Vers un contre-choc pétrolier?

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- Vers un contre-choc pétrolier?

L'extraction du pétrole de schiste américain croît beaucoup plus vite que prévu, estime l'Agence internationale de l'Energie. De quoi bouleverser les équilibres mondiaux, et faire baisser les cours, rapidement.

La production américaine va augmenter de 3,9 millions barils/jour d’ici 2018, estiment les experts. Elle dépassera donc dans cinq ans le niveau encore attendu, voilà quelques semaines, pour 2035. Cette production non-conventionnelle contribuera à elle seule, pour moitié, à la croissance de l’offre mondiale d’or noir hors Opep.

A l’horizon 2018, la demande de pétrole atteindrait 96,7 millions de barils/jour –compte tenu des projections de croissance économique, prudentes, du FMI-, tandis que l’offre atteindrait globalement 103 millions de barils.

J'annonçais dès novembre dernier la fin de la fin du pétrole qui se confirme donc au-delà des prévisions. Quand on voit ça, on se dit que c'est à, pleurer et que les écologistes persuadés qu'on va manquer de pétrole sont vraiment complètement à côté de la plaque (nouvelle preuve que les prévisions des pétroliers - supposés menteurs - sont plus fiables que celles des écologistes - supposés détenir la vérité). Il n'est pas sûr malgré tout que les prix baissent autant que certains le prévoient (de 40%) mais ce serait dramatique pour le développement des énergies renouvelables que cela ralentirait encore même si elles devraient bientôt devenir très compétitives (il suffit de suivre l'actualité des sciences et techniques pour savoir que les ruptures technologiques sont déjà là, aussi bien pour la production que le stockage, très loin des performances des systèmes commercialisés jusque là).

On vient pourtant de passer le cap des 400 ppm de CO2, niveau jamais atteint depuis 2 millions d'années et il n'y a guère de doute sur les risques climatiques que nos émissions provoquent, en tout cas pour 97% des études publiées. Seuls 83 articles depuis 20 ans contestent cette influence (et certes, ce n'est pas une preuve, mais tout de même, il est assez irresponsable de prétendre quand on n'y connaît rien que ce serait forcément les 0,87% qui ont raison contre tous les autres même si le caractère chaotique du climat rend les projections très imprécises, ce qui devrait aggraver les choses plus que les arranger).

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18 réflexions au sujet de “Vers un contre-choc pétrolier?”

  1. Vous dites que les écologistes se plantent sur les réserves d'hydrocarbures liquides comme le pétrole, mais vous oubliez quelque chose dans vos phrases :
    La différence entre pétrole conventionnels et non-conventionnels !
    S'il s'agit de déclasser les non-conventionnels en conventionnels, alors effectivement, les écologistes ont tout faux...C’est ce qu'il s'est déjà produit avec les hydrocarbures offshore dans le passé.

    Et puis le taux de retour énergétique de ces extraction n'est pas terrible, ce qui revient a dire : extraire du pétrole pour extraire du pétrole. Il me semble que nous en sommes a un EroEI de 9 pour 1 (1 baril cramé pour 9 extraits) mais cela n'a pas toujours été le cas et avant les chocs pétroliers du passé nous sommes monté jusqu’à des taux de plus de 30 pour 1.

    De toute façon, nous n'en avons pas autant que les états-uniens simplement parce que nous n'avons pas autant d'espaces, et en plus nos espaces sont bcp plus rempli d’habitants, contrairement a ces pays nord américains.

    Et comme vous le dites, cela n'arrange pas les affaires du climat de pouvoir faire voler des réservoirs volants, appelés avions par d'autres industriels...

    • Certes, le pétrole le plus facile à extraire et de meilleur qualité s'épuise mais parmi les innombrables conneries soutenues par les écolo-énergétistes comme Cochet (et bien d'autres), il y avait que le rendement des hydrocarbures non-conventionnels ne seraient jamais rentable, qu'on ne pourrait même pas les extraire, qu'un prix du pétrole trop élevé ferait s'effondrer l'économie, que les pétroliers n'étaient rien que des menteurs, etc. Ils s'appuient toujours sur quelques vérités, martelées avec force, pour aboutir à des conclusions stupides on ne peut plus erronées en se focalisant sur l'énergie (qui ne peut manquer) au lieu du climat.

