Revue des sciences 07/11



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Revues : Pour la Science - La Recherche 
Brèves : Physique - Climat - Biologie - Santé - Technologie

Le Japon n'est toujours pas sorti d'affaire, une bonne partie de son territoire pourrait devenir inhabitable mais si des pays se détournent du nucléaire, plus nombreux sont ceux qui devraient s'y lancer... Autre paradoxe, alors que sa croissance se poursuit à un rythme effréné au niveau mondial et que sa valeur en bourse explose, on parle beaucoup en ce moment du déclin de Facebook qui perd des utilisateurs dans les pays développés et va subir la concurrence de Google (qui menace aussi Skype avec ses nouvelles fonctionnalités de vidéo conférence). En tout cas, des employés de Facebook fuient la bulle ! Alors que Moubarak vient d'être condamné, non pour sa répression sanglante mais pour avoir coupé internet (!), l'ONU reconnaît l'accès à internet comme un droit de l'homme et condamne notamment l'Hadopi. Après wikileak, Lulzsec et Anonymous ont décidé d'attaquer les gouvernements avec quelques belles réussites, encourageant "tout navire, grand ou petit, à ouvrir le feu sur tout gouvernement ou agence qui se mettra en travers de leur chemin". C'est dans cette guerre contre le secret et la corruption que les technologies numériques font la preuve de leur puissance contre les puissants mais c'est une entreprise risquée dans une guerre à l'issue incertaine (ils ont déjà abandonné pour l'instant) alors que la guerre numérique devient cruciale pour les conflits actuels, comme l'illustre le virus Stuxnet, premier du genre qui a déjà inspiré des virus non militaires quasiment indestructibles.


Stuxnet: Anatomy of a Computer Virus from Patrick Clair on Vimeo.
Stuxnet, la première arme numérique, pas la dernière...

Alors que l'espace est déjà trop encombré, les satellites devraient se multiplier à un rythme jamais vu. Il y aurait 1.600 satellites à construire et lancer d’ici 2025, sans compter les mini-satellites dont on parlait le mois dernier ! Pourtant, une éruption solaire plus importante que d'habitude devrait nous servir d'avertissement car il est certain qu'une autre fois elle nous atteindra de plein fouet comme en 1859, risquant de perturber tous les systèmes électronique, en premier lieu les satellites, et de tout bloquer pendant un certain temps, voire d'effacer des données précieuses. La question n'est pas de savoir si cette gigantesque panne se produira ou non, mais quand et il vaudrait mieux le prévoir, garder des systèmes de secours aux systèmes automatisés. En fait, ces émissions sont liées à la baisse du magnétisme solaire et il semble se confirmer qu'on entrerait possiblement dans un minimum de Maunder. Il est encore un peu trop tôt pour en être sûr mais on n'entrerait pas pour autant dans un "petit âge glaciaire" comme à l'époque de Louis XIV, le règne du roi soleil correspondant presque exactement avec cette période froide et sans tâches (de 1645 et 1715). Le réchauffement anthropique serait, en effet, bien plus important. Ce serait quand même un facteur d'atténuation bien venu, du moins pour nous car il n'est pas impossible que les tropiques s'en réchauffent d'autant du fait que ce n'est pas tant l'ensoleillement qui change que les émissions de particules, la couverture nuageuse et le régime des vents. De quoi refroidir en tout cas les ardeurs d'une lutte contre le réchauffement en bout de course (il risque de n'y avoir pas de suite à Kyoto qui s'achève) alors que la partie semble perdue et qu'on envisage sérieusement désormais le recours à la géoingénierie. Heureusement c'est le prix du pétrole qui devrait accélérer le passage aux énergies renouvelables.

En dehors du climat, c'est le cerveau qui est à l'honneur ce mois-ci, que ce soient les mécanismes de la conscience, du rêve, les tentatives de simulation du cerveau ou cette incroyable première d'un apprentissage mémorisé par un rat et "téléchargé" dans l'hippocampe d'un autre rat ! L'apparition de la fécondation interne et des premiers vivipares ne manque pas d'intérêt non plus, de même que le mécanisme des premiers organismes multicellulaires. Sinon, la rapamycine confirme son potentiel de véritable élixir de jouvence contrebalancé hélas par une dépression du système immunitaire mais qui constitue sans conteste une meilleure voie que celle des processus oxydatifs que prône Miroslav Radman. Signalons enfin que Free va équiper ses box de relais téléphoniques femtocells permettant de téléphoner de chez soi avec son mobile, et que le Wi-Fi longue distance arrive, destiné à des applications comme le smartgrid et qui garde la même fréquence mais avec un débit très inférieur. C'est l'algorithme qui est plus robuste et demande moins de puissance. Il y a aussi le WiFi UHF à longue portée qui commence à être testé mais là, on manque d'un logiciel qui gère les interférences...


Pour la Science no 405, L'hydrogène


Pour la Science On ne parlera pas du dossier sur l'hydrogène qui est peu convainquant, sinon pour retenir qu'il fera partie du bouquet énergétique mais en privilégiant une forme solide (hydrures).

- Vitamine D : des insuffisances à éliminer, p16

Plus de 40 pour cent des Français manquent de vitamine D. Ce problème de santé publique a pourtant des solutions simples, les ampoules de vitamine étant peu coûteuses.

Avant on ne parlait que des risque de surdosage, maintenant on n'en parle plus du tout, les risques de déficience étant bien supérieurs (perte osseuse, cancers, maladies auto-immunes, diabète, etc.).

- L'innovation au service des plus pauvres, p17

Le plus étonnant à notre époque, c'est le manque d'une base de donnée des innovations pour lutter contre la pauvreté ! On a vu qu'il y a des tentatives dans ce sens, bien que plus tournées vers l'écologie, comme le "Global Village Construction Set" mais encore très insuffisantes, donc.

- Les crises de la conscience, p40

En observant comment la conscience est altérée lors de certaines crises d’épilepsie, les neuroscientifiques comprennent mieux son fonctionnement normal et découvrent des réseaux cérébraux impliqués.

Nous verrons que certains patients ayant des crises dites du lobe temporal perdent la mémoire du présent. Or cette dernière permet à l’homme d’utiliser le passé immédiat et d’anticiper le futur proche. Elle assure une continuité de la perception de soi et du monde qui nous entoure, c’est-à-dire de la conscience : chez ces patients, la composante temporelle de la conscience disparaît momentanément. Dans d’autres cas, pendant les crises nommées absences, le contrôle volontaire des intentions est perturbé. Le sujet n’a alors plus conscience de ce qu’il fait pendant quelques secondes, mais après la crise, il reprend son activité là où il l’avait arrêtée. Cette composante de la conscience est liée à l’intentionnalité, à savoir le fait d’agir volontairement dans un but précis.

Chez l’homme, les opérations mentales résultent de l’organisation du cerveau des vertébrés, où les structures récentes sont empilées sur des structures plus primitives. Le cortex cérébral dépend du circuit principal du télencéphale sous-cortical, qui inclut notamment le système limbique, un ensemble de structures impliquées entre autres dans le traitement des émotions. Ces systèmes télencéphaliques reposent à leur tour sur le thalamus et l’hypothalamus dans le diencéphale, qui se trouve au sommet du tronc cérébral. Les fonctions du diencéphale sont soutenues par les structures du tronc cérébral, qui régulent des aptitudes primitives et autonomes, mais essentielles, telles que la respiration, les battements du cœur et l’éveil.

Les structures limbiques constituent les réseaux d’intégration essentiels des hémisphères cérébraux, que ce soit pour l’intégration sensorielle dans le cerveau postérieur ou pour l’organisation motrice dans le cerveau antérieur.

Les souvenirs ne sont pas localisés en un endroit précis, mais sont répartis dans de multiples réseaux, comprenant le cortex limbique, le cortex associatif (des régions du cortex impliquées dans des opérations complexes de traitement de l’information) et le cortex primaire (par exemple le cortex auditif). En outre, pour former un souvenir, un mécanisme physiologique, nommé consolidation, est nécessaire pour que la perception d’un événement engendre des réactions dans le cortex limbique.

Nous pensons que ce trouble de la mémoire récente accompagnant les crises du lobe temporal fournit un indice neurophysiologique d’un aspect important de la conscience : la mémoire du présent. Sans la continuité de cette mémoire et la capacité associée d’anticiper le futur immédiat, la dimension temporelle de la conscience se dissout.

La mémoire du présent nous permet de nous repérer par rapport aux personnes, aux lieux et au temps. Nous projetons sans cesse les événements récents dans le futur proche, maintenant ainsi la continuité de notre mémoire.

Les crises du lobe temporal détériorent la mémoire du présent pendant longtemps, de sorte que même quand la conscience revient, elle est incomplète. Les absences perturbent la conscience en altérant la volonté d’agir, mais sans dégrader la continuité de la mémoire du présent ; la personne peut donc reprendre une conversation là où elle en était restée. En fractionnant la conscience, les absences soulignent bien la spécificité de ce qui est perdu (l’intention) et de ce qui est conservé (la mémoire du présent).

En conséquence, les réseaux cortico-limbiques et fronto-thalamiques seraient tous deux nécessaires à la conscience. Or la plupart des gens considèrent la conscience comme une caractéristique indivisible et subjective.

On viendrait de trouver le gène responsable de l'épilepsie ainsi qu'un remède...


Contrairement à l'habitude, je déplace ici une brève sur le même sujet:

- Le mécanisme de la conscience

Lors du traitement conscient, vers 200 à 400 millisecondes après la présentation du mot, un vaste réseau cérébral qui inclut le cortex préfrontal est envahi par une onde électrique de grande ampleur. Selon les chercheurs, ce réseau se synchronise au cours de la prise de conscience grâce à des neurones richement interconnectés par le biais d'axones longs.

Ils défendent l'idée selon laquelle cet embrasement du réseau préfrontal et la synchronisation de l'activité des neurones dans ces territoires ne peuvent être déclenchés qu'une fois un seuil minimal d'activité atteint lors des étapes précédentes. La conscience correspondrait ainsi à la mise à disposition d'une information au sein d'un "espace de travail neuronal", qui permettrait au signal de gagner la mémoire à long terme.

J'ai intégré cette nouvelle du mois à la revue du mois précédent qui parlait d'un mécanisme top-down comme signal de la conscience (de l'intentionalité?), ce qui pourrait être complémentaire.

Un auteur américain, Michael Corballis prétend que c'est la récursivité qui fait notre conscience humaine et non le langage, sauf que pour qu'il y ait récursivité, il faut bien le langage qui matérialise la pensée et permet la réflexivité...


