Revue des sciences mars 2014

  • L'inconscient cognitif
  • L'ordinateur quantique
  • Pour Lee Smolin le temps existe, pas l'espace
  • Un univers qui émergerait du vide
  • La matière noire : des neutrinos stériles ?
  • Prévoir l'éruption des volcans ?
  • La supraconduction à température ambiante avec du graphène
  • Des nanostructures thermoélectriques pour réduire les pertes de chaleur
  • Un robot tondeuse qui marche à l'herbe
  • Les mutations les plus courantes dominent les plus adaptées
  • Des virus à l'origine des multicellulaires ?
  • La reproduction épigénétique
  • Comment sont reliés taille et métabolisme
  • Des mâles XX en l'absence de FOXL2
  • Le lait maternel s’adapte au sexe du bébé
  • Le lancer: une activité strictement masculine durant la préhistoire
  • Un implant cérébral pour enregistrer la mémoire et la restaurer quand on la perd
  • Comment le cerveau fabrique la religion
  • Moins de suicides dans les grandes villes
  • Prédire la mortalité à 5 ans avec 4 biomarqueurs
  • Edition hi-fi d'un génome défectueux d'une seule lettre
  • Des tissus artificiels vascularisés
  • L'ocytocine et le chlore à l'origine de l'autisme ?
  • Bloquer la douleur par optogénétique
  • Google Ara, le smartphone modulable à 50$
  • La reconnaissance de commandes gestuelles sans piles
  • Le contrôle facile par le cerveau
  • Mieux que les accessoire connectés, le t-shirt digital
  • Un skype avec votre chien
  • Une imprimante 3D soudeuse à partir de fils métalliques
  • Un robot aux performances cognitives proches de celles des abeilles
  • L'informatique neuromorphique inspirée des insectes
  • Un drone autonome de cartographie
  • Une voiture open source minimale à monter soi-même en 1h
  • Pégase, la voiture volante made in France
  • Un jet supersonique sans hublots, remplacés par des écrans

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Revue des sciences février 2014

  • Comment le cerveau code les concepts
  • L'homme devenu carnivore, les grands carnivores disparaissent
  • Les mathématiques de la parcimonie qui révolutionnent les images numériques
  • Raisonner, c'est inhiber nos intuitions
  • L'unité européenne, il y a 5000 ans
  • Un u-bit intriqué avec tout l'univers
  • Les trous "noirs" laissent passer la lumière
  • La téléportation de l'énergie à grandes distances
  • Canaliser les flux de chaleur
  • Exploiter tout le spectre solaire en le convertissant en chaleur
  • Des centrales "omnivores" pour produire du bio-méthane à la demande
  • Des batteries à flux redox organiques rapides et bon marché
  • La vie favorise volcanisme et tectonique des plaques qui la font évoluer
  • L'analyse génétique gène à gène accélérée
  • Des cellules dans l'acide citrique deviennent pluripotentes en 30mn
  • 20% du génome de Neandertal dans la population
  • Les Sapiens chasseurs-cueilleurs européens avaient les yeux bleus
  • Parler mobilise les 2 côtés du cerveau
  • La mémoire des premières années se perd à 7 ans
  • L'effet Dostoïevski de l'extase épileptique localisé dans l'insula
  • L'ecstasy contre l'anxiété
  • Effacer une mémoire récente avec un inhibiteur de HDAC2
  • Les nanoparticules avenir de la médecine
  • L'aspirine contre les macromutations et les métastases cancéreuses
  • Le téléphone modulaire de ZTE
  • Une imprimante 3D qui construit une maison en 24 heures

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Revue des sciences janvier 2014

