Un édulcorant réduit de 70% le Parkinson des mouches

Lien

- Un édulcorant réduit de 70% le Parkinson des mouches

C'est un édulcorant qu'on trouve dans les chewing-gums sans sucre, entre autres, et qui réduirait les agrégats de la protéine α-Synuclein (α-syn) à l'origine du Parkinson (selon un mécanisme semblable à celui des maladies à prions).

Sur les mouches modèles, les symptômes seraient améliorés de 70%.

On est loin de l'homme mais c'est la première fois qu'on a une piste de traitement.

On en parle depuis avril.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Des vols suborbitaux pour remplacer les longs courriers

Lien

- Des vols suborbitaux pour remplacer les longs courriers

S3 n’a que quelques mois d’existence et pourtant leurs projets semblent déjà bien avancés de navettes suborbitales non habitées capables de lancer des petits satellites allant jusqu’à 250 kg d’ici 2018.

S3 a annoncé le 16 juin, un nouveau partenariat avec Thales Alenia Space. Ce sont eux qui ont fabriqué Columbus, le laboratoire pressurisé européen qui se trouve actuellement sur la Station spatiale internationale. Pour S3, ce partenariat est l’occasion de bénéficier d’une expérience réussie pour développer une version habitée de leur navette suborbitale.

Cette dernière avancée leur permettra de transporter des passagers à l’autre bout du monde à très grande vitesse.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Microsoft a breveté les communications numériques avec notre corps

Lien

- Microsoft a breveté les communications numériques avec notre corps

Microsoft vient de se voir accorder un brevet décrivant un appareillage transmettant des données via de faibles impulsions électriques au travers du corps humain. De quoi échanger des données informatiques lors d’une simple poignée de main, de sécuriser des paiements ou encore de s’identifier pour accéder à certains bâtiments.

Il est composé de trois éléments : une surface faisant office de masse, une couche d’isolant, et une autre conductrice reliée à un module de communication permettant de faire transiter les données via le corps humain.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Qu’appelle-t-on penser ?

le-penseur-de-rodin

Ce que la pensée, en tant qu'elle est percevoir, perçoit, c'est le présent dans sa présence. [p166] Le trait fondamental de la pensée est la re-présentation. [p167] Toutefois nous ne pensons pas encore en mode propre, aussi longtemps que nous ne considérons pas en quoi l'être de l'étant repose, lorsqu'il apparaît comme présence. [p169]
Heidegger, Que veut dire "penser" ?

D'être revenu récemment sur le nazisme de Heidegger m'a fait mesurer à quel point sa conception de la pensée (comme présence tournée vers son origine, recueil d'un sens déjà donné, simple perception enfin) était étrangère à ma propre expérience (travail critique de réflexion d'un savoir en progrès dans l'épreuve historique de ses contradictions). Bien sûr tout dépend de ce qu'on désigne comme pensée, simple flux de la conscience, reconstitution de mémoire, exercice logique, examen rigoureux, choix décisif ou rêverie poétique (voire érotique). Il est d'autant plus étonnant d'avoir réduit ainsi la pensée (et le langage) à un simple recueillement d'essence religieuse et dépourvu de toute négativité. Là-dessus, les critiques de Derrida, dans "La voix et le phénomène", restent très utiles, montrant comme cette métaphysique de la présence (ou mystique de l'authenticité) compromettait toute la phénoménologie (et l'existentialisme). Il vaut d'y revenir car, politiquement, on sait où peut mener la surévaluation de l'origine mais c'est un peu la même chose avec la "tradition révolutionnaire", à vouloir "refaire Mai68" par exemple, comme si on n'avait rien appris de ses errements, au lieu de proclamer un nouvel âge de liberté capable de reconnaître ses erreurs.

Lire la suite

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Une éolienne à voile plus efficace

Lien

- Une éolienne à voile plus efficace

L'éolienne est pourvue d'un dispositif qui déploie ou enroule les voiles automatiquement afin d'adapter la vitesse de rotation de l'éolienne à celle du vent.

