La reconstruction du monde

La crise est entrée comme prévu dans sa phase systémique, bien qu'avec un certain retard. Il n'est pas facile de commenter à chaud une situation chaotique qui peut soudain diverger du tout au tout. La situation semblait jusqu'ici relativement sous contrôle malgré les sommes faramineuses en jeu qui pourraient cependant dépasser rapidement les capacités d'intervention des Etats mais on a vu que c'est de l'idéologie et de la politique que pourrait venir le grain de sable précipitant l'écroulement du système. Le facteur humain est là aussi ce qui dérègle les plus beaux montages théoriques et les plus belles mécaniques sociales mais la véritable cause de la crise, on le sait, c'est le retour de l'inflation et la fin de la domination américaine qui n'a plus les moyens de vivre à crédit sur le dos de son empire ni de financer ses guerres, ce qui devra se traduire tôt ou tard par un effondrement du dollar...

C'est un retour au réel mais il est assez stupéfiant de voir qu'en une semaine on est passé de l'évidence que le capitalisme était indépassable au fait qu'il était complètement dépassé ! Toute la culture de gauche considérée comme ringarde revient aussitôt, tout aussi vivante qu'avant, avec les mêmes thèmes (liberté, égalité, fraternité). C'est peut-être pour cela qu'il paraît que le moral des français remonte un peu depuis que la capitalisme financier s'écroule !

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Revue des sciences 10/08

  • Les arbres ont le secret de l'immortalité
  • L'addiction comme découplage émotionnel
  • Les mini trous noirs
  • Les noeuds de lumière
  • La décohérence prise sur le vif
  • Des supraconducteurs magnétiques
  • La bombe méthane est amorcée ?
  • Le trou d'ozone ne se résorbe pas
  • Des bateaux à nuages
  • Les 68 molécules à la base de la vie
  • Analyse-minute de votre ADN par une puce électronique
  • Grimper aux murs (sales)
  • La colonisation de la Mer par Google
  • Des ultrasons pour donner corps à la réalité virtuelle
  • Un nouveau stade cognitif ?

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Malaise dans la civilisation numérique

Aux travailleurs du numérique.

Changer d'ère

On en sait beaucoup moins qu'on ne croit. La pensée est lente et notre rationalité limitée. Il nous est difficile d'être nos propres contemporains et de comprendre notre actualité. Il suffit de lever la tête de son clavier pourtant pour mesurer tous les bouleversements que nous vivons. Il y en a eu d'autres, sans doute, et à chaque époque son malaise, mais ce n'est pas tout-à-fait le même à chaque fois. Ainsi, on est passé de la névrose de culpabilité à la dépression d'un individualisme exacerbé, ce qui dénote un progrès malgré tout de notre autonomie où le numérique n'est pas tout-à-fait pour rien, mais il faut bien convenir que la dématérialisation, la permanence des connexions, la rapidité des échanges ont un effet déréalisant nous précipitant dans un tout autre monde, qu'on peut trouver assez inquiétant.

Tout ne va pas pour le mieux, non, et on n'a pas fini d'en éprouver tous les effets pervers mais le malaise est en grande partie idéologique, de ne pas arriver à lui donner sens, en plus de réelles difficultés d'adaptation à ce nouvel écosystème. Certes, le sentiment de perte n'est pas seulement celui de nos repères, de nos anciens modèles, c'est aussi la perte bien réelle de nos protections sociales aggravant douloureusement notre précarité, ainsi que l'absence de prise en compte des nouvelles conditions de production, mais cette inadaptation résulte bien d'une insuffisante compréhension des transformations en cours. Il faut dire que les changements que nous vivons sont tellement considérables qu'on peut les comparer aux débuts du Néolithique ou de l'écriture mais à une vitesse considérablement accélérée. Les anciennes idéologies sont devenues complètement obsolètes. On le sait, mais elles restent encore dominantes tout comme les institutions en place qui se révèlent tout aussi inadaptées aux conditions de l'économie immatérielle.

Non seulement nous devons subir cette inadaptation qui provoque beaucoup de souffrances et de destructions de compétences mais nous devons essuyer les plâtres d'un dur apprentissage où tous les excès et les premières illusions se confrontent au réel. On peut dire qu'on se trouve au plus mauvais moment, celui de la crise, quand une nouvelle époque tarde à naître et se peuple de monstres (délires complotistes, technophobes ou mystiques). On peut dire aussi qu'on est au moment le plus crucial, dans l'oeil du cyclone, au moment où notre voix et notre action peuvent porter le plus et décider de l'avenir.

