jeune Soleil était environ 30 % inférieure à ce qu’elle est aujourd’hui. Aussi, dans cet environnement plus froid, on pourrait imaginer qu’il n’y avait pas d’eau liquide à la surface de la planète, qui devait ressembler à une boule de glace… Eh bien pas du tout. Comme le montrent les registres géologiques, l’eau était liquide et abondante, la Terre était une planète rocheuse potentiellement habitable. Cette énigme s’appelle « le paradoxe du jeune Soleil faible » (Faint Young Sun Paradox).

En ce temps-là, le champ magnétique terrestre était plus faible et l’enveloppe atmosphérique était composée à 90 % d’azote moléculaire (N2). Ce gaz est neutre et très peu réactif. Mais l’assaut violent et répété du vent solaire a pu briser ces molécules et produire des atomes d'azote isolés. Bien plus réactifs, ils auraient réagi sur le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4), pour former notamment du monoxyde de carbone (CO) et du protoxyde d’azote (N2O), un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2. Selon les auteurs, même si sa concentration dans l'atmosphère était faible, ce protoxyde d'azote aurait suffi à la réchauffer suffisamment pour que l'eau reste liquide à la surface de la Terre.

Les chercheurs vont plus loin et avancent que cette modification de la composition chimique de l’atmosphère aurait aussi pu initier une chimie prébiotique, grâce à l'apparition du cyanure d'hydrogène (HCN). Ce composé, très réactif, peut en effet conduire à des composés azotés, comme les acides aminés. Ensemble, cinq molécules de HCN peuvent aussi former de l'adénine (qui se trouve dans la molécule d'ATP et dans les acides nucléiques). De plus, l'énergie quotidiennement apportée par le vent solaire pourrait être celle qui a permis à la chimie prébiotique d'aller jusqu'aux grandes molécules, comme l’ARN.

Voir aussi Futura-Sciences.

- La synthèse primitive de l'adénine et la guanine nécessaires à l'ARN

Afficher l'image d'origine2 des bases nucléiques de l'ARN (et de l'ADN), l'adénine et la guanine (qui sont tous les deux des purines) semblaient trop difficiles à synthétiser jusqu'ici parce qu'on essayait de les synthétiser séparément alors qu'on arriverait naturellement à les produire ensemble à partir de l'acide formique et d'aminopyrimidines, présents à l'époque primitive et donc probablement à l'origine de la vie.

We report that the condensation of formamidopyrimidines (FaPys) with sugars provides the natural N-9 nucleosides with extreme regioselectivity and in good yields (60%). The FaPys are available from formic acid and aminopyrimidines, which are in turn available from prebiotic molecules that were also detected during the Rosetta comet mission. This nucleoside formation pathway can be fused to sugar-forming reactions to produce pentosides, providing a plausible scenario of how purine nucleosides may have formed under prebiotic conditions.

- Des organismes multicellulaires (eucaryotes?) datés de 1,56 milliard d'années ?

Jusqu'à présent, la majorité des études scientifiques font remonter l'apparition des premiers organismes multi-cellulaires eucaryotes entre 635 à 541 millions d'années avant notre ère.

- Le rôle de l'ADN "poubelle" mieux compris

De nouvelles méthodes permettent de comprendre le rôle de l'ADN non-codant, c'est-à-dire ne produisant pas de protéines mais produisant malgré tout des ARN qui ont un rôle régulateur en s'appariant à d'autres ARN.

Je suis persuadé pour ma part qu'une partie de l'ADN non-codant a juste un rôle dans la forme de l'ADN mais une bonne partie interfère effectivement avec la production de protéine et cette nouvelle phase de la compréhension du génome montre l'étendue de notre ignorance jusqu'ici.

- Conception top-down de l'auto-assemblage bottom-up d'une forme donnée avec l'ADN

il en gras ligne, connue sous le nom d'un arbre couvrant, suit la forme géométrique souhaitée, toucher chaque sommet juste une fois.  Un algorithme de Spanning Tree est utilisé dans la nouvelle méthode ADN origami pour tracer le chemin de routage approprié pour le brin d'ADN.Cette nouvelle méthode de conception, qui peut produire pratiquement toute forme polyédrique, repose sur une stratégie top-down, qui commence par un aperçu de la forme souhaitée et travaille en arrière par étapes pour définir la séquence d'ADN nécessaire qui, correctement pliée, obtiendra la forme voulue pour le produit fini.




- La butyrylation des histones, 3ème mécanisme épigénétique

Certains composés générés lors des processus métaboliques sont directement utilisés pour modifier chimiquement des histones et ainsi ils impactent le fonctionnement des gènes et peuvent contribuer à laisser la mémoire d’un évènement donné, au niveau du génome. Il existe un flux continu de matière entre l’environnement, les processus métaboliques et l’épigénome. Une compétition entre l’acétylation et la butyrylation des histones crée un état dynamique nécessaire au bon fonctionnement des gènes. Une modification du rapport des donneurs de l’acétyl et du butyryl pourrait durablement modifier l’expression des gènes actifs et générer un dysfonctionnement cellulaire. © Saadi Khochbin

L’une des premières modifications chimiques identifiée et intensément étudiée est l’acétylation. Elle est mise en place par des enzymes, les histones-acétyltransférases (HAT), et elle est reconnue par des protéines portant un domaine particulier, le bromodomaine : elle est enlevée par d’autres enzymes, les histones-déacétylases (HDAC). Les HAT utilisent l’acétyl-CoA, une petite molécule produite par le métabolisme, pour diriger l’acétylation des histones. Celle-ci peut directement modifier l’empaquetage des gènes par les histones ou constituer un signal pour l’action d’autres protéines sur les gènes. Ce système lie donc directement le fonctionnement des gènes à la production de l’acétyl-CoA dans les cellules et, de ce fait, lie l’activité des gènes au métabolisme.

Les recherches effectuées en collaboration par des scientifiques français, américains et chinois, montrent que l’acétylation des histones a un compétiteur, la butyrylation, une modification qui prend sa source également dans le métabolisme. De manière surprenante, il a été observé que les gènes les plus actifs, non seulement sont marqués par l’acétylation des histones, mais également par la butyrylation de ces mêmes histones. Ils montrent également que l’enzyme qui acétyle les histones en dirige aussi une butyrylation.

