Nous mangeons nos souvenirs

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- Nous mangeons nos souvenirs

La sensation d'être rassasié dépend à la fois de la quantité et de l'apparence des aliments que nous avons ingérés.

En 2011, Suzanne Higgs et ses collègues de l'École de médecine de Birmingham ont, en outre, montré que le souvenir des repas récents peut diminuer la quantité consommée lors des repas suivants (l'effet persiste plusieurs heures). Pour interpréter ce phénomène, on s'est souvenu que les patients qui souffrent d'« amnésie rétrograde », avec une lésion bilatérale de l'hippocampe, souffrent aussi d'hyperphagie : après avoir mangé à satiété, un patient se remet à manger.

Les résultats sont clairs : immédiatement après le déjeuner, les sujets déclaraient leur sentiment de rassasiement d'après leur consommation réelle, et non d'après leur consommation perçue. Deux heures, puis trois heures après le déjeuner, les sujets inversaient leur jugement : leur faim était fondée sur ce qu'ils avaient perçu, et non sur ce qu'ils avaient effectivement mangé. Les physiologistes ont également observé une augmentation du « rassasiement perçu » 24 heures après la consommation.

Le vieillissement du sang serait réversible

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- Le vieillissement du sang serait réversible

Actualité > Le vieillissement du sang est réversible... chez la souris

Une équipe suédoise de l’université de Lund a réussi à donner une nouvelle jeunesse à des cellules souches sanguines âgées.

Ils ont reprogrammées des cellules souches hématopoïétiques (CSH) de souris âgées pour obtenir des cellules souches pluripotentes induites (CSPi) qui sont, en théorie, semblables à des cellules souches embryonnaires non différenciées.

L’équipe suédoise a ensuite transplanté ces CSPi dans des souris. Les cellules se sont alors différenciées en CSH puis en cellules sanguines. Pour finir, les auteurs ont comparé la composition sanguine de ces souris chimères à celle de jeunes souris. Leurs résultats montrent que les cellules souches hématopoïétiques reprogrammées retrouvent les mêmes capacités que les CSH de jeunes souris. Le processus de vieillissement du sang semble donc réversible. Selon les auteurs, le facteur qui fait le plus vieillir ces cellules est un agent épigénétique (qui agit sur l'expression des gènes) plutôt que des mutations, qui, elles, seraient irréversibles.

On avait déjà vu que le sang est un facteur essentiel du vieillissement (il suffit de changer le vieux sang par du sang de jeunes pour reprendre la neurogénèse, entre autres). Il y avait aussi l'hypothèse d'une dérive génétique des globules blancs mais ce serait peut-être épigénétique. Voir aussi "les causes du vieillissement".

Détecter la grippe au moyen d’une micropuce

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- Détecter la grippe au moyen d’une micropuce

L’équipe du professeur Jan J. Dubowski a développé une micropuce permettant de détecter rapidement des éléments pathogènes tels que des virus et bactéries. «Nous avons récemment tiré avantage de nanotechnologies impliquant les semi-conducteurs et la mécanique quantique pour la conception d’une micropuce capable de détecter rapidement les virus de l’influenza».


Un antidiabétique, la metformine, contre le vieillissement et le cancer

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- Un antidiabétique, la metformine, contre le vieillissement et le cancer

Un médicament ralentit le vieillissement et la progression du cancer

On en avait parlé rapidement en décembre (tout comme des statines), et déjà en juillet 2009, mais on en connaît désormais le mécanisme et cela pourrait être une découverte très importante.

Ces chercheurs expliquent dans la sortie électronique du 23 mars de la revue Aging Cell comment ils ont trouvé qu'un antidiabétique, soit la metformine, réduit la production des cytokines inflammatoires qui normalement activent le système immunitaire, mais qui, en cas de surproduction, peuvent mener à une inflammation pathologique, une condition qui endommage les tissus dans le processus du vieillissement et qui favorise la croissance d'une tumeur cancéreuse.

Le professeur Ferbeyre et son équipe ont découvert que la metformine empêche la synthèse des cytokines au niveau même de la régulation de leurs gènes. "Les gènes qui produisent les cytokines sont normaux, mais dans le cas des cellules traitées à la metformine, une protéine qui peut habituellement aller les activer, appelée NF-kB, ne peut plus les atteindre dans le noyau cellulaire".

Les maladies inflammatoires issues de l’évolution des premiers européens

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- Les maladies inflammatoires issues de l’évolution des premiers européens

Les gènes qui nous rendent susceptibles de déclarer des maladies inflammatoires pourraient avoir été sélectionnés par l’évolution chez les Européens du passé. Autrefois, ils auraient protégé nos ancêtres des infections, mais aujourd’hui, alors que les conditions d’exposition aux pathogènes ont changé, nous en payons le contrecoup avec des maladies comme la sclérose en plaques, la maladie de Crohn ou la polyarthrite rhumatoïde. Car ce qui est néfaste pour nous aujourd’hui a peut-être par le passé sauvé la vie de nos ancêtres.