- Le baclofène contre la dépendance à l'alcool ?, p22

Depuis 2008 le cardiologue Olivier Ameisen avait témoigné de l'efficacité de ce relaxant musculaire pour sortir de la dépendance à l'alcool, sans même avoir à pratiquer l'abstinence mais il avait rencontré beaucoup de scepticisme, certains parlant même de charlatanisme. L'étude menée par Jean-Pol Tassin en éclaire les mécanismes inhibiteurs (GABA-B) et confirme donc son efficacité avec des doses multipliées par 9 ! En inhibant le réflexe conditionné qui reporte automatiquement l'attente de récompense sur l'événement déclenchant on pourrait sortir de la dépendance. Le bénéfice serait semblable dans d'autres addictions mais cela dépend des gens et réduit la mémoire immédiate et spatiale (perte d'équilibre).

Il existe au moins trois grands types dans le cerveau dont deux particulièrement importants : le récepteur GABA-A, sur lequel se fixent notamment les benzodiazépines, des substances tranquillisantes, tel le Valium. La fixation des benzodiazépines sur le récepteur GABA-A facilite l’action inhibitrice du GABA libéré par les neurones.

Les récepteurs GABA-B sont une autre catégorie importante de récepteurs du GABA. Contrairement au récepteur GABA-A, le récepteur GABA-B n’est pas un récepteur canal. Il est constitué de sept segments transmembranaires, dont la stimulation peut avoir plusieurs conséquences sur le fonctionnement de la cellule qui le porte. La stimulation du récepteur GABA-B peut, par exemple, diminuer l’entrée de calcium ou augmenter celle de potassium selon qu’il se trouve avant ou après la synapse, l’espace qui sépare deux neurones. Mais quelle que soit sa localisation, ce récepteur est inhibiteur : il diminue la libération de neuromédiateurs par les neurones présynaptiques ou la transmission des signaux électriques par les neurones postsynaptiques.

Sciences et Avenir s'était déjà mouillé sur le sujet au mois de mars. D'autres comme Mathilde Saïet qui vient de sortir un livre sur les addictions, prétend que celles-ci seraient juste une régression à l'état de nourrisson !!!

- Fumer du cannabis : quels risques ?

L'article n'est pas sans défaut et ne semble pas aussi bien informé qu'on pourrait l'attendre d'un spécialiste ayant écrit 2 livres sur le sujet. Le rôle des cannabinoïdes dans l'inflammation n'est pas signalé et il reprend notamment le mythe de l'herbe de plus en plus forte, ce qui peut être le cas en Hollande mais ne constitue pas du tout le gros du marché, sans parler du H coupé avec des cochonneries en général. Des études récentes sont ignorées et il y a des formulations plus que contestables, même si le symptôme amotivationnel et le repli sur soi sont bien réels pour les gros consommateurs :

Il se désintéresse de tout, ses affects sont émoussés. Ses capacités de communication s’amenuisent et ses capacités intellectuelles diminuent.

On peut soutenir exactement le contraire, au moins des effets immédiats, les affects étant intensifiés, les fumeurs étant très communicatifs et n'arrêtant pas de parler, quant aux capacités intellectuelles, cela dépend vraiment lesquelles, pas la créativité notamment (par l'effet désinhibiteur décrit ci-dessous), seulement la mémoire et la coordination étant diminuées... Il est très gênant qu'on soit dans une telle imprécision pour un débat sociétal enfin relancé mais où l'irrationnel domine alors qu'il devrait être clair pour tous les spécialistes que l'alcool est bien plus dangereux, ce que reflète la classification de l'OMS, et que la prohibition ne fait qu'aggraver la situation, rendant problématique une véritable politique de prévention (notamment pour les femmes enceintes et les plus jeunes dont le cerveau est en formation).

La principale substance du cannabis est le delta-9-THC, isolé dans les années 1960. Citons également le delta-8-THC et l'acide delta-9-tétrahydrocannabinolique dont la combustion aboutit au delta-9-THC. Ce THC est absorbé en quelques minutes par le fumeur et plus lentement par voie orale. La quantité de THC qui passe dans le sang et atteint le cerveau varie de 15 à 60 pour cent, alors que la quantité est inférieure à 5 pour cent lorsqu'il est ingéré. Chez une femme enceinte, le THC pénètre dans le fœtus. Le THC est présent dans le lait maternel et transmis à l'enfant.

Le THC se lie à ses récepteurs (nommés CB1 et CB2) présents dans plusieurs régions du cerveau. La molécule de THC agit sur la libération d’un grand nombre de neuromédiateurs (et notamment de l’acide gamma-amino-butyrique, le GABA, et de la dopamine). Les récepteurs du THC se trouvent dans le cervelet qui contrôle l’équilibre, dans l’hippocampe impliqué dans la mémoire, dans les zones extrapyramidales impliquées dans la motricité et enfin dans le tronc cérébral qui contient un grand nombre de neurones dopaminergiques participant aux mécanismes de dépendance, par l’intermédiaire du circuit de la récompense. La régulation de différents processus, tels que l’attention, l’affectivité et la motricité, est également concernée.

Les neuromédiateurs « classiques » sont stockés dans des vésicules et libérés dans la synapse par le neurone présynaptique, et, après avoir traversé l’espace synaptique, déclenchent l’activation du neurone postsynaptique. Au contraire, les cannabinoïdes endogènes sont des lipides rapidement synthétisés à partir des constituants de la membrane des neurones. Ils fonctionnent sur un principe différent : la signalisation rétrograde. Plutôt que d’agir dans le sens présynaptique vers postsynaptique, les endocannabinoïdes agissent en sens inverse.

Quand le GABA libéré par un neurone présynaptique GABAergique atteint un neurone postsynaptique en même temps qu’un signal excitateur, par exemple le glutamate, le GABA peut contrecarrer le signal excitateur et empêcher le neurone postsynaptique de décharger. En revanche, si de l’endocannabinoïde est produit et se lie sur ses récepteurs CB1 localisés sur le neurone GABAergique, il empêche la libération du GABA. Dès lors le signal excitateur n’est pas inhibé, de sorte que les signaux excitateurs dus au glutamate activent le neurone postsynaptique qui décharge.

- Un démon de Maxwell pour refroidir les atomes, p56

L'article est intéressant non seulement pour la méthode permettant de se rapprocher du zéro absolu mais surtout par le fait que cette méthode est assimilée au "démon de Maxwell" faisant le tri entre les atomes selon leur vitesse (que je n'imaginais pas si grande).

Dans l'air, à température ambiante, les molécules ont une vitesse moyenne de 3 000 kilomètres par heure, mais se déplacent à des vitesses comprises entre 0 et 6 000 kilomètres par heure. À l'opposé, dans un jet supersonique de même vitesse moyenne, les molécules ont une vitesse qui ne s'écarte pas de plus de 30 kilomètres par heure de la valeur moyenne. Du point de vue thermodynamique, ce faisceau rapide, porteur d'une quantité importante d'énergie, est extrêmement froid. Pourquoi ? Imaginez que vous vous déplaciez avec le jet, à 3 000 kilomètres par heure. Vous verriez les molécules voisines se déplacer lentement (au plus à 30 kilomètres par heure) par rapport à vous : la température à l'intérieur du jet serait donc à peine de un centième de degré au-dessus du zéro absolu !

En fait, ce système ne refroidit pas les atomes, il les concentre, c'est ensuite en augmentant le volume qu'ils se refroidissent (je ne comprends pas très bien pourquoi cela les ralentit mais c'est un fait reconnu). Il y a donc bien un gain d'entropie en réduisant le volume initial. Le truc utilisé n'est pas très clair sinon qu'il s'agit d'exciter les atomes avec un laser de telle sorte que cet atome rebondisse sur un autre rayon laser (on ne nous dit pas pourquoi) qui fait office de porte. Le procédé est très ingénieux et il ouvre des perspectives très importantes mais je trouve absurde la théorisation auquel il se croit obligé pour ne pas violer le second principe alors que celui-ci n'est que statistique et que toute vie le viole tous les jours. Du coup, il se fait de l'information une conception assez obscurantiste comme pas mal de physiciens.

Nous avons montré en 2006 que lorsqu'un photon est diffusé par un atome (lors de la transition de l'état bleu à l'état rouge), ce photon emporte de l'information relative à l'atome : cette information correspond, selon l'hypothèse de Szilárd, à une minuscule quantité d'entropie. Alors que le photon incident, qui excite l'atome, est issu d'un train ordonné de photons – le faisceau laser –, le photon diffusé se propage dans une direction aléatoire : les photons deviennent donc plus désordonnés.

Nous avons montré que l'augmentation d'entropie, liée au désordre croissant des photons, compense exactement la diminution d'entropie des atomes confinés grâce à la porte à sens unique. Ainsi, le refroidissement à un seul photon fonctionne comme un démon de Maxwell, dans le sens précis où l'entendait Szilárd en 1929. Notre démon est simple et efficace : c'est un faisceau laser dont l'opération de tri se fonde sur un phénomène irréversible, la diffusion d'un photon unique. Ce n'est ni un être intelligent ni un ordinateur. Il ne prend pas stricto sensu des décisions fondées sur l'information portée par les atomes : il suffit que cette information soit disponible et qu'elle puisse en principe être recueillie.

- Premiers accouplements, p68

Ce qui est étonnant, c'est qu'aussi bien nos jambes que le pénis seraient issus des nageoires pelviennes des requins, dont les premières ébauches dateraient des premiers vivipares, les placodermes (il y a 375 millions d'années). L'hypothèse que les mâchoires aient d'abord servi à tenir la partenaire pendant la copulation est audacieuse mais, c'est l'explication du passage à la fécondation interne qui est la plus intéressante.

L'utilisation de nageoires pelviennes pour transférer le sperme avec plus de précision à la masse d'œufs a peut-être amené le mâle à se rapprocher de la femelle. Cette adaptation aurait créé une pression de sélection conduisant à des lobes de nageoires pelviennes plus grands et plus allongés, devenus in fine des ptérygopodes.

Quels sont les facteurs neurobiologiques qui ont rendu les mâles désireux d'insérer des parties de leurs nageoires pelviennes dans les femelles lors de l'accouplement ? L'apparition de cette pulsion résulte peut-être de la pression de sélection, qui poussait le mâle à féconder les œufs au plus vite, avant que la femelle ne les ait émis, notamment en raison de la compétition avec les autres mâles. Des études complémentaires des signaux chimiques et des déclencheurs neuronaux qui régissent le comportement d'accouplement des requins et des autres poissons pourraient nous éclairer sur l'apparition de cette première étape évolutive vers la copulation.

- Le sang fluidifié par un champ magnétique

Sous l'effet d'un champ magnétique intense, les globules rouges se regroupent en petits chapelets, ce qui diminue la viscosité sanguine.

