La coopérative municipale

La relocalisation de l'économie, la dynamisation des échanges locaux et le développement d'activités autonomes ont besoin de coopératives municipales d'un genre nouveau, inspirées par Bookchin et permettant d'assurer à la fois une garantie du revenu et les moyens de valoriser ses compétences, en fait centre de l'ensemble des fonctions locales économiques et sociales :
- Développement local, dynamisation des échanges locaux (relocalisation de l'économie)
- Protections sociales contre la précarité (revenu garanti) et services d'assistance ou de formation
- Valorisation des compétences, aide à l'autonomie et recherche des synergies (coopérations)
- Production alternative non marchande et nouvelles forces productives immatérielles et coopératives
- Centre de traitement de l'information locale et construction d'une intelligence collective


La nécessité d'abolir la séparation de l'économie et de la vie en intégrant les équilibres écologiques locaux à l'activité économique doit se traduire par une relocalisation de l'économie qui peut prendre la forme de sociétés mixtes à participation municipale ou d'associations locales mais la création de coopératives municipales constitue sans doute l'institution centrale de ce développement local et humain, valorisant les compétences disponibles tout en garantissant les moyens de l'autonomie individuelle. C'est une structure entièrement nouvelle, adaptée à la production immatérielle et fonctionnant sur une toute autre logique que les coopératives du passé, voilà pourquoi c'est souvent si difficile à comprendre. Il n'y a pas vraiment de modèles pour ce qui reste à inventer et dont nous ne pouvons donner ici que les grandes lignes. Les coopératives municipales constituent les institutions de base d'une économie plurielle (mixte) devant assurer à terme une production alternative au capitalisme salarial productiviste, ce qui implique de s'inscrire dans des circuits altermondialistes car les enjeux écologiques sont planétaires.

L'idée de base des coopératives municipales vient de Bookchin. Il constate que les coopératives exposées à la concurrence finissent par se comporter comme des sociétés marchandes ou disparaissent. Il faut donc abriter ces activités coopératives de la pression concurrentielle grâce à des structures politiques locales qui en assurent le financement par la collectivité. Ce sont des coopératives car leur objectif est de développer la coopération locale, hors concurrence immédiate, et ce sont des coopératives municipales car leur fonctionnement est assuré par la municipalité et soumis au débat politique local, dans des rapports de face à face :

La valeur des coopératives de nos jours réside en ce qu'elles enseignent aux gens comment coopérer. Mais en général, ce qui arrive dans la plupart des coopératives, selon ma propre expérience et l'expérience historique, c'est qu'elles deviennent de véritables entreprises bourgeoises, se lançant dans la concurrence que produit le marché. Celles qui ne le font pas disparaissent

En revanche, les "coopératives appartenant à la municipalité" ne seraient pas des coopératives au sens conventionnel du terme. Elles ne seraient pas des coopératives privées ou des fédérations de coopératives privées. Elles seraient la "propriété" d'une communauté réunie dans une assemblée populaire. Elles opéreraient donc comme partie de la communauté, pas séparément, et elles devraient rendre des comptes à la communauté. Non seulement seraient-elles la "propriété" de la communauté, mais plusieurs de leurs politiques seraient décidées par la communauté en assemblée. Seule l'application pratique de ces politiques serait-elle de la juridiction des coopératives individuelles.

Non seulement la communauté dans son ensemble déterminerait-elle leurs politiques, mais c'est l'ensemble de la population qui établirait un genre de relation morale avec la coopérative parce que la coopérative serait partie intégrale de la population. Voici un domaine où une culture politique va au-delà de la politique purement institutionnelle de l'assemblée et de la confédération. Non seulement l'économie serait-elle municipalisée, mais la culture politique pourrait aider à créer une économie morale dans la communauté, un nouveau genre de relations économiques entre les citoyens et leurs moyens d'existence, qu'ils soient producteurs ou détaillants.