  • Numérique : l'ère de l'apprentissage
  • Le QBisme, interprétation bayésienne de la fonction d'onde
  • Enterrer le carbone en déterrant du méthane ?
  • D'énormes réserves d'eau douce sous l'océan
  • Dix insectes autorisés pour la consommation humaine en Belgique
  • C'est l'environnement qui détermine l'évolution génétique
  • Plus ils sont vieux, plus ils se reproduisent et plus ils sont performants
  • Le cerveau se réorganise à la naissance en baissant la sérotonine
  • 87 gènes seulement différencient Sapiens
  • La complexité culturelle fonction de la taille des groupes
  • NAD+ la clé du vieillissement ?
  • Avec l’âge, le manque de sommeil augmente le risque de diabète et de maladies neurodégénératives
  • La démence de plus en plus tard
  • Le cannabis ferait grossir les seins... des hommes
  • Ryno, le monocycle électrique

La revue des sciences reparaît donc mais seulement les extraits terminés sont publics

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Revue des sciences décembre 2013

  • La structure en réseaux du langage
  • Vol habité vers mars en 2017 ?
  • Une superposition quantique qui dure 39mn à température ambiante
  • La supraconductivité à température ambiante avec des métamatériaux
  • Supraconductivité à température ambiante avec ruban 2D en étain
  • Filmer à la vitesse de la lumière
  • Le réchauffement de ces 15 dernières années est double de ce qu'on croyait
  • Produire du méthanol avec le CO2 d'un volcan
  • De l'électricité avec les ondes Wi-Fi
  • Les phonons pour transformer la chaleur en électricité
  • Batteries, etc.
  • Nouveau système de combustion qui double l’efficacité des moteurs
  • La mode des téléphériques urbains (à Paris aussi)
  • Une douche qui recycle son eau
  • Origine de la vie : la reproduction de l'ARN aurait eu besoin de citrates
  • Des méduses nées dans l'espace ne sont pas adaptées à la gravité terrestre
  • Les cellules souches se divisent en cellule différenciée et cellule souche
  • 2 gènes seulement du chromosome Y seraient indispensables
  • Les Dénisoviens, un croisement entre Neandertal et Erectus ?
  • Depuis toujours on passe 1h à se déplacer en moyenne
  • Inhiber un gène provoque d'autres mutations
  • Rien de mieux que les noix pour la santé
  • Le diabète cause l'Alzheimer
  • L'habenula jouerait un rôle déterminant dans la prise de décision et la dépression
  • Biocomputation avec des réseaux de gène
  • Un simulateur de goût électrique
  • Une imprimante 3D à 100$
  • Le premier pistolet en métal imprimé en 3D

(extraits)  Continuer la lecture

Revue des sciences novembre 2013

  • Haut débit par laser avec un satellite de la Lune
  • Le retour du Peak Oil
  • Technique prometteuse de fusion par laser
  • Supercondensateurs au graphène sur une puce
  • Surpercondensateurs en charbon de bois
  • Les imprimantes 3D écologiquement efficientes
  • L'évolution guidée par les comportements ?
  • Une machine à télécopie d'ADN
  • Reprogrammer des codons stop pour des acides aminés non naturels
  • Les premiers insectes au Carbonifère (-350 MA)
  • Les dendrites ne transmettent pas passivement l'information
  • Les éléphants montrent du doigt (de la trompe)
  • Le langage vient des vocalises ou des gestes ?
  • La main aurait précédé le pied
  • Une seule espèce humaine, une pluralité de visages
  • L'art rupestre peint par des femmes ?
  • Une fenêtre dans le cerveau pour intervenir sans réouvrir le crâne
  • Alzheimer : jeûne, diurétiques et sommeil
  • La lumière booste les mitochondries et le cerveau
  • Le mécanisme qui provoque des métastases
  • Imprimantes 3D : l'âge du fer
  • L'Aeromobil, une superbe voiture volante