Les expériences de R. Tao et K. Huang ont montré qu'en appliquant pendant environ une minute un champ magnétique parallèle à la direction de l'écoulement sanguin et d'intensité égale à 1,3 tesla, on diminue la viscosité sanguine de 20 à 30 pour cent. La viscosité remonte ensuite lentement et retrouve sa valeur initiale au bout de deux ou trois heures.

L'application d'un champ magnétique intense a pour effet de polariser magnétiquement les globules rouges : chaque globule, qui a grossièrement la forme d'un disque, acquiert grâce au fer qu'il contient un dipôle magnétique dirigé selon l'un de ses diamètres, c'est-à-dire perpendiculairement à l'axe de symétrie du globule. Les forces d'interaction entre dipôles tendent alors à les regrouper en petites chaînes de quelques globules accolés par leurs bords.

Ce regroupement a pour conséquence trois effets physiques connus pour diminuer la viscosité. Les deux premiers sont l'augmentation de la taille moyenne des particules en suspension et un élargissement de la gamme de tailles de ces particules (on retrouve des chapelets de deux, trois, quatre, etc. globules). Le troisième est le fait que les chaînes de globules soient alignées dans la direction de l'écoulement, ce qui réduit la friction, donc la viscosité dans cette direction.

- Les gélules robots, p52

Un voyage dans le corps humain n'est plus du domaine de la science-fiction. De minuscules « robots » pourraient bientôt aider au diagnostic, effectuer des interventions chirurgicales et administrer des médicaments.

Des prototypes complexes, actuellement testés chez l'animal, sont équipés de pattes, d'hélices, d'objectifs photographiques et de systèmes de déplacement sans fil.



La Recherche no 454, Sommeil et rêves


- Les fluides perdent la mémoire, p18

En fait, c'est l'entropie qui est une "perte de mémoire"(hypothèse ergodique qui remplace les moyennes temporelles par des moyennes d'ensemble). Les phénomènes "sensibles aux conditions initiales" restent donc l'exception.

- Un mur de 220 km comme frontière, p22

Au temps de Sumer, vers 2400 av JC dans la Syrie actuelle, un mur en pierre sèches d'un mètre de haut délimitait sur 220 km des territoires entre agriculteurs et éleveurs (entre Ebla et Ib'al comme entre Abel et Caïn ?).

- Des conflits dans une période froide, p23

Des conflits armés très meurtriers ont eu lieu entre 1300 et 1200 av JC en Allemagne à cause d'une période plus froide et humide.

- Sclérose en plaques et oestrogènes, p26

Les oestrogènes réduiraient l'inflammation du cerveau et donc la sclérose en plaque.

- La fonction du rêve, p52

Tobie Nathan réfute l'interprétation de Freud qui fait du rêve un désir refoulé et présente à la place les théories de Jacques Montangero sur le rêve, déplaçant sa fonction de l'affectif au cognitif.

Jacques Montagero conçoit les mécanismes de formation des rêves comme un ensemble de processus cognitifs intenses et très rapides, dont la finalité est de sélectionner des éléments de connaissance pour les assembler dans de nouvelles constructions selon une logique spécifique. Il souligne ainsi que, toutes les nuits, l'être humain passe une heure et demie à remâcher ce qu'il sait déjà, à le décomposer pour le recombiner inlassablement jusqu'à aboutir à des récits nouveaux qu'il se présente à lui-même comme des perceptions. Il focalise donc son attention sur les capacités créatrices du rêve qui invente une néoréalité constituée d'une combinaison originale d'éléments réagencés. Et d'après les recherches qu'il a conduite, le rêve aiderait à résoudre les problèmes de la vie éveillée.

Cette interprétation semble bien trop partielle. Même si cela peut correspondre à un type de rêve, il y en a d'autres qui sont très peu créatifs, plutôt un rabâchage de la pensée diurne, et d'autres qui sont très clairement libidineux, sans parler du rêve dans une cure psychanalytique où il s'adresse souvent directement au psychanalyste. Il est par contre intéressant de faire du rêve une simple continuation de la pensée qui ne peut s'arrêter pendant le sommeil, tout comme de souligner que la plupart des animaux rêvent et qu'il a une fonction liée à la mémoire ou l'apprentissage (ce qu'on voit avec les patients qui bougent quand ils dorment, ce qui réfute l'hypothèse d'une totale reconstruction au réveil mais pas de sa mise en récit déformante).

L'article suivant, p56, insiste d'ailleurs plutôt sur le caractère émotionnel des rêves qui sont le plus souvent des cauchemars, privilégiant les émotions de peur et d'anxiété (avant un examen, après un traumatisme), ce qui serait une façon de les maîtriser (de s'y habituer) mais par ce biais, la culpabilité pourrait s'immiscer et les désirs refoulés justement (car le refoulement et la dénégation ne font guère de doute, pas plus que notre mémoire sélective...).

- Il y a assez de terres pour nourrir 9 milliards d'humains, p94

Laurence Roudart nous assure qu'on ne manque pas de terres mais que "dans le monde la majorité des gens qui ont faim sont des agriculteurs sans outils ni engrais". Il faudrait leur permettre de cultiver des surfaces un peu plus grande, de les outiller avec des animaux de trait et de les initier à l'agroécologie. Cependant, on ne pourrait se passer de l'agriculture intensive : "passer d'une agriculture fortement utilisatrice d'entrants industriels à une agriculture biologique entraîne une chute importante des rendements". La régulation des prix agricoles serait quand même absolument nécessaire pour éviter les famines.

On peut reprocher à ces jugements trop globaux de ne pas tenir assez compte des disparités locales. Le fait qu'on pourrait dans l'absolu nourrir 9 milliards d'individus (on prévoit 11 milliards désormais) ne signifie absolument pas qu'on y arrivera sans problèmes et partout !

- Supercooperators, Martin Nowak, p104

Dans ce livre l'auteur montre, mathématiquement, les avantages de la coopération dans l'évolution jusqu'au langage.

Même l'évolution du langage serait étroitement liée à l'évolution de la coopération. Car ce sont les mots qui alimentent ce que Nowak considère comme le plus important moteur des interactions sociales : la réciprocité indirecte.




Brèves et liens



Physique


cosmologie, astronomie, physique quantique

- L'inexplicable dualité entre trous noirs et supraconduction

Ce que la théorie des cordes a permis à Gary Horowitz de montrer, c’est qu’un trou noir est en partie équivalent à un supraconducteur !

Tout a commencé dans les années 50, explique Gary Horowitz, certaines personnes ont commencé à réaliser que la gravité dans la théorie des cordes pouvait aussi décrire des phénomènes non gravitationnels, comme les atomes au sein de certains types de matière. Les équations utilisées sont les mêmes, mais on réinterprète le résultat.” Ce lien extrêmement surprenant est aussi extrêmement prometteur. “En regardant un phénomène quantique, comme la supraconductivité, avec un point de vue gravitationnel, on a un point de vue complétement nouveau. Cela donne deux façons radicalement différentes de voir un même objet. Le lien entre les deux est plus qu’une analogie ou une métaphore, c’est ce que l’on appelle une dualité.

Ou plus exactement, une certaine sorte de champ qui émane du trou noir est le dual des électrons dans le supraconducteur" explique Gary Horowitz. En ajustant certaines conditions du modèle mathématique des trous noirs, il a pu reproduire toutes les caractéristiques d’une jonction Josephson.

- Des trous noirs massifs 700 millions d'années après le Big Bang

Rien de vraiment neuf...

Pour la première fois, dans la revue Nature, une équipe d’astronomes décrit la découverte de ces mystérieux trous noirs et le lien très fort qui les unit aux galaxies hôtes, puisqu’il semble qu’ils croissent de concert. « Cette découverte nous dit qu'il y a une relation symbiotique entre les trous noirs et leur galaxie qui existe depuis la nuit des temps ».

Ces données indiquent que ces trous noirs massifs existaient déjà 700 à 800 millions d'années après le Big Bang, ce qui suggère qu’ils sont nés très gros au départ, ou qu’alors ils ont connu une croissance rapide.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Les effets de la collision d'un petit trou noir avec une étoile

Des petits trous noirs "primordiaux" de la masse d'un astéroïde seraient détectables lors de leur collision avec une étoile.

Ces mini trous noirs dont on parlait le mois dernier se seraient formé peu après le Big Bang et seraient beaucoup moins massifs que les autres trous noirs mais pourraient représenter une partie de la matière noire indétectable.

- Plus de matière noire en Mai

La matière noire interagissant très peu avec la matière est inégalement répartie dans le système solaire (entre autres) et le fait qu'on en détecte plus en Mai semble confirmer qu'il ne s'agit pas d'anomalie des détecteurs mais bien d'un amas de matière noire.

- Traces du boson de Higgs ?

Une nouveau scénario de rupture de symétrie spontanée du boson de Higgs, sans auto-interaction, prévoit que sa masse serait assez lourde, autour de 320 GeV, ce qui serait compatible avec des résultats récents d'ATLAS.

- Observation de photons créés dans le vide

L’effet Casimir a été observé pour la première fois de façon expérimentale en 1998. Il y a cependant un second effet Casimir, qualifié de dynamique, prédit il y a une quarantaine d’années. Il se produit lorsqu’un miroir se déplace dans le vide quantique à une vitesse proche de celle de la lumière. En approchant de la vitesse de déplacement des photons, le miroir parvient à séparer des couples de photons et donc à éviter qu’ils s’annihilent. Ces photons virtuels deviennent alors réels et de la lumière est produite à partir du vide.

- La chiralité des acides aminés due aux neutrinos des supernovas ?

- Autant d'eau dans le manteau lunaire que dans celui de la Terre

On savait que de l’eau est présente dans le manteau lunaire mais on ne savait pas vraiment en quelle quantité. Un groupe de chercheurs vient de mieux l’évaluer grâce aux échantillons du fameux « sol orange » rapportés sur Terre par la mission Apollo 17. Selon les cosmochimistes, il y en aurait autant que dans le manteau terrestre, du moins à certains endroits.

Cette découverte n'est pas simplement un problème potentiel pour la théorie standard de la formation de la Lune (en effet, si tout le manteau supérieur était aussi riche en eau que celui de la Terre, cela cadrerait mal avec les hautes températures initiales du matériau résultant de la collision entre Théia et la Terre dans cette théorie). Il se pourrait que l'eau trouvée près des pôles lunaires provienne en réalité du dégazage du manteau lunaire.


- Progrès de l'informatique quantique

Le nombre de qubits intriqués est désormais de 14, ce qui n'est quand même pas beaucoup, et un système de correction d'erreur performant a été testé mais passer au niveau supérieur reste problématique car la décohérence augmente comme le carré du nombre de particules (il faudrait mettre en parallèle des systèmes à nombre de qubits réduit?).

