Des petites doses de THC protègent le cerveau

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- Des petites doses de THC protègent le cerveau

Des doses très faibles, 1000 fois inférieures à celles d'un joint, données entre 1 à 7 jours avant une opération et 1 à 3 jours après (ou après un traumatisme crânien) empêchent la mort de cellules neuronales (en particulier par manque d'oxygène) et facilitent leur croissance.

Le THC provoquerait une réaction de résistance anticipant le stress. Ces doses très faibles pourraient être utile aussi pour l'épilepsie (ainsi que pour prévenir les crises cardiaques).

On connaissait déjà l'intérêt de très faibles doses pour diminuer l'inflammation.

BPA : des petites doses plus perturbantes que des doses élevées

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- BPA : des petites doses plus perturbantes que des doses élevées
La Recherche, p40

Ce n'est pas vraiment une nouveauté mais comme c'est contesté par beaucoup au nom du vieux principe "c'est la dose qui fait le poison", il est intéressant d'en connaître la raison qui serait due à "l'agrégation des récepteurs entre eux lorsque la concentration de l'hormone augmente. Une fois agrégés, tous ces récepteurs sont absorbés par la cellule. L'hormone ne peut donc plus se fixer, et son effet diminue". (p44) Les hormones agissent en effet la plupart du temps à très petites doses, ce phénomène protégeant de la saturation.

Un vaccin universel contre la grippe à base de nanoparticules

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- Un vaccin universel contre la grippe à base de nanoparticules

En fait, pour l'instant, le vaccin n'est pas vraiment universel, mais il pourrait le devenir.

La nanoparticule est créée à partir d’hémagglutinine, une protéine retrouvée à surface des virus de la grippe (le H utilisé pour dénommer les différentes souches - ici le H1), et de la ferritine, une protéine qui transporte le fer et qui possède la propriété de se regrouper spontanément en amas.

Ces polypeptides ont été fusionnés par autoassemblage, obtenant un cœur sphérique composé de 24 molécules de ferritine, duquel s’élèvent huit colonnes, chacune constituée de trois fragments particuliers d’hémagglutinine.

Ces nanoparticules déclenchent une production d’anticorps antigrippaux bien plus importante qu’avec les vaccins classiques, à base de virus entiers inactivés, chez deux modèles animaux. Cette réponse immunitaire est 34 fois plus intense chez les souris et 10 fois plus importante chez les furets.

Ce vaccin d’un genre nouveau a donc un large spectre d’action, mais n’est pas universel. Pour immuniser complètement un individu, il faudrait lui injecter des nanoparticules présentant des hémagglutinines H1 à H17. Les auteurs ont déjà conçu ces composés avec des hémagglutinines H2 et H3, ainsi que certaines luttant contre les virus de la grippe de type B, mais ils n’ont pas encore été testés.

Voir aussi Futura-Sciences. Par ailleurs on espère pouvoir faire un vaccin à très large spectre en ciblant un polymère (poly-N-acétyl glucosamine ou PNAG) commun à de nombreux agents infectieux (virus, bactéries, champignons).

La nourriture réduite à une poudre

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- La nourriture réduite à une poudre

Rob Rhinehart, un ingénieur américain, a inventé une poudre à diluer capable de remplacer toute autre nourriture pour l'humain.

Ce professionnel de l'ingénierie électrique a créé "Soylent". Une poudre blanchâtre qui contiendrait tout ce dont l'homme a besoin pour vivre. Des vitamines, des minéraux, des acides aminés, des calories, du gras – de l'huile d'olive et un peu d'huile de poisson... Et aucune des toxines qui se trouvent dans de nombreux aliments, promet l'Américain de 24 ans.

Si la poudre blanche tient ses promesses, elle pourra s'adapter aux besoins de chaque individu, en fonction de son poids, de sa taille, de son activité physique... Et elle devrait coûter moins cher que les produits alimentaires traditionnels. 100 dollars suffiraient à satisfaire les besoins nutritionnels d'une personne pendant un mois si Soylent est produit à la chaine, assure le jeune patron. Sans compter que l'absence de nourriture signifie aussi absence de cuisson, de vaisselle et donc baisse de la consommation d'énergie.

C'est bien sûr dramatique...

Des vitamines B contre l’Alzheimer

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- Des vitamines B contre l'Alzheimer

Maladie d’Alzheimer : les vitamines B pourraient-elles la prévenir ?