La butyrylation comme l’acétylation des histones active directement l’expression des gènes mais, en revanche, elle empêche les protéines qui reconnaissent l’acétylation de se fixer aux histones. De ce fait, les chercheurs ont découvert un aspect de l’expression active des gènes qui est basé sur une alternation successive des différentes modifications chimiques des histones avec des conséquences fonctionnelles opposées.

- Le mécanisme d'infection des bactériophages observé

- Les Palmophyllales, précurseurs des multicellulaires ?

Elles ressemblent à des algues vertes communes, mais les apparences sont trompeuses puisque chaque "algue" est en fait un regroupement de millions d'organismes unicellulaires, sans contact direct entre eux, fixés dans une matrice gélatineuse. Autre fait singulier à leur sujet, ces algues vivent à des profondeurs allant jusqu'à 200 mètres, là où la lumière solaire, essentielle à la survie des plantes vertes, se fait très rare.

Les Palmophyllales seraient apparues très tôt au cours de l'évolution, il y a plus de 500 millions d'années, mais il s'agit d'une approximation, souligne le professeur Lemieux. Elles seraient issues de la lignée évolutive la plus ancienne des plantes vertes. Il est possible qu'au moment de leur apparition, elles aient été des unicellulaires libres et que leur structure macroscopique se soit développée par la suite.

Cela fait un peu penser aux siphonophores.

- Une éponge millénaire ?

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Il est difficile de connaître l'âge des éponges mais celle-ci a au moins plusieurs siècles et possiblement beaucoup plus. Les éponges sont sans doute parmi les premiers, sinon les premiers multicellulaires , dont nous descendrions donc (nous partageons beaucoup de gènes avec les éponges!).

- Les arbres dorment la nuit

La nuit, les arbres baissent un peu leurs branches. © Val Thoermer, Shutterstock

Pour la première fois, des chercheurs ont observé des arbres qui reposaient leurs branches la nuit en les abaissant de 10 cm environ. Ces changements physiques évoquent une forme de sommeil ou un cycle jour-nuit, déjà observé chez des plantes plus petites.

- Un nouveau cousin du Tricératops avec un « bouclier d'épines »

Une reconstitution d'un troupeau de ce nouveau dinosaure à cornes, découvert dans l'Utah. © Crédit Illustration / Mark Witton

Voir aussi Futura-Sciences.

- Une scène de deuil de chimpanzés

Un jeune et la mère adoptive du chimpanzé mort sont restés auprès de lui. © Capture d'écran YouTube / New Scientist

Constaté par le scientifiques, le comportement général de deuil du groupe auquel appartenait le singe mort semble modulé par l'importance des relations sociales qu'il entretenait avec chaque individu présent. Un mâle, Pan, qui avait apparemment pris Thomas sous son aile, essaye d'arrêter un jeune chimpanzé voulant jouer avec le cadavre, peut-être pour éviter cet apparent "manque de respect". Une femelle dominante, Violet, va jusqu'à taper violemment ce dernier, comme pour "recentrer" l'attention sur elle. Noel, la mère adoptive de Thomas, lui nettoie les dents avec une brindille et l'épouille délicatement. La dizaine d'autres chimpanzés présents sont assis devant le corps, le touchent gentiment ou le sentent doucement.

Ce n'est pas la première fois qu'on voit ce genre de scène et la douleur de la séparation (chez les loups aussi, la mort de leur souffre douleur provoquant une nuit de plaintes déchirantes) mais ce qui me semble aller contre une véritable "conscience de la mort", c'est que souvent les mères chimpanzés transportent très longtemps avec elles le cadavre de leur petit mort.

- Des femelles gorilles homosexuelles

Des femelles gorilles, homosexuelles pour le plaisir ?Des rapports homosexuels ont été documentés pour la première fois entre des femelles gorilles des montagnes.

Ce n'est pas une surprise (on le voit chez de très nombreux animaux) mais les gorilles sont très sentimentaux semble-t-il et s'attachent facilement. J'ai vu à la télé un gorille adolescent très malheureux de voir partir un homme avec lequel il s'était trop bien amusé pendant quelques jours...

- Une grotte occupée par Néandertal, il y a 176 000 ans

Grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne), prise de mesures pour l'étude archéo-magnétique. CREDIT: Etienne Fabre - SSAC

Deux arrangements de forme ovoïdale (2,2 x2,1 mètres et 6,7 x4,5 mètres) constitués de 400 éléments de stalagmites, correspondant a plus de deux tonnes de matériel déplacés y ont été datés de 176 000 ans !

« Si l’on ne peut établir le rôle précis qu’ont pu jouer ces structures, leur emplacement dans les profondeurs de la grotte associé à de nombreuses traces de feu, [18 emplacements de combustion répertoriés] indiquent que leurs constructeurs avaient des comportements plus complexes que ceux attribués jusque-là aux Néandertaliens ».

Voir aussi Samedi-Sciences, Futura-Sciences et Techno-Science. Le plus important serait que Néandertal ait pu aller dans des grottes profondes (300m ici), capables donc de s'éclairer. Du coup on prétend de nouveau que Néandertal n'était pas différent de nous et aussi évolué, doué de langage, etc., alors que tout montre le contraire (et rappelons à ceux qui voudraient qu'on soit de la même espèce qu'il n'y a pas eu d'hommes sapiens hybridés avec Néandertal). Si on trouve effectivement quelques traces de comportements symboliques (comme on en trouve chez les Chimpanzés), cela n'a rien à voir avec leur profusion chez Sapiens. Actuellement, l'hypothèse la plus vraisemblable, c'est une invention du langage narratif vers 80 000 ans (ou après l'éruption du Mont Toba?) et la constitution de groupes plus importants sans quoi une culture complexe ne peut se transmettre, avec une accélération de l'évolution humaine peut-être liée à une sélection guerrière. Tout cela fait une grande différence avec Néandertal sans doute limité à un langage phonétique (ou gestuel) et répugnant aux groupes trop nombreux (pour supporter les groupes plus importants, il y a eu diminution de la testostérone chez Sapiens, visible sur les fossiles). Rappelons qu'il n'y a pas d'organe qui ne se développe sur une aptitude préalable du vivant, de même qu'on peut toujours trouver des ébauches de ce qui nous caractérise comme humains... mais sur une toute autre échelle.

