Les enjeux de la démocratie participative

La démocratie est bien malade, réduite plus ou moins à une oligarchie (c'est pour Roberto Michels "la loi d'airain" des partis qui la composent, avant de s'appliquer à la démocratie elle-même). Les élus apparaissent comme une élite coupée de leurs électeurs. Du coup, le thème de la démocratie participative s'impose, dans les discours au moins, sans avoir pourtant de véritable contenu la plupart du temps, contenu que nous allons tenter de cerner, en essayant de définir l'esprit d'une véritable démocratie participative dans ce qui l'oppose à celui d'une démocratie majoritaire et délégative.

Il est certain que la démocratie doit changer à l'ère de l'information et s'il ne faut pas tomber dans les rêves d'un hyperdémocratie, ni même d'une démocratie numérique, il faudra bien tirer parti de toutes les potentialités des réseaux et ne pas se contenter de quelques mesures alibis et d'une participation de façade, c'est la logique de nos institutions qui doit être remise en cause.

En effet, même s'il ne saurait être question de se passer de toute démocratie représentative et du principe de délégation du pouvoir, nous devrons passer malgré tout d'une démocratie compétitive à une démocratie délibérative, ou plutôt à ce que j'appelle une démocratie cognitive : démocratie des minorités où le vote n'est plus le moyen d'expression privilégié, ni même le plus légitime au regard du respect des individus et des collectivités locales. Cela remet en cause une bonne partie des mythes fondateurs de notre République, changement de l'esprit du temps et de l'esprit des lois, toujours difficile à intégrer.

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Newsletter 12/06

Leonard de VinciRevue des sciences du mois de décembre 2006

  • Un monde de flou !
  • Les virus, inertes ou vivants ?
  • Animal ou végétal ?
  • Les espèces
  • Entre gènes et environnements
  • D'un sexe à l'autre
  • Les degrés de la conscience
  • La frontière classique-quantique
  • L'irresponsabilité climatique
  • Intrication quantique entre lumière et matière
  • Les gènes du sexe
  • Trous noirs et nouvelle relativité espace-temps
  • Un "effondrement vers la vie" ?
  • Une interface cerveau-machine commercialisée dans 5 ans ?
  • Nouvelles cellules photovoltaïques
  • La sécurité informatique n'est plus assurée...

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Royale !

Ségolène La victoire est royale. La clameur s'élève pour saluer la nouvelle, le bonheur des foules est communicatif. On voudrait y croire comme au Père Noël ! Et si on en avait pris pour 10 ans, ou même plus ? A considérer la situation froidement, il n'y aurait que des raisons de s'en réjouir, car il n'y a aucune alternative qui ne soit pire ! Qu'est-ce donc qui me fait avoir envie de fuir, de partir en courant ou plutôt de me retirer sur la pointe des pieds, de laisser les enfants s'amuser dans un décor figé de valeurs surannées...

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La fin de l’aliénation

no alienation Ces quelques réflexions prennent la suite de "la part du négatif" et se motivent du fait que l'utilisation du concept d'aliénation apparaît de plus en plus dépourvue de sens, après toutes ces années à en faire la critique. Ou plutôt, la lutte contre l'aliénation telle qu'elle est revendiquée aujourd'hui, en particulier par certains écologistes, me semble être devenue complètement normative et d'essence religieuse, pleine de contradictions aussi, devenue elle-même facteur d'aliénation, en tout cas pas assez questionnée.

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Newsletter 11/06

Leonard de VinciRevue des sciences du mois de novembre 2006

  • La logique et le temps
  • Les régulateurs du système immunitaire alerte!
  • Alerte sur un climat irrespirable !
  • Concevoir l'univers comme un ordinateur ?
  • Le paradoxe de Darwin (au-delà du cauchemar)
  • Les dangers de faibles doses d'uranium
  • L'orgasme féminin inutile, vraiment ?
  • L'irrégularité de l'évolution
  • Le cerveau numérique

Invalid Future

La principale nouvelle du mois, c'est qu'avec l'augmentation de l'effet de serre, l'atmosphère pourrait devenir assez rapidement irrespirable. Il faudrait vraiment arrêter les conneries maintenant ! Malgré toutes les incertitudes qui restent, et qui sont effectivement très grandes, le risque de plus en plus vraisemblable d'une catastrophe majeure déclenchée par le réchauffement climatique exige une réaction immédiate de nos sociétés. En effet, les conséquences pourraient en être beaucoup plus graves qu'on ne l'a dit jusqu'ici, et même que ne le montre le film de Al Gore "Une vérité qui dérange" déjà dépassé, puisque cela pourrait aller jusqu'à une extinction de masse par asphyxie !