Selon ses concepteurs, cette structure présente plusieurs avantages par rapport aux éoliennes tripales "classiques". Tout d'abord, sa faible hauteur (14 m pour les voiles, et 7m pour le "mat" central) la dispense d'obtenir un permis de construire spécifique. En contrepartie, son rendement énergétique est moins bon que si elle était juchée sur un mat de grande hauteur.

Selon VoileO, le prototype actuel développe une capacité de production de 75 kilowatts (kW) -contre 1 à 3 mégawatts pour une éolienne classique- et les futurs modèles pourraient monter jusqu'à 300 kW.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Quels effets de l’accélération ou gravitation sur l’intrication ?

Lien

- Quels effets de l'accélération ou gravitation sur l'intrication ?

orbites

Ce n'est qu'une proposition d'expérimentation originale pour tester l'effet sur leur intrication quantique d'une différence de gravitation ou d'accélération entre des condensats de Bose-Einstein proches du zéro absolu abrités par des micro-satellites dont l'un changerait d'orbite.

Assez facile à tester donc, alors qu'il est si difficile de mesurer l'influence de la gravitation au niveau quantique, et même s'il faut répéter l'expérience un grand nombre de fois. Mais comment savoir si la décohérence serait due au changement d'orbite ou d'accélération et non pas à une autre interaction ou fluctuation quantique ?

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Le contrôle par la pensée devient complètement naturel

Lien

- Le contrôle par la pensée devient complètement naturel

Des petites électrodes placées sur le cerveau permettent aux patients d'interagir avec des ordinateurs et de contrôler des membres robotisés simplement en pensant à exécuter ces actions. Apprendre à contrôler un bras robotisé ou une prothèse pourrait devenir une seconde nature.

Les chercheurs ont constaté qu'au début, l'activité cérébrale est centrée dans le cortex préfrontal, une zone associée à l'apprentissage d'une nouvelle compétence. Mais après aussi peu que 10 minutes, l'activité du cerveau frontal diminue, évoluant vers des modèles conformes à ceux observés lors des actions automatiques.

"Nous avons maintenant un marqueur cérébral qui montre quand un patient a réellement appris une tâche. Une fois que le signal disparait, vous pouvez supposer que la personne a appris."

L'expérience utilise des électrodes sur la surface du cerveau mais en dessous de la boîte crânienne. Cela permet d'enregistrer des signaux à des fréquences plus élevées et avec moins d'interférences que mesurés sur le cuir chevelu. A l'avenir, un appareil sans fil pourrait rester à l'intérieur du crâne pour contrôler des membres robotisés.

Cela nous promet donc un véritable cyborg, la machine étant intégrée à l'humain mais au fond comme une voiture qu'on conduit sans plus y penser.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Notre ADN diffère du chimpanzé par les séquences régulatrices

Lien

- Notre ADN diffère du chimpanzé par les séquences régulatrices

On a du mal à comprendre ce qui nous différencie des chimpanzés génétiquement alors qu'on partage quasiment tous leurs gènes. C'est peut-être qu'on n'est pas si différents, en effet, mais il y a quand même déjà plusieurs pistes impliquant, au niveau cérébral, le développement du cortex, les cellules nerveuses (neurones et astrocytes), avec une plus grande diversité génétique ou une méthylation épigénétique moins stricte et plus de neurones miroir (qui existent déjà chez les singes), enfin, plus récemment, le développement de l'aire de Broca attachée au langage et aux procédés techniques. Il y a aussi la néoténie avec un temps plus long de maternage et d'éducation. On peut ajouter une plus grande longévité et la ménopause pour les femmes. Tout cela se résume sans doute à un nombre limité de gènes, nous procurant notre avantage compétitif.