(extraits)  Continuer la lecture

Revue des sciences octobre 2013

  • L'élagage des souvenirs pendant le sommeil
  • La naissance de l'écriture en Egypte
  • Particules et champs sont-ils réels ?
  • Les gènes voyageurs
  • Spéciations sans isolement géographique
  • 30s d'hypervigilance après l'arrêt du coeur
  • Le trou d'ozone participe au réchauffement
  • Des traces du multivers dans le fond cosmique ?
  • Et si la gravité fluctuait ?
  • Détourner des astéroïdes de la Terre avec des lasers
  • Le quantique devient classique avec l'émergence de la température
  • Des molécules de lumière
  • La supraconduction à température ambiante
  • Utiliser l'acidité du CO2 pour le faire réagir avec du calcaire
  • Les batteries de réseau les mois chères
  • On a trouvé de l'eau sur Mars
  • Pas assez de méthane sur Mars pour qu'il y ait de la vie ?
  • Toucher les cellules
  • Des levures qui rajeunissent
  • Le squelette a commencé par la tête
  • Manipuler la mémoire d'une souris
  • Arrêter la mort
  • Booster les mitochondries fait retrouver l'énergie de sa jeunesse
  • Les dégâts de l'Alzheimer précéderaient les plaques
  • La fin de la douleur ?
  • La caféine mauvaise pour la maturation du cerveau des adolescents
  • La toxoplasmose modifie le cerveau même après disparition du parasite
  • Un écran électronique extensible, pliable et transparent
  • A quoi serviront les montres connectées ?
  • Phonebloks, le smartphone écolo façon Lego
  • Imprimer des objets plus grands que l'imprimante 3D avec Hyperform
  • Un scanner 3D pour mobiles
  • Un drone solaire

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Détourner des astéroïdes de la Terre avec des lasers

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- Détourner des astéroïdes de la Terre avec des lasers

Nous préconisons un train d'impulsions générées par lasers inférieures à la picoseconde pour dévier des objets proches de la Terre (NEO) pouvant entrer en collision avec elle. Nous estimons que dévier un NEO de 10.000 MT, tel que l'astéroïde ayant frappé la Terre près de Chelyabinsk, en Russie, pourrait être réalisable en quelques mois en utilisant une puissance moyenne de l'ordre de dix kilowatts seulement. Nous estimons que cette méthode de déviation serait applicable à des NEO de plus grande taille encore.

Et si la gravité fluctuait ?

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- Et si la gravité fluctuait ?

Une mesure très précise de la gravité s'est révélée à la fois supérieure aux mesures précédentes et à peu près égale à des valeurs obtenues en 2001, ce qui suggère que la gravité pourrait ne pas être constante mais fluctuer sous l'influence d'un autre champ qui pourrait être celui de l'énergie noire (antigravitationnelle). Cela permettrait éventuellement d'expliquer aussi la matière noire, on voit toutes les conséquences mais, pour l'instant, on en est au stade de la vérification.

Revue des sciences septembre 2013

 

  • L'esprit vagabond et le langage
  • Les ARN multifonctionnels
  • Une régulation des gènes accompagne la maturation du cerveau
  • De l'eau sous la surface de la Lune ?
  • Des hautes pressions font passer la supraconduction de basse à haute température
  • Des panneaux solaires moins chers
  • Quelques raisons pour lesquelles la vie aurait pu venir de Mars
  • L'origine du code génétique
  • Les protéines alternatives
  • Un mini cerveau cultivé en laboratoire
  • La mémoire à long terme est dans le cortex et non dans l'hippocampe
  • Les mots reliés dans le cerveau aux mots de leur définition
  • Notre père à tous précède notre mère originaire
  • Un ElectroEncéphaloGramme dans l'oreille
  • Vers une théorie mathématique du contenu signifiant des communications
  • Microfactory : un fab lab personnel
  • Des périphériques sans batterie qui s'alimentent avec les ondes radio

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Revue des sciences août 2013

