Une bactérie et des endocannabinoïdes contre l’obésité et le diabète

Lien

- Une bactérie et des endocannabinoïdes contre l’obésité et le diabète

bacteries

Les scientifiques ont montré que des souris avec une alimentation riche en graisse possédaient 100 fois moins d’Akkermansia muciniphila que des rongeurs alimentés normalement. Pour rééquilibrer la flore intestinale des souris gavées, les chercheurs leur ont administré l’espèce bactérienne et ont encouragé sa croissance avec des prébiotiques, des nutriments spécifiques favorisant leur développement. L’expérience est un succès : non seulement l’écosystème microbien intestinal est rétabli, mais les souris perdent du poids ! Encore mieux, elles se mettent à sécréter plus efficacement de l’insuline, l’hormone impliquée dans le diabète.

L’équipe belge a montré que sa progression dans l’intestin était associée avec une augmentation du taux d’endocannabinoïdes. Ces derniers sont impliqués dans le contrôle du taux de sucre dans le sang, et jouent un rôle dans la stimulation immunitaire contre les pathogènes intestinaux. Face à la croissance bactérienne, l’organisme se met aussi à produire plus de mucus intestinal, l'aliment favori du microbe.

Des calculs analogiques avec des cellules vivantes

Lien

- Des calculs analogiques avec des cellules vivantes

On peut transformer des cellules bactériennes en calculatrices vivantes capables de calculer des logarithmes, de diviser, et de faire des racines carrées, en utilisant juste 3 ou 4 séquences génétiques.

Ces systèmes effectuent des calculs analogique en exploitant les fonctions biochimiques naturelles qui sont déjà présents dans la cellule plutôt que de les réinventer avec la logique numérique, les rendant ainsi plus efficace que les systèmes numériques élaborés par la plupart des biologistes synthétiques.

Pour une addition ou une multiplication analogique permettant de calculer la quantité totale de deux ou plusieurs composés dans une cellule, les chercheurs ont combiné deux circuits, dont chacun répond à une entrée différente. Dans un circuit, un sucre appelé arabinose agit sur un facteur de transcription qui active le gène qui produit une protéine fluorescente verte (GFP). Dans le second, une molécule de signalisation appelée AHL active aussi un gène qui produit la GFP. En mesurant la quantité totale de GFP, on obtientr la quantité totale des deux entrées.

Pour soustraire ou diviser, les chercheurs ont substitué un facteur répresseur à l'activateur, désactivant la production de GFP en fonction de la présence d'une molécule donnée. L'équipe a également construit un circuit de racine carrée analogique qui nécessite seulement deux modifications génétiques.

Un autre des circuits peut effectuer une division en calculant le rapport de deux molécules différentes. Les cellules effectuent souvent ce genre de calcul, ce qui est essentiel pour surveiller les concentrations relatives des molécules telles que le NAD et le NADH, qui sont fréquemment converties de l'une en l'autre.

Par ailleurs, on peut signaler un article d'internet actu sur la programmation du vivant.

La musique triste est l’amie des coeurs brisés

Lien

- La musique triste est l'amie des coeurs brisés

L'intéressant, c'est que cet effet bénéfique serait du même ordre que la compassion d'un ami qui reconnaît notre détresse au lieu de la nier.

Cela n'empêche pas, bien sûr, que la musique entraînante donne la pêche mais pas quand on est déprimé justement, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Il est d'ailleurs significatif que la chanson prise en exemple dans ce dernier lien ne me paraît ni très bonne, ni ce qu'il y a de plus entraînant mais elle appelle par contre explicitement au bonheur !

Pour ma part je me faisais autrefois des cassettes avec des morceaux tristes au début (Brel, Blues) et des morceaux de plus en plus gais ensuite (Beatles, etc.).

Poussières, fertilisation de l’océan et fluctuations rapides du climat

Lien

- Poussières, fertilisation de l'océan et fluctuations rapides du climat

fluctuations rapides du climat et cycle du CO2

Les poussières portées par le vent, qui ont un effet sur la pompe biologique, sont aussi impliquées dans les changements climatiques rapides.

