Stéphane Hessel

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C'est quelqu'un que j'aimais beaucoup, bien avant qu'il ne soit connu (il était proche de Jacques Robin). Il m'aimait bien et m'encourageait à participer au comité d'éthique mondial (Collegium) que j'avais trouvé si vain. Moi j'admirais sa façon d'exprimer avec un large sourire des convictions très fortes et charpentées, c'était vraiment la classe, mais je m'en veux tellement de ne pas avoir pu aller à ses 90 ans où j'étais convié, ne l'ayant pas revu depuis...

Son rôle dans le mouvement des indignés est de l'ordre du miracle, d'une rencontre avec l'actualité inespérée (c'est ça le bonheur), incarnant une sorte de plus petit dénominateur commun. Cela a tourné court et il n'avait lui-même aucune idéologie à vendre mais il croyait surtout à l'ONU, il croyait qu'aussi modeste cela apparaisse, c'était essentiel et témoignait du progrès de l'humanité. On peut dire qu'il m'a réconcilié avec l'idée de progrès, dans des mesures concrètes, des droits universels même d'apparence minime par rapport à nos idéaux. Quelqu'un de profondément positif à l'opposé de mon propre tempérament !

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