  • Le temps du réalisme quantique
  • Des animaux en deuil ?
  • Le métissage des espèces humaines
  • Chaque particule crée son propre espace-temps par son mouvement
  • Un corps noir exerce une force attractive plus forte que la gravitation
  • Pas de thermodynamique à l'échelle nanométrique
  • Le dégagement du méthane arctique sera bien catastrophique
  • Des bactéries pour fixer l'azote des plantes et remplacer les engrais
  • Un appareil pour cultiver des larves de mouche à manger
  • La croissance ne dépend plus du pétrole (pas de pic) ?
  • Pas d'espèces pour les micro-organismes de moins de 1mm
  • Les passagers clandestins de l'évolution
  • Progrès de l'opto-épi-génétique pour contrôler l'expression de gènes
  • Une nouvelle compréhension de la transformation en cellules souches
  • Il suffit d'une goutte de sang pour cloner une souris
  • Une écriture chinoise vieille de 5000 ans
  • Plus de morts avant par les vendettas que par les guerres
  • L'ocytocine aggrave les chagrins d'amour
  • Des champignons hallucinogènes produisent de nouveaux neurones
  • Des chiens connectés (pour handicapés?)
  • L'Hyperloop : Los Angeles-San Francisco en 30 mn

On ne retrouvera pas dans cette revue des sciences, qui revient à l'ancienne formule [pour une dernière fois], les nouvelles extraordinaires et un peu effrayantes du mois dernier comme la greffe d'une tête sur un autre corps ou la détection des pensées de la veille mais plutôt la confirmation de mouvements de fond dont, hélas, le réchauffement climatique et la fonte de l'Arctique qui n'est pas une mince affaire. Cette fois, il ne s'agit pas de se faire peur, il faudrait vraiment paniquer car ce qui vient d'être confirmé, c'est la bombe méthane que cela devrait déclencher dans les dix ans ! On est foutu.

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Pas de thermodynamique à l’échelle nanométrique

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- Pas de thermodynamique à l'échelle nanométrique

Il n'y a rien de plus logique que les lois de la thermodynamique ne soient pas applicables à l'échelle atomique dès lors que ce sont des lois statistiques. L'augmentation de l'entropie n'est rien d'autre que la probabilité qu'un ensemble tende vers son état de plus grande probabilité si rien ne l'en empêche, ce qui n'a aucun sens au niveau d'un atome isolé. A ce niveau, on a affaire à l'autre sorte d'entropie liée à la transformation de l'énergie (par frottement, réaction chimique, décohérence, etc.) et qui n'est pas du même ordre que l'entropie statistique. Ce que cette étude montre, c'est que ce type d'entropie est beaucoup plus irréversible que l'entropie statistique, ce qu'ils attribuent à des effets quantiques.

La distinction entre ces deux types d'entropie n'a pas été assez soulignée jusqu'ici, il est bon que cela devienne un problème de physique à l'échelle nanométrique. Les auteurs qui ont essayé de récupérer l'énergie mise dans un moteur nanométrique n'ont pu que constater des pertes bien plus importantes qu'au niveau macroscopique, une plus grande irréversibilité (ce que désigne le mot entropie). Ils en concluent que des moteurs nanométriques seraient forcément très dispendieux en énergie ce qui ne tient pas compte d'autres phénomènes dont on pourrait tirer parti à cette échelle mais disqualifie sans doute les moteurs thermiques à cette échelle.

Les chercheurs ont découvert un ensemble de lois qui déterminent ce qui arrive à ces systèmes microscopiques lorsqu'on les chauffe ou les refroidit. Une conséquence importante de leurs lois, c'est qu'il y a une irréversibilité bien plus fondamentale dans les petits systèmes, ce qui signifie que des moteurs thermiques microscopiques ne peuvent pas être aussi efficaces que leurs homologues plus grands.

Avec les grands systèmes, si vous mettez de l'énergie dedans, vous pouvez récupérer toute cette énergie pour alimenter un moteur qui peut effectuer un travail (comme soulever un poids lourd). Mais les chercheurs ont constaté que ce n'était pas le cas pour les systèmes microscopiques. Si vous mettez en œuvre un système quantique vous ne pouvez généralement pas tout récupérer.

La "Thermodynamique à l'échelle microscopique est fondamentalement irréversible. Ceci est radicalement différent de grands systèmes où tous les processus thermodynamiques peuvent être largement réversibles si on change ces systèmes assez lentement".