Publiée dans Nature Geoscience, l’étude montre que durant ces événements de Heinrich, la glace de mer antarctique s’est retirée, transformant alors les vents d’ouest en vents du sud. La combinaison de ces deux paramètres a impliqué une remontée des eaux profondes, et donc une libération du CO2 dissous enfoui. Par ailleurs, les conditions climatiques plus chaudes en Patagonie ont diminué l’apport de nutriments des continents vers l’océan Austral, réduisant alors l’influence de la pompe biologique sur l’enfouissement du carbone.

Cela renforce l'incertitude sur l'évolution climatique si sensible aux régimes des vents qui peuvent changer brutalement (comme actuellement en Arctique) et du même coup participer à l'augmentation (ou la réduction) rapide des niveaux de CO2.

Le pompage turbinage en eau profonde pour les éoliennes marines

Lien

- Le pompage turbinage en eau profonde pour les éoliennes marines

Ores, le stockage de l’électricité éolienne en eau profonde

Le concept Ores (Offshore Renewable Energy Storage) est assez simple : pourquoi ne pas associer une sphère creuse, qui servirait à la fois de point d’ancrage et de système de stockage, à chaque éolienne flottante ?

Cette structure devrait mesurer entre 15 et 35 m de diamètre, être creuse et avoir des parois de 3 m d’épaisseur. Elles permettront à la sphère de résister à la pression hydrostatique qui règne, par exemple, à 750 m de profondeur (condition optimale de production), mais pas seulement. La structure doit également être suffisamment lourde afin d'éviter qu’elle ne remonte lorsqu’elle est vide. Grâce à ses parois épaisses, elle devrait peser plusieurs milliers de tonnes, et assurer ainsi un ancrage sûr pour les éoliennes.

Une sphère de 25 m de diamètre et placée à 400 m de profondeur pourrait, selon l'article paru dans les Proceedings of the IEEE, stocker jusqu’à 6 MWh d’électricité. Ainsi, une installation composée de 1.000 éoliennes serait théoriquement capable de concurrencer certaines centrales nucléaires, mais pour quelques heures seulement. Ce système possède un dernier avantage particulièrement intéressant : la production d’électricité peut être lancée, ou arrêtée, en seulement quelques minutes, de quoi lisser facilement les pics de consommation.

Vers un contre-choc pétrolier?

Lien

- Vers un contre-choc pétrolier?

L'extraction du pétrole de schiste américain croît beaucoup plus vite que prévu, estime l'Agence internationale de l'Energie. De quoi bouleverser les équilibres mondiaux, et faire baisser les cours, rapidement.

La production américaine va augmenter de 3,9 millions barils/jour d’ici 2018, estiment les experts. Elle dépassera donc dans cinq ans le niveau encore attendu, voilà quelques semaines, pour 2035. Cette production non-conventionnelle contribuera à elle seule, pour moitié, à la croissance de l’offre mondiale d’or noir hors Opep.

A l’horizon 2018, la demande de pétrole atteindrait 96,7 millions de barils/jour –compte tenu des projections de croissance économique, prudentes, du FMI-, tandis que l’offre atteindrait globalement 103 millions de barils.

J'annonçais dès novembre dernier la fin de la fin du pétrole qui se confirme donc au-delà des prévisions. Quand on voit ça, on se dit que c'est à, pleurer et que les écologistes persuadés qu'on va manquer de pétrole sont vraiment complètement à côté de la plaque (nouvelle preuve que les prévisions des pétroliers - supposés menteurs - sont plus fiables que celles des écologistes - supposés détenir la vérité). Il n'est pas sûr malgré tout que les prix baissent autant que certains le prévoient (de 40%) mais ce serait dramatique pour le développement des énergies renouvelables que cela ralentirait encore même si elles devraient bientôt devenir très compétitives (il suffit de suivre l'actualité des sciences et techniques pour savoir que les ruptures technologiques sont déjà là, aussi bien pour la production que le stockage, très loin des performances des systèmes commercialisés jusque là).

