L’activité du soleil au plus bas depuis 400 ans

Lien

- L'activité du soleil au plus bas depuis 400 ans

Minimum de Maunder

L'activité solaire décline rapidement rendant plus probable (à 70%) qu'on se dirige vers un Minimum de Maunder ce qui pourrait réduire un tout petit peu le réchauffement (par modification des courants de haute altitude à cause des ultraviolets) mais pas jusqu'à provoquer un nouveau petit âge glaciaire qui était d'ailleurs aggravé par des éruptions volcaniques. Combiné avec l'absorption actuelle de la chaleur par les océans (et pourquoi pas d'autres éruptions volcaniques), cela pourrait quand même nous donner un petit répit et un peu plus de temps pour agir. Sauf que le plus probable, c'est que cela retarde au contraire l'action comme on le voit aujourd'hui, et qu'on se retrouve avec un réchauffement brutal quand l'activité solaire reprendra et que l'océan relâchera la chaleur accumulée...

Revue des sciences novembre 2013

  • Haut débit par laser avec un satellite de la Lune
  • Le retour du Peak Oil
  • Technique prometteuse de fusion par laser
  • Supercondensateurs au graphène sur une puce
  • Surpercondensateurs en charbon de bois
  • Les imprimantes 3D écologiquement efficientes
  • L'évolution guidée par les comportements ?
  • Une machine à télécopie d'ADN
  • Reprogrammer des codons stop pour des acides aminés non naturels
  • Les premiers insectes au Carbonifère (-350 MA)
  • Les dendrites ne transmettent pas passivement l'information
  • Les éléphants montrent du doigt (de la trompe)
  • Le langage vient des vocalises ou des gestes ?
  • La main aurait précédé le pied
  • Une seule espèce humaine, une pluralité de visages
  • L'art rupestre peint par des femmes ?
  • Une fenêtre dans le cerveau pour intervenir sans réouvrir le crâne
  • Alzheimer : jeûne, diurétiques et sommeil
  • La lumière booste les mitochondries et le cerveau
  • Le mécanisme qui provoque des métastases
  • Imprimantes 3D : l'âge du fer
  • L'Aeromobil, une superbe voiture volante

(extraits)  Lire la suite

Revue des sciences octobre 2013

  • L'élagage des souvenirs pendant le sommeil
  • La naissance de l'écriture en Egypte
  • Particules et champs sont-ils réels ?
  • Les gènes voyageurs
  • Spéciations sans isolement géographique
  • 30s d'hypervigilance après l'arrêt du coeur
  • Le trou d'ozone participe au réchauffement
  • Des traces du multivers dans le fond cosmique ?
  • Et si la gravité fluctuait ?
  • Détourner des astéroïdes de la Terre avec des lasers
  • Le quantique devient classique avec l'émergence de la température
  • Des molécules de lumière
  • La supraconduction à température ambiante
  • Utiliser l'acidité du CO2 pour le faire réagir avec du calcaire
  • Les batteries de réseau les mois chères
  • On a trouvé de l'eau sur Mars
  • Pas assez de méthane sur Mars pour qu'il y ait de la vie ?
  • Toucher les cellules
  • Des levures qui rajeunissent
  • Le squelette a commencé par la tête
  • Manipuler la mémoire d'une souris
  • Arrêter la mort
  • Booster les mitochondries fait retrouver l'énergie de sa jeunesse
  • Les dégâts de l'Alzheimer précéderaient les plaques
  • La fin de la douleur ?
  • La caféine mauvaise pour la maturation du cerveau des adolescents
  • La toxoplasmose modifie le cerveau même après disparition du parasite
  • Un écran électronique extensible, pliable et transparent
  • A quoi serviront les montres connectées ?
  • Phonebloks, le smartphone écolo façon Lego
  • Imprimer des objets plus grands que l'imprimante 3D avec Hyperform
  • Un scanner 3D pour mobiles
  • Un drone solaire

Lire la suite

Revue des sciences septembre 2013

 

  • L'esprit vagabond et le langage
  • Les ARN multifonctionnels
  • Une régulation des gènes accompagne la maturation du cerveau
  • De l'eau sous la surface de la Lune ?
  • Des hautes pressions font passer la supraconduction de basse à haute température
  • Des panneaux solaires moins chers
  • Quelques raisons pour lesquelles la vie aurait pu venir de Mars
  • L'origine du code génétique
  • Les protéines alternatives
  • Un mini cerveau cultivé en laboratoire
  • La mémoire à long terme est dans le cortex et non dans l'hippocampe
  • Les mots reliés dans le cerveau aux mots de leur définition
  • Notre père à tous précède notre mère originaire
  • Un ElectroEncéphaloGramme dans l'oreille
  • Vers une théorie mathématique du contenu signifiant des communications
  • Microfactory : un fab lab personnel
  • Des périphériques sans batterie qui s'alimentent avec les ondes radio