Ces idées restent entièrement valables, bien qu'il faudrait avoir une version moins naïve de la démocratie et de la manipulation politique, mais ce qui en assure à la fois la nécessité et la viabilité, ce sont les nouvelles conditions de production de l'ère informationnelle, les nouvelles forces productives immatérielles et créatives favorisant diversifications et individualisation des parcours, les nouveaux services à la personne peu compatibles avec des rapports marchands, les nouveaux métiers indépendants mais trop souvent intermittents, enfin l'orientation vers le développement humain et l'exigence écologique d'une relocalisation des échanges.

Pour comprendre le rôle de pivot d'une alternative écologiste constituée par ces coopératives municipales il faut penser, au-delà de Bookchin, aux pouponnières d'entreprise américaines (tuteurs, services et conseils apportés aux nouvelles entreprises) aussi bien qu'aux SEL (Systèmes d'Echanges Locaux). En effet, les coopératives municipales ont pour fonction de dynamiser les échanges locaux et pour cela peuvent utiliser, pour une part au moins, une monnaie locale. Permettant de centraliser le marché des offres et demandes locales, la coopérative municipale reprend donc toutes les fonctions des SEL. Elle devrait y joindre toute une série de moyens et d'assistances pour valoriser les compétences, encourager les créations d'entreprise, financer des projets, fournir conseils et formation, mettre en relation fournisseurs et clients. On peut dire de la coopérative municipale que c'est un centre de traitement de l'information, la monnaie locale faisant partie du système d'information, mais c'est surtout l'institution d'une démocratisation économique et d'une production alternative basée sur le développement de l'autonomie et la valorisation des compétences. Des expérimentations sont possibles immédiatement, on ne doit pas attendre pour commencer à construire une production alternative au productivisme marchand, et qui ne se fera pas en un jour, le défi étant d'assurer le maximum de production locale hors marché pour constituer à terme une alternative au capitalisme salarial (il ne suffit pas d'être anticapitaliste il faut pouvoir se passer du capitalisme et dépasser le productivisme dans la production elle-même).

La fonction des coopératives municipales d'abriter de la concurrence et de la précarité implique de fournir des protections sociales du même ordre que le salariat pour des activités autonomes et créatives. Le casse-tête du revenu garanti pourrait être résolu localement par l'inscription dans une coopérative municipale (ou régie de quartier) et l'utilisation, en partie seulement, d'une monnaie locale. Ce n'est pas une solution idéale mais du moins une solution d'urgence, quand c'est possible. Le revenu garanti ne doit pas être lié à une productivité à court terme, ni à un emploi immédiat. C'est d'abord un revenu d'existence et de formation, de production de soi, un investissement dans la personne et dans l'avenir.

Sans lien direct avec le revenu garanti qui peut servir aussi à chercher un emploi salarié, à se former ou élever ses enfants, une coopérative municipale doit remplir la fonction de valorisation des compétences et de connexion entre offres et demandes. Le revenu garanti ne doit exiger aucune contrepartie mais il ne doit pas enfermer non plus dans l'inactivité. Dans tous les cas, la coopérative permet de briser l'isolement des individus et des activités autonomes, proposant son intermédiation pour fournir à chacun l'accès aux services dont il a besoin et qui vont de la simple écoute, au conseil, à la formation ou l'assistance, jusqu'à la commercialisation de nos produits ou la simple mise en relation. La dynamisation des échanges locaux fait partie de la mission principale des coopératives municipales qui sont des agents du développement local dont le rôle est de recenser besoins et ressources locales pour tenter de les ajuster.