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Revue des sciences 09/08

Leonard de Vinci

  • L'auto-organisation de l'espace-temps
  • Chenilles et papillons : fusion de 2 organismes ?
  • Les hydrates de gaz, un rouage du climat
  • Plus rapide que la lumière !
  • Les trous noirs créateurs
  • Le Système Solaire : une exception
  • La fonte de l'Arctique, une bombe climatique à retardement
  • Tectonique et climat
  • Le singe qui se prenait pour un enfant
  • Un virus de virus
  • Fabrication de neurones in vitro
  • L'électricité à partir de l'infrarouge
  • En route vers l'invisibilité
  • Les microtubes de carbone
  • L'ordinateur à 12$
  • Un robot avec des neurones de rat!

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L’émergence de la génération internet

Alors que la génération internet émerge à peine de son enfance et s'apprête à conquérir le monde pour le changer bien au-delà de ce qu'on imagine, la confusion est à son comble avec certaines critiques de la société voulant faire des nouvelles technologies l'origine de tous nos maux.

Les raisons de la colère certes ne manquent pas : arrogance de l'argent, inégalités qui se creusent, mépris des pauvres, perte des solidarités, précarisation du travail, conformisme réactionnaire, réflexes identitaires, libertés bafouées, flicage généralisé. On conviendra pourtant qu'il n'y a rien là-dedans qui permette d'accuser internet et les nouvelles technologies des malheurs du temps comme d'aucuns voudraient nous le faire croire. A l'évidence, ce ne sont pas du tout des processus obscurs ni le perfectionnement des techniques de contrôle et de surveillance qui sont en cause mais, tout au contraire, des politiques très précises et assez récentes même si elles nous sont devenues tellement banales et familières qu'on les dirait presque naturelles...

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Revue des sciences 08/08

Leonard de Vinci

  • Les femmes en Mésopotamie
  • La myéline, le câblage des apprentissages
  • L'ocytocine, molécule de la confiance
  • Contrôle de la position d'un électron
  • Des ARNm recombinants
  • Première carte détaillée des connexions du cerveau
  • Le vieillissement, maladie ou processus génétique ?
  • Des médicaments contre l'Alzheimer
  • Des animaux transgéniques pour servir d'appareils médicaux !
  • De l'ADN artificiel
  • La révolution solaire
  • Un moteur actionné par la lumière
  • Imprimer ses créations en 3D

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L’humanisme en question

Comme la plupart des notions trop générales, le Bien, le Mal ou la liberté, l'humanisme peut être mis à toutes les sauces de sorte qu'on pourrait vouloir s'en débarrasser à juste titre, mais ce n'est pas si simple car on ne peut guère s'en passer non plus. Il y a donc plutôt un enjeu politique à défendre dans la définition même de l'humanisme, en sachant qu'il peut servir à couvrir toutes les barbaries comme on a massacré au nom de Dieu, de l'amour ou de la civilisation.

Le débat n'est pas nouveau qui met aux prises un humanisme essentialiste, qu'on peut dire biologisant, raciste, spéciste mais qui est aussi traditionaliste, religieux, idéologique, avec un humanisme "existentialiste" pour qui l'homme est à venir, pour qui il est liberté et projet, être parlant en devenir, apprenti de la vie et découverte des possibles.

A cette opposition s'ajoute les différentes formes d'anti-humanisme qui peuvent être d'inspiration existentialiste aussi (Heidegger avec l'ouverture à l'Etre) tout autant que théologique, structuraliste, historiciste, sexuel ou politique voire purement critique (décentrement cognitif). On voit qu'il n'y a aucune unité de l'humanisme, pas plus que des courants anti-humanistes, le plus connu étant sûrement celui de l'écologie profonde qui voudrait ôter à l'humanité toute prééminence sur les autres espèces mais qui s'enferme ainsi dans ses contradictions. On n'est pas des bêtes et on veut être traité comme des hommes, qu'on respecte notre humanité.

Ce qui pose beaucoup plus de problème aujourd'hui, ce serait d'ailleurs plutôt le post-humanisme, celui du surhomme, de l'homme amélioré ou de l'homme génétiquement modifié...

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Le retour des révolutions (inflation et papy boom)

Si notre intelligence nous distingue des autres animaux, notre rationalité n'en est pas moins très limitée par de nombreux phénomènes bien connus, qu'ils relèvent des préjugés, de l'imperfection de l'information ou de la pensée de groupe mimétique. Cependant, notre plus grand défaut, sans doute, c'est notre capacité de transformer toute vérité en erreur en oubliant la vérité contraire (Pascal, IV.2.148), ce qui ne manque jamais ! Délirer, ce n'est rien d'autre que de rester fasciné par une vérité dont on ne peut plus se détacher, y tenir plus que tout sans plus voir le négatif du positif. Il faut le savoir, nous sommes un animal dogmatique, toujours un peu "bornés".