Lire la suite

Revue des sciences août 2013

  • Le temps du réalisme quantique
  • Des animaux en deuil ?
  • Le métissage des espèces humaines
  • Chaque particule crée son propre espace-temps par son mouvement
  • Un corps noir exerce une force attractive plus forte que la gravitation
  • Pas de thermodynamique à l'échelle nanométrique
  • Le dégagement du méthane arctique sera bien catastrophique
  • Des bactéries pour fixer l'azote des plantes et remplacer les engrais
  • Un appareil pour cultiver des larves de mouche à manger
  • La croissance ne dépend plus du pétrole (pas de pic) ?
  • Pas d'espèces pour les micro-organismes de moins de 1mm
  • Les passagers clandestins de l'évolution
  • Progrès de l'opto-épi-génétique pour contrôler l'expression de gènes
  • Une nouvelle compréhension de la transformation en cellules souches
  • Il suffit d'une goutte de sang pour cloner une souris
  • Une écriture chinoise vieille de 5000 ans
  • Plus de morts avant par les vendettas que par les guerres
  • L'ocytocine aggrave les chagrins d'amour
  • Des champignons hallucinogènes produisent de nouveaux neurones
  • Des chiens connectés (pour handicapés?)
  • L'Hyperloop : Los Angeles-San Francisco en 30 mn

On ne retrouvera pas dans cette revue des sciences, qui revient à l'ancienne formule [pour une dernière fois], les nouvelles extraordinaires et un peu effrayantes du mois dernier comme la greffe d'une tête sur un autre corps ou la détection des pensées de la veille mais plutôt la confirmation de mouvements de fond dont, hélas, le réchauffement climatique et la fonte de l'Arctique qui n'est pas une mince affaire. Cette fois, il ne s'agit pas de se faire peur, il faudrait vraiment paniquer car ce qui vient d'être confirmé, c'est la bombe méthane que cela devrait déclencher dans les dix ans ! On est foutu.

Lire la suite

Le dégagement du méthane arctique sera bien catastrophique

Lien

- Le dégagement du méthane arctique sera bien catastrophique

"Une libération brusque de 50 milliards de tonnes de méthane est possible à tout moment".

Des milliards de tonnes de méthane sont piégés juste sous la surface du plateau continental arctique de la Sibérie orientale. La fonte de la région signifie qu'elle est susceptible de produire à tout moment un dégagement gigantesque de gaz qui pourrait avancer le réchauffement climatique de 35 ans, et coûter l'équivalent du PIB mondial.

Telles sont les conclusions de la première analyse systématique du coût économique de la fonte de l'Arctique.

Ils ont calculé qu'une émission de 50 milliards de tonnes serait possible d'ici une décennie, à partir des zones connues de fonte du permafrost et de failles géologiques. Puisque le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, un tel scénario devrait déclencher une «catastrophe climatique» avec une augmentation de 12 fois la teneur en méthane de l'atmosphère et une augmentation des températures de 1,3˚C.

Un relâchement de 50 milliards de tonnes de méthane dans l'atmosphère devrait avancer de 15 à 35 ans la date à laquelle la hausse des températures sera supérieure à 2˚C.

Cela fait longtemps que je considère la bombe méthane comme la principale menace, très sous-estimée par le GIEC et la censure des prévisions trop catastrophistes. Ce n'est pas seulement l'effet du réchauffement global mais aggravé par un changement du régime des vents. Alors même qu'on se berce d'illusion avec une apparente pause des températures forcément démobilisatrice, on ne voit pas comment on pourra éviter cette catastrophe annoncée, et c'est à très brève échéance...

Des nuages pour sauver le corail ?

Lien

- Des nuages pour sauver le corail ?

Devant les risques du réchauffement pour le corail, un climatologue propose d'envoyer de l'eau de mer dans les nuages pour les rendre plus réfléchissants et protéger les coraux situés en-dessous.

Il y a déjà eu une proposition de géoingénierie "locale" consistant à protéger le pôle Nord qui représente la menace principale actuelle mais on avait vu que cela renforcerait la sécheresse en Afrique. De même, les nuages sur la barrière de corail auront des effets ailleurs mais un critique pointe surtout le risque que, pour une raison ou une autre, la production de nuages s'arrête produisant alors un choc thermique fatal à coup sûr cette fois !