En pratique, les physiciens de l'équipe ont stocké trois ions calcium - dont l'un représente le qubit de référence, les deux autres représentent chacun un qubit auxiliaire - dans un piège ionique. La première étape consiste à intriquer le qubit de référence avec les deux autres, ce qui transfère l'information quantique sur les trois particules. Ensuite, un algorithme quantique mis au point par les chercheurs vérifie s'il y a une erreur, détermine laquelle s'il y en a une et la corrige. Après la correction, les deux ions auxiliaires sont soumis à un faisceau laser qui, en changeant leur état quantique, permet de les réinitialiser: c'est cet ajout expérimental qui permet de corriger les erreurs de façon répétitive.

Les physiciens ont constaté que le taux de désintégration des atomes n'est pas linéairement proportionnel au nombre de qubits, mais proportionnel au carré du nombre de qubits. Cela signifie que la sensibilité d'un système quantique augmente significativement lorsque le nombre de particules intriquées augmente. Ce phénomène est connu sous le nom de superdécohérence et a rarement été observé jusqu'à présent.

- Un simulateur quantique du graphène

Pour résoudre ce problème, des chercheurs ont eu l’idée de fabriquer un semi-conducteur formant une structure en nid d’abeille similaire aux réseaux périodiques du graphène et de ses cousins. À base d’arséniure de gallium, ce graphène artificiel ou encore « artificial graphene » (AG) en anglais, est facilement synthétisable sous diverses formes à l’aide de la nanotechnologie. Il s’agit donc d’un simulateur quantique bien adapté pour explorer différents régimes d’interactions entre les électrons se déplaçant dans du graphène et ses cousins, soumis à des champs électriques ou magnétiques.

Il s'agit même du premier simulateur quantique basé sur un semi-conducteur apte à reproduire la physique des électrons fortement couplés. Comme les nanotubes de carbone peuvent être considérés comme des feuillets de graphène enroulé, on peut penser que ce simulateur ou ses variantes sera également utile pour la physique quantique des nanotubes de carbone.

- Des vibrations réduisent la friction au niveau nanométrique

Cela évoque les aimants de Heinz von Förster mais aussi le milieu cellulaire toujours agité.


Climat


Climat, écologie, énergies

- Vers un petit âge glaciaire ?

Selon certains physiciens solaires américains, le cycle de taches solaires pourrait s’interrompre pendant quelques dizaines d’années. Ce ne serait pas la première fois. Cependant, il est trop tôt pour en déduire qu’il en résultera un refroidissement du climat.

Les astrophysiciens ont ainsi découvert qu’un courant de matière est-ouest à l’intérieur du Soleil, migrant périodiquement des latitudes moyennes vers l’équateur de notre étoile, pouvait servir d’outil de prédiction pour l’apparition des taches solaires lors d’un cycle. Or, alors qu’ils s’attendaient à voir le début d’une nouvelle migration de ce courant, rien de tel n’a été observé, suggérant que le 25e cycle serait, au minimum, retardé. Il ne se produirait alors qu’à l’horizon 2021-2022.

Ce qui renforce la probabilité de l’occurrence de ce phénomène est que le champ magnétique du Soleil est en train de baisser depuis au moins treize années. Il faut savoir que ce sont les lignes de champ magnétique du Soleil qui, en inhibant localement la convection de la matière solaire, font chuter sa température de surface, provoquant l’apparition des fameuses taches. Elles correspondent en effet à des zones plus froides, donc moins brillantes, et qui apparaissent plus sombres.

Il ne serait donc pas impossible qu'on entre dans un minimum de Maunder, il est encore un peu trop tôt pour en être sûr mais on n'entrerait pas pour autant dans un "petit âge glaciaire" comme à l'époque de Louis XIV à cause d'un réchauffement anthropique plus important. Ce serait quand même un facteur d'atténuation bien venu, du moins pour nous car il n'est pas impossible que les tropiques s'en réchauffent d'autant du fait que ce n'est pas tant l'ensoleillement qui change mais les émissions de particules, la couverture nuageuse et le régime des vents. De quoi refroidir quand même les ardeurs d'une lutte contre le réchauffement en bout de course (il risque de n'y avoir pas de suite à Kyoto qui s'achève), heureusement c'est le prix du pétrole qui va accélérer le passage aux énergies renouvelables.

- Oscillations océaniques et réchauffement

Il y a sûrement une influence de ces oscillations mais je ne suis pas vraiment convaincu que cela arrangerait les choses à ce point, le plus important étant le rapport CO2/réchauffement et nos émissions qui augmentent encore ne font aucun doute. De plus, à court terme, le plus dangereux, c'est la fonte du pergisol et ses dégagements de méthane qui pourraient au contraire amener bien pire dans le relativement court terme.

Voir plus bas le lien entre ces oscillations et les inondations du Nil.

- Lutter contre la pollution atmosphérique augmenterait la température de 3°C !

Une des conclusions importantes est que les politiques de réduction de la pollution actuellement menées de par le monde vont conduire d'ici 20 ans à une augmentation du réchauffement climatique qui pourrait s'élever de +2,2 à +4,1 °C en Europe.

Ainsi, l'un des principaux résultats du projet est que globalement les aérosols contribuent à refroidir le système Terre et que ce faisant ils limitent le réchauffement global, mais que cet effet "bénéfique" pour la planète va fortement diminuer d'ici 2030 du fait des réductions plus rigoureuses de la pollution atmosphérique actuellement mises en oeuvre dans le monde entier. Autrement dit, la réduction de la pollution globale aura pour conséquence une accélération du réchauffement climatique.

Voir aussi Futura-Sciences. C'est très problématique mais logique car un des projets de géoingénierie consistait à répandre du soufre dans l'atmosphère comme les volcans dont l'effet est bien connu sur le refroidissement du climat. La pollution notamment chinoise, en forte augmentation ces dernières années, expliquerait du coup la stagnation du réchauffement depuis 1998.

Par contre les traînées des avions (ou "contrails") réchauffent bien la planète.

- La fonte de l'Arctique provoque une énorme migration sous-marine

Des méduses, des algues toxiques, des baleines, du plancton... migrent du Pacifique vers les eaux de l'Atlantique, révèle une étude scientifique. Un mouvement qui n'annonce rien de bon.

D'après les scientifiques, cette migration des espèces sous-marines est la plus grande depuis plus de deux millions d'années. Le professeur Chris Reid, de la Fondation Sir Alister Hardy pour la science océanique du Laboratoire marin de Plymouth, explique: "Pour la première fois, depuis des milliers d'années, une vaste zone d'eau de mer s'est ouverte entre l'Alaska et l'ouest du Groenland, permettant un énorme transfert d'eau et d'espèces entre les deux océans".

"Les implications sont énormes. La dernière incursion d'espèces entre ces deux océans remonte à deux ou trois millions d'années. De nombreuses espèces du Pacifique avaient été introduites dans l'Atlantique, provoquant la disparition d'un grand nombre d'espèces".

"La glace continue de fondre, ce qui pourrait conduire à la fusion complète des deux océans d'ici 20 à 30 ans, ce qui engendrerait une migration encore plus importante, dont l'impact se fera sentir aux quatre coins du monde."

- La mer monte

- Sécheresse : vue satellite entre avril 2010 et 2011

- Le GIEC envisage des miroirs pour nous protéger du soleil

On en avait déjà parlé (par exemple en octobre 2009) mais ce projet de géoingénérie est envisagé sérieusement par le GIEC désormais devant l'insuffisance des politiques menées. Comme je le disais à l'époque, on ne va pas se laisser rôtir sans rien faire mais il faut que ce soit réversible. En tout cas nous sommes bien devenus responsables du climat et ses régulateurs (ou dérégulateurs)...


- Greenpeace : renouvelables et smartgrid

- L'énergie des courants

- La Belgique présente le premier train solaire

Un tunnel ferroviaire spécial de 3,5 km a été construit près d'Anvers. 16.000 panneaux solaires sont installés sur son toit. L'énergie collectée sert à alimenter l'ensemble de l'infrastructure de la ligne et notamment à éclairer la gare d'Anvers.

- Un abri autonome sur les toits

Conçu par la société américaine adNAU, Living Roof est écologique et pensé dans une logique de développement durable. À l'exemple de ses entonnoirs collecteurs d'eau placés de part et d'autre de sa structure et qui permettent à ses utilisateurs de pouvoir récupérer l'eau de pluie. Avec Living Roof, l'énergie solaire est aussi utilisée au plus juste grâce à des cellules photovoltaïques intégrées à son revêtement qui permettent de capter les rayons du soleil. De quoi le rendre totalement autonome.

- Des batteries 3 fois plus petites avec de l'aluminium poreux

- La batterie lithium semi-liquide va-t-elle changer le monde ?

Olivier Daniélo s'emballe pour ces batteries liquides. Moi je crois plus aux supercondensateurs mais, ce qui est sûr, c'est que les progrès sont très rapides et qu'on a toute une batterie de solutions maintenant. Il est certain qu'une batterie liquide est plus pratique à recharger mais ça reste quand même assez polluant. Je ne pense pas non plus qu'on aurait intérêt à ne plus être connecté au réseau, sauf difficultés locales.

- Des batteries transparentes

Il s'agit d'une batterie de type sandwich à couches minces fonctionnant avec des ions lithium et un électrolyte polymère solide, qui est transparente au spectre visible de la lumière. Cette propriété surprenante revêt un intérêt particulier pour transformer toute surface vitrée en une réserve d'énergie électrique disponible à la demande.

L'autre intérêt d'une telle batterie serait son intégration à des cellules photovoltaïques transparentes, afin de proposer un système complet permettant la conversion et le stockage de l'énergie solaire incidente en électricité. Sous forme de sandwich, la partie externe équipée de cellules ferait office de récepteur et de convertisseur, tandis qu'à l'intérieur la batterie stockerait l'énergie ainsi produite.

- L'air comprimé pour stocker l'énergie des éoliennes

- Norvège et Japon développent l'osmose inverse

- Un biocarburant pour avions produit par l’aquaculture

Un projet des Emirats Arabes Unis produira bientôt dans le désert du biocarburant à partir de la salicorne et avec l'aide de quelques crevettes.

La salicorne (Salicornia sp) est une plante halophyte, c'est-à-dire qu’elle se développe en milieu salin. Ses graines riches en huile peuvent être transformées, grâce à la technologie d’UOP Honeywell, en biocarburant.

Le projet porte sur une ferme aquacole de démonstration de deux kilomètres carrés. Située dans le désert, donc en dehors des terres arables, elle sera alimentée en eau de mer par un canal. Cette eau se déversera d’abord dans des bassins aquacoles d’élevage de poissons ou de crevettes. A la sortie de ces bassins, l’eau est chargée en matières organiques (excréments) et pose, en général un problème de pollution.