      • L'énergie ne peut manquer ? vraiment ? Pourtant depuis 2006 les hydrocarbures de la mer du nord manquent de plus en plus...Seriez vous un adepte de l'énergie a l'infini ? Le pb n'est pas le prix, mais le volume !
        Simplement parce qu'utiliser de l'énergie c'est transformer le monde, dés qu'il y a moins de volume d'énergie disponible a un endroit, l'économie de cet endroit, parce qu'elle est basée sur la transformation thermodynamique du monde, s'affaiblit.
        A votre avis pourquoi l'économie Européenne est si fortement ralentie ? Même question mais dans l'autre sens, pourquoi l'économie du Dakota (USA) est elle aussi accélérée ?
        Les non-conventionnels (shales oil et gas) sont pour l'instant rentables, encore que les pétro-gaziers disent bien qu'ils y perdent leurs chemises car les puits coutent presque 200 fois plus chers a forer et se "tarissent" beaucoup plus vite (2 a 3 ans !), et qu'en plus ils ont foré trop vite ce qui fait que le prix du gaz a tellement chuté qu'ils y perdent de l'argent !
        Autre chose, ces gaz et pétroles de schistes permettent au USA d'exporter leur charbon ou même d'envisager de construire plus de 30 terminaux méthaniers d'ici 2030 !
        Si comme vous le dites, il faut protéger le climat, il me semble évident que d'exploiter touts ces hydrocarbures non conventionnels ne va pas dans le bon sens.

        Les hydrates de méthanes sont un gros risque pour le climat que, semble t-il vous souhaiter protéger ou garder le plus stable possible. Le méthane avec son PRG de 23 serait probablement dégagé en grande quantité, et en plus cela ne résout pas le pb du CO2, puisque in fine, cette ressource est consommée comme du gaz, donc émet du CO2...S'ils sont libérés en grande quantité par l'augmentation de la température de l'eau profonde, le climat pourrait vraiment s'emballer. Comme si cramer tout le charbon ne suffisait déjà pas comme risque élevé !
        En tout cas de mon point de vue, l'énergie la moins sale est bien celle de l'atome. Et ce sont les faits qui le disent, même accidents inclus. La moins sale en vies humaines et émissions de GES ou en exploitation des mines... ATTENTION, je ne dis pas qu'elles est sans risques ou sans dangers, mais que pour l'instant, c'est la plus sûre, quoiqu'en pensent l’opinion manipulée par la sphère médiatico-politique.
        Et c'est a mon avis la plus grosse erreur d’interprétation qu'ils font.
        S'ils font cette erreur c'est plus une cause idéologique qu'autre chose.

        Je suppose que vous connaissez déja son site mais on ne sait jamais :
        http://www.manicore.com/documentation/petrole/index.html
        mais aussi :
        http://www.tsp-data-portal.org/
        ou
        http://theshiftproject.org/fr/cet-article/le-best-of-du-dataviz-en-matiere-denergie-et-de-climat

        • Le commentaire a été mis en indésirables à causes des liens semble-t-il.

          L'énergie ne peut nous manquer car on reçoit plus qu'il ne nous en faut du soleil qu'on peut récupérer sous toutes sortes de forme. Le fait qu'il y ait trop d'hydrocarbure n'est donc pas une bonne nouvelle, il n'en manque pas hélas. Le nucléaire n'est ni nécessaire ni suffisant, ce n'est en rien une solution alors que les risques sont démesurés. L'état de nos économies, bien différent de celui des pays les plus peuplés, a bien d'autres causes que l'énergie.

          J'ai beaucoup lu Jancovici au début de mes recherches sur le climat et je lui faisais entière confiance jusqu'à ce que je me rende compte des bêtises qu'il disait (aussi bien sur le nucléaire que les renouvelables que sa théorie économique foireuse, etc.).

          • J'ai juste écouté un temps Jancocivi qui racontait que les écarts de revenus ne représentaient aucun problème, car les richesses accumulées ne compenseraient jamais les pauvretés accumulées.

            Ce type est un crétin.