Des impulsions laser multiplient les cristaux de glace des cirrus

Lien

- Des impulsions laser multiplient les cristaux de glace des cirrus

En projetant le faisceau laser à impulsions ultracourtes sur un cirrus, un nuage de haute altitude composé de cristaux de glace (couche supérieure de la troposphère), l’effet observé a alors surpris les chercheurs. En une dizaine de minutes, l’action du laser a multiplié par 100 la densité des cristaux. « les nouvelles particules de glace ont alors rapidement diminué la pression en vapeur d’eau jusqu’à la saturation de la glace, ce qui a augmenté l’épaisseur optique du nuage parfois de trois ordres de grandeur ».

Ce dernier détail n’est pas anodin, puisque les cirrus interviennent dans le bilan radiatif de notre planète. Ils réfléchissent ou absorbent partiellement le rayonnement solaire venant de l’espace (pouvoir refroidissant), mais aussi le rayonnement thermique émit par la Terre (pouvoir réchauffant).

Les déserts sont-ils en train de reverdir ?

Lien

- Les déserts sont-ils en train de reverdir ?

Les déserts sont de plus en plus verdoyants. Depuis les années 1980, dans certaines régions arides, la hausse de la concentration de CO2 (élément essentiel à la photosynthèse) dans l’atmosphère a stimulé la croissance des plantes.

En moyenne, entre 1982 et 2010, la couverture végétale s’est densifiée de 11 % dans les régions arides du centre de l’Australie. Plus généralement, on enregistre une augmentation du feuillage dans toutes les zones désertiques, telles que le sud-ouest des États-Unis, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Afrique. L’équipe de Canberra a mis en évidence que dans le cas de l’Australie, le CO2 était le principal responsable de la stimulation végétale.

Les végétaux à racines profondes absorbent plus de CO2 que certaines graminées par exemple. « Les arbres réinvestissent les prairies ».

En fait, il n'y a pas que les déserts mais toute la végétation qui profite de cet excès de CO2.

Un biocarburant à partir de stations d’épuration

Lien

- Un biocarburant à partir de stations d'épuration

Pour produire un algocarburant à moindre coût, la start-up réunionnaise Bioalgostral a développé une technologie permettant de fertiliser la culture de ses microalgues en valorisant des déchets, à savoir des eaux usées et les boues d'une station d'épuration. D’ici quelques années, les insulaires pourront, si tout se passe bien, se déplacer grâce à un biodiesel local.

Par ailleurs, La Recherche, p32, signale que Veolia teste un procédé de production de bioplastique (PHA) à partir de boues d'épuration.

Manipuler le climat au Nord assécherait le Sahel

Lien

- Manipuler le climat au Nord assécherait le Sahel
La Recherche, p16

Une des solutions envisagées pour empêcher un emballement du climat à cause de la fonte des glaces accélérée du Pôle Nord (phénomène qu'on ne retrouve pas au Pôle Sud), aurait été de se concentrer sur cette zone pour la protéger des rayonnements solaires. Pour cela, il suffirait par exemple d'injecter des particules dans l'hémisphère Nord. Las, des simulations prédisent que cela accentuerait encore la désertification de l'Afrique.

Lorsque l'opération est menée dans l'hémisphère Nord, la température de la Terre diminue d'environ un degré sur cette période. Mais le Sahel est alors privé de pluies. Réalisée dans l'hémisphère Sud, l'injection favorise le retour des pluies sur le Sahel mais assèche le Nordeste brésilien... Ces simulations renforcent donc notre conviction qu'une opération d'ingénierie climatique à l'échelle régionale est problématique.

3 des 4 sécheresses les plus sévères survenues au Sahel depuis 1900 ont suivi, avec un décalage de 6 à 12 mois, une importante éruption volcanique de l'hémisphère Nord.

Sans parler de tous les autres événements imprévisibles (volcans) qui changent tout, les simulations régionales restent assez peu fiables mais on doit retenir la difficulté d'un contrôle du climat et qu'une amélioration quelque part peut se payer très cher ailleurs, ce qui pose comme on l'avait vu la question de l'autorité capable d'en décider. De sorte qu'on ne peut avoir d'autre but qu'une stabilisation, ce qui ne veut pas dire que ce soit à notre portée, restant encore bien au-delà de ce qu'on sait faire (de perturber le climat nous en rend responsables sans en avoir encore les moyens).