Dans cette ferme, cette eau enrichie fertilise des champs de salicorne. En aval de ces champs, l’eau encore faiblement chargée en matières organiques et plus salée, mêlée d’eau du canal, alimente une mangrove qui termine de la dépolluer, capte le CO2 et produit, avec ses feuilles, une partie de l’alimentation des élevages aquacoles.

Les champs de salicorne sont exploités comme des champs de riz. Toutefois, la forte quantité de sel de cette plante pose un problème pour la mécanisation de son exploitation. Les graines sont pressées et converties en biocarburant pour avion et biocarburant conventionnel dont une partie peut alimenter une centrale électrique. Le rendement de cette aquaculture intégrée est équivalent à celui de la culture du soja mais ne représente qu’un huitième de celle du palmier à huile.

- Quand le froid viendra du chaud

Le système est basé sur des échangeurs de température de type "microchannel".

- Le méthane utilisé comme arôme ?

Le propanoate d'éthyle est un ester utilisé comme arôme dans l'industrie alimentaire. Il possède une odeur de fruit avec une note de rhum et est présent dans de nombreux fruits et dans certaines boissons alcoolisées. Le proponate d'éthyle est obtenu de manière classique par une réaction d'estérification entre l'acide propanoïque et l'éthylène. Sa production à partir de méthane a été réalisée à une température de 40 degrés et n'a généré qu'un seul sous-produit: de l'azote.


- Transformation d'électricité en méthane

Un système d'électrolyse développé par des chercheurs allemands permet de transformer de l'électricité en méthane à partir d'eau et de dioxyde de carbone.

- Des réacteurs nucléaires plus petits

Des réacteurs plus petits et donc plus rapides à construire et moins chers sont planifiées au Tennessee.

- Les catastrophes coûtent plus cher en période de croissance

Ces chercheurs ont trouvé qu'une catastrophe qui frappe une telle économie hors - équilibre a des effets indirects plus graves si elle a lieu pendant une phase d'expansion que pendant une phase de récession, un résultat important et surprenant, qu'ils ont baptisé le "paradoxe de vulnérabilité". Un résultat complémentaire de ces travaux est qu'en modulant la flexibilité des investissements, il est possible de limiter les incidences sur l'économie moyennées sur plusieurs cycles.

C'est un résultat qu'on peut comprendre mais l'article confirme aussi la périodicité de 7 ans des crus du Nil et les relie à l'oscillation Nord-Atlantique.

Un exemple frappant de cette complémentarité est celui des crues du Nil. D'une durée de 1300 ans (622 - 1921), l'enregistrement des hauteurs maximales atteintes chaque année par les eaux du Nil est l'un des enregistrements historiques les plus longs disponibles. L'utilisation de deux méthodes novatrices d'analyse "lisse" de cette série a permis de mettre en évidence un pic spectral proche de 7 ans (avec une confiance de plus de 95%) correspondant à une périodicité approximative des crues exceptionnelles. Déjà présente dans le récit biblique de l'interprétation, selon Joseph, du rêve fait par le pharaon des sept vaches grasses et des sept vaches maigres, cette périodicité a été reliée par les chercheurs à l'Oscillation Nord-Atlantique (NAO).

- Le volcan Puyehue au Chili


Biologie


évolution, génétique, biodiversité, éthologie, anthropologie, neurologie

- Un accélérateur d'évolution

En mélangeant de l'ADN qui code une protéine donnée avec des bactéries, on obtient rapidement par évolution des bactéries modifiées opérationnelles bien plus facilement que par des OGM grâce à des chocs électriques qui rendent les membranes perméables à l'ADN, produisant ainsi ce qu'on appelle des recombinaisons homologues qui sont sélectionnées ensuite en fonction de leurs performances. On pourrait avec cette méthode changer par exemple les codons stop TAG en TAA, ce qui protègerait ces bactéries des virus (du moins pendant un temps). On peut malgré tout craindre la production de bactéries pathologiques et la machine coûterait quand même 90 000$ !


- L'édition de gènes

Une nouvelle technique très prometteuse remplace un gène défectueux par un nouveau gène grâce à une enzyme.

- Remplacer la thymine par de l'uracile dans l'ADN

Mené par Rupert Mutzel et Philippe Marlière, ce groupe de biologistes a forcé des Escherichia coli, bactéries célèbres, à remplacer la thymine (T), une des bases azotées de leur ADN, par un chrolrure d’uracile, un dérivé d’une des bases azotées de l’ARN. Ce chlorure est en général mortel pour les organismes vivants, à moins qu’il ne soit présent en faible dose.

Les chercheurs ont commencé par mettre en culture ces bactéries dans un milieu contenant ce composant en très faible quantité puis ont sélectionné les bactéries les plus résistantes. L’opération a été répétée plusieurs fois en augmentant à chaque fois la quantité du chlorure d’uracile dans le milieu de culture. La pression évolutive a ainsi été maintenue sur les populations de bactéries pendant 1.000 générations. Au final, ce sont des Escherichia coli dans lesquelles toutes les bases T de l’ADN ont été remplacées par des chlorures d’uracile qui ont été obtenues.

On ne peut s’empêcher de penser aux récentes affirmations concernant la découverte d’autres bactéries, qui seraient capables, elles, de remplacer leur phosphore (un des atomes de l'ADN et de l'ARN) par de l'arsenic.

La substitution de l'arsenic reste très controversée mais la méthode était à peu près la même.

- Reproduction en laboratoire des premiers multicellulaires ?

L'expérience est sujette à caution car les levures utilisées ont sans doute déjà été multicellulaires avant de redevenir unicellulaires. Ainsi, des champignons comme le candida albicans peuvent avoir une forme unicellulaire normale et une autre multicellulaire (pathologique pour nous). C'est peut-être ce qui explique surtout la rapidité de la constitution d'amas de cellules se différenciant et la présence de mécanismes de suicide cellulaire mais les éponges qui seraient les premiers organismes multicellulaires sont très peu différenciées. Il est quand même intéressant d'avoir montré que des conditions particulières sélectionnant ces regroupements de cellules en produisent assez rapidement. Surtout, cela permet de constater le mécanisme en jeu, non pas bien sûr par regroupement de cellules isolées mais par des divisions cellulaires incomplètes, laissant les cellules attachées. Ensuite, le fait d'être sélectionnées comme un tout permet les spécialisations de cellules qui ont toutes le même patrimoine génétique.

- Au bout d'un certain temps les mutations plafonnent

Les mutations bénéfiques au sein d'une population bactérienne s'accumulent au cours de l'évolution mais sa performance tend vers un plateau. Les modèles théoriques de l'évolution doivent donc prendre en compte un "frein" dans le bénéfice attendu sur la survie et la reproduction des organismes: ce phénomène (appelé épistasie négative) vient, pour la première fois, d'être démontré expérimentalement.

Pour Sciences et Avenir "être trop adapté ralentit... l'adaptation".

- Un Mimivirus solitaire devient chauve

Les chercheurs ont cultivé de manière isolée le Mimivirus. En laboratoire, seul dans une amibe et sans contact avec d'autres microorganismes, ils ont observé, en évolution accélérée (seulement 150 passages), une réduction de 17% de la taille de son génome. Cette perte génomique se fait pour l'essentiel sous forme de délétions des deux extrémités de son génome. En absence d'autres microorganismes et donc de compétition au sein de l'amibe, le Mimivirus élimine, alors, une partie de son génome en supprimant notamment les gènes impliqués dans la formation de longues fibrilles qui entourent sa capside. Le Mimivirus devient ainsi "chauve". Les chercheurs ont également observé qu'il devenait résistant aux virophages.

On avait vu que les virus géants étaient peut-être une nouvelle forme de vie étant donné leur matériel génétique spécifique. En tout cas ils seraient pourvus d'une grande adaptabilité.

- Mécanisme d'activation de la phosphorylation dans la mitose

L'intérêt de ces découvertes, ce n'est pas leur utilité ni un quelconque besoin de connaître le détail des mécanismes de la cellule mais seulement d'en mesurer la complexité et le type de mécanisme en jeu, d'une diversité inouïe destinée à une régulation très précise de la division cellulaire, c'est-à-dire à une expression conditionnelle qui dépend d'une série de désinhibitions et qui sont étalées dans le temps, incluant un certain délai (sans doute de synchronisation ?). La sélection se faisant sur le résultat, tous les mécanismes sont bons qui peuvent l'assurer même s'il y a toujours plus de probabilité que des mécanismes déjà éprouvés assurent l'expression et la coordination des protéines.

Grâce à des études d'homologie de séquences, les chercheurs ont alors pu montrer que la protéine appartient à une sous-famille de kinases, les AGC kinases, malgré la présence d'une insertion de 550 acides aminés supplémentaires dans le domaine kinase. De manière surprenante, ils ont découvert que les mécanismes d'activation de Greatwall sont différents de ceux des autres AGC kinases. Bien que Greatwall semble dépourvu du motif hydrophobe classiquement retrouvé chez la plupart des membres de cette famille, les scientifiques ont mis en évidence la présence d'une poche hydrophobe fonctionnelle. Des expériences de modélisation moléculaire et de mutagenèse ont également indiqué que Greatwall présente un site très conservé au niveau de la sérine 875, dont la phosphorylation entraîne l'interaction de ce résidu avec une lysine à l'extrémité N-terminale, conduisant à l'activation partielle de la kinase. Cette interaction pourrait stabiliser la structure catalytique de la protéine. Les autres sites de phosphorylation identifiés et leurs rôles putatifs sur l'activité de Greatwall ont été analysés et seule la phosphorylation de la sérine 875 semble essentielle à l'activation de la kinase. Une fois le changement de conformation de Greatwall induit par la phosphorylation de la sérine 875, une seconde étape permet son activation complète: il s'agit de la liaison de sa poche hydrophobe au motif hydrophobe d'une autre AGC kinase.

- Un ver dans les profondeurs de la Terre

Pas plus gros qu’un demi-millimètre, le ver Halicephalobus mephisto n’en est pas moins impressionnant pas sa capacité à vivre dans un milieu plus qu’hostile. Comme l’indique son nom de baptême, qui fait référence au Méphistophélès de Faust, incarnation du diable qui fuit la lumière, ce ver vit loin de toute lumière, entre 900 mètres et 3,6 km de profondeur dans la croûte terrestre. Il se balade dans une eau ne contenant que des traces d’oxygène et se nourrit de bactéries. Du jamais vu.

De quoi relancer l'hypothèse de trouver de la vie dans les profondeurs de Mars ?

Voir aussi Futura-Sciences.