On vient pourtant de passer le cap des 400 ppm de CO2, niveau jamais atteint depuis 2 millions d'années et il n'y a guère de doute sur les risques climatiques que nos émissions provoquent, en tout cas pour 97% des études publiées. Seuls 83 articles depuis 20 ans contestent cette influence (et certes, ce n'est pas une preuve, mais tout de même, il est assez irresponsable de prétendre quand on n'y connaît rien que ce serait forcément les 0,87% qui ont raison contre tous les autres même si le caractère chaotique du climat rend les projections très imprécises, ce qui devrait aggraver les choses plus que les arranger).

Des puces RFID dans du papier (des billets)

Lien

- Des puces RFID dans du papier (des billets)

Des puces RFID dans du papier (des billets)

Grâce à une technologie de gravure au plasma, des scientifiques américains ont créé des puces RFID suffisamment fines pour être incorporées dans du papier. Un procédé moins onéreux et plus rapide que les méthodes actuelles, qui pourrait être utilisé pour sécuriser des documents officiels et des billets de banque.

« Nous employons la technique de gravure ionique réactive (Reactive Ion Etching, ou RIE) avec laquelle des ions de haute énergie du plasma attaquent la surface d'une plaquette en forme de disque, pour en retirer de la matière. Dans notre procédé Leap, le RIE a deux objectifs : diminuer l’épaisseur de la plaquette de silicium de 50 à 20 micromètres, et la diviser en puces individuelles que l’on peut ensuite transférer sur du papier. »

Le plus grand intérêt serait de pouvoir identifier numériquement le contenu des documents.

Une plante carnivore sans « ADN poubelle »

Lien

- Une plante carnivore sans "ADN poubelle"

Cette plante a l'un des plus petits génomes des multicellulaires avec 28 500 gènes mais le plus étonnant c'est que son "ADN poubelle" (non codant pour une protéine) ne serait que de 3% alors qu'il est largement majoritaire d'habitude.

Cela a l'avantage de prouver que cet ADN poubelle n'est pas toujours indispensable, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas de fonction (de régulation ou spatiale dans le repliement de l'ADN pour l'expression des gènes ou leur rapprochement). On doit supposer aussi qu'il y a dans ce cas un mécanisme éliminant l'ADN inutile.

Elevage industriel de vers de mouche comme nourriture animale

Lien

- Elevage industriel de vers de mouche comme nourriture animale

Destinées à l'alimentation animale, les larves de mouches cultivées par une entreprise sud-africaine permettent aussi de recycler des déchets d'abattoir et des déchets alimentaires.

"Nous avons créé la première opération d'élevage industriel de mouches" a expliqué à l'AFP Jason Drew, membre de l'équipe de AgriProtein Technologies. Cette entreprise sud-africaine élève entre 7 et 8 millions de mouches femelles dans son établissement de Stellenbosch, dans le sud-ouest du pays.

Bien nourries, ces mouches pondent des œufs qui sont ensuite récupérés et déposés sur un substrat peu ragoûtant : déchets des usines alimentaires, sang et tripes des abattoirs, déjections animales provenant des exploitations agricoles... "La nature a inventé les mouches pour ça : pour recycler ces protéines" commente Jason Drew.

"En 72 heures, un kilo d'œufs se transforme en environ 380 kilos de larves".

D'après l'entreprise, les larves séchées ont la même composition que la farine de poisson, couramment utilisée dans les aliments pour animaux.