Les volontaires avaient tous plus de 70 ans et étaient atteints de troubles cognitifs légers, un stade intermédiaire entre la situation normale et la démence, souvent annonciateur de la maladie d’Alzheimer. Les 156 participants ont été répartis en deux groupes : une moitié avalait quotidiennement 20 mg de vitamine B6, 0,5 mg de vitamine B12 et 0,8 mg de vitamine B9 (acide folique), tandis que le reste était sous placebo.

Après un suivi de deux ans, tous les patients avaient perdu de la matière grise. Un résultat cohérent puisque c’est le lot de tout le monde avec l’âge. Mais dans les régions ciblées, la perte neuronale monte à 3,7 % dans le groupe placebo, et atteint seulement 0,5 % chez les patients traités : soit environ 7 fois moins.

La vitamine B9 est cependant accusée d’augmenter légèrement les risques de certains cancers.

Cela pourrait confirmer l'efficacité des vitamines B aussi dans la dépression en favorisant la formation de neurones ? Pas sûr car l'efficacité semble reliée surtout à l'excès d'homocystéine spécifique de l'Alzheimer.

Par ailleurs, la cannelle pourrait empêcher la formation des plaques de protéine Tau que le composé "épicatéchine" présent aussi dans le chocolat et le vin rouge protègerait de l'oxydation (et du diabète souvent associé à l'Alzheimer). On a l'impression qu'on est dans les remèdes de bonnes femmes mais c'est plutôt qu'on en découvre les véritables vertus.

Une bactérie et des endocannabinoïdes contre l’obésité et le diabète

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- Une bactérie et des endocannabinoïdes contre l’obésité et le diabète

bacteries

Les scientifiques ont montré que des souris avec une alimentation riche en graisse possédaient 100 fois moins d’Akkermansia muciniphila que des rongeurs alimentés normalement. Pour rééquilibrer la flore intestinale des souris gavées, les chercheurs leur ont administré l’espèce bactérienne et ont encouragé sa croissance avec des prébiotiques, des nutriments spécifiques favorisant leur développement. L’expérience est un succès : non seulement l’écosystème microbien intestinal est rétabli, mais les souris perdent du poids ! Encore mieux, elles se mettent à sécréter plus efficacement de l’insuline, l’hormone impliquée dans le diabète.

L’équipe belge a montré que sa progression dans l’intestin était associée avec une augmentation du taux d’endocannabinoïdes. Ces derniers sont impliqués dans le contrôle du taux de sucre dans le sang, et jouent un rôle dans la stimulation immunitaire contre les pathogènes intestinaux. Face à la croissance bactérienne, l’organisme se met aussi à produire plus de mucus intestinal, l'aliment favori du microbe.

La musique triste est l’amie des coeurs brisés

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- La musique triste est l'amie des coeurs brisés

L'intéressant, c'est que cet effet bénéfique serait du même ordre que la compassion d'un ami qui reconnaît notre détresse au lieu de la nier.

Cela n'empêche pas, bien sûr, que la musique entraînante donne la pêche mais pas quand on est déprimé justement, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Il est d'ailleurs significatif que la chanson prise en exemple dans ce dernier lien ne me paraît ni très bonne, ni ce qu'il y a de plus entraînant mais elle appelle par contre explicitement au bonheur !

Pour ma part je me faisais autrefois des cassettes avec des morceaux tristes au début (Brel, Blues) et des morceaux de plus en plus gais ensuite (Beatles, etc.).

L’hormone du vieillissement

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- L'hormone du vieillissement

Il y a différents facteurs de vieillissement mais son accélération post ménopause/andropause a clairement une origine hormonale qu'on pouvait attribuer à la baisse de la mélatonine mais on vient de trouver dans l'hypothalamus ce qui favoriserait l'inflammation (ce tueur silencieux) et réduirait la sécrétion de GnRH (gonadotropin-releasing hormone), hormone sexuelle nécessaire aussi à la production des neurones : la protéine NF-κB (nuclear factor kappa-light-chain-enhancer of activated B cells). En la bloquant, les souris vivraient 20% plus longtemps, ce qui n'est pas tant que ça mais démontre du moins que les hormones cérébrales ont bien un rôle important dans la dégénérescence programmée.