- Des céphalopodes

- Un parasite qui protège son crustacé avant de le livrer aux poissons

Le ver parasite Pomphorhynchus laevis utilise le gammare, un crustacé d'eau douce, comme hôte intermédiaire, dans lequel il grandit tout en restant à l'état larvaire. Pour devenir adulte et se reproduire, il doit être ingéré par un poisson qui deviendra l'hôte définitif.

Les gammares hébergeant une larve immature se cachent plus que les gammares sains et encourent un risque de prédation plus faible. En revanche, dès que la larve a atteint le stade où elle peut infecter les poissons, les comportements s'inversent et le taux de prédation des gammares parasités devient plus fort que celui de leurs congénères sains.

Les larves de Pomphorhynchus laevis forcent les gammares à adopter des comportements quelque peu suicidaires, en modulant ou en inhibant leurs comportements anti-prédateur tels que la photophobie, l'utilisation de refuges ou la fuite en réaction à l'odeur d'un poisson. Les crustacés parasitiquement modifiés sont jusqu'à 20 fois plus mangés que les individus non parasités.

Voir aussi une coccinelle parasitée par une guêpe et qui apparemment n'en meurt pas mais n'y trouve aucun avantage cette fois.

- Des fourmis qui font de l'élevage

On savait déjà que les fourmis pouvaient cultiver des champignons et élever des pucerons pour leur lait mais c'est la première fois qu'on voit des fourmis élever des insectes (cochenilles) pour les manger, en sélectionnant ceux dont la carapace est la moins dure.


- Une araignée dans sa bulle sous l'eau

Une espèce d'araignée nommée Argyroneta aquatica est extraordinaire, car elle est la seule qui passe sa vie entière sous l'eau. Elle ne remonte qu'une fois par jour pour respirer. Son astuce ? Elle vit sous une cloche d'air.

- Une araignée cannibale d'autres araignées cannibales

C'est une illustration de la dialectique du vivant où, de même qu'on à une inhibition de l'inhibition puis une inhibition de l'inhibition de l'inhibition, de même on a des prédateurs participant à la régulation des populations et des prédateurs de prédateurs. On constate aussi que l'intelligence de l'araignée va bien au-delà de celle des tiques.

- Des fourmis qui enlèvent d'autres fourmis pour les aider

Ces fourmis ouvrières se déplacent vers leur nid pour chercher de l’aide mais se font pour le moins insistantes. Arrivées sur place, elles enlèvent littéralement un membre de la colonie en le prenant dans leurs mandibules et le ramènent en renfort afin qu’il vienne lui porter assistance dans son travail.

- La chasse à bulles de la baleine à bosse

Les baleines à bosse peuvent se livrer à des manœuvres complexes au cours de la chasse et même utiliser des « filets » de bulles pour former une barrière visuelle qui confine le banc de poisson dans un espace de plus en plus restreint. Soudain, elles se précipitent vers le haut à travers le rideau de bulles, gueule grande ouverte, avalant des milliers de poissons d’une seule goulée.

- La vieillesse, un effet du risque de mortalité précoce ?

La longue période de survie après la ménopause chez les êtres humains a été longtemps considérée comme un paradoxe évolutif. Comment justifier cette longévité prolongée qui semble inutile du point de vue de l'évolution car les individus survivant ne se reproduisent plus ? Plusieurs théories ont été avancées, basées sur l'idée que les grand-mères peuvent contribuer indirectement à la propagation de leurs gènes en favorisant par exemple la survie et la reproduction de leurs enfants et de leurs petits-enfants via des soins maternels ou grand-maternels. Dans une étude publiée par Evolution, deux chercheurs français (UMR 7625 et 7599 du CNRS) proposent une nouvelle idée: grâce à cette période post-reproductive, le vivant se laisse une marge pour s'assurer que tout le potentiel de reproduction a pu être exploité. Un modèle testé avec succès sur des arthropodes.

Les auteurs montrent que l'imprévisibilité de la durée de vie peut générer une pression de sélection favorisant les individus programmés génétiquement pour survivre après la fin de leur période de reproduction, comme s'ils se laissaient une marge de manoeuvre pour être sûrs de ne pas mourir avant d'avoir pu exploiter en totalité leur potentiel de reproduction. Ce processus est comparable au cahier des charges dictant les normes de qualité dans la fabrication des avions. Etant donné la difficulté de prévoir la date d'un accident lié à l'usure des pièces d'un appareil, les avions sont conçus pour durer en moyenne bien plus longtemps que leur durée d'exploitation.

Les auteurs s'appuient sur un exemple biologique qui semble confirmer leur prédiction. En comparant la durée de vie post-reproductive de différentes lignées d'un collembole - petit arthropode du sol étudié en laboratoire - les auteurs montrent que les lignées chez lesquelles la durée de vie est la plus imprévisible sont les lignées chez lesquelles la durée de vie post-reproductive moyenne est la plus longue.

Certains voulaient expliquer la vieillesse comme le prix des performances de la jeunesse mais ce serait tout le contraire : si on ne meurt pas après la fin de la reproduction, ce serait pour s'assurer des performances reproductives jusqu'à la ménopause. Ainsi, la vieillesse résulterait uniquement de sa relative rareté. Il est cependant plus probable qu'il n'y ait pas qu'une seule cause car cela n'explique pas bien qu'on ne meure pas, seulement qu'on garde des capacités élevées jusqu'à la ménopause atteinte beaucoup plus rarement les siècles passés. On peut y voir simplement une étape provisoire de l'adaptation avant optimisation par réduction du temps de la vieillesse sauf si la lente dégradation de la vieillesse, au lieu d'une mort en pleine santé, donnait un avantage évolutif en servant de protection relative aux plus jeunes face aux risques rencontrés qui toucheraient en priorité les organismes les plus affaiblis.

- Faire renaitre les dinosaures avec des poulets

L'ADN des oiseaux propose une grande similitude avec celui des dinosaures et des traits communs qui se manifestent principalement lors du développement de l’oeuf dans l’utérus.

A différents stades du développement de l’embryon du poulet, il est remarquable de constater la présence d’une queue ou encore de mains à la place des ailes, des marqueurs qui se modifient à mesure du développement et disparaissent avant que le poussin ne sorte de l’oeuf.

Actuellement, les scientifiques essaient de bloquer les gènes du poulet qui font disparaitre les traits caractéristiques aux dinosaures à un moment précis de son développement.

- La syntaxe des chants d'oiseaux

Un peu douteux, c'est simplement que n'importe quelle combinaison de sons n'est pas reconnue comme un chant authentique, en fonction de l'apprentissage (ce n'est pas inné).

- Les aboiements du chien signe d'infantilisme

Les chiens descendent tous du loup. Or, les loups n'aboient jamais (les chiens sauvages non plus). Les louveteaux par contre « aboient ». Ce trait de caractère « jeune » (dit de « néoténie) aurait été sélectionné directement ou indirectement, mais artificiellement en tout cas.


- La violence des singes

Leurs explosions de violence sont assez semblables aux nôtres...

- Les Australopithèques attachés à leur territoire

Les mâles ne quittaient pas leur grotte (il défendaient leur territoire) alors que les femelles quittaient leur groupe comme dans la plupart des tribus humaines qui sont pareillement exogames. L'idée que l'homme a toujours été nomade est une fable...

Plus de la moitié des dents attribuées aux femelles australopithèques révélaient une origine géographique différente (de 3km à 32km) de la grotte où elles avaient été trouvées –contre 10% pour les dents mâles.

- L'évolution humaine 30 fois plus lente que prévue

A prendre avec précaution, car tout dépend de la pression sélective, mais du coup la distance qui nous sépare des singes et de nos ancêtres serait moindre que ce qu'on croyait ainsi que la différenciation des populations. On peut penser que seules les mutations donnant un véritable avantage adaptatif ont été retenues (comme la couleur de peau ou la digestion du lait). Il y a cependant dans ce domaine beaucoup d'études bidons aux conclusions trop rapides, mais on accumule des données au moins...

Une équipe de chercheurs a découvert qu'en moyenne, chaque parent transmet trente mutations à ses enfants, ce qui modifie les estimations antérieures et remet en question l'échelle de temps que nous utilisions pour calculer le nombre de générations qui nous séparent d'autres espèces. "Notre génome est constitué de près de six milliards d'éléments d'information appelés nucléotides, explique Philip Awadalla, professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, directeur de CARTaGENE et principal coauteur de cette étude. Chaque parent fournit trois milliards de nucléotides et sur la base d'études évolutionnaires indirectes, nous avions évalué que les parents transmettaient en moyenne 100 à 200 erreurs dans ces éléments d'information à leur enfant. L'étude génétique que nous venons de mener, première du genre en la matière, révèle qu'en réalité, ces erreurs ou mutations sont beaucoup moins nombreuses qu'on ne le pensait jusqu'alors."

Les généticiens vont devoir réviser le nombre de générations qui nous séparent des espèces qui nous sont génétiquement apparentées, comme les grands singes. "En principe, l'évolution est trente pour cent moins rapide que ce qu'on ne le pensait".

Voir aussi Sciences et Avenir.

- Le croisement avec Neandertal nous aurait adapté aux contraintes locales

On avait vu que les caractères locaux pouvaient remonter à Homo erectus, ce n'est donc pas seulement Neandertal qui a pu apporter aux populations locales des défenses contre les maladies ou autres conditions locales, au nombre desquelles il semble qu'on pourrait mettre l'ensoleillement et la couleur de la peau. Même si ces croisements étaient rares, ils ont donc pu donner des avantages décisifs à leur descendance.

Voir aussi le dossier d'Archéologie "Néandertal réhabilité", bien que je trouve qu'ils en rajoutent un peu trop dans la bien-pensance à nier nos différences les plus visibles (les grottes ornées au moins) mais insistant avec raison sur le fait que sapiens a dévasté les territoires où il immigrait, l'élimination des autres Homos étant mis surtout sur nos capacités de reproduction supérieures (espèce invasive).

- Les hommes sont les seuls animaux à pouvoir coopérer avec des étrangers

C'est quand même exceptionnel et souvent pour la guerre mais la condition en semble d'avoir un langage commun.

- La Polynésie colonisée par les anciens Américains

- Le néolithique a dégradé nos conditions de vie et nous a rendu plus petits

Les humains ont alors mangé moins de choses variées ; quelques céréales. Ils ont eu ainsi des déficiences nutritionnelles et plus de difficultés pour s'adapter au stress.

La densité de population s'est accrue de manière importante : les conditions sanitaires ont souvent été pitoyables, avec une proximité accrue des animaux d'élevage qui permettaient des contaminations bactériennes et virales. Pendant longtemps, les hommes n'ont fait que rapetisser. Ce n'est que depuis 75 ans principalement, depuis la mécanisation de l'agriculture, que les tailles moyennes s'accroissent.