          • Di Girolamo

            Dit autrement, la réduction des inégalités ne contribuerait pas à diminuer la pauvreté. C'était à la radio, il y a environ 8 ans

          • Personne ne doute qu'il y ait une corrélation entre énergie et croissance. Quand on est en récession la consommation d'énergie baisse mais ce n'est certainement pas l'énergie la cause de la croissance. C'est tellement débile que ça fait penser aux illuminés d'internet qui sont persuadés d'avoir tout compris (la physique, l'économie, la monnaie, etc.) avec un concept simpliste et plein de graphiques pour conforter leur folie. Capital et travail font juste de la figuration ici alors que la dynamique du capitalisme est dans leur dialectique (avec la technique) et pas du tout dans l'énergie (qui est de toutes façon abondante au contraire des autres ressources et qu'on va chercher seulement quand la croissance en a besoin). On peut faire d'autres pseudo-théories économiques en attribuant à la découverte d'or la reprise des économies, ce qui marche assez bien jusqu'à la fin de la convertibilité en or. Corrélation n'est pas causalité. Ce n'est pas la seule bêtise que Jancovici martèle avec l'assurance de l'ingénieur sûr de lui et des calculs à la louche qui se révèlent complètement faux (sur l'énergie solaire par exemple). Il y a plein de théories qui paraissent absolument convaincantes (il faut en faire l'expérience déroutante), pas seulement pour les néophytes, et qui pourtant sont délirantes (la physique là dessus est impitoyable), ce qui rend la démocratie cognitive problématique justement. Bien sûr, comme toujours, on ne peut pas dire que des bêtises et il y a des chiffres justes dans ses démonstrations. C'est tout le problème, la vérité est un moment du faux...

  2. Il est pourtant logique de penser qu'à partir du moment où l'énergie devient plus difficile à capter son coût augmente : c'est plus long c'est plus complexe ça a plus d'impacts écologiques et donc d'effets négatifs sur le milieu ,ça oblige à réparer les dégâts ,ca demande plus d'investissements , de recherche etc et ce n'est pas non plus durable : le pétrole de schiste américain aura son pic ; quant à finir les stocks faciles -charbon c'est suicidaire.
    je ne crois pas qu'il faille raisonner sectoriellement c'est bien l'ensemble des enjeux qui constituent une réalité gravement problématique : nous devons passer d'une pratique d'exploitation du monde et des autres avec comme chapeau des délégations politiques à des représentants et spécialistes à une pratique d'aménagement du monde et coopération dans le cadre de démocraties locales cognitives participatives.
    Les butées ne sont pas que climatiques et énergétiques , "moralement" il y a un type d'humanité qui fait qu'à un moment donné la vie perd son goût.

    • Les pires conneries ont bien sûr l'aspect de la logique la plus implacable mais, évidemment, je suis absolument contre l'exploitation de ces hydrocarbures, simplement ce n'est pas en disant qu'ils ne sont pas exploitables qu'on l'arrêtera. Il n'y aura pas de pic si on commence à exploiter les hydrates de méthane notamment. Ce qu'il faut, c'est s'en rendre indépendant, pas attendre qu'il n'y en ait plus.

      • Allez tant pis si je dis des bêtises !