La comparaison des génomes fait apparaître une autre différence concernant les sites de fixation des facteurs de transcription de l'ADN, séquences régulatrices qui auraient plus de diversité et de défauts mineurs, ce qui est interprété comme une source de flexibilité permettant une sélection plus rapide des mutations positives mais on pourrait simplement y voir l'effet de l'allègement de la pression sélective avec une plus grande prise en charge des malades, plutôt un affaiblissement génétique, une dégénérescence de l'espèce qui serait donc originaire, conséquence de notre plus grande humanité. La sélection est toujours impitoyable mais sans doute plus du côté des capacités cognitives et de la sélection sexuelle que du système immunitaire, nous destinant à un état de souffreteux à mesure qu'on s'intellectualise ?

Parmi les conclusions, l'étude rapporte que, lorsqu'on les compare avec les gènes codant des protéines, les sites de liaison de l'ADN montrent près de trois fois plus de « mutations faiblement délétères». Ce sont des mutations qui peuvent affaiblir ou rendre un individu plus vulnérable à la maladie, mais qui ne sont généralement pas très graves, responsables quand même de nombreuses maladies héréditaires.

Alors que les gènes ont généralement tendance à résister au changement, une mutation peut conduire parfois à un caractère favorable qui en augmente la fréquence dans une population ; c'est ce qu'on appelle la sélection positive. Or, "les sites de liaison des facteurs de transcription montrent des quantités considérables de sélections positives", concernant principalement l'adaptation aux sites de régulation des gènes contrôlant les cellules sanguines, le fonctionnement du cerveau et l'immunité, entre autres.

"Le tableau d'ensemble montre une plus grande souplesse d'évolution des sites de liaison que des gènes codant pour des protéines".

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Des cafards-robotisés bientôt en vente

Lien

- Des cafards-robotisés bientôt en vente

Un groupe de biohackers, fraîchement sortis de l'université du Michigan (États-Unis) a eu l'idée d'exploiter le signal nerveux émis par les antennes du cafard afin... d'en téléguider les mouvements. Pour ce faire, ils ont imaginé un dispositif électronique relié au système nerveux de l'animal. Ce dernier envoie une impulsion électrique dans l'antenne gauche ou dans la droite, modifiant ainsi la trajectoire de l'animal.

Dans le cadre de ce projet, le dispositif électronique est relié via une liaison sans fil bluetooth à un téléphone portable. Pour devenir le maître des mouvements du cyber-cafard, l'utilisateur doit donc simplement télécharger une application puis faire glisser son doigt vers la gauche ou la droite de son écran tactile.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Mindwalker, l’exosquelette contrôlé par la pensée

Lien

- Mindwalker, l’exosquelette contrôlé par la pensée

Il y a trois ans naissait le projet Mindwalker. Financé par l’Union européenne, il rassemble sept universités et entreprises qui ont travaillé à la mise au point d’un exosquelette qui peut être contrôlé à partir des ondes émises par le cerveau (EEG, électroencéphalographie) ou l’activité musculaire (EMG, électromyographie). Cet appareillage est destiné à redonner de la mobilité à des personnes ayant perdu l’usage de leurs jambes.

Le mois dernier, les premiers tests en conditions réelles ont été réalisés à la Fondation Santa Lucia de Rome avec cinq patients paralysés des membres inférieurs. Harnachés dans l’exosquelette, munis d’un casque EEG et d’une paire de lunettes spéciales, ils ont pu se tenir debout et faire quelques pas à la seule force de leur pensée.

Les candidats se sont exercés à contrôler un exosquelette virtuel sur un ordinateur avant de passer à la pratique.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Un antibiotique réduirait la dépendance

Lien

- Un antibiotique réduirait la dépendance

Une nouvelle étude suggère que la protéine GLT1 (Glutamate Type I Transporter), impliquée dans l’élimination du neurotransmetteur glutamate, a un rôle clé dans la dépendance à la cocaïne. En utilisant un antibiotique permettant d’augmenter la quantité de cette protéine dans le cerveau, une équipe de l’université de l'Indiana à Bloomington a pu limiter la consommation de cocaïne chez le rat.