Il existe depuis 1984 une théorie qui a montré que l'agriculture avait pendant la majorité du temps provoqué une moins bonne santé. Pourquoi avons-nous développé l'agriculture dans ce cas ? Il est possible qu'un refroidissement ait eu lieu entre -12700 et-11500.

Pas vraiment nouveau mais cela confirme, malgré Jean Guilaine ou Jacques Cauvin, que la culture des sols n'était pas un choix "culturel" (où certains croient déceler les prémices du capitalisme!). Les hommes y ont bien été contraints par les changements climatiques, d'autant que le climat avait été très favorable juste avant et, ensuite, malgré la relative dégradation de leurs conditions de vie, il n'y avait aucun retour en arrière possible étant donnée l'augmentation prodigieuse de la population qui en a résulté. Notre situation n'est guère différente...

- L'argent des Amériques retrouvée tard dans l'économie espagnole

Le métal européen est resté majoritaire dans les pièces de monnaie d'argent espagnoles jusqu'au règne de Philippe III (1578-1621). Ce n'est qu'au 18e siècle qu'il a été complétement remplacé par le métal mexicain dans ces monnaies.

Les historiens estiment que cet afflux de monnaie d'origine américaine a débuté au 16e siècle et qu'il aurait directement alimenté la longue période d'inflation qui toucha l'Europe, de 1520 à 1650 ("révolution des prix").

Concernant les monnaies espagnoles, deux groupes se sont dégagés. D'une part, celles datant du 16e et du début du 17e siècle n'ont pas une signature cohérente avec les monnayages mexicain et andin. Ce résultat suggère que les métaux des colonies espagnoles n'ont pas encore été introduits en Espagne à cette période. Ainsi, la "révolution des prix" ne serait pas directement liée à l'arrivée massive de ces métaux dans le monnayage espagnol. Cependant, l'absence de ces métaux dans l'économie espagnole au 16e et au début du 17e siècle ne suffit pas à rejeter leur rôle dans la "révolution des prix": l'afflux de métaux du Nouveau Monde peut avoir influé de manière globale les marchés internationaux, ce qui expliquerait l'inflation en Espagne. Autre résultat: les monnaies espagnoles frappées sous le règne de Philippe V (1700-1746) présentent toutes une signature purement mexicaine, signifiant qu'elles ont été fabriquées à partir de métaux extraits au Mexique. Ainsi, il aura fallu près de 80 ans (de 1621 à 1700), pour que les monnaies d'origine mexicaine remplacent complétement celles produites en Europe dans la masse monétaire espagnole.

- La simulation du fonctionnement du cerveau

The Human Brain Project consiste à reconstituer le véritable fonctionnement du cerveau à partir des milliers d'études qui paraissent sur le sujet et devrait aboutir vers 2023. Il est basé à la fois sur la biochimie, la façon dont le cerveau se construit à partir d'une gamme variée de cellules nerveuses, et les règles fonctionnelles qui régissent la manière dont ces cellules sont capables d'interagir de telle façon que les circuits restent inchangés par croissance ou dommages mineurs.

Chaque microcircuit peut engendrer spontanément un rythme d'activité, appelé oscillation gamma qui serait à la base d'une perception unifiée de la conscience.

Les premiers essais ont consisté à imiter le fonctionnement de 360 000 neurones, soit l'équivalent d'une petite région du cerveau d'un rat. Il faut atteindre l'équivalent de 100 milliards de neurones pour imiter le cerveau humain.

- Copier et restituer la mémoire

C'est un premier stade de la copie du cerveau puisqu'on serait capable d'enregistrer un processus de mémorisation à partir des modifications de l'activité de divisions internes de l'hippocampe (CA3 et CA1) responsables de la mémorisation à long terme mais surtout de restituer cette mémoire par stimulations électriques, ce qui parait le plus extraordinaire mais il ne s'agit pour l'instant que de processus simples et de rats.

Initialement dans Science daily. Voir aussi Technology Review.


- Un autre mécanisme d'optogénétique

On parle presque tous les mois depuis février de l'optogénétique pour contrôler la production d'une protéine. Cette fois, on a utilisé la mélanopsine dont on avait parlé en janvier.

La mélanopsine est un photopigment présent à la surface de certaines cellules de la rétine qui y déclenche une entrée d'ion calcium en réponse à la lumière bleue. Ces ions entraînent à leur tour une cascade de signalisation qui active un facteur de transcription appelé NFAT. En couplant ces deux processus, une équipe franco-suisse a introduit le gène de la mélanopsine dans des cellules en culture avec un autre gène cible, inséré de manière à pouvoir être activé par NFAT. Dans ces cellules, la lumière bleue activait la mélanopsine, ce qui déclenchait l'expression du gène cible.

En utilisant cette méthode, les auteurs ont réussi à faire produire aux cellules en culture la quantité exacte de protéine désirée, en l'occurrence la glycoprotéine SEAP. Les chercheurs ont aussi fait des expériences en implantant dans des souris de minuscules paquets de cellules conçues pour exprimer soit SEAP soit une autre protéine appelée shGLP1 qui permet de contrôler la glycémie.

Les cellules exprimant SEAP ont été injectées dans l'abdomen de souris avec une fibre optique donnant une lumière bleue tandis que les cellules exprimant shGLP-1 insérées sous la peau étaient éclairées par une lumière bleue proche.

- Les femmes simuleraient pour en finir au plus vite !

Etude très contestable, la simulation faisant partie du jeu, les hommes aussi simulent dès lors qu'ils jouent leur rôle (l'étude reconnaît d'ailleurs que des femmes simulent pour avoir plus de plaisir mais ce serait une minorité). Le fait que ce soit des jeunes, et donc peu sûres d'elles dans la sexualité, fausse largement l'enquête (après 35 ans c'est assez différent) mais ce qui est intéressant, c'est le fait que ce serait surtout pour en finir au plus vite alors que le reproche habituel est au contraire que ce serait trop court...

- Il ne faudrait pas s'endormir après l'amour

C'est le meilleur moment pour communiquer. Il paraît aussi que les hommes préféreraient qu'on leur dise qu'on les aime avant l'amour (promesse de nuits folles) et les femmes après (promesse de fidélité) !


Santé


génétique, traitements, nutrition, hygiène

- Des neurones à partir de cellule souches du nez

Cellules souches olfactives humaines après migration du liquide céphalo -rachidien dans l'hippocampe lésé de souris. Les cellules humaines fluorescent en vert et les neurones en rouge. On observe qu'une partie des cellules humaines tendent vers le jaune-vert, ce qui signifie qu'elles se sont différenciées en neurones (le bleu marque le noyau des cellules).

L'utilisation de cellules souches nasales présente de nombreux avantages : elles sont faciles à prélever et à cultiver. De plus, chaque individu peut être son propre donneur, ce qui élimine tout risque de rejet immunitaire tout en garantissant un accès immédiat à ces cellules.

- Transformer un "stop" en "go"

Un "traitement miracle", permettrait de réparer certaines maladies génétiques en transformant un codon "stop" mal placé par un "go" permettant de continuer la lecture du gène et donc de produire des protéines fonctionnelles (à mettre en relation avec l'édition de gènes).

- Des anti-aromatases en prévention du cancer du sein

Il s’agit d’un essai dit de chimioprévention, c’est à dire d’une stratégie qui consiste à administrer un médicament à des femmes non malades mais à risque de développer un cancer du sein.

Le choix des expérimentateurs s’est porté sur l’exemestane (Aromasine, laboratoires Pfizer), une molécule de la famille des anti-aromatases, une classe de médicaments bloquant la production d’œstrogènes et prescrits contre certains cancers mammaires chez les femmes ménopausées. Pendant trois ans, près de 2.500 femmes ont reçu soit cette molécule, soit un placebo. Après cinq ans de prise quotidienne, 11 cas de cancer du sein ont été constatés dans le groupe exemestane contre 32 dans le groupe placebo. Soit une nette diminution, de 65%, du risque de cancer dans le groupe de femmes sous exemestane.

Dans le cas présent, la survenue des effets secondaires des antiaromatases tels que la fatigue, les bouffées de chaleur ou surtout des douleurs articulaires, interrogent les spécialistes. Car n’oublions pas qu’il s’agit ici certes de femmes à risque mais chez qui le cancer n’a pas forcément été encore diagnostiqué. De plus, cette prise médicamenteuse peut aussi poser à terme des problèmes cardiovasculaires ou d’ostéoporose.

Voir aussi New Scientist. En fait, il semble que réduire la production d'oestrogènes par l'aromatase serait bénéfique pour les hommes âgés aussi mais pour l'instant les médecins n'ont pas le droit d'en prescrire... On peut utiliser de la Chrysine (extrait de la passiflore) pour le même effet mais on n'en trouve que sur internet !

- De nouveaux traitements contre le mélanome

Le vémurafénib, un inhibiteur de BRAF, a été spécialement conçu par les laboratoires Roche-Genentech pour inhiber l'activité d’une protéine mutante, BRAF, intervenant dans la croissance et la survie normale des cellules. Or, dans la moitié des cas de mélanome, on retrouve une mutation de BRAF, V600 BRAF, tout particulièrement impliquée dans les mécanismes de prolifération cellulaire cancéreuse.

Les résultats de BRIM3 sont très impressionnants : un risque de décès réduit de 63% chez les personnes ayant reçu le vémurafénib et une diminution de 74% du risque de voir la maladie progresser. Des résultats qui ouvrent la voie au premier traitement personnalisé du mélanome. Car parallèlement à la mise au point de la molécule, un test de génétique moléculaire, dit compagnon, a aussi été développé par le laboratoire. Il détecte, à partir d’une biopsie de la tumeur, la présence ou pas de la mutation et rend désormais possible l’identification de manière fiable et rapide des personnes admissibles au traitement.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Les mobiles ne seraient pas la cause de cancers du cerveau

Un nouveau rapport conclut que les tumeurs que l'on retrouve chez les utilisateurs de téléphones portables ne sont pas dans la zone d'émission des dispositifs : cela suggère que ces appareils ne provoqueraient pas de cancer.

Il est de toutes façons évident depuis longtemps que les perturbations du métabolisme sont bien plus importants que les risques de cancer sur lesquels on se focalise un peu bêtement.

- Nouvel espoir pour traiter le Parkinson

Un traitement à base d'une protéine "glial-derived neurotrophic factor" (GDNF) qui avait déçu revient dans la course sous forme de thérapie génique et par une meilleure localisation dans le putamen, permettant de protéger les neurones dopaminergiques pour les patients aux premiers stades de la maladie.