Changement climatique et révolutions arabes

Lien

- Changement climatique et révolutions arabes

Il est intéressant de lier la sécheresse faisant monter le prix du pain et les révolutions arabes, un peu comme en 1789, mais la situation devrait empirer avec le réchauffement.

Dans une région aride, où les terres cultivables sont rares, la question de l’approvisionnement alimentaire est politiquement sensible. Déjà en janvier 1977, les émeutes du pain en Egypte avaient marqué les esprits et fait vaciller le régime (79 morts, plus de 500 blessés et de 1000 arrestations). Or, en 2010 et 2011, un enchaînement catastrophe se produit : des phénomènes climatiques extrêmes (vagues de chaleur, vagues de froid, fortes intempéries) font chuter dramatiquement le niveau des récoltes de blé en Russie (-32.7%), en Ukraine (-19.3%), au Canada (-13.7%), en Australie (-8.7%). Au même moment, la Chine connaît une sécheresse hivernale exceptionnelle (« a once-in-a-century winter drought ») : le souvenir des famines tragiques (la dernière en 1958-1961) et la crainte de mauvaises récoltes poussent le géant asiatique à compenser sa mauvaise année en achetant en quantité du blé sur les marchés internationaux. Les cours du blé explosent : de 157$ la tonne en juin 2010 à 326$ la tonne en février 2011.

Les pays arabes seront parmi les plus touchés par cette vertigineuse hausse des prix. En effet, parmi les 10 plus gros importateurs de blé ... 8 sont des pays arabes.

Affaiblissement des vents de la stratosphère

Lien

- Affaiblissement des vents de la stratosphère

Dans la stratosphère, les vents dominants au niveau de l’équateur changent de direction régulièrement. Cette oscillation est parfaitement naturelle, mais il apparaît qu’elle s’est affaiblie ces 60 dernières années. La diminution de son amplitude est une conséquence directe du changement climatique.

Pour la période 1953-2012, là où la pression est de 70 hPa, c'est-à-dire à environ 19 km d’altitude, l’amplitude de l’oscillation quasi biennale a diminué d’environ un tiers.

Les chercheurs démontrent que le renforcement du mouvement ascendant de l’air supprime la force des vents de l’OQB dans les modèles. Ils en ont alors déduit que la tendance observée dans les radiosondages est une confirmation du renforcement de la montée de l’air vers la stratosphère à l’équateur. Un tel changement de comportement en haute atmosphère peut être vu comme l’empreinte du réchauffement global du climat.

Par ailleurs, la plupart des modèles climatiques échoueraient à prendre en compte ces mouvements ascendants.

Un réchauffement moins rapide ?

Lien

- Un réchauffement moins rapide ?

Tout ne va pas au pire puisque la sensibilité climatique serait un petit peu inférieure aux calculs précédents et la hausse des températures entre 2050 et 2070 ne serait plus que de 1,3°C au lieu de 1,6°C, différence qui laisse un peu plus à notre portée de ne pas trop dépasser les 2°C bien que ce soit douteux (tout dépend des émissions futures). Il titrent cet article "seconde chance", juste au moment où l'on pouvait croire que la partie était perdue.

On imagine assez bien que les climato-sceptiques les plus paranoïaques n'y voient qu'une manipulation d'un groupe d'intérêt captant les ressources de la recherche et de l'économie à son propre profit tant les modèles changent, se réévaluant sans cesse à mesure qu'on avance (pour tenir compte des faits tout simplement), avec un pouvoir prédictif effectivement faible bien qu'il ne soit absolument pas nul. C'est quand même plus difficile de mobiliser les foules sur un savoir incertain que sur de solides certitudes. En plus, avec le froid actuel, il n'est pas étonnant que le réchauffement soit contesté ou qu'on n'y voit pas à mal...

Une autre étude prétend que le réchauffement serait dû aux CFC seulement. On ne voit pas pourquoi le CO2 n'aurait aucun effet, il ne s'agit sans doute que d'une corrélation fortuite, à vérifier en tout cas.

Poussières, fertilisation de l’océan et fluctuations rapides du climat

Lien

- Poussières, fertilisation de l'océan et fluctuations rapides du climat

fluctuations rapides du climat et cycle du CO2

Les poussières portées par le vent, qui ont un effet sur la pompe biologique, sont aussi impliquées dans les changements climatiques rapides.