- Disparition de Néandertal : la piste des maladies tropicales

L'Homme de Néandertal, dont on voit ici une reconstitution réussie (à gauche, bien sûr) a légué des gènes à Homo sapiens (à droite, évidemment). Notre espèce a aussi en elle les gènes d'une autre lignée, celle de Denisova, et les a conservés ou non, selon les régions. La génétique éclaire ainsi l'histoire de la famille humaine, faite de migrations, de métissages et d'adaptations à des environnements multiples. Vivant probablement en petits groupes de quelques dizaines de personnes tout au plus, les néandertaliens n’étaient pourtant pas protégés par la propagation lente d’épidémies. Ils auraient été affaiblis par les maladies tropicales contractées au contact d’Homo sapiens ce qui expliquerait partiellement leur disparition.

En combinant les études génétiques sur le génome de pathogènes et l’ADN d’hominidés anciens, les chercheurs sont finalement arrivés à soupçonner que certaines maladies chroniques comme le ténia, la tuberculose, les ulcères d’estomac et quelques types d’herpès ont, à défaut d’être vraiment mortelles, contribué à affaiblir les néandertaliens.

- La plus vieille hache en Australie, il y a 49 000 ans

Fragments de la hache qui a été retrouvée à Kimberley, la plus vieille du monde. ANU

Elle daterait de 46 000 à 49 000 ans soit très peu de temps après l'arrivée des premiers humains en Australie. "Nulle part ailleurs dans le monde vous ne trouverez des haches datant de cette époque". Jusqu'à présent, les plus anciennes haches retrouvées provenaient du Japon et elles étaient datées de 35 000 ans environ et l'outil semble s'être popularisé beaucoup plus tard, à l'époque de la pierre polie, il y a environ 10 000 ans avec l'essor de l'agriculture.

La hache retrouvée, dont des premiers fragments ont été mis au jour au début des années 90, est faite en basalte, elle a été façonnée et polie contre une roche plus tendre comme du grès.

Les Australiens étaient donc très en avance sur nous mais n'ont plus autant évolué ensuite. Ce n'est pas une question de gènes mais de pression environnementale.

- Une nouvelle grotte ornée en Espagne

Gravures rupestres découvertes dans la grotte d'Atxuraa, au Pays-Basque espagnol. Parmi le bestiaire préhistorique de nombreux bisons, dont un transpercé par des armes de jets (en bas, à gauche). Difficilement lisibles, les gravures ont été numériquement soulignées en blanc. CREDIT: Conseil Provincial de Biscaye

Plus de 70 œuvres d’art pariétal vieilles d’environ 14.000 ans viennent d’être révélées dans le nord de l’Espagne dans la grotte d’Atxurra.

Selon les premières études, il s’agirait de chevaux, de cerfs, d’aurochs, de créatures hybrides, et surtout de bisons. L’un d’eux, est d’ailleurs représenté criblé de nombreuses armes de jets.

- Transporter des grosses pierres n'est pas si difficile

Les bénévoles dont beaucoup étaient étudiants en archéologie de premier cycle prennent part à une tentativeEn faisant l'expérience avec la technique probablement utilisée par les constructeurs de structures mégalithiques, le transport de gros blocs de pierre s'est avéré plus facile qu'on ne pensait (la même technique aurait pu être utilisée pour les pyramides ?). L'essai ne s'est fait qu'avec une pierre d'une tonne alors que les pierres de Stonehenge en faisaient de 30 à 40 (en Chine des blocs faisaient 120 tonnes !).

Il y a quand même dans ma région des dolmens avec des pierres couvrantes absolument énormes (22 tonnes et 7 mètres de long).

- Les populations eurasiennes de 45 000 à 7000 ans

Location and age of the 51 ancient modern humans.

La proportion des gènes néandertaliens aurait diminué, passant de 3-6% à environ 2% au cours de cette période de temps, ce qui suggère la sélection naturelle contre les variants Néandertal chez l'homme moderne.

Les premiers humains modernes en Europe (les Aurignaciens), de 40,000 à 45.000 ans, ne contribuent pas sensiblement aux européens d'aujourd'hui. Tous les individus entre ~ 37.000 et ~ il y a 14.000 ans, les Gravettiens, descendent d'une population fondatrice unique qui fait partie de l'ascendance des Européens actuels. Vers ~ 35.000 ans on trouve dans l'Europe au nord-ouest une branche précoce de cette population fondatrice qui s'est ensuite déplacée sur une large région, avant de réapparaître au sud-ouest de l'Europe (en Espagne) au moment de la dernière période glaciaire il y a ~ 19.000 ans (magdaléniens, anciens Aurignaciens ou Gravettiens ?).

"Une nouvelle composante génétique liée aux actuels Proche Orientaux apparaît en Europe au cours de la première période majeure de réchauffement il y a environ 14.000 ans. Cela pourrait être dû au réchauffement plutôt qu'au développement de l'agriculture - comme il a été précédemment cru - qui a poussé les populations du Proche-Orient vers l'Europe et a conduit à la fusion de gènes".

Puis, il y a environ 9000 ans, les agriculteurs du Proche-Orient sont arrivés - et il y a environ 4500 ans, une vague de pasteurs de la steppe eurasienne a balayé également tout le continent.

Les changements de culture sont donc bien le reflet de changements de populations.

- Reconstruction de l’évolution génétique européenne

- La première guerre mondiale des peuples de la mer finit à Troie ?

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La guerre de Troie aurait été un événement plus important même que Homère a voulu nous faire croire. Le fameux conflit pourrait avoir été l'un des derniers actes de ce que l'archéologue controversé a nommé "World War Zero" - un événement qui, selon lui, a amené le monde méditerranéen oriental de l'Age du Bronze au bord de la désintégration, il y a 3200 ans.