De nombreuses recherches ont révélé qu’il existait des centaines de sites du génome (des loci) augmentant les risques de développer des maladies inflammatoires. Parmi les 416 passés en revue par les auteurs, ils en ont trouvé 21 qui portaient les traces de la sélection naturelle. Or, ces loci sont déjà connus pour jouer un rôle dans la lutte contre les pathogènes. Ainsi, les auteurs supposent que ces 21 loci, aidant à se débarrasser de virus, bactéries ou autres microbes, ont été plus fréquemment retrouvés dans la population européenne passée justement car ils les protégeaient des maladies.

Mais depuis plusieurs décennies, l’environnement microbien a fortement changé, du fait d’une aseptisation importante des milieux. Or, l’incidence des maladies inflammatoires ne cesse de grimper. Les scientifiques ont fait un parallèle entre les deux événements, et certains suggèrent qu’une trop faible exposition aux micro-organismes pousse notre système immunitaire à s’attaquer à nos propres tissus. C’est l’hypothèse hygiéniste.

Cette hypothèse hygiéniste a été critiquée car notre exposition aux bactéries et virus n'a pas diminué dans les villes où règne une plus grande promiscuité mais par contre ce ne sont effectivement plus les mêmes qu'à la campagne (par exemple l'infection devenue rare par des vers protègerait de la maladie de Crohn). C'est une trop grande adaptation à un biotope spécifique (plutôt qu'à n'importe quel virus ou bactérie comme le prétendent les auteurs) qui devient un handicap lorsqu'on change d'environnement.

Hyperactivité : l’effet protecteur du soleil ?

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- Hyperactivité : l’effet protecteur du soleil

Le manque d’intensité lumineuse pourrait expliquer 1/3 des cas de trouble de l’attention et de l’hyperactivité (TDHA) chez l’enfant et jusqu’à 57 % chez l’adulte.

« Nous avions un modèle théorique, selon lequel les patients hyperactifs qui souffrent pour beaucoup de difficultés d’endormissement, étaient influencés par le rythme circadien (correspondant à un cycle de 24 heures), explique Martijn Arns chercheur au Research Institute Brainclinics. Nous avons eu alors l’idée de comparer les deux cartes de 2003 et 2007 et nous avons constaté une parfaite correspondance. »

Selon Martijn Arns le TDAH serait lié, pour un sous-groupe du moins, à des troubles du sommeil générant des difficultés de vigilance et de concentration diurnes, liés eux-mêmes à un manque de lumière naturelle. En effet, « on voit s’accroître deux phénomènes. Tout d’abord on sort de moins en moins dehors la journée. Et le soir, on utilise de plus en plus des outils modernes comme les tablettes, les ordinateurs ou les smartphones, qui émettent une lumière bleue. Or cette lumière bleue (de longueur d’ondes entre 464 et 484 nanomètres très présentes dans les LED), on le sait, perturbe l’horloge biologique. »

C'est à prendre avec des pincettes, je ne trouve pas pour ma part que les cartes coïncident tant que ça mais peut expliquer une petite minorité des TDAH suffisant à faire augmenter leur prévalence.

Zombies : le virus de la grippe rend plus sociable

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- Zombies : le virus de la grippe rend plus sociable

Les gens vaccinés contre la grippe ont moins d'interactions sociales que ceux qui attrapent le virus, façon pour le virus de mieux se transmettre. Des gens renfermés se mettraient à avoir envie de sortir ! On espère en tirer profit pour influer sur la sociabilité.

L'article parle d'autres cas bien connus de parasites prenant le contrôle d'un animal et notamment de la toxoplasmose qui inhibe chez la souris la peur du chat pour se faire manger et ne rend plus l'odeur de son urine repoussante. Il se trouve que je suis moi-même infecté et que cela m'a rendu esclave des chats... Cela favoriserait aussi les conduites suicidaires et les accidents de voiture (à cause de la dopamine et du Gaba).

Un traitement antivirus à large spectre

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- Un traitement antivirus à large spectre

CMLDBU3402

Des scientifiques américains annoncent avoir découvert une molécule capable, à elle seule, de stopper de nombreux virus pathogènes, parmi lesquels ceux causant Ébola, la rage, les oreillons ou la rougeole.

Le composé CMLDBU3402 court-circuiterait la machinerie que le virus utilise pour copier son génome en bloquant la transcription. De par leur échantillonnage, les auteurs supposent qu’un tel traitement pourrait s’appliquer à l’ensemble des virus partageant les mêmes caractéristiques, ceux dits à ARN simple brin, à polarité négative et non segmenté (NNS).