Publiée dans Nature Geoscience, l’étude montre que durant ces événements de Heinrich, la glace de mer antarctique s’est retirée, transformant alors les vents d’ouest en vents du sud. La combinaison de ces deux paramètres a impliqué une remontée des eaux profondes, et donc une libération du CO2 dissous enfoui. Par ailleurs, les conditions climatiques plus chaudes en Patagonie ont diminué l’apport de nutriments des continents vers l’océan Austral, réduisant alors l’influence de la pompe biologique sur l’enfouissement du carbone.

Cela renforce l'incertitude sur l'évolution climatique si sensible aux régimes des vents qui peuvent changer brutalement (comme actuellement en Arctique) et du même coup participer à l'augmentation (ou la réduction) rapide des niveaux de CO2.

Vers un contre-choc pétrolier?

Lien

- Vers un contre-choc pétrolier?

L'extraction du pétrole de schiste américain croît beaucoup plus vite que prévu, estime l'Agence internationale de l'Energie. De quoi bouleverser les équilibres mondiaux, et faire baisser les cours, rapidement.

La production américaine va augmenter de 3,9 millions barils/jour d’ici 2018, estiment les experts. Elle dépassera donc dans cinq ans le niveau encore attendu, voilà quelques semaines, pour 2035. Cette production non-conventionnelle contribuera à elle seule, pour moitié, à la croissance de l’offre mondiale d’or noir hors Opep.

A l’horizon 2018, la demande de pétrole atteindrait 96,7 millions de barils/jour –compte tenu des projections de croissance économique, prudentes, du FMI-, tandis que l’offre atteindrait globalement 103 millions de barils.

J'annonçais dès novembre dernier la fin de la fin du pétrole qui se confirme donc au-delà des prévisions. Quand on voit ça, on se dit que c'est à, pleurer et que les écologistes persuadés qu'on va manquer de pétrole sont vraiment complètement à côté de la plaque (nouvelle preuve que les prévisions des pétroliers - supposés menteurs - sont plus fiables que celles des écologistes - supposés détenir la vérité). Il n'est pas sûr malgré tout que les prix baissent autant que certains le prévoient (de 40%) mais ce serait dramatique pour le développement des énergies renouvelables que cela ralentirait encore même si elles devraient bientôt devenir très compétitives (il suffit de suivre l'actualité des sciences et techniques pour savoir que les ruptures technologiques sont déjà là, aussi bien pour la production que le stockage, très loin des performances des systèmes commercialisés jusque là).

On vient pourtant de passer le cap des 400 ppm de CO2, niveau jamais atteint depuis 2 millions d'années et il n'y a guère de doute sur les risques climatiques que nos émissions provoquent, en tout cas pour 97% des études publiées. Seuls 83 articles depuis 20 ans contestent cette influence (et certes, ce n'est pas une preuve, mais tout de même, il est assez irresponsable de prétendre quand on n'y connaît rien que ce serait forcément les 0,87% qui ont raison contre tous les autres même si le caractère chaotique du climat rend les projections très imprécises, ce qui devrait aggraver les choses plus que les arranger).

Les réserves d’hydrocarbure doublées pour les USA

Lien

- Les réserves d'hydrocarbure doublées pour les USA

Le doublement des réserves estimés ne couvre pour l'instant que l'équivalent de la consommation annuelle des USA mais ces estimations devraient continuer à augmenter à cause des progrès de la géologie comme des techniques d'extraction.

Cela confirme l'impasse des éco-énergétistes, survivalistes et autres transitionneurs qui tablent sur un épuisement rapide du pétrole. Il faut absolument changer de stratégie.

The bigger point is that those who think we should stop using fossil fuels should stop hoping that we’ll run out. We won’t. The amount of oil and gas in the ground is enormous.

Prochaine glaciation dans 50 000 ans

Lien

- Prochaine glaciation dans 50 000 ans
Didier Paillard, La Recherche, p38

Cet article a l'intérêt de lever une incroyable incertitude dont je m'étonnais en septembre 2012 sur la prochaine glaciation présentée alors comme imminente alors que, cette fois, ce sont mes propres conjectures quand j'avais fait des recherches sur le sujet qui sont confirmées sauf que ce n'est plus dans 30 000 ans mais dans 50 000 ans désormais qu'on devrait entrer dans une nouvelle période glaciaire (atténuée par nos émissions de CO2 qui persisteraient pendant une centaine de milliers d'années dans le réservoir océanique notamment, ce qui me semble très exagéré) alors que les périodes inter-glaciaires ne durent que 10 000 ans en moyenne.