Ce qui oppose les coopératives municipales aux bourses du travail, ateliers nationaux ou coopératives ouvrières ce sont les caractéristiques très différentes des nouvelles forces productives immatérielles. Ainsi, nous ne sommes plus à l'époque du travail forcé car ce n'est plus la force de travail qui compte mais la formation et l'autonomie du travailleur, ses capacités d'initiative. Nous ne sommes plus à l'époque de la production de masse mobilisant les mêmes compétences partout et tout le temps. Ce qu'on cherche aujourd'hui, ce sont des parcours singuliers, des savoirs plus ou moins rares procurant un avantage concurrentiel. Les ressources humaines et locales ne sont plus exploitées dans ce qu'elles ont d'universel mais, de plus en plus dans leurs différenciations, leurs spécificités propres. Il ne s'agit pas d'enrégimenter tous les sans-travail dans des travaux publics sous-payés (détruisant des véritables emplois), ni de les formater pour l'usine, mais plutôt de développer les talents particuliers, soutenir les projets professionnels des individus. Les coopératives municipales doivent être des centres de production d'autonomie, de formation, de développement humain et de valorisation des compétences, pas des ateliers de travail. Ce n'est possible qu'à répondre aux exigences de l'économie informationnelle, aux contraintes de l'écologie ainsi qu'aux besoins du développement humain. Loin de se réduire à une structure d'insertion pour les exclus du marché du travail, la réussite des coopératives municipales réside dans le regroupement de différentes catégories sociales : intermittents du spectacle, artistes, informaticiens indépendants, intellos précaires, services aux personnes, artisanat traditionnel, petits agriculteurs, etc., aussi bien que chômeurs, retraités ou mères de famille. Il est crucial de regrouper des populations très diverses dans une même structure pour ne pas la cantonner au social mais ce n'est absolument pas pour faire la même chose ou avoir l'illusion de faire coopérer tout le monde, c'est comme avoir la même sécurité sociale, appartenir à une communauté politique. Les coopérations sont favorisées par la coopérative mais se constituent ponctuellement sur des objectifs concrets.

Il faut insister enfin sur ce qui oppose les coopératives municipales à l'idéologie libérale de l'individu autonome. La dernière mode, en effet, est de considérer que l'individu devrait devenir une entreprise, possédant un savoir-faire et sachant le faire savoir haut et fort par dessus le marché, faisant tout : formation, recherche, production et commercialisation, dans une fin précipitée de la division du travail. On peut considérer avec plus de raisons que la division du travail participe à nous tenir ensemble, chacun ayant besoin des autres, et que l'autonomie de l'individu est une construction sociale dont il faut créer les conditions, les supports sociaux comme dit Castel. En particulier il semble bien préférable de séparer production et commercialisation on ne peut être à la fois artiste et impresario. Les entreprises se rendent bien compte d'ailleurs que ce ne sont pas les grandes gueules qui font le boulot mais plutôt les timides concentrés sur leur tâche. On ne peut être tous sur le même moule du cadre dynamique et ambitieux. Les coopératives expriment la complémentarité des individus et des talents, l'optimisation et la synergie des compétences disponibles. Il ne s'agit pas de rester entre soi et cette complémentarité doit se retrouver dans l'intégration de circuits alternatifs d'échanges aux niveaux régional, national, européen et mondial (commerce équitable).

La gestion de la coopérative est assurée par la municipalité qui en fournit les moyens. La dimension politique est essentielle ici pour échapper à la marchandisation. Cela n'est pas sans danger de clientélisme mais il faut miser sur un renouveau de la démocratie locale, un retour de la commune, d'un débat politique sur notre communauté de destin. C'est peut-être le plus difficile. Les anglo-saxons s'appuient sur des communautés homogènes, assumer la dimension politique serait pourtant assumer une diversité d'appartenance des citoyens, ce qui ajoute encore une difficulté sans aucun doute étant donné ce que la politique est devenue. La tentation est toujours grande de vouloir des résultats à court terme alors que le seul intérêt d'une structure municipale est de pouvoir privilégier l'investissement à long terme et le développement humain. L'esprit coopératif implique bien sûr la participation active des membres de la coopérative et des associations locales à ses orientations.

Répétons-le, ces propositions ne visent pas à défendre un tiers-secteur complétant l'offre marchande ou servant de voiture-balai au marché du travail, ni à se replier dans des associations marginales ou charitables, mais bien de politiser l'économie locale, réinsérer l'économie dans le social et la politique, abolir l'autonomie du marché ainsi que la séparation du travail et de la vie, sans prétendre pour cela décider de tout mais en développant au contraire l'autonomie de chacun. C'est un projet de société et la construction de nouveaux rapports de production.