Chaque particule crée son propre espace-temps par son mouvement

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- Chaque particule crée son propre espace-temps par son mouvement

Pour le spécialiste de la gravitation à boucle, Jerzy Lewandowski, conformément à la relativité générale, chaque particule massive aurait son propre espace-temps dont la caractéristique la plus étonnante est qu'il serait orienté en fonction du mouvement de la particule et non pas identique dans toutes les directions (isotropie) comme pour un photon sans masse (et comme nous concevons l'univers).

Action à distance sur des particules intriquées

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- Action à distance sur des particules intriquées

Quantum_remote_control

C'est assez extraordinaire, témoignant comme de petits progrès techniques peuvent mener soudain à un bouleversement total. Ainsi, après qu'on ait appris à piéger des particules intriquées en les préservant de la décohérence, on s'est aperçu qu'on pouvait même les soumettre à des variations continues de champs magnétiques faibles sans briser l'intrication, ce qui permet dès lors de modifier immédiatement à n'importe quelle distance l'autre particule intriquée (ce qu'on appelle téléportation).

Ce n'est pour l'instant qu'une proposition théorique et il reste bien des limitations mais on voit comme ce qui était considéré impossible pour toujours devient soudain possible...

Métaux étranges intriqués et théorie des cordes

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- Métaux étranges intriqués et théorie des cordes

Outre la découverte (pour moi) des "métaux étranges" ("non liquide de Fermi") et l'utilisation de la théorie des cordes ou des branes (notamment de sa dualité) pour résoudre des problèmes de la matière condensée (alors qu'on pensait que la théorie des cordes ne servait à rien), ce que je trouve le plus intéressant, c'est que l'intrication (massive) puisse être à l'origine de propriétés physiques comme la supraconduction ou les variations atypiques de la résistivité de cet état particulier de la matière. De quoi renforcer l'hypothèse de von Neumann d'une entropie d'intrication.

Les métaux et les supraconducteurs mettent en jeu un très grand nombre d'électrons, de l'ordre de 1023 pour un échantillon typique. Et, dans certaines conditions, le phénomène d'intrication semble s'établir au sein de cette multitude d'électrons. L'étude de ces matériaux devient alors si complexe que les outils mathématiques que nous utilisions sont insuffisants.

Le principe de « dualité » permet de relier des théories des cordes qui semblent différentes. Un phénomène peut s'interpréter dans une théorie ou dans une autre, et un catalogue d'outils permet de traduire les aspects d'une théorie pour les interpréter dans l'autre. Par exemple, en 1997, Juan Maldacena, alors à l'Université Harvard, a mis en évidence une dualité entre des théories fonctionnant là où les effets quantiques sont faibles mais la gravité forte, et des théories utilisées quand les effets quantiques sont importants, mais la gravité faible.

Les conducteurs, les isolants et les supraconducteurs correspondent à diverses phases de la matière. Dans chaque cas, l'essaim électronique revêt une forme différente. Ces deux dernières décennies, les physiciens ont découvert encore d'autres phases électroniques dans les solides. Un exemple, pourtant très intéressant, n'a même pas de nom : par défaut, les physiciens le nomment « le métal étrange ». Il est caractérisé par une résistance électrique qui varie de façon inhabituelle avec la température par rapport aux métaux ordinaires.

Il est possible d'observer une transition de phase à zéro kelvin, entre l'état supraconducteur [paires de Cooper] et un état nommé « onde de densité de spin » [spin haut et bas alternés]. La modification du point de transition de phase (le point critique quantique) – en dopant le matériau ou en exerçant sur lui une pression pour changer la distance entre les atomes –, permet d'obtenir un nouvel état si l'on augmente la température : le métal étrange.

Si la quantité de dopant augmente, la régularité de l'onde de densité de spin diminue; Elle disparaît pour la quantité critique de 30% d'arsenic remplacé par du phosphore. Le spin de chaque électron a alors autant de chance d'être haut ou bas. L'onde densité de spin n'existe plus, mais le matériau devient supraconducteur. Si on maintient le dopage de 30% et que l'on augmente la température, une nouvelle phase apparaît, celle des métaux étranges.