        Quand on parle de croissance on parle capacité à produire et vendre ,fabriquer et transporter ; la seule énergie manuelle localement n’est pas en capacité de créer une économie de croissance , c’est une économie limitée et contrainte devant utiliser au mieux les ressources locales et les combiner de manière à parvenir à satisfaire les besoins primaires.
        La technique , l’outil manuel a amélioré la facilité à produire mais sans rupture significative .
        C’est bien la capacité d’utilisation des ressources fossiles en permettant l’introduction des machines à produire et transporter qui a fait rupture et fait exploser les limites très contraignantes du travail manuel localement. Et qui a rendu possible une production spécialisée de masse .
        C’est bien l’abondance de ressources fossiles faciles à exploiter qui est à l’origine de notre économie de croissance ; croissance d’ailleurs irréfléchie, du fait de cette abondance et facilité, permettant de produire et transporter tout et n’importe quoi d’un bout à l’autre de la planète ( pas le solaire ni les hydrates de méthane).
        Le lien entre énergie et croissance n’est pas un lien entre l’énergie en soi mais le lien entre un stock de ressources fossile accumulé pendant des millions d’année et soudainement exploitable ;à partir du moment où l’abondance et la facilité d’exploitation de ces ressources fossiles baisse , il faut pour maintenir le système de croissance en l’état aller chercher plus loin plus profond plus compliqué ; trouver de nouvelles techniques permettant de rendre rentable des énergies renouvelables ne reposant pas du tout sur les mêmes principes que le pétrole ou le charbon ou le gaz .Il y a donc des contraintes économiques pour développer ces nouvelles filières .Contraintes techniques aussi supposant de la recherche .
        A chaque fois qu’on a cru découvrir la lune en matière de mise en place de solutions vertes de remplacement on a soulevé des lièvres.
        On est donc bien parti pour finir les stocks à n’importe quel prix en constatant que se rajoute les contraintes sociales et économiques et les contraintes écologiques notamment le climat , mais aussi certaines ressources en baisse ,ces contraintes dérivant directement du système de croissance ,qui nous placent dans une situation périlleuse ;
        Il y a donc bien au départ comme causalité à la situation actuelle la conjugaison de notre capacité technique à exploiter des ressources accumulées et de notre incapacité à la réflexion : comme mes chèvres qui si elles s’échappent dans un silo à grain , meurent toutes d’en manger trop.
        Je pense qu’il faut aussi introduire cette donnée de notre capacité ou non à réfléchir ,anticiper et nous limiter, dans la problématique de la croissance.
        La piste de travail serait de nous redonner des limites locales en utilisant bien sûr nos acquis techniques et en déployant de nouvelles orientation de recherche .

        • Au moyen-âge le pétrole n'était pas du tout un stock, pas plus que les hydrates de méthane jusqu'à dernièrement. Leur mise en exploitation correspond à un nouveau besoin d'une économie en croissance et non l'inverse (les raisons du décollage des économies sont multifactorielles, faisant l'objet de nombreuses études qu'on ne peut balayer avec un argument unicausal). D'ailleurs, il y avait déjà d'autres énergies que la force manuelle avant, que ce soient le feu, l'eau (moulins à eau) ou le vent pour les navires à voile, qui sont si importants dans la naissance du capitalisme, aussi bien que les moulins à vent, à l'origine des premières usines automatisées en Hollande pour la fabrication des bateaux justement. Il y a aussi l'énergie animale, voire des esclaves. Il y a une grande différence entre les grandes envolées théoriques et la réalité de l'histoire.

          Les ressources fossiles ne sont là qu'un stade du développement, une énergie plus facilement disponible dans un état donné de la technique, pour le reste et contrairement à plein d'écologistes obnubilés par l'énergie (qui n'a rien d'écologique), on peut absolument se passer de pétrole, le problème étant qu'il y en a encore trop (même plus difficile à extraire et avec un moins bon rendement). Pire,une fois un stock épuisé, on s'intéresse à d'autres stocks à épuiser (car à la différence de l'énergie dont la forme est indifférente puisque par définition elle se conserve dans ses transformations, les autres stocks de ressources chimique sont vraiment limités). On voit bien que ce n'est pas une question de réflexion mais qu'il suffit que cela devienne possible (et rentable malgré ce qu'on prétend) pour qu'on y soit obligé à la première crise venue quand cela devient vital pour notre compétitivité...

          • « Les ressources fossiles ne sont là qu'un stade du développement, une énergie plus facilement disponible dans un état donné de la technique, pour le reste et contrairement à plein d'écologistes obnubilés par l'énergie (qui n'a rien d'écologique), on peut absolument se passer de pétrole »

            L’état donné de la technique n’est pas indépendant des ressources et de leur exploitation ; sans la spécificité unique de ces stocks (facilité abondance efficacité etc) l’état de la technique ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui ; on voit bien (« réalité historique ») qu’on ne peut pas se passer du pétrole , preuve en est c’est qu’on va continuer à creuser et retourner la terre et les océans tant qu’on peut coûte que coûte, les hydrates de méthane s’ils deviennent exploitables industriellement prouvent cette continuité de la dépendance aux fossiles.
            Il y avait économie et besoin de croissance avant que l’on puisse exploiter les fossiles mais leur exploitation a opéré une rupture et placé les sociétés humaines dans une situation de complète dépendance dans la mesure où l’abondance la facilité et l’efficacité de ces ressources s’est aujourd’hui matérialisé et structure l’ensemble de nos sociétés y compris la recherche et ses orientations.
            On ne peut pas tout expliquer avec ça, mais peut on reprocher à Jancovici d’attirer notre attention sur ce point et aussi d’expliquer que le PIB ne prend pas en compte les ressources naturelles gratuites qui à un moment donné si elles se dégradent trop freinent ou stoppent le processus économique.
            Je crois que nous ne sommes pas les maîtres du monde et que le pétrole nous a monté un peu à la tête : l’idée qu’on peut indéfiniment rebondir en conservant notre modèle grâce à notre intelligence technique n’est pas prouvé.