Plaidoyer pour l’altermonde

un-autre-monde-est-possibleA mesure de notre impuissance face à la crise, on voudrait nous persuader, contre toute évidence, que les hommes auraient toujours choisi la société dans laquelle ils voudraient vivre et que ce ne serait qu'une question de volonté. On ne voit pas sur quels exemples historiques pourraient s'appuyer de telles prétentions, la révolution de 1789 n'ayant pas été préméditée, échappant en permanence à ses acteurs, et celle de 1917 ayant produit le contraire de ce qui était voulu ! Ce sont des forces historiques qui sont à l'oeuvre et nous dépassent, ce sont elles qu'il faut tenter de comprendre avec les opportunités qu'elles peuvent ouvrir et qui dépendent assez peu de nos préférences subjectives. Il n'y a aucune raison de surestimer nos moyens ni de croire qu'on pourrait construire une quelconque utopie (en plus celle de notre choix !) dans une rage normalisatrice. Au contraire, la situation semble plutôt désespérée sur tous les fronts, accumulant défaites sur défaites. Sur le plan social, le sud de l'Europe dévasté nous entraîne sur la même pente alors que la lutte contre le réchauffement climatique semble perdue, du non renouvellement du protocole de Kyoto à l'exploitation de toutes les sources d'hydrocarbure (gaz de schiste, méthanes marins, pétroles non conventionnels, charbon). On ne sait comment on va faire face, non pas tant au pic de population qui n'est plus tellement éloigné qu'à un nouveau doublement de la classe moyenne mondiale qui est déjà passée de 1 à 2 milliards depuis l'an 2000 et devrait plus que doubler encore dans les années qui viennent. Le refus de prendre en compte ces évolutions géopolitiques tout comme le bouleversement total que le numérique apporte dans nos vies depuis une dizaine d'années ne peut que renforcer notre impuissance collective et notre soumission aux événements qui décident de nous plus que nous n'en décidons dans l'urgence, le nez dans le guidon.

Continuer la lecture

Une « cape d’invisibilité » qui détourne la chaleur

Lien

- Une "cape d'invisibilité" qui détourne la chaleur

Une plaque de cuivre et de silicium structurée comme des métamatériaux permet de propager la chaleur autour d'une zone centrale sans l'affecter.

Le cuivre est un bon conducteur de chaleur, tandis que le silicium utilisé, appelé PDMS, est mauvais conducteur.

"En mettant sur une plaque de cuivre des structures annulaires de silicium, on obtient un matériau qui conduit la chaleur dans toutes les directions à des vitesses variables qu'on peut contrôler".

"Ce qui est impressionnant, c'est que des méthodes optiques puissent s'appliquer au domaine très différent de la thermodynamique".

Cette façon de canaliser la chaleur pourrait avoir de très nombreuses applications, entre autres en électronique mais dans toutes sortes de domaines. En tout cas, ces "capes d'invisibilité" s'appliquent déjà aussi bien à l'optique qu'au son ou aux tremblements de terre.

Une voiture volante à décollage vertical

Lien

- Une voiture volante à décollage vertical

Avec l’avant d’une Ford Fusion et le corps d’un Bell-Boeing V-22 Osprey, le TF-X serait capable de décoller (et atterrir) à la verticale grâce à un moteur électrique puis de traverser les airs avec l’aide d’un moteur à combustion traditionnelle.

Capable d’atteindre les 320 k/h en mode avion, Terrafugia envisage de ne pas réclamer de brevet de pilote, les ordinateurs se chargeant du pilotage automatique.

Amélioration de la combustion du méthane et de la récupération du CO2

Lien

- Amélioration de la combustion du méthane et de la récupération du CO2

En mettant en contact le méthane avec un composé solide oxygéné (transporteur d'oxygène) la combustion est plus efficace et accélérée, ce qui permet des systèmes plus petits. Le nouveau transporteur d'oxygène mis au point est un "conducteur mixte ionique-électronique" à base de rouille qui serait 70 fois plus rapide.

De plus, en complétant le système avec une condensation de la vapeur d'eau produite, le CO2 restant pourrait être facilement récupéré.