On n'en est pas là, certes, et rien n'est sûr, mais possiblement dans une centaine d'année seulement on pourrait commencer à manquer d'oxygène. Il faut vraiment se secouer, se réveiller de notre torpeur collective et de notre course à l'abîme ! Réduire les vols aériens semble une priorité mais c'est tout le pétrole et le charbon qu'il faudrait arrêter d'utiliser pour éviter l'emballement et passer au solaire au plus vite. Sinon, les méthodes envisagées pour nous protéger du pire paraissent un peu folles pour l'instant, comme de vouloir obscurcir le ciel ! Il est toujours délicat d'intervenir dans les régulations naturelles, il faudrait commencer au moins par ne pas aggraver la situation en continuant comme si de rien n'était !

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Revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales

Article pour Multitudes no 27

Depuis la chute du communisme le manque d'alternative paralyse tout mouvement social de quelque ampleur, comme la lutte contre le CPE ne trouvant aucun débouché politique autre qu'une défense illusoire du CDI, sans aucun effet sur le développement de la précarité. Les causes de notre échec ne sont pas dans la force supposée de nos adversaires mais bien dans la faiblesse de nos propositions et dans nos archaïsmes face aux enjeux écologiques tout autant qu'aux bouleversements considérables que nous vivons depuis notre entrée dans l'ère de l'information !

Il ne suffit pas de critiquer le capitalisme et son productivisme insoutenable, il faudrait avoir autre chose à proposer. Au-delà de mesures partielles ou défensives, il y a une nécessité vitale à construire une alternative écologiste à la globalisation marchande, alternative qui soit à la fois réaliste et tournée vers l'avenir, c'est-à-dire en tenant le plus grand compte des contraintes matérielles aussi bien que des nouvelles technologies de l'information, plutôt que de s'accrocher vainement à un passé industriel révolu, et pas aussi glorieux qu'on le dit !

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Newsletter 10/06

Leonard de VinciRevue des sciences du mois d'octobre 2006

  • Les séquelles des prématurés
  • La vieille histoire des puces cérébrales
  • Une curiosité programmée
  • Le rôle du Gulf Stream surévalué ?
  • Mondialisation et pauvreté
  • Les pseudogènes
  • Les variations du climat
  • La science et les races
  • L'inflation spéculative
  • La longueur des aiguilles...
  • Médecine régénératrice

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La part du négatif

"A la base de chaque être, il existe un principe d'insuffisance" (Georges Bataille, Principe d'incomplétude).

NégatifIl faut enfoncer le clou, l'écharde dans la chair, car on tombe toujours au pire à s'enivrer de mots et se faire une image trop idéalisée de soi-même comme des autres. "Qui veut faire l'ange, fait la bête" disait déjà Pascal, mais l'histoire nous a appris que c'est surtout la porte ouverte à toutes sortes de barbaries, dans la négation de l'existant au nom d'un monde futur supposé purifié de tout négatif !

Ce n'est donc pas seulement ce qu'on peut savoir qui est limité mais bien ce qu'on peut espérer de l'action politique, sans que cela ne diminue en rien pourtant notre devoir de résistance et d'engagement dans la transformation du monde. Il faudra simplement faire preuve d'un peu plus de prudence et de modestie, prendre soin de corriger ses erreurs et de ne laisser aucun pouvoir sans contre-pouvoirs pour l'équilibrer. Refuser l'extrémisme et rabaisser nos prétentions n'est pas se condamner à l'inaction pour autant, ni à un réformisme mou. C'est même tout le contraire puisque c'est ne pas se cacher la réalité des faits. Il faut y voir un préalable à l'indispensable "réalisme révolutionnaire", seul susceptible de se réaliser ! Dans cette perspective, reconnaître la part du négatif (ce qui pourrait définir l'écologie-politique) n'est pas un raffinement intellectuel et marginal, c'est la condition première de toute alternative effective.

