Communiqués à la presse locale

Le 7 mai 1997


Communiqué des Verts Elections législatives, 2ème circonscription du Lot

Pour une véritable alternative

Les Verts ont un projet politique alternatif pour la société, économique, social et environnemental, qui ne se limite pas à entretenir les pelouses ou à sauvegarder la nature mais porte, face à la mondialisation, le seul projet à l’horizon de ce troisième millénaire, celui de la gestion globale de nos ressources et de l’économie au profit d’une amélioration réelle de nos conditions de vie, profitable pour tous et aux générations futures.

Pour nous, M. Guy Maynard représente une écologie centriste et environnementaliste qui se contente de rendre un peu plus durable l’exploitation de la planète, une modestie des buts qui se veut réaliste et fait quelque bien mais qui n’est pas à la hauteur des enjeux. Les amis de M. Waechter ouvertement parachutés de Toulouse à l’affût du financement public des partis politiques, se sont séparés des Verts pour des questions de stratégie personnelle et par crainte d’une alliance avec la gauche.

Mais l’accord des Verts avec le PS est un accord inédit puisqu’il se réduit à 30 circonscriptions pour les Verts et 70 pour le PS, les autres restant libres. La volonté du PS en se rapprochant des Verts est de retrouver une crédibilité que les compromissions du pouvoir avaient bien entamée. La condition de cet accord est bien que les Verts ne perdent pas leur propre crédibilité en soutenant des socialistes déconsidérés et ne perdent pas leur radicalité pour quelques résultats électoraux. Il serait dangereux de laisser encore une fois les socialistes libres de ne rien faire ! L’accord avec les socialistes, c’est leur engagement de faire une politique écologiste. Nous attendons de voir pour le croire, expérience oblige, car ils ont toujours cédé jusqu’à présent à la tentation technocratique.


Communiqué des Verts Elections législatives, 2ème circonscription du Lot

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Même M. Juppé se voudrait écologiste le temps des élections. On ne peut pas en vouloir au RPR pompidolien M. Chabaud de prendre des idées là où il y en a, c’est-à-dire chez les écologistes. Il y ajoute beaucoup de confusion mystique et de prétentions fumeuses. Mais peu importe car M. Chabaud ne roule que pour lui-même. Ses critiques contre les pratiques de M. Malvy comme maire de Figeac sont hélas bien souvent justifiées, seulement, il se trompe d’élection. Aujourd’hui, ce ne sont pas des élections pour la mairie de Figeac mais des élections législatives et qu’irait donc faire au parlement un affairiste sans parti ni programme ?

Jean Zin et Jean-Luc Morestin


La Dépêche du Midi Élections législatives 1997

mercredi 21 mai : le maintien du service public (écoles, postes, hôpitaux, gare SNCF...)

Les services publics sont un élément essentiel de notre environnement et de notre qualité de vie. Le souci de l’environnement est indissociable de l’aménagement du territoire, de la déconcentration des villes et de la revitalisation des campagnes. Les gouvernements nous promettent, les uns après les autres, de grandes politiques d’aménagement du territoire mais, comme le dernier plan Pasqua, sont incapables de les mettre en oeuvre. On ne peut, en effet, privilégier la performance, la concurrence, le libéralisme et lutter contre la tendance « naturelle » à la concentration autour des grandes villes. La longue liste des mesures annoncées régulièrement, manifeste l’évidence qu’il n’y a pas encore de politique d’aménagement du territoire. Nos campagnes vont donc continuer à se désertifier et les services publics à se détériorer. Les écologistes sont les seuls à privilégier notre qualité de vie par rapport aux performances économiques. Non seulement nous voulons sauvegarder les services actuels mais nous pensons que les services publics peuvent créer des emplois non polluants, profitables à tous, et qu’il est indispensable de développer le ferroutage des marchandises par la SNCF. La question est toujours de savoir s’il y a des citoyens de seconde zone et si nous devons tout sacrifier au nom du profit.

Jean Zin Candidat des Verts 2ème circoncription du Lot


La Dépêche du Midi Élections législatives 1997

jeudi 22 mai : l’emploi dans le département du Lot et par voie de conséquence, le chômage.

L’emploi est notre problème principal pour 10 ans encore, quelque soit la « croissance » libérale ou socialiste. De plus, cela fait longtemps que les enfants du Lot font carrière dans la fonction publique et montent à Paris ou ailleurs pour trouver du travail. Il faudrait inverser cette logique purement économique. A court terme seul le développement du tourisme peut créer des emplois et en nombre bien insuffisant. Les Verts voudraient y ajouter des emplois non polluants de services publics (santé, éducation, Sncf,...) et d’entretien de l’environnement (développement soutenable). Le partage du travail devra s’imposer partout (32 heures, semaine de quatre jours) mais ne sera pas encore suffisant pour créer des emplois chez nous. Je préconise la suppression de la TVA sur les prestations locales (agriculture, artisanats, services) favorisant l’emploi et la consommation locale, préservant la diversité et la solidarité. [Cette proposition n’est qu’une extension des pratiques actuelles de troc appelées SEL (Système d’échanges locaux) et dont l’utilité sociale est maintenant reconnue.] C’est, je crois, une solution d’avenir, de protection de la société.

Jean Zin Candidat des Verts 2ème circonscription du Lot


La Dépêche du Midi Élections législatives 1997

Vendredi 23 mai : l’Europe.

Pour les écologistes, les problèmes sont planétaires, il n’y a pas de frontière pour le trou d’ozone, l’effet de serre ni pour Tchernobyl. Nous sommes donc favorables à l’Europe comme étape dans la globalisation de la gestion des ressources et des nuisances. Aussi, nous ne pouvons être contre l’Europe, mais nous ne pouvons pas non plus être pour l’Europe de Maastricht, l’Europe des capitaux, de la monnaie et de la spéculation. L’Europe qu’il faut rapidement imposer, dont nous avons un besoin urgent, est une Europe écologique et sociale, une Europe politique et démocratique. Il nous semble que Socialistes et Communistes rejoignent notre position, les Socialistes en contestant désormais les critères de Maastricht et les Communistes en ne rejetant plus l’Europe mais en voulant une Europe sociale. Nous ne sommes pas condamnés à une Europe ultra-libérale, ignorant les diversités locales et servant de prétexte à nos gouvernants pour aggraver la concurrence et remettre en cause les acquis sociaux au nom de la mondialisation. Au contraire l’Europe unie peut donner la puissance nécessaire pour imposer un autre mode de développement respectant l’environnement, la diversité, la solidarité et la cohésion sociale d’une longue tradition historique. L’Europe pourrait être au service de l’emploi, de l’agriculture, du Tiers monde, d’un développement soutenable. Là encore, la condition est qu’on ne laisse pas les technocrates et les politiciens décider pour nous mais qu’on manifeste notre exigence d’une vie décente et digne. L’Europe se fera contre nous si elle se fait sans nous.

Jean Zin Candidat des Verts 2ème circonscription du Lot