Les langues d’Europe et d’Asie dérivent d’une langue commune

Lien

- Les langues d'Europe et d'Asie dérivent d'une langue commune

European and Asian languages have one mother tongue - life - 07 May 2013 - New Scientist

Il semblait difficile pour la phonologie de remonter au-delà de 8000 ans pour reconstituer les formes primitives de langues qui se sont différenciées (ex : le Sanskrit "bhratar" devient "brother", "frater", "frère", etc.) jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que les mots les plus courants évoluaient beaucoup moins que les autres. En se focalisant sur 23 mots "ultra-conservés" (thou, I, not, that, we, to give, who, this, what, man/male, ye, old, mother, to hear, hand, fire ,to pull, black, to flow, bark, ashes, to spit, worm), l'étude a pu ainsi montrer que les langues asiatiques et européennes dérivaient d'une langue commune il y a 15 000 ans, c'est-à-dire juste avant la fin de la dernière glaciation et l'explosion des populations sur les territoires libérés. L'article du Washington Post permet d'écouter ces mots (cognates) dans différentes langues, leur ressemblance n'étant pas évidente pour les non spécialistes...

Il est possible que ce soit le signe d'un remplacement des anciennes populations par un groupe restreint plus évolué mais seules des études génétiques pourraient l'établir, les langues n'étant pas toujours corrélées à une origine commune.

D'autres études très contestées font remonter la langue mère de toute l'humanité cette fois (y compris les Africains mais peut-être pas les San) aux alentours de 60 000 ans. Tout cela est considéré comme pure spéculations par certains.

Les Mammouths ont disparu parce qu’on tuait les dominants

Lien

- Les Mammouths ont disparu parce qu'on tuait les dominants

C'est toujours un mystère l'impact disproportionné que semblent avoir eu les humains à une époque où ils étaient si peu nombreux. En tout cas partout où ils pénétraient hors d'Afrique les grands mammifères disparaissaient rapidement. La seule explication qu'on pouvait imaginer était des hécatombes exterminant des troupeaux entiers se précipitant de falaises pour échapper aux feux de broussailles allumés par les chasseurs, ce dont on a peu d'exemples répertoriés. Un tout autre processus, plus indirect, pourrait être la cause de ces extinctions, la propension à s'attaquer aux animaux les plus grands qui sont aussi les mâles dominants.

L'étude en question concerne les Mastodontes, Mammouths à poil laineux d'Amérique du nord, dont un nombre inhabituel de squelettes témoignent avoir succombé aux défenses d'autres Mastodontes et donc d'une augmentation de l'agressivité de ces animaux. Or, on constate le même phénomène en Afrique lorsque des braconniers tuent les plus grands éléphants pour leurs défenses. Ensuite, les jeunes mâles livrés à eux-mêmes deviennent comme fous et peuvent s'entretuer, laissant libre cours à une agressivité déchaînée pour prendre la place du chef. De quoi montrer que la compétition sexuelle n'est pas la seule cause des hiérarchies animales qui ont surtout une fonction pacificatrice de maintien de l'ordre (il vaut toujours mieux un ordre que pas du tout), un peu comme un prédateur qui défend son territoire protège des autres prédateurs.

Que l'extinction des grands mammifères soit due à ce mécanisme de désorganisation n'est encore qu'une hypothèse mais qui rend un peu moins incroyable l'impact disproportionné des premières populations (avec des répercussion notables sur le climat de la disparition des grands animaux). Bien sûr ce n'est qu'un facteur, le coup de grâce à des espèces déjà sur le déclin à cause de conditions climatiques défavorables, notamment la chute d'une météorite, il y a 12 800 ans provoquant un refroidissement soudain, mais elles en avaient vu d'autres avant et avaient survécu des millions d'années. Les hommes ne se sont distingués qu'à éradiquer les derniers survivants jusqu'à l'élimination complète de ce qui était leur principale ressource, comme nous en avons un peu trop l'habitude, hélas.