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Le massacre des utopies

http://raforum.apinc.org/IMG/jpg/Mscroi.jpgC'est peu de dire que notre rationalité est limitée et qu'il n'y a aucune alternative crédible. Lorsque le Monde diplomatique prétend le contraire et nous donne les dernières nouvelles de l'Utopie, c'est vraiment à pleurer ! A lire le niveau des propositions et des débats, la situation semble décidément bien plus grave qu'on ne pouvait le penser. Qu'on dérange des gens de si loin pour des bêtises pareilles, c'est incroyable ! Il y a de quoi être en colère contre ces mondes imaginaires qui se présentent comme libertaires alors qu'ils sont encore plus contraignants et moralistes, jusqu'à un certain totalitarisme ne tolérant aucune survivance du passé, et tout cela au nom de principes illusoires et de fausses analyses ! Il faut en finir avec ces utopies stupides et dangereuses alors que c'est la globalisation marchande qui est complètement utopique et qu'il faudrait y opposer rapidement des alternatives locales.

Il y a des problèmes pratiques à résoudre et nous avons besoin d'une alternative concrète au productivisme et au libéralisme qui nous menacent, pas d'un monde prétendu parfait, ni d'un homme nouveau complètement fantasmé, bien loin de ce que nous sommes réellement. C'est pour défendre notre liberté concrète qu'il nous faut nous organiser collectivement et combattre les utopies "libertaires" tout aussi bien que l'utopie libérale. C'est pour avoir une chance de s'en sortir qu'il faut remplacer les idéologies abstraites et les déclarations de principe par une véritable intelligence collective qui prenne en compte les contraintes écologiques, sociales et matérielles. C'est contre nos propre rangs qu'il faut nous retourner car c'est de là que vient le danger, de là ce qui nous condamne à l'impuissance. Après le constat théorique, les travaux pratiques, donc.

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Une rationalité décidément trop limitée

rationalitéLa situation apparaît sans issue. C'est comme si nous avions atteint nos limites ! Il faut revenir en effet sur la raison profonde d'un échec patent, qui n'est pas seulement le mien, mais celui du mouvement social dans son ensemble, et même de la démocratie tout aussi bien que d'Internet dont l'irruption remarquée sur la scène politique a tout de même tournée court, manifestant sa volatilité extrême ! Il faut se persuader que cet échec ne trouve pas ses causes dans nos ennemis, dans la force de l'économie ou la puissance d'un patronat animé des plus mauvaises intentions, mais bien en nous-mêmes, puisqu'il relève en dernière instance d'un déficit intellectuel, déficit théorique et idéologique flagrant, responsable de la dispersion de nos forces et de l'absence de projet commun.

En effet, ce n'est pas tant un manque de solidarité ni même une passivité soumise devant le spectacle des marchandises qui sont responsables de notre défaite, alors même que les manifestations contre le CPE étaient apparemment "victorieuses". La responsabilité est bien politique, c'est le manque de perspective et d'accord programmatique, d'une alternative crédible et, finalement, un manque d'intelligence collective qui se heurte à notre inorganisation (où même ATTAC sombre), livrée à une rationalité décidément trop limitée et qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez !

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Newsletter 09/06

Leonard de VinciRevue des sciences du mois de septembre 2006

  • L'auto-organisation au pays des criquets
  • Langage et organisation de l'action
  • Les exoplanètes
  • Un ARN qui sait corriger ses erreurs
  • Les limites de la préservation de la biodiversité
  • L'argent ne fait pas le bonheur
  • La population en 2025
  • Le Sahara et les changements climatiques
  • Faire pleuvoir à la demande !
  • Le travail du génie
  • Un gène-clé dans l'évolution du cerveau humain
  • Liaisons longue distance dans le cerveau
  • La molécule qui garde la mémoire à long terme
  • Lien entre allergies et Parkinson
  • Vers un traitement éclair de la dépression ?
  • Les dangers du café contaminé
  • Forcer au suicide les cellules cancéreuses
  • Cancer de la prostate et masturbation !
  • Une peau toujours jeune ?
  • Le sexe des organes !
  • Recherche de violations de la relativité
  • Médailles Fields (Werner, Perelman)
  • Menace d'éruption d'un supervolcan près de Naples !

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Le revenu garanti comme base d’une production alternative

Alternatifs Invité par les Alternatifs à parler du revenu garanti le 26 août à Auch, j'ai d'abord dénoncé la dispersion actuelle des forces politiques et le manque total d'alternative responsable de l'absence de débouché du mouvement contre le CPE.

Si j'ai bien défendu le revenu garanti, c'est comme base d'une production relocalisée, à l'ère de l'information. En effet, sans revenu garanti favorisant le travail autonome, on tombe dans le travail forcé ou la misère, mais le revenu garanti comme socle de tout développement humain, n'est une véritable alternative qu'à permettre une production plus écologique, simple élément d'un nouveau système de production constitué notamment de coopératives municipales et de monnaies locales.