C'est la même fascination qui nous fait inévitablement juger de l'avenir à l'aune du présent alors que les temps changent et que les vérités de demain ne seront pas celles d'hier. Ainsi, on pouvait s'imaginer un Reich de 1000 ans en 1940, puis un communisme triomphant pour l'éternité, puis un néolibéralisme définitif, tous renvoyés aux poubelles de l'histoire... De même on juge presque toujours de l'avenir du monde selon notre état du moment qui peut passer pourtant du rire aux larmes, mais on fait comme si la vie était déjà gagnée ou perdue d'avance et n'était pas sujette à toutes sortes de hauts et de bas. A chaque fois, on y croit dur comme fer, et que c'est pour toujours cette fois ! ("Ma tête se détourne, le nouvel amour". Rimbaud). Ainsi, depuis qu'on a voulu abandonner toute pensée dialectique au profit d'une "pensée unique" sans aucune alternative, on est entré dans le temps de la fin : fin de l'histoire, fin de la politique, fin des mobilisations sociales, fin de la liberté, fin de l'homme, fin du monde... Eh bien, tout au contraire, loin d'être la fin de tout, le retour de l'inflation et le papy boom pourraient bien être le signe que ça va repartir pour un tour et que nous allons connaître un retour des révolutions cycliques et de nouveaux commencements, un nouveau cycle économique, politique et générationnel !

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Revue des sciences 07/08

Leonard de Vinci

  • Alexandre Grothendieck, écologiste et mathématicien
  • Les excitons ou quasi-particules
  • La dernière glaciation s’est arrêtée en moins d’un an !
  • Confirmation de l'origine extraterrestre de la vie ?
  • De la vie sur Mars ?
  • Le secret des cellules souches
  • Concentration ou créativité
  • Les dangers du portable
  • Une soucoupe volante propulsée par électromagnétisme !

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L’écologie politique, une éthique de libération

André Gorz n'a certes pas inventé l'écologie, se situant notamment dans le sillage d'Ivan Illich, mais il y a ajouté une dimension politique pleinement assumée. Son recueil d'articles, paru en 1975, avait d'ailleurs pour titre "Ecologie et politique". Il commençait significativement par un texte de rupture entre "Leur écologie et la nôtre", texte décisif où, contre l'écologie de marché et l'expertocratie verte, il prenait ouvertement le parti d'une écologie émancipatrice basée sur l'autonomie et clairement anticapitaliste.

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Puissance de la faiblesse

Selon toutes apparences, rien de plus faibles que les analyses et propositions du GRIT. Rien qui tienne vraiment le coup ni qui puisse exalter les foules, rien qui puisse susciter les mobilisations, encore moins satisfaire les esprits métaphysiques qui prennent tout cela de très haut. On peut dire que ce qui nous caractérise, c'est une "pensée faible", pensée à bas bruit, mais cette faiblesse pourrait bien faire sa force, finalement...

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Rendre la honte encore plus honteuse !

Le moment est venu de reprendre l'offensive idéologique après toutes ces années d'hiver. Partout se lèvent des émeutes de la faim et des luttes sociales en réponse à la reprise de l'inflation qui est le signe de l'échec des marchés, incapables d'assurer notre simple survie et provoquant des désastres écologiques aussi bien qu'humanitaires. Comment rester sans rien faire ? Le caractère collectif, macroéconomique, de l'inflation en fait à l'évidence un problème collectif, politique, justifiant la mobilisation des foules et de tous ceux qui n'acceptent pas d'être les victimes consentantes d'un système qui les condamne. C'est du moins l'occasion de célébrer le retour de la solidarité, des mobilisations collectives, et la fin de la culpabilisation individuelle voulant nous faire croire que nous serions responsables chacun personnellement du sort qui nous est fait et que tout ce que nous avons subi, nous l'avons bien voulu et mérité même, tout comme la richesse des riches serait entièrement méritée !