Pour cela, pas de mystère, il faut expérimenter et corriger le tir en fonction des résultats. On ne peut entrer dans le détail en dehors de toute pratique et la diversité des territoires appelle une diversité d'organisation. On n'est pas dans l'utopie ou les bonnes intentions mais nous avons une obligation de résultats effectifs. Il n'est pas question de prétendre à une solution toute faite mais seulement d'en dégager les caractéristiques principales. Ce qu'il faut, c'est savoir ce qu'on veut, s'en donner les moyens, les institutions, et en évaluer régulièrement les effets pour construire de nouveaux rapports de production plus écologiques, plus économes socialement, plus dignes et mieux adaptées aux nouvelles forces productives de l'économie informationnelle qui succède depuis peu à l'ère énergétique (dont la guerre du pétrole annonce le déclin).

Il ne suffit pas de plaquer de nouvelles contraintes écologiques sur des structures économiques périmées et de tenter un impossible productivisme durable, mais nous devons construire les supports institutionnels de l'économie de l'avenir, de la constitution d'une véritable intelligence collective tirant parti de toutes les ressources humaines et des technologies de l'information pour réaliser nos finalités sociales tout comme la coopération scientifique fait progresser la science ou la coopération informatique produit les logiciels libres. Alors même que la marchandisation ne cesse de s'étendre, le temps n'est déjà plus à l'appropriation de la puissance énergétique mais à l'apprentissage collectif de la régulation des équilibres écologiques aussi bien au niveau local que global.

Contre les croyances libérales et malgré le discrédit de la démocratie représentative réduite à une démocratie compétitive et spectaculaire, le retour de notre responsabilité collective doit se traduire par un retour de la politique à tous les niveaux de ce qu'on devrait pouvoir appeler une démocratie cognitive et qui commence au niveau municipal (ou du quartier dans les grandes villes) avec ce que Bookchin appelle une démocratie de face à face qui est le contraire de l'u-topie. On peut craindre dans cette relocalisation une aggravation des inégalités géographiques qu'il faudra corriger par des mécanismes de redistribution et des normes nationales car seule l'intégration à un projet global et des circuits altermondialistes donne sens à ces expériences, mais on ne peut plus ignorer les réalités locales et leur dimension politique. L'intégration à une communauté locale rencontre certes bien des résistances au nom d'un individualisme exacerbé, mais la sauvegarde de nos conditions de vie, la poursuite de l'individuation et de la démocratisation dépendent de notre capacité à retrouver une communauté politique, à construire un monde commun, ici et maintenant, où nous pourrons vivre et nous projeter dans l'avenir. La coopérative municipale tente d'en fournir une concrétisation, il faudra de toutes façons que cela se traduise par de nouvelles institutions plus ou moins équivalentes, liées au territoire et protégées du marché politiquement pour réduire la précarité, permettre le développement des activités autonomes, favoriser les échanges locaux et la coopération économique.

Texte du 04/11/03 réédité le 08/11/05 sur http://jeanzin.fr


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5 réflexions au sujet de « La coopérative municipale »

  1. Bonjour Jean,
    Je suis très intéressé par cette idée de coopérative relocalisée et gérée par la municipalité.
    Actuellement je fais une étude (dans le cadre d'un stage) sur les Coopératives d'Activités et d'Emploi (qui sont en fait des SCOP). L'idée étant de permettre à des personnes ayant un savoir faire de se vendre ; elles ont un statut d'Entrepreneur-Salarié. Cela permet de faire faire à la Coopérative les tâches de gestion en laissant à la personne le temps de se consacrer à son activité de production et de vente (en gros, pour caricaturer, on est artisan à son compte sans les tâches administratives et comptables).
    Connaissez-vous ce système relativement récent ? Qu'en pensez-vous ? Parce que si je vous comprends bien il serait plus convivial de maintenir différentes tâches au sein d'une même coopérative (municipale) plutôt que de vouloir que chaque personne réaliser toutes (ou presque) les tâches liées à son activité (production, commercialisation, etc.).
    Les limites de la Coopérative municipale ce sont bien les dérives bureaucratiques. En effet, on se rend compte que pour les Coopératives d'Activités et d'Emploi, s'il n'y a pas des gens prêts à prendre des risques (pour les autres), s'il n'y a pas des personnes "moteur" et bien ça ne marche pas. Je conçois bien qu'il s'agit aussi de renouveler l'organisation politique de la commune (échelon qui tend à s'intercommunaliser et se "technicicratiser") et de faire qu'il y ait de nouvelles dynamiques (j'y crois, mais il y a du boulot !).
    Bref, je suis probablement un peu confus, mais si vous avez des commentaires, ça m'intéresse.
    Bien cordialement. Frédéric.