Une oreille artificielle imprimée en 3D

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- Une oreille artificielle imprimée en 3D

L'objectif principal des chercheurs était de trouver un moyen efficace et polyvalent de fusionner l'électronique avec un tissu biologique (bionique). Ils ont utilisé pour cela l'impression 3D de cellules et de nanoparticules suivis de leur mise en culture afin de combiner une petite bobine de fil avec un cartilage, créant ce qu'ils appellent une oreille bionique.

"La conception et la mise en œuvre d'organes et de dispositifs bioniques qui améliorent les capacités humaines, ce qu'on appelle cybernétique, a fait l'objet d'un intérêt scientifique croissant. Ce domaine a le potentiel de fournir des organes de rechange sur mesure pour le corps humain, ou même de créer des organes aux capacités supérieures à ce que la biologie humaine permet habituellement."

EyeTalk : des lunettes qui lisent pour les mal-voyants

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- EyeTalk : des lunettes qui lisent pour les mal-voyants

EyeTalk : des lunettes qui lisent pour les mal-voyants

Pour la partie matérielle, les lunettes intègrent un capteur photo 8 mégapixels associé à un processeur de traitement d’image, un module de mémoire de stockage de 4 Go, un circuit intégré et un écouteur. Côté logiciel, la configuration repose sur une version adaptée du système d’exploitation Linux, ainsi que trois applications spécialement développées par EyeTalk pour la capture, le traitement de l’image et la conversion texte-voix.

Pour prendre une photo, le porteur des lunettes tient devant lui le contenu dont il souhaite obtenir une transcription vocale et prend une photo à l’aide d’une télécommande. Le cliché est immédiatement analysé pour en extraire le texte qui est ensuite restitué sous forme sonore dans l’écouteur.

Le Doliprane pour supprimer la peur de la mort

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- Le Doliprane pour supprimer la peur de la mort

De nouvelles recherches ont démontré que l’acétaminophène, le nom générique du Tylenol (ou paracétamol), aidait les gens à dépasser le stade de l’anxiété, et à leur faire oublier la peur de la mort.

Selon Randles, les anxiétés en rapport avec les questions sur la mort et l’existence même sont comparables à des « douleurs » pour le cerveau. Le cerveau envoie des signaux signalant que quelque chose ne va pas, que l’on peut donc visiblement inhiber grâce au Tylenol (ou Doliprane).

Ce qui est intéressant, c'est que la peur de la mort serait bien spécifique et câblée dans le cerveau. A relier à la reconnaissance des bases biologiques du suicide, les remèdes étant là plutôt lithium et sérotonine.

Un stress intermittent produit plus de neurones

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- Un stress intermittent produit plus de neurones

FGF2

On savait déjà qu'un minimum de stress était bénéfique pour conserver des capacités qui s'usent si on ne s'en sert pas mais à condition de ne pas être constant (chronique) ne laissant pas le temps de recharger ses batteries. On sait désormais qu'un stress intense mais temporaire tient le cerveau en alerte et sécrète une hormone de croissance (FGF2) provoquant la production de nouveaux neurones alors qu'un stress chronique et un niveau trop longtemps élevé des hormones du stress finit par bloquer leur production (dépression qui pourrait être soignée par cette protéine FGF2).

Voir aussi Futura-Sciences.

Des nano-éponges pour absorber les toxines

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- Des nano-éponges pour absorber les toxines

Cette nano-éponge est capable d'absorber et neutraliser les toxines qui détruisent les cellules qu'elles pénètrent en les trouant, ce qui inclut les infections bactériennes à staphylocoque doré par exemple ainsi que les venins de serpent ou d'abeille.

Afin d'échapper au système immunitaire et rester en circulation dans le sang, les nano-éponges sont enveloppées dans des membranes cellulaires de globules rouges. Une seule membrane de globule rouge peut recouvrir de nombreuses nano-éponges qui sont 3000 fois plus petite qu'un globule rouge puisqu'elles ont un diamètre d'environ 85 nanomètres.

Ces nano-éponges ont une demi-vie de 40 heures dans les expériences sur la souris. Finalement, le foie métabolise en toute sécurité à la fois les nano-éponges et leurs toxines séquestrées, sans subir aucun dommage visible.

Voir aussi Futura-Sciences.