Et la raison de la guerre? Une civilisation mystérieuse et sans doute puissante, celle des Louvites.

Peu de temps après la disparition des Hittites, les textes égyptiens parlent d'une invasion guerrière qu'ils ont appelés les "peuples de la mer". Il serait possible de voir dans ces peuples de la mer les Louvites, poursuivant, après la destruction du royaume Hittite, leur campagne de déstabilisation au Nouvel Empire égyptien.

Les Mycéniens, anticipant peut - être une attaque sur leur territoire - auraient formé alors une grande coalition et traversèrent la mer Egée pour attaquer les Louvites et détruire la ville de Troie - événements immortalisés par Homère.

De retour en Grèce, cependant, et en l'absence de toute autre menace, les Mycéniens seraient tombés dans la guerre civile - comme il est fait allusion dans l'Odyssée d'Homère, leur civilisation étant la dernière dans la zone de l'effondrement.

Tout cela est très contestable et doit être vérifié mais stimulant (les peuples de la mer pourraient tout aussi bien être les Doriens venant de Grèce et détruisant la Crète aussi).

- La tombe d'Aristote retrouvée

La tombe se situerait à Stagire, en Chalcidique, le lieu de naissance d’Aristote, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Thessalonique. Avec son sol dallé de marbre et ses tuiles fabriquées dans un atelier royal, ce bâtiment aurait aussi eu une fonction officielle. Il se serait agi d’un heroon, lieu de culte rendu aux héros et hommes prestigieux de la cité, situé dans une position dominante, à une dizaine de mètres de l’antique agora, la grand place de Stagira. A l’intérieur des vestiges de l’édifice hellénistique, une cinquantaine de monnaies et des poteries royales datant de l’époque d’Alexandre le Grand (4e siècle av. notre ère) ont été mises au jour.

La population de Stagira aurait récupéré les cendres du philosophe grec conservées dans une hydrie (urne), à Chalcis, sur l’île d’Eubée où il est mort pour les déposer ensuite à Stagire dans un édifice appelé l’« Aristotelion ».

- Nous continuons d'évoluer rapidement

Nos génomes ont changé au cours même derniers siècles ou décennies. La cartographie du génome depuis l'époque romaine montre que les Britanniques sont devenus plus grand et comment, juste dans la dernière génération, l'effet d'un gène qui favorise la consommation de cigarettes a diminué.

Il y aurait aussi un retard des règles (donnant une plus grande espérance de vie) ainsi qu'une diminution de la prédisposition à l'Alzheimer (on ne comprend pas bien car on ne se reproduit plus à cet âge). Il faut souligner qu'il n'y a évolution génétique que sous la pression du milieu qui favorise une mutation. En contrepartie, il peut y avoir perte de certaines fonctions devenues inutiles (n'ayant plus d'impact sur la reproduction).

- Curieuse corrélation des asymétries entre épaisseur et aire corticale

Les corrélations positives sont représentées en rouge et les corrélations négatives en bleu. Le graphique illustre l'association entre les valeurs individuelles d'asymétrie d'épaisseur et d'aire corticales pour le site de recouvrement situé sur le sillon temporal supérieur.

Les chercheurs ont trouvé des régions dans lesquelles les asymétries d'épaisseur et d'aire corticales étaient concordantes (asymétrie gauche ou droite pour les deux variables anatomiques), et des régions ou les asymétries étaient opposées (gauche pour l'une et droite pour l'autre). Environ 20% des régions qui présentaient des asymétries à la fois d'épaisseur corticale et d'aire corticale avait leurs asymétries corrélées négativement, c'est à dire que plus l'asymétrie d'aire était forte plus celle d'épaisseur était faible et réciproquement. Il est frappant de constater que les 2 régions aux asymétries anatomiques les plus fortes, le planum temporale et le sillon temporal supérieur présentaient au contraire des corrélations positives d'asymétrie. Le planum temporale avait une asymétrie gauche d'aire et d'épaisseur corticale alors que le sillon temporal supérieur présentait, lui, une asymétrie droite des deux variables. Pour ces 2 régions, l'asymétrie d'épaisseur corticale était d'autant plus forte qu'elle l'était pour l'asymétrie d'aire corticale.

- Les circuits de la récompense et de la peine sont bien distincts

image 3D CLARITY montre les connexions neuronales du cortex préfrontal à travers tout un cerveau de souris transparent

Il est intéressant de voir que le plaisir n'est pas le contraire de la peine comme on le dit depuis toujours, leurs fonctions étant différentes.

Bien que les deux types de mémoire sont localisées dans le cortex préfrontal médian, elles étaient stockées le long de voies différentes (ou projections axonales) qui reliaient différentes régions ailleurs dans le cerveau de la souris.

- Les zones des mathématiques sont distinctes des zones du langage

Comparaison des régions du cerveau activités par une activité mathématique et par une activité langagière chez les mathématiciens et les non-mathématiciens.

Peut-il y avoir une pensée sans langage ? Une activité mathématique active les régions du cerveau représentées en bleu chez les mathématiciens tandis qu'une activité langagière active les régions représentées en vert sur cette figure chez des mathématiciens et des non mathématiciens. Ces régions ne se recouvrent pas.

Il existe ainsi un réseau mathématique dans le cerveau, qui n'est pas celui du langage. Ce résultat concorde avec d'autres observations, par exemple le fait que certains enfants ou adultes, qui disposent d'un vocabulaire numérique très pauvre, soient capables de réaliser des opérations arithmétiques avancées, ou encore que certains patients aphasiques puissent encore faire du calcul et de l'algèbre.

Dans le débat séculaire de la pensée sans langage, les mathématiques ont un statut particulier. Pour certains, tel Noam Chomsky, l'activité mathématique a émergé chez l'Homme comme conséquence de ses capacités pour le langage. La plupart des mathématiciens et physiciens pensent au contraire que la réflexion mathématique est indépendante du langage, tel Albert Einstein qui affirmait: "les mots et le langage écrits ou parlés ne semblent jouer aucun rôle dans mon mécanisme de pensée. Les briques de base de ma pensée sont au contraire des signes ou des images, plus ou moins clairs, que je peux reproduire et recombiner à volonté".