          • Il est prouvé qu'il y a plein d'alternatives au pétrole. On n'a aucunement "besoin" des énergies fossiles, c'est juste qu'elles restent pour quelques années encore un peu moins chères que les autres sources d'énergie. S'il serait stupide de se persuader qu'on trouverait toujours une solution technique à n'importe quel problème, il serait encore plus stupide de se persuader qu'on n'en trouvera pas alors que les solutions alternatives sont déjà exploitées.

            Je ne comprends même pas comment on peut sacraliser à ce point le pétrole qui n'est certes pas à l'origine de la révolution industrielle, ni le charbon, mais bien plutôt le développement des sciences et des techniques (l'Encyclopédie). Pas besoin de machine à vapeur pour des métiers jacquard ou les premières fabriques qui ont précédé les énergies fossiles (et si l'aristocratie a pu abandonner ses privilèges une nuit du 4 août, c'est pour obtenir le droit de s'enrichir avec ces nouvelles formes d'exploitation du travail salarié). L'énergie est bien plutôt un produit de la technique.

            Le courant de l'écologie énergétique domine depuis longtemps l'écologie, ce que j'ai toujours combattu, en montrant la fausseté sur tous les plans mais comme la plupart de ce que je défends, cela reste inaudible, même à ceux qui me sont proches souvent (difficulté de ne pas être dans le discours courant), c'est pourtant primordial d'avoir une conception de l'écologie qui intègre le vivant dans sa complexité, c'est-à-dire l'information et ne se limite pas à l'énergie. Dans un éco-système, il y a certes des flux de matière et d'énergie, mais contrôlés, organisés par l'information tout comme dans un marché l'argent circule en sens inverse des flux de marchandise. C'est ce qu'on peut appeler un matérialisme spirituel en ce qu'il intègre la dimension de l'information, de la réaction, de l'évolution et de l'apprentissage, mais aussi avec ses limitations matérielles, sa rationalité limitée, ses errements (errare humanum est) y compris celle d'ingénieurs dont les calculs sont simplement démenties par les faits.

            L'énergie est abondante, ce n'est pas le problème qui est celui de notre qualité de vie, de notre habitation d'un territoire, de la préservation de notre milieu. Il faut une conversion du regard d'une stérile peur du manque aux moyens concrets d'une amélioration de nos conditions de vie. Le caractère apocalyptique est une façon d'imaginer une sorte de dictature imposant un nouvel ordre mondial malgré notre impuissance avérée que cela ne fait que renforcer.

          • Plus que le pétrole, ce serait plutôt d'autres matières premières qui pourraient manquer ou dont l'extraction perturbe des équilibres écologiques, comme dans le cas du sable, et pour lesquelles il faudrait trouver des substituts de synthèse, telle la fibre de carbone pour remplacer l'acier mais qui nécessite encore de résines extraites du pétrole.

  3. ...Quand je parle de réflexion c'est justement l'idée qu'on ne peut fonder la compréhension du monde et l'organisation des société sur une causalité unique et qu'ainsi il faut privilégier la diversité et la multiplicité , et dans les idées et l'organisation politique ( une seule classe ne doit pas diriger/démocratie cognitive partagée) et dans l'organisation territoriale (pas 90%en ville ) et dans la recherche scientifique et technique (pas que de la spécialisation /recherche de systèmes écologiques utilisant le fonctionnement global et complexe des choses /ex: champs de maïs sans haies et fossés ,engrais et pesticides ou petites parcelles avec haies, fossés ,association de culture , couplage exploitation alimentaire et énergétique etc )
    Et puis ne pas dissocier les efforts qu'on fait des objectifs : produire des milliers de tonnes d'acier pour construire des palaces flottant pour retraités c'est débile.

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