  2. Merci pour ces questions qui se posent effectivement.

    Les coopératives municipales ne sont pas des coopératives d'Activités et d'Emploi même si elles en reprennent certaines fonctions. Les SCOP aussi répondent à un besoin mais tout cela reste dans le cadre marchand et productiviste. Il s'agit de donner un cadre municipal et les moyens nécessaires pour ces nouveaux besoins dans un esprit plus écologique de développement humain.

    Non seulement les coopératives municipales encouragent beaucoup plus les coopérations et la complémentarité mais elles apportent sécurité et assistance.

    Le risque bureaucratique est certain. La vie démocratique dépend de l'action des citoyens (la démocratie comme la liberté ne s'use que si on ne s'en sert pas). C'est un risque qu'il faut prendre et dépasser, on n'a pas le choix si on ne veut pas donner tout pouvoir à l'argent.

  3. Bonsoir Jean,
    Je n'avais pas vu votre réponse jusqu'à aujourd'hui. Je vous en remercie.
    Je comprends bien l'idée. Il existe aujourd'hui des SCIC (coops d'intérêt collectif) où l'on peut regrouper des collectivités avec des individus et des associations. Il semble que ça puisse se rapprocher de la Coopérative municipale. Il semble aussi que lorsque des élus sont actifs, volontaires, décidés et qu'ils viennent du champ de l'économie sociale et solidaire, on puisse avoir des exemples positifs.
    Mais en réalité, au fond, la question est de savoir s'il vaut mieux faire évoluer les choses par de lentes évolutions (la SCIC pouvant préfigurer ce que pourrait être une coop municipale par exemple) ou bien s'il faut penser un chamboulement radical du système (auquel cas j'attends qu'ITER ait rayé le département de la carte et on reconstruit le village post nucléaire).
    Je suis excessif, mais il est vrai que par exemple pour vous une CAE est encore dans le champs productiviste tandis que d'autres interlocuteurs me disent qu'une CAE c'est utopiste.
    Est-ce possible de me faire suivre la réponse par email car je ne vais pas régulièrement sur votre site.
    Merci en tout cas pour le débat et désolé si je ne suis pas très argumenté.
    Bien cordialement.
    Frédéric.

  4. Ce qu'il faudrait prendre en compte, c'est la démonstration de Bookchin qu'une coopérative qui n'est pas "municipale" est soumise au marché. Ce n'est pas une question de réformisme ou de petits pas, ni de maximalisme, mais des conditions de la réussite d'un tel projet. Inutile d'attendre le grand soir, encore moins un accident nucléaire (fort peu probable avec Iter). Il suffit de gagner des municipalités !

    Les CAE restent dans le productivisme et la concurrence, c'est un fait. Cela n'empêche pas qu'en attendant mieux ce soient des structures très utiles mais difficiles à rendre pérennes (et donc plus utopiques qu'une véritable coopérative municipale).

  5. Bonjour Jean,

    Désolé, je ne vous ai pas répondu, le temps passe et on fait d'autres
    choses.

    Je suis d'accord avec vous, je suis à 100% pour un autre mode de vie collective. Mais il me semble que mes voisins ne le soient pas autant que moi...

    Juste un point sur les Coopératives. Je pense qu'actuellement le modèle le plus proche, en France, de la coopérative municipale pourrait être la SCIC qui intègre différents partenaires (sans qu'aucun ait réellement le pouvoir sur les autres) et implique des activités àavec un but servant l'intérêt collectif. C'est probablement la forme la plus poussée en la matière.

    Connaissez-vous ? Qu'en pensez-vous ? Votre opinion m'intéresse à ce sujet.

    Bien amicalement.
    Frédéric.

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