La honte change de camp, ce sont les signes de la réussite individuelle qui redeviennent ringards, illégitimes, honteux et aussi ridicules qu'en 1968 justement, au profit des véritables valeurs humaines trop longtemps bafouées et d'une vie dont la réussite ne se mesure pas à l'épaisseur du porte monnaie. Finie la bêtise médiatique aussi universellement méprisée désormais qu'elle était triomphante. La passion de la vérité va nous ressaisir, l'exigence démocratique se manifester à nouveau, nos élites satisfaites ramenées au banc des accusés, nos économistes doctrinaires soumis aux railleries publiques. C'est le moment de reprendre nos affaires en main (là où nous vivons) et pour les artistes de refaire des affiches, des slogans, des caricatures pour délégitimer le pouvoir de l'argent et de l'apparence, la consommation ostentatoire et les valeurs en toc. Même si les signes en sont encore bien maigres, c'est le moment sans doute de reprendre la lutte pour l'émancipation et pour faire triompher la raison, malgré tous les échecs passés dont il nous faudra bien tirer toutes les leçons, éviter toute dérive, éviter d'en faire trop mais il nous faudra essayer encore, essayer de faire mieux, en continuant toujours à faire honte aux bourgeois irresponsables, aux petits frimeurs prétentieux, aux experts pontifiants et, tant que nous ne sommes pas tout-à-fait morts ni vaincus, vouloir marcher encore sur la tête des rois.

"Un des motifs de l’art et de la pensée, c’est une certaine honte d’être un homme" (Deleuze).

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Revue des sciences 05/08

Leonard de Vinci

  • Graphène et nanoélectronique
  • Les limites du calcul quantique
  • La sortie d'Afrique
  • Une preuve des ondes gravitationnelles ?
  • Les superisolants
  • Le permafrost sibérien libère son méthane
  • Seuls dans l'univers
  • Cancer du sein : les acides gras trans fortement suspectés
  • Le point faible des voitures électriques : le chauffage
  • Une imprimante 3D auto-réplicatrice
  • Les limites du numérique
  • Krach démographique 2010-2015
  • Les paysages fabuleux de Dallol

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La dégénérescence de l’homme…

On a sans doute bien raison de nous vanter les mérites d'une retraite comme deuxième jeunesse puisque qu'une bonne hygiène de vie permet à de nombreux retraités de vivre la belle vie, avec une sexualité épanouie par dessus le marché, mais... pas tous, loin de là, et beaucoup risquent d'être bien déçus, le temps venu, de ne pas atteindre à ce paradis ! On en connaît tous qui en sont bien loin, voire pour qui "la vieillesse est un naufrage" et, question de vérité, il ne faut pas se raconter d'histoire dans l'espoir de conjurer la malédiction des maisons de retraite. S'il y a effectivement une vieillesse heureuse, il y a aussi le malheur de vieillir et la dégénérescence génitale, qu'il faudrait mieux prendre en compte pour alléger nos vieux jours.

Il est probable que le mode de vie a une grande importance dans les maladies dégénératives mais il y a certainement aussi une part génétique. En tout cas, ce n'est pas une question psychologique comme on voudrait s'en persuader, ni un manque de pensée positive, ni une erreur cognitive, mais bien plutôt la conséquence d'un déficit hormonal la plupart du temps : quand on ne peut plus engendrer, on dégénère, c'est la dure loi de la sélection naturelle même si elle ne s'applique pas à tous. Le plus troublant, en effet, c'est que la perte de la force vitale s'accompagne d'une perte de la joie et de l'envie de vivre, tout simplement. Comme si on était poussé à se diriger soi-même vers sa propre tombe. Voilà qui vaut d'être médité et participe sans doute au rejet de leur époque par de plus ou moins jeunes vieillards déjà trop usés par la vie !

On parlera ici des hommes, du moins de ceux qui subissent une "andropause" encore trop méconnue, mais les femmes ménopausées sont aussi concernées par le manque de testostérone, dont le rôle est trop sous-évalué sous prétexte que cela ne concerne pas tout le monde (question d'équité et de santé publique). En fait, la testostérone semble bien être une hormone cruciale, plus qu'on ne pouvait le croire. Ce n'est pas la seule, mais une des plus importantes sans aucun doute pour notre "vitalité".

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Il n’y a pas d’alternative !

Alors que les menaces écologiques se font de plus en plus pressantes, on peut s'étonner du léger des solutions qu'on prétend y apporter, pas du tout à la hauteur des enjeux et sans une véritable vision globale. Au lieu d'une écologie-politique collective et réaliste, on nous vend plutôt habituellement une écologie individualiste et moralisante, que ce soit dans sa version religieuse ou libérale, mais, en dehors de quelques marginaux, il n'est jamais question, ou presque, d'une véritable alternative au productivisme qu'on impute à l'avidité humaine plus qu'au système du profit.