En mémoire de Bookchin mort le 30 juillet 2006

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De l’individualisme de marché à l’organisation collective

Jacques Sapir Les trous noirs de la science économiqe En réfutant les bases individualistes du libéralisme grâce à la psychologie expérimentale, Jacques Sapir met en évidence la complexité des rapports de l'individu avec le collectif et l'organisation. Ces courts extraits devraient permettre d'avoir un abord plus réaliste de "l'économie comme problème de cohérence multi-critères et multi-niveaux", plutôt que simple équilibre entre l'offre et la demande, ainsi que d'une société organisée et diversifiée dont les statistiques, trop uniformisantes, ne peuvent rendre compte (ce que montrait déjà Maurice Halbwachs).

Bien sûr, il ne fait que redécouvrir la sociologie économique (qui n'est pas seulement marxiste) et croit un peu trop rapidement apporter ainsi une révolution en économie qui réduirait à zéro toute la science économique antérieure, ce qui est excessif car le point de vue statistique garde une certaine pertinence macroéconomique (de même qu'en Bourse, le modèle Black-Scholes de répartition gaussienne des cours est vérifié d'ordinaire, hors situations extrêmes dont les fractales de Mandelbrot rendent mieux compte). Il apporte du moins quelques éléments pour comprendre les anomalies, les ratages, "les trous noirs de la science économique" comme il appelle un de ses livres.

Le plus intéressant c'est que ce démontage de l'individualisme dépasse l'économie proprement dite pour s'étendre à la formation de tout collectif, dont on sait bien (sauf les libéraux) qu'il se distingue de la somme des individus qui le composent et de leur action, car tout collectif est multi-dimensionnel et doit intégrer un ensemble de contraintes et d'enjeux, ce qu'un point de vue unilatéral (économiciste) ne peut que rater. A l'époque d'Internet, il est indispensable de rappeler le rôle de l'organisation dans la constitution d'une conscience collective qui n'émerge pas d'elle-même mais s'inscrit toujours dans un cadre préétabli, dans un discours institué.

Il est clair que les institutions ou les organisations construisent bien une pensée collective, qui cesse d'être l'addition de la pensée des acteurs inclus soit dans l'institution soit dans l'organisation. p41 (2003)

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La question de la technique

Jacques Ellul Jacques Ellul, Le bluff technologique, 1988 Le bluff technologique

A l'évidence, le progrès technique s'emballe (omniprésence des réseaux, télésurveillance, biotechnologies, nanotechnologies, etc.) jusqu'à pouvoir nous menacer dans notre existence même. L'optimisme technologique n'est plus de mise devant les dérives, les déceptions et les nuisances qui se multiplient. Il faut absolument dénoncer, avec Jacques Ellul, l'obscurantisme du "bluff technologique" qui prétend résoudre tous nos problèmes et nous faire accéder à l'épanouissement individuel, ou même une surhumanité (si ce n'est l'immortalité), tout aussi bien qu'à une véritable intelligence collective qui brille surtout par son absence, jusqu'à présent du moins !

Au-delà de l'indispensable critique écologiste de la technique, sommes-nous condamnés pour autant à son rejet pur et simple, tombant ainsi d'un obscurantisme dans l'autre ? La technique est-elle ce "processus sans sujet", d'essence totalitaire, qui nous mène à notre perte plus sûrement que le totalitarisme du marché ? Société de la Technique ou société du Spectacle ? Forces matérielles ou rapports sociaux ? C'est une question vitale, celle en tout cas de la transformation des moyens en fin, et plus difficile à trancher qu'il n'y paraît à première vue tant les choses sont intriquées, mais, ce qui est sûr, c'est que cela constitue l'enjeu même de notre temps, la question qui nous est posée et à laquelle nous devons répondre collectivement.

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Seuls sur la Terre ?

Le petit princeSommes-nous seuls sur la Terre ou bien existe-t-il d'autres vies extra-terrestres ?

Contrairement à ce qu'on croit habituellement, la réponse est loin d'être évidente. En effet, si le nombre d'étoiles et de galaxies semble faire pencher la balance du côté de l'existence de planètes semblables à la nôtre, les conditions à rassembler pour l'apparition de la vie restent vraiment exceptionnelles, encore plus pour pouvoir abriter des êtres évolués, et les chances que d'autres civilisations puissent exister en même temps que la nôtre sont pratiquement nulles...