Il est bien sûr évident qu'il y a une pensée sans langage, il était moins évident qu'il y ait des mathématiques sans langage puisqu'il faut bien un langage mathématique au moins mais le calcul est différent de la compréhension d'une phrase et on avait vu que les corbeaux par exemple pouvaient compter jusqu'à 4.

- Stimuler les échanges hippocampe-cortex pendant le sommeil consolide la mémoire

Depuis les années 1950, on considère que les souvenirs sont initialement formés dans l’hippocampe et migrent progressivement dans le cortex pour y être stockés sur le long terme. Bien qu’étayée par de nombreux travaux expérimentaux, cette hypothèse n’a jamais encore été directement validée.

Afin de prouver que ces couplages étaient bien la cause de la mémorisation, les chercheurs ont utilisé un dispositif destiné à produire à volonté des couplages entre l’hippocampe et cortex. Il permettait de détecter en temps réel les ondulations de l’hippocampe et de déclencher aussitôt des ondes delta issues du cortex et des fuseaux de sommeil dans le cortex. Les « fuseaux de sommeil » (ou spindles) correspondent à de petites bouffées de rythmes rapides observables à l’électroencéphalogramme lors du sommeil lent.

Au total, il s’avère que le renforcement, par l’intermédiaire d’une stimulation électrique, de la coordination naturelle entre les ondes hippocampiques, les ondes corticales et les « fuseaux de sommeil » entraîne une réorganisation de réseaux neuronaux du cortex préfrontal, qui se traduit par une meilleure réponse des rongeurs à une tâche de mémoire le lendemain.

Voir aussi Techno-Science.

- Associer un objet à une tâche permet de s'en rappeler mieux

- Le mécanisme du refoulement vérifié

Nos comportements amoraux sont délibérément censurés, ce qu'ils appellent "l'amnésie amorale".

- Le cerveau des adolescents oublie leurs traumatismes jusqu'à l'âge adulte

"Nous savons que les adolescents sont souvent soumis à un stress ou un traumatisme et semblent tout à fait bien après, même pendant des années, mais beaucoup d'entre eux éprouvent ensuite de l'anxiété ou le souvenir traumatique de cet événement bien plus tard, à l' âge adulte".

 

Santé


traitements, nutrition, hygiène

- Redonner vie à des cerveaux morts ?

Un homme se trouve dans le comaIl va être tenté de redonner vie aux cerveaux et à la moelle épinière de 20 patients en mort cérébrale grâce à la combinaison de diverses thérapies, qui vont de l'injection de cellules souches, ou de peptides, à des techniques de stimulation nerveuse utilisées pour sortir les patients d'un coma.

Les scientifiques pensent que les cellules souches cérébrales pourraient régénérer le cerveau (en effaçant son histoire passée ?) ainsi que le faire revenir à la vie - un processus observé dans le règne animal avec les salamandres, entre autres.

« Nous espérons voir des résultats dans les deux à trois premiers mois ».

Voir aussi Sciences et Avenir.

- Oct4, un gène crucial pour les problèmes vasculaires et le vieillissement

Un gène qui selon le consensus actuel serait inactif chez l'adulte joue en fait un rôle essentiel dans la prévention de la plupart des crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux.

Oct4 est l'un des "facteurs de pluripotence des cellules souches" qui était supposé n'avoir qu'un rôle dans l'embryogenèse.

"Nous pensons que ceci est juste la pointe de l'iceberg pour contrôler la plasticité des cellules somatiques, et cela pourrait avoir une incidence de nombreuses maladies humaines et le domaine de la médecine régénérative. Qui sait, cela pourrait finir par être le gène fontaine de jouvence, un moyen de revitaliser les vieilles cellules usées".

Sinon, par l'analyse de grandes bases d'ADN, le gène ASGR1 pourrait augmenter de 35% le risque cardiaque.

- La rapamycine allonge la vie de vieux chiens

La rapamycine est un antibiotique utilisé initialement comme immunosuppresseur pour éviter les rejets de greffes.

- La vitamine B3 contre le vieillissement

Le nicotinamide riboside (NR), un dérivé de la vitamine B3 (ou vitamine PP ou niacine ou nicotinamine), réactive la régénération cellulaire.

On a découvert qu’un composé, le nicotinamide riboside, déjà connu pour son aptitude à améliorer le fonctionnement du métabolisme, faisait défaut dans la mitochondrie de la cellule souche vieillissante. Son ajout, au contraire, relance la machine.

- Les roux paraissent plus vieux ?

Ce gène, appelé "MC1R", déjà bien connu pour produire des cheveux roux et un teint clair, a parfois une variation qui fait paraître la personne plus âgée de près de deux ans en moyenne.

Outre le rôle joué par le gène MC1R dans la couleur des cheveux et le teint, il est aussi connu pour jouer un rôle dans d'autres processus biologiques comme l'inflammation et la réparation de l'ADN.

Voir aussi Futura-Sciences.

- La perte du chromosome Y accélère la dégénérescence de l'homme

Selon plusieurs recherches antérieures, la perte du chromosome Y touche jusqu'à 20% des hommes de plus de 80 ans. Il s'agirait ainsi de l'anomalie génétique la plus fréquente chez les hommes vieillissants. Pour les auteurs de cette nouvelle étude, il est possible que la perte de ce chromosome soit liée à une mortalité masculine plus précoce (x`heimer, cancers, etc).

"Les cellules sanguines étudiées jouent un rôle dans le système immunitaire, et le fait qu'elles n'aient plus de trace du chromosome Y et que cela soit lié à l'apparition de maladies dans d'autres tissus, est vraiment frappant", a relevé le professeur Lars Forsberg, du département d'immunologie de l'université Uppsala (Suède). "L'absence de ce chromosome dans ces cellules sanguines paraît leur faire perdre une partie de leurs fonctions immunitaires", a-t-il supputé.

Cette équipe de scientifiques - composée également de chercheurs de France, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis - avait déjà établi dans une précédente étude que fumer accroissait jusqu'à 400 % le risque de perdre le chromosome Y.