En fait une nouvelle étude conteste le rôle de l'homme dans la disparition de la mégafaune en Australie, mettant en cause plutôt le climat, sauf qu'il n'y a pas qu'en Australie que la mégafaune a disparu et, comme on le disait, le rôle de l'homme se réduit sans doute à l'extermination des derniers survivants.

Il n'y aurait eu aucune trace d'arme de l'époque permettant la chasse de gros gibier.

Il y a cependant de bonnes preuves comme quoi 8 à 14 espèces de la mégafaune étaient encore présentes lorsque les humains sont arrivés.

Les aborigènes d'Australie semblent effectivement, selon Alain Testart, être des chasseurs assez peu évolués ne pratiquant même pas de pièges mais ils étaient quand même coutumiers des feux de brousse pour en ramasser ensuite le gibier tout cuit. Il est difficile de leur attribuer la chasse préférentielle des mâles dominants mais il faut compter avec le fait que cette mégafaune était la principale menace et qu'elle devait mobiliser toute leur énergie pour s'en défendre. Le mystère reste entier...

L’hormone du vieillissement

Lien

- L'hormone du vieillissement

Il y a différents facteurs de vieillissement mais son accélération post ménopause/andropause a clairement une origine hormonale qu'on pouvait attribuer à la baisse de la mélatonine mais on vient de trouver dans l'hypothalamus ce qui favoriserait l'inflammation (ce tueur silencieux) et réduirait la sécrétion de GnRH (gonadotropin-releasing hormone), hormone sexuelle nécessaire aussi à la production des neurones : la protéine NF-κB (nuclear factor kappa-light-chain-enhancer of activated B cells). En la bloquant, les souris vivraient 20% plus longtemps, ce qui n'est pas tant que ça mais démontre du moins que les hormones cérébrales ont bien un rôle important dans la dégénérescence programmée.

Les réserves d’hydrocarbure doublées pour les USA

Lien

- Les réserves d'hydrocarbure doublées pour les USA

Le doublement des réserves estimés ne couvre pour l'instant que l'équivalent de la consommation annuelle des USA mais ces estimations devraient continuer à augmenter à cause des progrès de la géologie comme des techniques d'extraction.

Cela confirme l'impasse des éco-énergétistes, survivalistes et autres transitionneurs qui tablent sur un épuisement rapide du pétrole. Il faut absolument changer de stratégie.

The bigger point is that those who think we should stop using fossil fuels should stop hoping that we’ll run out. We won’t. The amount of oil and gas in the ground is enormous.

Pour montrer sa maîtrise IBM fait une animation avec des atomes

Lien

- Pour montrer sa maîtrise IBM fait une animation avec des atomes

L'animation image par image n'a pas d'intérêt sinon de montrer la capacité de positionner avec précisions des atomes grâce à un microscope à effet tunnel. L'objectif est à terme d'obtenir des mémoires atomiques (au niveau de l'atome) et ce qu'on peut trouver étonnant par rapport à ce qu'on pouvait imaginer avant, c'est le peu d'incidence des fluctuations quantiques à ce niveau, cette stabilité étant une condition des nanotechnologies en général et qui avait été contestée par le prix Nobel de physique 1998 Robert B. Laughlin parlant même du bluff des nanobabioles.

Une oreille artificielle imprimée en 3D

Lien

- Une oreille artificielle imprimée en 3D

L'objectif principal des chercheurs était de trouver un moyen efficace et polyvalent de fusionner l'électronique avec un tissu biologique (bionique). Ils ont utilisé pour cela l'impression 3D de cellules et de nanoparticules suivis de leur mise en culture afin de combiner une petite bobine de fil avec un cartilage, créant ce qu'ils appellent une oreille bionique.

"La conception et la mise en œuvre d'organes et de dispositifs bioniques qui améliorent les capacités humaines, ce qu'on appelle cybernétique, a fait l'objet d'un intérêt scientifique croissant. Ce domaine a le potentiel de fournir des organes de rechange sur mesure pour le corps humain, ou même de créer des organes aux capacités supérieures à ce que la biologie humaine permet habituellement."