L’autisme déclenché par un déficit en zinc ?

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- L'autisme déclenché par un déficit en zinc ?

Ils ont constaté que la plupart des enfants atteints d'autisme ont une carence en zinc. Une telle carence provoquerait la modification de l'expression des gènes et servirait d'élément déclencheur à l'autisme. Le manque en zinc est constaté à tous les âges mais plus les enfants vieillissent moins la carence est importante.

Des recherches antérieures ont également démontré que la carence en zinc dans la petite enfance entraînait des troubles de déficit de l'attention avec hyperactivité ou le TDAH.

Il y a cependant d'autres facteurs. Ainsi, les hommes âgés qui font des enfants sont plus susceptibles d'avoir des petits-enfants autistes. Et que dire du fait que les femmes victimes de pédophilie dans leur enfance auraient plus d'enfants autistes ?

Par ailleurs Nao, un robot humanoïde pourrait aider les enfants autistes.

Des ondes térahertz détruisent et réparent l’ADN

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- Des ondes térahertz intenses détruisent et réparent l'ADN

Une exposition à des ondes térahertz de forte intensité fragilise les liaisons hydrogènes de l'ADN mais déclenche en même temps la production de protéines réparatrices (p53, la gardienne du génome, p21, qui désactive la division cellulaire le temps de la réparation, Ku70 qui reconstitue les liaisons perdues). Cette étrange propriété pourrait servir dans certains cancers.

Ruée sur le krill

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- Le krill, la petite crevette qui suscite de gros appétits

Composé de minuscules crevettes et crustacés, le krill (Euphosia superba) constituerait la première source de protéines au monde : entre 150 et 500 millions de tonnes, l'équivalent du poids de la population humaine !

En 2011, 181 000 tonnes de krill ont été pêchées, soit 44% de plus qu'en 2002.

Avec la diminution des stocks de poisson habituellement utilisés comme nourriture pour l'aquaculture (anchois, petit maquereau, sardine...), le krill apparait comme le nouvel eldorado. Les Chinois, eux, comptent utiliser la crevette directement pour l'alimentation humaine, sous forme de pâté ou de snack par exemple.

Mais c'est un autre débouché à haute valeur ajoutée qui depuis quelques années est au centre de tous les intérêts : celui des compléments alimentaires. Car le krill est particulièrement riche en "bons" acides gras omega-3 et en astaxanthine, un caroténoïde au fort pouvoir antioxydant (47 fois supérieur à celui des huiles de poisson).

Cet appétit inquiète les défenseurs de l'environnement. Car les stocks de ce petit crustacé dans les mers australes auraient diminué de 80% depuis les années 1970.

Même si la pêche n'est pas la principale responsable (le krill serait plutôt victime du réchauffement climatique, qui, en libérant certaines zones de la glace, amène de nouveaux prédateurs), certains scientifiques tirent la sonnette d'alarme.

Le krill est la nourriture de base des baleines, oiseaux marins, otaries, saumons, etc. Il semble que l'on remonte de plus en plus la chaîne alimentaire (il ne restera après que le plancton?). On pourrait s'en réjouir pour notre santé car il semble que ce soit un très bon aliment mais on risque aussi de déséquilibrer tout l'écosystème marin déjà fragilisé par le réchauffement climatique. Il y a encore pas mal de marge, tout de même, étant données les masses en jeu mais on racle le fond et comme pour les performances du numérique, on finit par se heurter à un mur physique ou biologique...

Le sel aggrave inflammation et maladies auto-immunes

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- Le sel aggrave inflammation et maladies auto-immunes


Le sel incite les globules blancs à se spécialiser en "interleukine 17-produisant les cellules T auxiliaires". Celles-ci produisent une molécule appelée interleukine 17A (IL-17A) qui induit la destruction des agents pathogènes. Mais l'IL-17A aggrave également l'inflammation dans plusieurs maladies auto-immunes.

Dans les cellules humaines, l'excès de sel a fait monter en flèche la proportion d'IL-17A de 2% à 40%, multipliant par 10 ses concentrations.