Ce sont les autres qui nous font vivre

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- Ce sont les autres qui nous font vivre

fourmis

L'étude tente de mesurer l'effet sur l'espérance de vie des interactions de groupe ou de leurs ruptures, aussi bien chez les fourmis, les mouches à fruits ou les humains ! On peut dire qu'il n'y a rien de vraiment nouveau mais il est toujours bon de rappeler comme l'individu dépend du groupe dans les espèces grégaires comme les cellules des organismes pluricellulaires.

Les auteurs mettent en effet sur le même plan la survie des organismes avec le phénomène de l'apoptose qui serait liée à la nécessité pour les cellules de recevoir en permanence un signal "Stay alive" de leurs voisins (ce qui est caractéristique pour les neurones notamment mais n'est pas la seule cause d'apoptose). Le raccourci est critiquable s'il fait croire à une identité des processus en jeu alors qu'on n'est plus du tout dans la même automaticité mais il donne un soubassement biologique à l'interprétation du suicide en terme d'anomie et manifeste à quel point nous n'avons pas en nous notre propre vitalité mais que ce sont les autres qui nous font vivre (ce qui est sans doute plus sensible quand on vit le plus souvent en ermite comme moi, ce qui ne veut d'ailleurs pas du tout dire sans interactions à l'ère du numérique).

On avait déjà rendu compte du fait que les gens en couple vivent plus vieux et que la solitude dégrade le système immunitaire mais il faudrait ajouter l'énergie que donne le fait d'être sur scène ou d'être un chef, c'est-à-dire soutenu par sa troupe et qui se mesure (chez les chimpanzés aussi) en niveaux de testostérone notamment (expliquant les frasques extravagantes de quelques politiques). Cependant, cette étude montre aussi qu'un groupe de 10 fourmis a une espérance de vie plus longue s'il n'y a pas de reine mais la comparaison ne peut se pousser trop loin sans tomber dans le ridicule. Ce genre d'étude a un côté comique indéniable et peut sembler complètement inutile mais pas tout-à-fait, occasion de réfléchir à notre grégarité en dehors même des institutions collectives, du langage commun, du sens commun et des grands récits qui nous rassemblent en masse.

A relier avec le fait qu'on se sent toujours sous le regard des autres.

Vendre les « drogues légales » en pharmacie plutôt qu’internet

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- Vendre les "drogues légales" en pharmacie plutôt qu'internet

C'est le professeur David Nutt qui appelle le gouvernement britannique à appliquer le même principe que la Nouvelle-Zélande pour les "drogues légales" en permettant qu'elles soient vendues en pharmacie car se les procurer sur internet est beaucoup plus incertain et dangereux, notamment s'il faut intervenir pour une overdose. Souvent, ces drogues sont légales tout simplement parce que la nouvelle molécule n'a pas encore été interdite, le rythme de production des molécules modifiées étant plus rapide que le rythme législatif, il faut cependant en tenir compte à cause de leur disponibilité immédiate sur internet.

Il est peu probable que la mesure soit adoptée en Grande-Bretagne mais on voit comme internet pousse à modifier les législations dans tous les domaines.

En général The Telegraph est assez favorable à l'utilisation médicale des drogues, en particulier, ces jours-ci, les hallucinogènes contre la dépression.

Produire à nouveau des neurones en luttant contre l’inflammation

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- Produire à nouveau des neurones en luttant contre l'inflammation

Ce qui est intéressant, c'est d'avoir une explication de l'efficacité du changement de sang pour la reprise de la production de nouveaux neurones chez les individus âgés ainsi que le rôle de l'inflammation dans les maladies neurodégénératives.

Pourra-t-on gagner des neurones et soigner les maladies du cerveau ?

Des travaux plus poussés ont révélé que les cellules souches de la moelle osseuse de souris irradiées ou âgées produisaient un niveau élevé de TGF-ß, une molécule signal de la famille des cytokines. Cette dernière induit une sorte de dormance des cellules souches neuronales, qui deviennent alors plus sensibles à l’apoptose (c’est-à-dire à la mort cellulaire). Restait alors à contrecarrer l’action de ces cytokines. Pour ce faire, l’équipe a bloqué in vivo le signal émis par la cytokine en utilisant des anticorps dirigés contre cette molécule. Les résultats sont impressionnants : en empêchant les cytokines d’affaiblir les cellules souches neuronales, les auteurs ont réussi à améliorer la fabrication de neurones chez les souris.

Voir aussi la brève du 29 mars : Le vieillissement du sang serait réversible.