Si l'on applique ces modèles au futur, on s'aperçoit que la configuration de l'orbite terrestre est actuellement un peu particulière. Son excentricité est en effet inhabituellement faible. Et elle le restera pendant près de 50 000 ans. Autrement dit, l'orbite terrestre est actuellement très proche d'un cercle, de sorte qu'il y a peu de différence entre le point de son orbite le plus proche du Soleil (la périhélie, au début du mois de janvier) et le point de son orbite le plus éloigné (l'aphélie, au début du mois de juillet).

Une situation similaire s'est produite il y a environ 400 000 ans : l'excentricité était trop faible pour engendrer une entrée en glaciation, et l'interglaciaire correspondant a duré 30 000 ans au lieu des 10 000 ans moyens. Aujourd'hui, la situation est encore plus marquée, car la prochaine configuration orbitale favorable à une entrée en glaciation - en terme de valeur de l'excentricité et de l'inclinaison de l'axe de rotation terrestre - sera dans 50 000 ans seulement.

Nous avons montré qu'au cours du prochain million d'années, il n'y aura pas de maximum glaciaire aussi intense que par le passé, quel que soit le scénorio retenu par le GIEC (...) Si l'on en croit ces modèles - qui ne prennent toutefois pas en compte l'influence possible de la fonte des calottes polaires -, non seulement nous sommes à l'abri de toute menace de glaciation pour les 50 000 ans à venir, mais les glaciations qui suivront seront moins intenses que celles que la Terre a connues dans le passé. Notre utilisation massive de combustibles fossiles a, elle, un impact à très long terme.

L’Anthropocène commence avec l’agriculture

Lien

- L'Anthropocène commence avec l'agriculture

L'empreinte de l'homme sur la géographie et le climat daterait d'au moins 5000 ans où il y avait déjà un cinquième des terres qui étaient cultivées. On n'imagine pas qu'une population si peu nombreuse d'à peine 10 millions puisse avoir eu un impact global significatif mais il fallait à l'époque beaucoup plus de terres par habitant qu'aujourd'hui. Les nouvelles terres étaient conquises par le feu et les dégagements de CO2 auraient déjà augmenté de 20 à 30 ppm (10%), l'empreinte carbone par habitant étant à cette époque 10 fois plus important qu'aujourd'hui !

Tout cela semble bien difficile à croire mais on savait bien que les premières grandes villes du temps de Babylone avaient désertifié des régions entières à cause de l'irrigation mais cela restait très local. En fait, l'impact sur le climat a commencé bien avant, au Paléolithique supérieur par l'extermination de tous les grands mammifères hors d'Afrique (et Inde) reconfigurant les paysages (des forêts plus denses). Là aussi, les troupeaux entiers étaient chassés par le feu, on en trouve des traces il y a 60 000 ans.

Alors qu'on réévalue l'impact des premiers humains sur le climat, on minimise désormais l'impact des supervolcans et notamment de l'explosion du Mont Toba, il y a 75 000 ans, qui n'aurait refroidit le climat que de 1,5°C sur moins de 30 ans. Pour certain, l'impact sur les hommes aurait été nul, ce que d'autres contestent, la disparition de la végétation pendant quelques années suffisant à décimer les populations mais pas plus que d'autres catastrophes climatiques. Il n'en reste pas moins que des études génétiques parlent d'une réduction de la population mondiale à seulement 2000 individus (ce qui contredit complètement l'hypothèse de Pour la Science d'un progrès par densification de la population mais c'est peut-être simplement le nombre de nos ancêtres ayant supplantés tous les autres?) et que cela a pu avoir au moins un rôle d'accélérateur de notre évolution puisqu'on date de cette époque les débuts de la révolution du paléolithique supérieur.

Privilégier la réduction des autres gaz à effet de serre sur le CO2

Lien

- Privilégier la réduction des autres gaz à effet de serre sur le CO2

L'étude se concentre sur l'élévation du niveau de la mer considérée comme la conséquence la plus grave du réchauffement et ne parle pas seulement de gaz (méthane, ozone, hydrofluorocarbones) mais aussi des particules de carbone ayant un effet de serre bien plus puissant que celui du CO2 quoique sur des durées beaucoup plus courtes et sur lesquels il serait plus facile d'avoir des résultats à court terme.

Voir aussi Futura-Sciences. On peut cependant douter de la diminution des émissions de méthane alors que c'est la débâcle pour le permafrost et que l'exploitation des nouvelles sources de méthane risquent plutôt de les augmenter considérablement...