Près du point critique quantique, les électrons ne se comportent plus indépendamment ou même par paires, mais deviennent intriqués en masse. Le raisonnement que nous avons appliqué à deux électrons s'étend maintenant à 1023 particules. Deux électrons voisins sont intriqués l'un avec l'autre ; cette paire, à son tour, est intriquée avec les paires voisines, et ainsi de suite, créant un énorme réseau d'interconnexions.

Quand les électrons des cristaux ont un degré limité d'intrication, on peut encore se les représenter comme des particules (soit des électrons simples, soit des paires). Mais quand beaucoup d'électrons deviennent fortement intriqués, on ne peut plus conserver l'image de particules, et la théorie classique peine à prévoir ce qui se passe. Dans notre nouvelle approche, nous décrivons ces systèmes en termes de cordes qui se propagent dans une dimension supplémentaire d'espace.

Le degré d'intrication peut être mathématiquement considéré comme une distance selon une dimension spatiale supplémentaire. Deux particules peuvent être éloignées dans l'espace ordinaire, mais leur proximité dans la dimension supplémentaire reflète leur intrication.

Les trous noirs bien différents de ce qu’on croyait

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- Les trous noirs bien différents de ce qu'on croyait

L'interféromètre du Très Grand Télescope de l'ESO a réalisé l'image la plus détaillée à ce jour de la poussière qui entoure un vaste trou noir situé au centre d'une galaxie active. Les astronomes s'attendaient à ce que toute la poussière rougeoyante se situe dans un tore en forme de beignet autour du trou noir ; ils ont en réalité découvert qu'une grande partie de la poussière se trouve au dessus et en dessous du tore. Ces observations montrent que la poussière est éjectée du trou noir à la manière d'un flux d'air frais - une découverte surprenante qui défie les théories actuelles et nous renseigne sur l'évolution des trous noirs supermassifs et leurs interactions avec leur environnement.

La poussière chaude - d'une température comprise entre 700 et 1000 degrés Celsius - se constitue bel et bien en tore autour du trou noir, mais de grandes quantités de poussière plus froide se trouvent également en dessous et au dessus de ce tore principal.

La poussière nouvellement découverte constitue un flux d'air frais qui s'échappe en continu du trou noir. Ce flux doit jouer un rôle important dans la relation complexe qu'entretient le trou noir avec son environnement. Le trou noir satisfait son insatiable appétit en absorbant la matière environnante, mais l'intense rayonnement qui en résulte semble projeter cette matière au loin. L'imbrication de ces deux processus, leur implication dans la croissance et l'évolution des trous noirs supermassifs au sein des galaxies, demeurent encore mystérieuses, mais l'existence de ce flux de poussières apporte un nouvel élément à ce tableau.

L’intrication crée des trous de vers

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- L'intrication crée des trous de vers ?

C'est une hypothèse audacieuse, quoiqu'un peu farfelue, de Juan Maldacena et Leonard Susskind qui ne sont pas n'importe qui.

A partir de la possibilité de trous de vers reliant deux trous noirs intriqués, ils en viennent à supposer qu'il se formerait des trous de vers entre un trou noir et chaque photon intriqué du rayonnement de Hawking. On pourrait en déduire que l'intrication de n'importe quelle particule indépendamment de la distance résulte à chaque fois de tels "trous de vers".

Le problème de départ, c'est qu'un photon qui s'échappe du trou noir est intriqué à la fois au trou noir et à son photon jumeau. Cela permettrait de résoudre la question de ce qui nous arrive quand on tombe dans un trou noir : est-on déchiqueté par les forces de gravitation ou grillé par la chaleur ?