On en appelle soit à la conversion des esprits et des coeurs, soit à de simples mesures techniques ou incitations financières, comme s'il était devenu impossible en tout cas de changer un système mondialisé, au moment même où il y aurait tellement besoin pourtant de dispositifs politiques concrets, du local au global, pour adapter notre système de production aux nouvelles forces productives tout autant qu'aux nouvelles contraintes écologiques. On n'y échappera pas, quelles que soient les résistances et les conservatismes. Dès lors, la question n'est pas tant celle de l'ancien système, ni de simplement le brider par des lois, des luttes ou par nos prières, que de savoir par quoi le remplacer et d'en construire un autre plus adapté à notre temps, combinant une inévitable relocalisation de l'économie avec toutes les institutions du travail autonome et du développement humain.

Hélas, les instruments principaux d'une alternative au salariat productiviste comme à la mondialisation marchande paraîtront sans doute bien exotiques par rapport aux modèles de référence et à nos habitudes de pensée, voire complètement hors de propos : monnaies locales, coopératives municipales, revenu garanti ! Il n'y a pas d'autre alternative pourtant, ni libérale, ni autoritaire, ni morale.

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Revue des sciences 04/08

Leonard de Vinci

  • L'ADN poubelle, source de complexité
  • Piment, cannabis et inflammation
  • Le royaume de Shoa
  • Théorie quantique "relationnelle"
  • Invention technique et innovation utilitaire au néolithique
  • La nutraceutique
  • Une nouvelle physique pour les mésons?
  • Climat : les 10 années cruciales
  • Les structures de base de l'ARN
  • Le papillon se souvient de sa vie de chenille
  • Une imprimante à tissus humains !
  • De l'électricité avec de la chaleur
  • Robots, Paranos, Gratuité, etc.

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Le « Plan B » de Mr Brown pour la planète

Le plan B, pour un pacte écologique mondial, Lester R. Brown
Lester R. Brown dirige l'Earth Policy Institute après le World Watch Institute. C'est l'un des écologistes les plus respectés, notamment des économistes. Ses propositions ne sont certes pas nouvelles d'une éco-économie qui voudrait écologiser l'économie marchande par la vérité des prix écologiques (c'est-à-dire par des écotaxes) ainsi que par des normes ou des éco-labels, sans exclure pour autant des politiques étatiques (éducation, contrôle des naissances, santé).

Bien qu'on nous détaille le processus "d'effondrement" de notre civilisation par surexploitation de nos ressources (génératrice de conflits, de migrations, de pauvreté, de terrorisme), le "plan Brown" pour sauver la planète semble d'une facilité déconcertante, témoignant d'un optimisme technologique sans réserves et persuadé même que cette mobilisation générale pour un monde plus durable sera générateur d'une nouvelle période de croissance, très loin de menacer notre économie ou notre confort. Vraiment pas de quoi s'inquiéter, juste un coup de collier à donner pour redresser la barre !

Il ne faut donc rien attendre de vraiment révolutionnaire dans ce livre qui date de 2006, même si on y parle de "révolution environnementale" mais uniquement dans le sens d'une nouvelle "révolution industrielle" boostée par de nouvelles énergies et de nouveaux marchés. Pour autant, on aurait bien tort de mépriser ce qui constitue une sorte de "programme minimum" de survie, même s'il ne vise qu'à rendre un peu plus durable notre mode de développement, car il reste à peu près le seul programme actuel des écologistes qui soit considéré comme crédible (repris notamment par Nicolas Hulot). Il présente l'avantage de sembler pouvoir être mis en place assez rapidement, puisqu'il ne change rien au système, et d'attirer au moins l'attention sur les grands chantiers du moment même si on peut trouver avec quelques raisons que c'est bien insuffisant, trop irréaliste et complètement déconnecté des transformations de l'économie à l'ère de l'information...

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Revue des sciences 03/08

Leonard de Vinci

  • Un génome entier d'ARN
  • Des formes de vie alternatives
  • PETM : un réchauffement propice aux mammifères
  • Un système solaire chaotique
  • La vitamine D contre le cancer
  • Ordinateur quantique : après les qubits, voilà les qutrits !
  • Réchauffement ou refroidissement ?
  • Stocker le CO2 au fond des océans
  • Manger des insectes plutôt que de la viande
  • Le retour des races
  • Cancers
  • Promesses et dangers pour la santé des nanoparticules
  • Résistance aux OGM
  • Un laser surpuissant
  • 9 litres d'hydrogène dans une boîte d'allumettes
  • Du caoutchouc qui se répare tout seul
  • Google en récession
  • Technologies émergentes et du futur

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