- La médecine chinoise contre le Parkinson

Une plante de la médecine chinoise appelée Gou Teng serait efficace pour traiter le Parkinson non pas en apportant de la dopamine mais en s'attaquant à l'accumulation de protéines alpha-synucléines par autophagie grâce à un alcaloïde appelé isorhy avec un effet proche de la rapamycine (dont les spectaculaires effets anti-âge viennent d'être confirmés) mais sans dépression du système immunitaire.

Il a par ailleurs été établi que le traitement dopaminergique avait des effets indésirables sur les zones non atteintes par la maladie.


- Les oméga-3 améliorent les performances cognitives

Les études se suivent et se contredisent relativement puisque les bienfaits de supplémentations en oméga-3 avaient été mis en doute. En fait cela protègerait bien contre la neurodégénérescence.


- Les anticholinergiques dangereux pour les personnes âgées

Des produits comme l'anti-histaminique chlorphenamine (Humex par exemple), les anti-dépresseur tricycliques (amitriptyline, etc.) ou l'oxybuynine contre l'incontinence ont des propriétés anticholinergiques qui accéléreraient le déclin cognitif des personnes âgées.

- L'activité sociale contre le vieillissement

S'il est aujourd'hui largement accepté que la pratique régulière de l'exercice physique et un régime alimentaire équilibré favorisent le vieillissement sain, les chercheurs de USC ont montré que les activités sociales et intellectuelles jouaient aussi un rôle important.

Cette amélioration se traduit notamment par une réduction des douleurs corporelles et des cas de dépression, une amélioration de la vitalité et du bien être mental ainsi qu'une implication sociale plus importante. Une amélioration, plus restreinte, de l'état de santé général et des aptitudes physiques a également été observée.

- La kétamine attaque les reins et la vessie

Prise régulièrement la kétamine provoquerait des problèmes graves d'incontinence et de douleurs, ce qui limite ses perspectives comme anti-dépresseur immédiat ou plutôt limite son utilisation sur une courte période.

- L'insuline nous engraisse

L'insuline, en bloquant une voie de signalisation dans l’hypothalamus, provoque la suppression de la sensation de satiété et entraîne une réduction des dépenses énergétiques. Uniquement en cas de régime alimentaire riche en graisses.

Cet effet de l'insuline pourrait constituer une adaptation évolutive de l'organisme face à une alimentation irrégulière : si un excès de nourriture riche en graisses est temporairement disponible, le corps peut fixer des réserves d'énergie de manière particulièrement efficace grâce à l'action de l’insuline.

- Une piste contre le diabète de type 2, l'ADP

- Les pommes font maigrir, baissent le sucre et renforcent les muscles

- L'encens contre l'inflammation ?

Une vieille « recette » en Somalie est d'utiliser un composé nommé scientifiquement Boswellia Frereana. Les chercheurs pensent avoir démontré que l'extrait de Boswallia Frererana inhibe bien les molécules inflammatoires qui contribuent à la destruction du cartilage et provoquent la douleur.

- Une mini colloscopie

Ce drôle de petit objet de la taille d’une ampoule de clignotant de voiture s’appelle Mermaid. Il s’agit d’un appareil d’endoscopie miniature destiné à photographier votre système digestif.

Ce petit chef-d’oeuvre d’ingénierie utilise un système de propulsion magnétique pour évoluer dans vos entrailles. Une fois parvenu dans votre estomac ou votre colon, Mermaid prendra deux photos par seconde de l’intérieur de votre tuyauterie.

Ce petit robot médical peut entrer par votre bouche ou par votre rectum.

Voir aussi Futura-Sciences.


- Des nanoparticules dans des globules rouges

Ils ont réussi à remplacer l’intérieur de cellules de globules rouges par des nanoparticules d’environ 100 nanomètres de diamètre. C’est la première fois au monde, selon Zhang et ses collègues, que l’on a ainsi pu combiner une membrane naturelle de cellule avec un nano-objet synthétique. Jusqu’à présent, les nanoparticules utilisées, recouvertes d’un cocktail de substances actives, étaient protégées des attaques de l’organisme à traiter par une fine pellicule, le plus souvent de polyéthylène glycol (PEG).

Les tests réalisés par les chercheurs montrent que ces nanoparticules camouflées en globules rouges sont restées 72 heures dans l’organisme de souris sans déclencher de réactions de rejet de la part des globules blancs.

- L'ocytocine pour améliorer l'hypnose

- Refroidir la tête pour mieux dormir

- Une prothèse automatique

La prothèse n'est pas commandée par le système nerveux mais s'adapte automatiquement à la marche.

- Un mobile qui détecte les comportements anormaux

Le mobile enregistre notre activité et détermine par exemple l'état maniaque ou dépressif à partir du comportement de l'usager.


Technologie


biotechnologies, nanotechnologies, énergie, informatique, robotique

- Un laser à base de cellules humaines modifiées

J'ai pas bien compris l'intérêt, outre que c'est loin d'être opérationnel. Cela permettrait de transmettre des informations sur notre corps, à supposer qu'on puisse en implanter un dans le corps...

Il est possible de générer un effet laser avec des cellules de rein humaines en modifiant leur ADN pour qu’il produise la fameuse protéine fluorescente verte.

Voir aussi Technology Review.

- Une imprimante à métamatériaux

Bientôt des capes d'invisibilité, des nouvelles lentilles, etc.

- La généralisation attendue des chargeurs sans fil

Avec la multiplication des appareils électriques, du téléphone à la voiture, le chargement d'une batterie tend à devenir un geste pluriquotidien. Après l'arrivée des chargeurs standards pour les mobiles, on nous prédit la génération suivante : les sans-fil.

Une étude récente, réalisée par une équipe de chercheurs de Duke University aux États-Unis et publiée par Innovationnewsdaily.com, explique comment les métamateriaux devraient grandement contribuer à résoudre ce problème, d'ici deux à trois ans. Et l'utilisation de la recharge sans fil devrait s'étendre au-delà des seuls appareils domestiques.

- Le paiement par ultrasons

Une application compatible avec tous les smartphones permettrait le paiement sans contact ni puce dédiée.

- Recharger son portable en tapant sur le clavier

Des chercheurs australiens sont actuellement en train de développer un clavier permettant de produire de la piézoélectricité. Le concept est relativement simple , certains matériaux permettent de se polariser électriquement sous l’action d’une contrainte mécanique .

Actuellement, les recherches ont permis de mettre en évidence que l’énergie créée ne permet que de couvrir un dixième des besoins de nos gadgets les plus communs, la seconde phase de recherche s’axe donc sur un moyen d’amplifier les rendements.


- Un touchpad/télécommande détachable

Acer a présenté sa nouvelle gamme de portables Aspire Ethos, dont la particularité est qu’ils proposent un module Trackpad détachable agrémenté d’un écran LCD et pouvant servir de télécommande multimédia.

- Un film transforme votre écran en 3D

Utilisé avec le logiciel ou l’appli dédié (existe pour Windows et pour appareils iOS), et des vidéos optimisées pour la 3D, il est capable de restituer une vision autostéréoscopique de la vidéo 3D (‘auto’ dans la mesure où il n’y a pas besoin de lunettes comme c’est aussi le cas avec la 3DS).

Il sera proposé dans différentes tailles : pour appareils iOS (iPhone et iPod Touch ainsi qu’iPad) mais aussi en 12.1″ pour un laptop et 21.5″ et 23″ pour des moniteurs.

Quand à son prix, il augmentera avec la taille allant de 25$ à 185$.

- Une imprimante 3D 100% Solaire

Une nouvelle imprimante de ce type vient d’être présentée qui propose non seulement de fonctionner à l’aide de panneaux solaires pour générer son électricité et donc de se mouvoir, mais également d’utiliser les rayons solaires comme "tête d’impression".

En effet, le matériau utilisé pour réaliser les objets sur cette imprimante n’est autre que du sable, qui fond sous les rayons concentrés par les lentilles de l’imprimante avant de se solidifier par la suite.

Le concept est relativement simple : une lentille pilotée par un logiciel et quelques moteurs concentre les rayons solaires pour faire fondre le sable. Puis une nouvelle couche de sable est disposée par dessus, et le rayon continue son tracé.

- Emission sur les imprimantes 3D.

- Un robot de téléprésence

- Lovotics, des robots émotionnels

C'est un peu ridicule et minimal, loin d'expressions faciales, mais au moins cela permet de montrer qu'il n'est pas difficile de programmer les émotions, y compris la jalousie...

- Télécommander sa main pour jouer de la musique !

- Des robots en essaim simulent la recherche de nourriture

- Un robot qui joue au billard

- Bientôt le pilotage automatique des voitures

Le constructeur automobile allemand Volkswagen teste actuellement un système de pilotage automatique capable de fonctionner jusqu’à 130 km/h. Le pilote automatique évolue dans le trafic routier comme tout bon conducteur et sait même gérer les à-coups de circulation liés aux bouchons.

Le système s’appuie sur un système de régulation de vitesse adaptatif qui prend en compte l’environnement de la voiture. En l’état c’est un système semi-automatique qui nécessite encore la surveillance constante du conducteur mais ne nécessite plus de garder les mains sur le volant pour guider la voiture qui sait rester dans sa voie.

Voir aussi Futura-Sciences. Cependant, les systèmes basés sur les transmissions sans fil seraient sensibles aux interférences, potentiellement dangereuses donc...

- Une barque qui permet de voir sous l'eau

- Une moto volante

Elle n'a pas encore volé mais ce serait pour l'année prochaine...

Les turbines permettent de conserver l’Hoverbike en suspension dans l’air , mais également d’atteindre une vitesse de pointe de 278 km/h et une altitude supérieure à 3km.

Un peu comme sur une moto, les poignées contrôleront la direction, mais aussi la vitesse et la hauteur de l’Hoverbike. Son réservoir de 30 litres annonce déjà quelque 150km d’autonomie à une vitesse de 150km/h.

Chris espère voir son Hoverbike entrer en production limitée d’ici l’année prochaine, avec un prix avoisinant les 40 000 $.

Il y aura un concurrent, le Jetpack, mais ça fait un bruit d'enfer !

- Un Airbus transparent en 2050 ?

Voir aussi Futura-Sciences.

- Les avions du futur

L’équipe du projet CleanEra, menée par Etnel Straatsma, de l’université technologique de Delft (Hollande), a imaginé une gigantesque soucoupe volante, une forme censée réduire la consommation.

Voir aussi un autre article sur le même sujet.

- L'avion supersonique d'EADS pour 2030

Cet avion supersonique présenté par EADS pourra faire le trajet Paris-Tokyo en 2h30 seulement (contre 11h aujourd’hui). Son truc ? Il volera à 4.800km/h (2 fois plus vite que le Concorde) au-dessus de l’atmosphère.


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2 réflexions au sujet de « Revue des sciences 07/11 »

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