Polchinski avait suggéré l'année dernière que l'intrication trou noir-photon pouvait se briser et que cela provoquerait un mur d'énergie à l'horizon du trou noir, ce qui éliminerait la relativité parce que n'importe quoi qui tombe dedans brûlerait plutôt que d'être découpé en spaghetti par la gravitation.

Tout d'abord, les deux auteurs ont montré que ces tunnels spatio-temporels, tels qu'ils découlent des mathématiques de la relativité générale, se retrouvent aussi dans la théorie quantique dès lors que deux trous noirs sont intriqués. C'est comme si le trou de vers était la manifestation physique de l'intrication.

Ils ont étendu ensuite le concept à un seul trou noir et son rayonnement Hawking, d'où résultait un nouveau type de trou de ver.

Ces trous de ver seraient une solution pour éviter la décohérence des intrications à l'horizon d'un trou noir et donc éviter qu'on soit grillé avant même d'y pénétrer.

On ne sait pas si on est encore dans la physique tant qu'on ne peut faire aucune expérience.

Le nécessaire préchauffage final de l’inflation cosmique

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- Le nécessaire préchauffage final de l'inflation cosmique

L'inflation a un effet de refroidissement radical (une sorte de congélateur instantané) un peu comme un gaz compressé qu'on détend (en fait la longueur d'onde des photons qui s'allonge). Il faut donc qu'il y ait un préchauffage intense avant pour garder une température compatible avec le rayonnement final donnant naissance aux quarks et autres fermions.

L'hypothèse de John Giblin, c'est que cette chaleur aurait été le résultat de la résonance entre le champ de l'inflation et le champ électro-magnétique dotant les photons d'une très grande énergie libérée à la fin de l'inflation.

Cela ressemble quand même à des explications ad hoc et aux épicycles de Ptolémée...

Quels effets de l’accélération ou gravitation sur l’intrication ?

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- Quels effets de l'accélération ou gravitation sur l'intrication ?

orbites

Ce n'est qu'une proposition d'expérimentation originale pour tester l'effet sur leur intrication quantique d'une différence de gravitation ou d'accélération entre des condensats de Bose-Einstein proches du zéro absolu abrités par des micro-satellites dont l'un changerait d'orbite.

Assez facile à tester donc, alors qu'il est si difficile de mesurer l'influence de la gravitation au niveau quantique, et même s'il faut répéter l'expérience un grand nombre de fois. Mais comment savoir si la décohérence serait due au changement d'orbite ou d'accélération et non pas à une autre interaction ou fluctuation quantique?

Rendre invisible un objet d’un certain point de vue

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- Rendre invisible un objet d'un certain point de vue

Largecloaks

Rien à voir avec une "cape d'invisibilité", plus proche de la prestidigitation, un jeu de miroirs peut rendre invisible un objet de n'importe quelle taille mais d'un point de vue unique. Dès qu'on n'est plus devant, on voit tout mais cela pourrait s'appliquer à des satellites par exemples, devenus invisibles de la Terre.

L'image ci-dessous montre comment on peut masquer une chaise avec une poubelle derrière.

Largecloaks2

Il y a un système similaire qui rend invisible de différents côtés (mais pas quand on n'est pas juste en face).

Enfin, la technique des "capes d'invisibilité" par déformation des ondes optiques pourrait être appliquée aux fonctions d'onde quantique pour isoler une particule des influences extérieures (décohérence).

Au coeur des trous noirs la gravité diminuerait soudain

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- Au coeur des trous noirs la gravité diminuerait soudain...

Ce n'est qu'une application de la gravité quantique aux trous noirs, ce qui exclut l'impossible singularité à laquelle aboutit la relativité générale. La nouveauté, c'est que les équations simplifiées indiqueraient qu'à partir d'un certain niveau atteint de densité de l'énergie, la gravité diminuerait soudain, ce qui peut s’interpréter comme l'ouverture sur un autre univers, ce qu'on appelle une fontaine blanche comparable au Big Bang.

Il me semble, cependant, que la supposée évaporation des trous noirs est en contradiction avec l'idée qu'ils abriteraient un autre univers.