Par contre les risques de la paternité tardive (comme l'autisme) ne viendraient pas des mutations génétiques (on relie par ailleurs l'autisme à une overdose de folate et de vitamine B12 pendant la grossesse mais c'est douteux).

- Les tomates contre l'hypertrophie de la prostate

Tomatoes

- En greffant un utérus à un homme, il pourrait enfanter ?

homme enceint etude recherches

Fin 2015, une scientifique américaine a agité les médias, en annonçant que les hommes pourraient être enceints d'ici... 5 à 10 ans. Arguant que cela était possible techniquement puisque la greffe d’utérus a fonctionné en Suède. En effet, il ne "suffirait" donc plus que de faire de la place dans l’abdomen, greffer un utérus, donner un traitement anti-rejet (et attendre plusieurs mois), implanter un embryon conçu par fécondation in vitro, donner un traitement hormonal jusqu’à ce que le placenta prenne le relais (environ 12 semaines), puis extraire la progéniture par césarienne. Rien que ça... Sauf qu'il persiste encore de nombreuses limites techniques et éthiques : les traitements immunosuppresseurs ne sont pas sans risque, la greffe est transitoire et l'organe doit, à terme, être retiré, la question des donneurs n'est pas résolue, et la chirurgie est lourde pour le donneur comme pour le receveur.

- Obésité : un ballon à avaler pour couper l'appétit

Une fois avalée, la pilule est gonflée à l'aide d'un cathéter afin de réduire l'espace disponible dans l'estomac. ©Obalon

Ce ballon contenu dans une pilule à avaler se gonfle ensuite dans l'estomac. Il a permis à des personnes obèses de perdre près de 7% de leur poids.

- Un robot origami qui se déplie dans l'estomac
Le robot rectangulaire dans la paume d'une main
Enrobé dans de la glace, on l'avale et une fois dans l'estomac il se déploie et peut être déplacé magnétiquement (ici pour retirer des petites piles avalées par des enfants en s'enroulant autour de la pile avant de la sortir à l'aide d'un champ magnétique).

- En inhibant 2 protéines, les cellules cancéreuses ne peuvent plus se réfugier dans les os

En inhibant la protéine sélectine E, qui permet aux cellules cancéreuses d'entrer dans les os, et CXCR4, la protéine qui les ancres à l'os et leur permet de se cacher, les cellules du cancer du sein ne peuvent plus se soustraire à la chimiothérapie.

- 43 prédispositions génétiques communes au cancer et l'autisme

"La différence majeure entre ces deux maladies serait une simple question de 'timing'. En effet, autant l'autisme que le cancer surviennent lorsque l’organisme commet des erreurs de maintenance du génome, lors de la réparation de l'ADN ou de la réplication. Mais c’est l'âge auquel ces erreurs se produisent qui détermine quels troubles apparaissent. Des erreurs se produisant à des périodes critiques du développement cérébral d’un fœtus, par exemple, entraîneraient plutôt des troubles neurologiques, alors que des erreurs se produisant à l’âge adulte dans les cellules y engendreraient plutôt des tumeurs".

- L'exposition aux ondes augmenterait les cancers du cerveau et les problèmes cardiaques


L'étude concerne des rats exposés à de fortes fréquences et les ondes ne semblaient affecter que les mâles, qui pourtant vivaient plus longtemps... Il n'y aurait donc pas tant à craindre que cela, le nombre de cancers restant très faible. Pour ma part j'ai toujours considéré que le risque principal n'était pas de cancer mais de perturbations métaboliques comme d'augmenter la perméabilité des cellules.

- Le paracétamol réduit l'empathie

Deux études publiés en 2013 et en 2015 ont ainsi mis en évidence que les individus ayant avalé des doses normales de paracétamol ressentaient moins de sentiments négatifs face aux photos les plus tristes, et moins de sentiments positifs devant celles les plus gaies.

"Le paracétamol est un antidouleur, mais il pourrait aussi diminuer l’empathie que l’on ressent pour les autres alors mêmes qu’ils vivent les mêmes situations douloureuses".

- Les antibiotiques bloquent la neurogenèse

Prendre des probiotiques pour reconstituer la flore intestinale permet de relancer la création de nouveaux neurones dans l'hippocampe.

- Les plaques amyloïdes protègeraient le cerveau d'infections


L'Alzheimer pourrait ainsi être causé par des infections (comme l'herpès) induisant la production de trop d'amyloïdes et une inflammation qui enclenche un cercle vicieux. Voir aussi New Scientist :

Si ces plaques ne sont pas déblayées assez vite, elles peuvent alors conduire à l'inflammation et l'accumulation d'une autre protéine, appelée tau, provoquant la mort des neurones et la progression vers la maladie d'Alzheimer.


- L'enrichissement des conditions de vie rend au cerveau une partie de sa jeunesse

L'optimisation des circuits neuronaux nécessaires au bon fonctionnement du cerveau est faite en augmentant les stimuli sensoriels, moteurs et cognitifs en réponse aux interactions avec son environnement (thérapie cognitivo-comportementale). Ceci peut être reproduit expérimentalement en laboratoire en exposant des rongeurs à des conditions dites "enrichies" (socialement, physiquement et en augmentant la nouveauté et le changement), à l'aide de grandes cages, dans lesquelles les jouets sont variés, et les rats regroupés par cohortes d'une dizaine. Cette étude montre que les rats âgés répondent encore à un environnement enrichi en favorisant les acétylations de la chromatine et la transcription de gènes tel que le BDNF, qui facilitent la plasticité cérébrale et les apprentissages, en activant des voies spécifiques de réponse à NF-kB.

Pour un vieillissement de qualité, il vaudrait mieux rechercher un fort niveau de stimulations physiques et sociales.

Cela témoigne encore une fois d'un cercle vicieux où le vieillissement réduit les stimulations, ce qui accélère le vieillissement...