Revue des sciences mars 2013

  • Fin de ce type de revue des sciences
  • Une nouvelle source d'énergie dans les neurones
  • Mémoire défaillante contre famine
  • L'obsolescence programmée est-elle répandue ?
  • Human Brain Project : simuler le cerveau humain
  • Nos limites cognitives (encore!)
  • 5ème force et non-particules
  • L'inertie viendrait de la dissymétrie de l'effet Casimir
  • Des hommes sur Mars dès 2018 ?
  • Des cristaux réactifs
  • Les briques de base pour des nanostructures
  • Mauritia, un ancien continent sous l'Île de la Réunion
  • L'Arctique en déconfiture
  • Ralentissement du tapis roulant océanique et de l'absorption du CO2
  • La géoingénierie, c'est facile
  • Lockheed Martin promet la fusion dans 10 ans
  • Potentiel controversé de l'éolien
  • 40 000 tonnes de harengs asphyxiés par un barrage
  • Les proto-ARN ?
  • Virus pélagiphages et bactéries marines
  • L'ancêtre des insectes
  • Les abeilles sensibles au champ électrique
  • L'ancêtre des mammifères
  • Les dauphins s'appellent par leur nom
  • Voir la pensée d'une souris
  • La part inconsciente de nos décisions
  • Un gène du cerveau propre à l'homme
  • Un gène du langage diffère chez l'homme et la femme
  • L'origine de la musique
  • Le corps nu devient support identitaire
  • Les traditions locales plus importantes que les gènes
  • Le mécanisme de réparation de l'ADN
  • Cancers
  • Helicobacter pylori contre l'obésité et le diabète
  • Un lien entre Alzheimer et le diabète de type 2
  • Une protéine qui bloque la formation de neurones freine le déclin cognitif
  • Un patch électrique contre la dépression
  • Le rhume lié à des télomères courts ?
  • La dynamique d'une épidémie, du plus virulent au moins
  • Des nanocapsules pour éliminer l'alcool du sang
  • Un tatouage électronique pour surveiller la santé
  • L'intelligence artificielle meilleure qu'un médecin
  • L'impression de cellules souches en 3D
  • Manipuler des animaux avec la lumière
  • Smartclothes : des vêtements écran tactile
  • Lunettes numériques
  • Stylos numériques
  • Montres numériques
  • Un mini drone pour vous filmer partout
  • Une aide à la conduite pour 150$

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Revue des sciences février 2013

  • La théorie de l'information
  • La synchronisation des neurones
  • Des hivers plus rigoureux
  • L'illusion de la fin de l'histoire
  • Réconcilier physique classique et quantique
  • La gravitation comme phénomène émergent
  • Des températures négatives
  • Influence des cycles solaires sur le climat
  • Une source naturelle de destruction de l'ozone
  • Détruire les cirrus pour réduire l'effet de serre
  • La fonte des glaces pourrait refroidir la mer et le climat
  • Un lampadaire qui absorbe le CO2
  • 21 exemples de maisons autonomes
  • Le gène généreux
  • La durée de vie en formule
  • L'équilibre entre cancer et reproduction
  • Différences entre chiens et loups
  • Le gène des dominants
  • La causalité fait partie intégrante de la vision
  • Se protéger de la dégradation de l'ADN en vieillissant
  • Des ADN à quadruple hélice dans certains cancers
  • Le cannabis encouragerait à l'effort !
  • Stress et dépression
  • Liaison entre la violence et le plomb
  • Un traitement contre l'herpès
  • Une puce pour décrire les suspects avec leur ADN
  • Photomaton fait des cabines ADN
  • Un détecteur de mensonge par vidéo

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Revue des sciences janvier 2013

  • Peut-on parler d'addiction au sucre ?
  • Quantique mais non discret
  • Obtenir un indice de réfraction égal à zéro
  • 2 bosons de Higgs ?
  • Des traces de vie sur Mars ?
  • La fonte de l'Arctique, une bombe climatique
  • La fonte de l'Arctique va faire réapparaître des vieux virus
  • Si la glace fond, les volcans s'activent !
  • Des lasers surpuissants pour la géothermie
  • Manger des vers
  • Des petites montagnes russes comme métro
  • L'épissage alternatif déterminant dans la complexification
  • Lire les voyelles dans le cerveau
  • La main de l'homme faite pour donner des coups de poing
  • Le gras et le sucré sont des drogues
  • L’acide quinolinique, la molécule qui pousse au suicide
  • L'Alzheimer causé par la division cellulaire des neurones
  • Des cellules cancéreuses normalisées par la pression

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Revue des sciences décembre 2012

  • Alimentation durable
  • Les causes du vieillissement
  • OGM, le vrai débat
  • Un gène de la dépendance au cannabis lié à la schizophrénie
  • Le réchauffement serait de 4°C en 2100
  • Nouveau record d'émission de CO2
  • La fracturation hydraulique produit des fuites de méthane
  • Crises : la solution des villes
  • L'Inde mise sur des centrales nucléaires au thorium
  • La diversité génétique de nos cellules
  • Des pointes de lance il y a 500 000 ans
  • La révolution culturelle de l'humanité a 71 000 ans
  • Notre intelligence déclinerait depuis -4000
  • C'est le mot qui fait imiter le bébé
  • Les plus jeunes à l'école réussissent moins bien
  • Les effets néfastes des sels d'aluminium dans les vaccins
  • Lien entre production de neurones et cancer du sang
  • L'autisme, une surproduction de protéines ?
  • Les drones civils vont se généraliser

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