Sans qu'on puisse être vraiment certain qu'on soit un cas unique dans l'histoire de l'univers, comme certains le prétendent, on ne peut non plus être aussi certain qu'on a pu le penser qu'il y aurait d'autres formes d'intelligence en dehors de la nôtre, ce qui a de quoi nous interloquer. Il est intéressant, en tout cas, d'essayer d'en évaluer les probabilités en dehors de toute idée préconçue, la question se divisant en 3 parties : 1) la probabilité d'un environnement qui permette l'éclosion de la vie, 2) la probabilité que la vie apparaisse lorsque les conditions y sont favorables, 3) la probabilité que la vie évolue vers des formes complexes et une intelligence comparable à l'intelligence humaine, lorsqu'on lui en laisse le temps.

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Newsletter 08/06

Leonard de VinciRevue des sciences du mois d'août 2006

  • Le sucre fait dormir
  • Les lois universelles du mouvement
  • Avantage sélectif de la coopération sur l'agressivité
  • La perméabilité du cerveau par les ondes
  • La dépendance au bronzage
  • Commander un ordinateur par la pensée
  • Pilotage d'un mécanisme par des neurones
  • Fabrication de spermatozoïdes à partir de cellules souches
  • Superposition des Big Bang !
  • Existe-t-il des petits trous noirs ?
  • Krach immobilier et crise systémique
  • Incertitudes sur le réchauffement climatique
  • La structure ondulatoire de la matière

La dominante ce mois-ci, c?est peut-être le passage de la frontière entre l?animé et l?inanimé, entre biologie et physique comme entre neurone et ordinateur, mais c?est aussi l?opposition du court et du long terme. Pour ce mois de vacances on se permettra aussi une petite évasion aux marges de la science vers des théories non standards ("la structure ondulatoire de la matière") et des opinions dissidentes (sur le réchauffement climatique).

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Les champs quantiques

aimantOn m'a demandé une petite note sur les champs quantiques. Bien sûr je ne suis pas compétent pour cela mais il faut bien dire que ce qu'on trouve sur le sujet (sur Wikipédia par exemple) est absolument incompréhensible pour le commun des mortels. Ce que j'ai fait sera incompréhensible aussi à beaucoup mais un peu moins tout de même et ce serait déjà mieux si les encyclopédies se mettaient à ce niveau pour éviter tous les délires que suscite la physique quantique. On a besoin de toutes façons de plusieurs niveaux de vulgarisation. Evidemment, il faudrait que les physiciens compétents corrigent mes simplifications et mes erreurs...

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Conditions d’une alternative antilibérale démocratique

FSE La désorientation actuelle est totale, au moins dans la mouvance antilibérale tiraillée entre différents archaïsmes plus ou moins inquiétants et sans véritable projet, prête à se vouer à tous les saints... C'est pourtant un besoin impérieux, en politique, d'avoir une vue claire de ses buts, mais il faut bien dire que la conjoncture est déroutante. En effet, ce n'est pas sur un seul front qu'on doit se battre (la globalisation néolibérale) alors que la mutation historique que nous vivons est à la fois politique, économique, écologique et cognitive ! C'est donc sur ces 4 fronts qu'il faudrait avancer pour redonner sens à la démocratie et à la politique en luttant contre un libéralisme destructeur sans retomber pour autant dans un totalitarisme criminel. Voie étroite et difficile, pleine de contradictions mais qui est de notre responsabilité collective. Nous n'avons pas le droit d'échouer si on veut garder une petite chance d'éviter le pire et de sauvegarder notre avenir commun. Il faut se persuader que les causes de l'échec ne sont pas la méchanceté et l'égoïsme de nos adversaires mais bien notre propre bêtise et l'insuffisance de nos propositions.

Il faut bien dire que les obstacles semblent insurmontables et l'objectif impossible à atteindre puisqu'il faudrait à la fois : 1) refonder la démocratie et nos solidarités sociales par la mobilisation populaire sans tomber dans un volontarisme autoritaire et intolérant, 2) plutôt que d'en faire un moyen pour des systèmes sociaux, faire au contraire de l'individu la finalité de tous en s'organisant pour assurer son autonomie concrète et sa participation politique ("mettre l'homme au centre"), 3) on ne peut éviter sans dommages de tenir compte de notre entrée dans l'ère de l'information et de l'écologie ce qui implique de réorienter l'économie vers le développement humain, l'immatériel et la relocalisation, rupture considérable s'il en est ! 4) enfin, il faudrait réussir à construire l'intelligence collective qui nous manque si cruellement, entre démagogie et technocratie, instituer peut-être une improbable mais si nécessaire "démocratie cognitive".

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