- Une molécule géante conçue par ordinateur neutraliserait de nombreux virus

Modèle numérique d'une macro-molécule se liant à un virus. ©Macromolecules

Cette "supermolécule" élaborée avec le supercalculateur d'IBM serait tout d'abord capable de se lier au virus et de le neutraliser via des interactions électrostatiques. Un peu comme un ballon de baudruche reste fixé au plafond après qu'il a été frotté avec un tissu. Ensuite, cette molécule du groupe des PEI (polyétherimine) est capable de neutraliser le pH du virus. Car pour qu'il puisse se multiplier, un virus a besoin d'un pH interne acide. Pour réduire (apparemment avec succès) la toxicité potentielle de la molécule virtuelle, les chercheurs y ont greffé un autre composé chimique (un sucre à six atomes de carbone appelé "mannose"). Et là : bonne surprise. "Nous avons alors découvert une interaction inattendue entre des protéines de surface du virus et ce sucre de la macro-molécule" détaillent les chercheurs dans la publication. Et comme ces sucres sont présent sur un grand nombre de virus, cette propriété inattendue fait de cette molécule un agent antiviral à large spectre. Ce que semblent confirmer les tests en laboratoire conduits sur des virus aussi variés tels que ceux de la dengue, de la grippe, du chikungunya, de l'herpès, de l'Enterovirus 71 ou encore, du terrible virus Ebola. En présence de cette molécule, les virus se sont montrés incapables d'infecter des cellules de mammifère.

- Un filtre en papier pour supprimer les virus de l'eau

La feuille en nanofibres de cellulose dans le filtre millefeuilles qui peut supprimer les virus résistants de l'eau.  Les recherches menées par Albert Mihranyan, professeur de nanotechnologie à l'Université d'Uppsala, Image par Simon Gustafsson.La feuille, en nanofibres de cellulose, est appelée le filtre millefeuilles car il est constitué de multiples couches.

La filtration est une méthode très efficace, robuste, économe en énergie, de production d'eau potable, car elle élimine physiquement les micro-organismes de l'eau plutôt que de les inactiver.


- Un film plastique qui efface les rides

Un nouveau polymère mime les propriétés mécaniques et élastiques des peaux jeunes. Il peut être utilisé pour, temporairement, raffermir le derme et lisser les rides et même délivrer des médicaments.

Il s'agit d'un polymère composé d'atomes de silicium et d'oxygène qui s'applique sur la peau et qui est ensuite recouvert d'un second réactif qui induit la formation d'un film solide et fin qui peut tenir 24 heures en place.

 

Technologie


biotechnologies, informatique, robotique

- Des écouteurs qui s'adaptent à votre audition

C'est en s'adaptant à l'otoémission acoustique (son qui sort de l'oreille, produit par les vibrations de nature sonore générées par les mouvements des cellules ciliées externes) que ces écouteurs amélioreraient la restitution sonore.

- SkinTrack transforme votre peau en touchpad

 

- Google invente l'écran déchirable

Ce dessin sommaire adossé au brevet de Google donne un exemple du fonctionnement de l’écran détachable qui pourrait combiner différentes technologies d’affichage : Led ou Oled pour la partie principale et E-Ink pour les parties détachables. © Google, USPTOCe dessin sommaire adossé au brevet de Google donne un exemple du fonctionnement de l’écran détachable qui pourrait combiner différentes technologies d’affichage : Led ou Oled pour la partie principale et E-Ink pour les parties détachables.

Les parties détachées pourraient être réassemblées, associées entre elles ou encore connectées à un autre écran. Le contenu affiché s’adapterait selon ces configurations.

Dans l’un des exemples concrets évoqués, Google décrit une annonce pour un chien perdu avec un affichage Oled sur l’écran principal et de petits écrans détachables en E-Ink. Rappelons que cette technologie d’encre électronique ne consomme de l’énergie que lorsque le contenu qu’elle affiche est modifié, ce qui veut dire que ces écrans détachables n’auraient potentiellement pas besoin d’embarquer de système d’alimentation.

Autre exemple proposé par Google, celui d’une publicité pour un produit avec des coupons détachables pour bénéficier d’une réduction.

- L’écran pliable du Samsung Galaxy X

Samsung Galaxy X

Ce fameux écran, AMOLED, offrirait une définition de 2 560 x 1 440 pixels pour une diagonale de 5,7 pouces, le tout dans 0,3 mm d’épaisseur pour un poids de moins de 5 grammes. Enroulé, il ne fait que 10 mm de rayon.

- Le smartphone pliable d'Oppo

Oppo smartphone pliable

Ce mobile doté d’un écran qu’il va être possible de plier permet d’obtenir au final un terminal assez semblable aux téléphones à clapet d’époque.

- Un téléphone holographique avant la fin 2017

D'ici fin 2017, SFR devrait commercialiser un téléphone à affichage holographique. Leia inc

Altice (SFR) a annoncé un partenariat avec la start-up Leia pour développer un téléphone portable holographique. Il serait commercialisé avant 2017.

Leia développe depuis plusieurs années une technologie de rendu holographique pour des écrans de petites surfaces comme les smartphones ou les affichages dans les cockpits. Tout repose sur un film spécial apposé sur l’écran du smartphone. Ce matériau appelé DLB - pour Diffractive Lighfield Backlighting - réfracte la lumière émise par le système de rétro-éclairage du téléphone. Il la dirige selon des axes spécifiques, de sorte que deux images différentes atteignent l’œil droit et l’œil gauche. La grille de réfraction autorise une vision holographique depuis 64 positions différentes. Plusieurs applications sont envisagées pour cette nouvelle technologie : partage de selfies 3D, de vidéos holographiques et de jeux interactifs.

- La réalité augmentée pour prévisualiser les objets imprimés en 3D

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- Une impression 3D instantanée par formatage sous vide

FormBox takes on 3D printers with an instant vacuum former

Contrairement aux imprimantes 3D traditionnelles qui utilisent des filaments pour former l'élément désiré couche après couche, FormBox vous permet de créer la forme que vous désirez et d'utiliser le vide (en y branchant un aspirateur) pour mouler cette forme.

Bien que le moule 3D résultant soit en plastique, vous pouvez l'utiliser pour mouler n'importe quelle matière - que ce soit de l'argile ou même des pommes de terre.

formbox choc

 

- Une imprimante 3D ultra rapide

La Carbon M1 imprimera plus vite que son ombre

Au lieu d’imprimer des éléments une couche à la fois, ils ont fait le pari qu’ils pourraient améliorer le processus avec une technique de construction continue.

La société affirme que son approche est jusqu’à 100 fois plus rapide que celle utilisée par les concurrents, en fonction de la complexité de l’objet (au moins 4 fois plus rapide).

- Un bureau imprimé en 3D à Dubaï en 17 jours

Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Ruler of Dubai, stands before his city's newest technological and architectural wonder. Credit: Ahmed Jadallah/Reuters

 

- Des robots pour garder les vaches

paissent incroyable

- La veste connectée de Google/Levi's

Voir aussi Technology Review.

- Google veut scotcher les piétons accidentés au capot de sa voiture

Voici un dessin issu du brevet déposé par Google. En cas de choc, le piéton resterait collé sur la capot grâce au revêtement adhésif. Celui-ci serait protégé par un film pour empêcher que la voiture ne se transforme en attrape-mouches géant… © Google Google a imaginé un capot moteur recouvert d’un papier hautement adhésif. En cas de choc, la victime resterait littéralement scotchée au lieu de rebondir et de subir plusieurs impacts.

L’entreprise affirme que la surface adhésive disposera d’un fin revêtement qui empêchera d’amasser tous les moucherons sur la route. Ce revêtement craquerait lors d’un impact avec un objet plus lourd, au bénéfice de la couche adhésive.


- Le bus chinois qui roule au-dessus des voitures

Voici à quoi pourrait ressembler le « bus chevauchant » dont la Chine veut s’équiper pour résoudre ses problèmes de circulation urbaine. Il est suffisamment large et haut pour que les voitures puissent circuler en dessous comme dans un tunnel. Un bus de ce type pourrait transporter jusqu’à 1.400 passagers. © China TBS, YouTube

Lancé en 2010 par les autorités chinoises, le straddling bus est un concept de bus-tunnel électrique sur rails sous lequel les voitures peuvent circuler. Cet engin étonnant est présenté comme une alternative au métro. Il serait moins onéreux à déployer et permettrait d'éviter les embouteillages monstres qui paralysent les grandes villes du pays.

On peut le décrire comme un bus dont la largeur de 7,8 mètres occuperait l’équivalent de deux voies de circulation. L’engin est perché à 2,2 mètres et il roule sur des rails intégrés de part et d’autre de la chaussée. Un enjambeur géant en quelque sorte.

Voir aussi Sciences et Avenir. On en avait parlé en septembre 2010.

- Un avion personnel

An artist's impression of The Lilium aircraft

Il faudrait juste 20h pour apprendre à piloter cet avion électrique personnel à décollage vertical (Lilium Jet) qui peut se poser dans un jardin (pas besoin d'aller à l'aéroport).

The aircraft takes off

 

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11 réflexions au sujet de « Revue des sciences juin 2016 »

  1. Je ne comprends pas pourquoi les australiens ne pêcheraient pas leurs carpes qui ont une chair très facilement valorisable (un surimi de carpes?) plutôt que de les rendre malades.

    • Ca dépend beaucoup de la vitesse de développement des automatisation qui, dans certains secteurs, peut être bien plus lente qu'anticipée en raison de la découverte, au fur et mesure, de problèmes importants qui ne sont pas que techniques, mais relèvent du droit, de problèmes organisationnels ...

      Les voitures complètement autonomes sont loin d'être au point pour les villes tout comme les logiciels de grosses administrations comme Louvois.

      http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/logiciel-louvois-de-paie-des-militaires-les-raisons-du-desastre-08-06-2016-2045137_53.php#site

      Ça demande de lourds investissements, alors que l'investissement a plutôt tendance à ralentir dans l'économie actuelle.

      Par conséquent, le délai avant que l'automatisation touche l'ensemble des emplois pourrait être suffisamment long pour qu'entre temps la société trouve des adaptations à la perte d'emplois temporairement.

      • Vous citez finalement un "effet" de perception entre, d'une part, le développement anticipé d'une automatisation qui fait dire que l'on va perdre des emplois, et, d'autre part, sa mise en œuvre effective (à grande échelle) qui peut laisser le temps à la création de nouveaux emplois. C'est bien vu, mais cela ne résout pas la question de savoir si la société pourra toujours compenser les pertes par des créations.

        • J'ai tendance à penser que par effet feed back elle sera obligée de le faire pour éviter un chaos social.

          L'accroissement aussi de la compréhension des problèmes systémiques écologiques, donc aussi géopolitiques et migratoires subséquents qu'aucune force armée ne peut résoudre dans la durée, serait susceptible de flécher l'argent pour rémunérer des emplois dans ce domaine.

          Par quels mécanismes multiples précis ? Difficile de savoir.

          • Le travail ne peut pas s'appréhender à court terme et seulement à l'échelon individuel ; les évolutions technologiques ont un rôle impactant mais l'essentiel est sans doute effectivement la compréhension à venir ( on peut du moins l'espérer ) des nouveaux enjeux écologiques et sociaux et qu'il n'y a pas que les besoins individuels mais aussi les besoins de survie de l'humanité (le travail collectif ) ; et de ce côté là ,il y a du travail ! et pas seulement technique.
            Philippe Dessertine dans un récent C dans l'air , rejoignait ( me semble t il ) Jean en disant qu'il fallait faire preuve d'une grande humilité face à ces problèmes parce qu'on ne savait pas du tout encore clairement dessiner les besoins et métiers de l'avenir (déficit cognitif/ il a cité le film Demain); ce qui pour un prof était difficile est orientait l'apprentissage vers la réflexion globale.
            C'est pourquoi mon positionnement politique se tourne pour l'essentiel dans la constitution d'un outil public de recherche et développement sociétal . (au local et au national ; et échelons internationaux) parce que réagir au fil de l'eau en se demandant si les robots vont nous piquer le job ou non , ne nous donnera pas le sens , la direction salvatrice , le travail à faire .
            En tous cas je ne laisserais pas un robot me piquer le travail que j'aime et qui m'épanouit.

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