Au cours de la période de sevrage, ils ont observé une diminution de la protéine GLT1 dans le noyau accumbens, une région cérébrale qui joue un rôle important dans le système de récompense.

Pour pallier au sentiment de dépendance, l’équipe a eu l’ingénieuse idée de donner aux animaux de la ceftriaxone, un antibiotique utilisé pour traiter des méningites, et connu pour augmenter la quantité de GLT1 dans le cerveau. Grâce à ce médicament, les chercheurs ont pu annuler le besoin de cocaïne chez le rat.

Des résultats préliminaires prometteurs montrent que la ceftriaxone aide à réduire aussi la dépendance à l’alcool chez le rat.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

On peut lire sur son visage la souffrance du bébé qui va naître

Lien

- On peut lire sur son visage la souffrance du bébé qui va naître

Les premières expressions apparaissent vers la 24e semaine de grossesse. À ce moment-là, les fœtus sont capables de réaliser des mimiques simples pour lesquelles une seule région du visage se modifie. Au bout de 36 semaines, leurs expressions sont beaucoup plus complexes et font intervenir au moins quatre mouvements en même temps. À partir de ces images on pourrait penser que le fœtus exprime une douleur.

Bien que les fœtus soient en bonne santé, tous affichaient une expression de souffrance à la fin de la grossesse. Selon les auteurs il est pour le moment difficile de savoir si ces mimiques reflètent une réelle détresse.

Il se pourrait que l'accouchement soit déclenché au moment où le foetus pompe trop d'énergie à la mère (ce dont témoigne le "masque de grossesse"), ce qui signifie sans doute que le foetus n'en reçoit plus assez et qu'il est en manque (il a faim?), ce qui pourrait expliquer son expression de douleur ou de se trouver trop à l'étroit ? De quoi imaginer en tout cas qu'il veuille sortir et non pas rester dans un ventre douillet comme on avait tendance à le penser, les pleurs du nouveau-né n'étant que la fin d'une mauvaise période et non d'une euphorie première horrifiée de découvrir la dure réalité.

FacebookTwitterGoogle+Reddit

De la pensée globale à l’action locale

L'action politique passe par plusieurs étapes. Il y a d'abord le moment de l'indignation ou de la sensibilisation aux désastres écologiques et sociaux du capitalisme qui motivent l'engagement à s'opposer au monde tel qu'il est.

Ensuite, le premier devoir d'un militant est celui de sa formation, moment pour comprendre les raisons qui nous ont mené là et les transformations en cours. C'est le travail auquel Marx s'était astreint avec "Le Capital", dégageant les causes globales de notre système de production (détermination de la production par les marchés financiers, l'innovation et le salariat). Il ne s'agit pas en effet de laisser libre cours à une imagination débridée ni de se limiter aux condamnations morales et aux bons sentiments, il faut connaître les processus matériels et les contraintes systémiques qui mènent à des conséquences si funestes. On peut dire qu'on remonte du local au global en remontant des effets aux causes. Il y a également tout un travail d'information à approfondir notamment sur le climat et l'épuisement des ressources, il ne suffit pas de convictions personnelles.

(c'est la réécriture complète pour EcoRev' de l'introduction de l'article "Plaidoyer pour l'altermonde")

Lire la suite

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Ce qui distingue l’esprit humain

Lien

- Ce qui distingue l'esprit humain
The Human Spark: The science of human development, Jerome Kagan

La question de ce qui nous différencie du chimpanzé est abordée par Jérôme Kagan à partir de la spécificité du développement de l'enfant.

Nourrissons humains et chimpanzés se comportent de manière remarquablement similaires dans les quatre à six premiers mois. C'est seulement au cours de la deuxième année que l'on commence à diverger profondément. Au moment où les lobes frontaux de l'enfant se développent et que les connexions augmentent entre les sites du cerveau, le petit homme commence à développer les talents distinctifs de notre espèce. Il s'agit notamment de "la capacité de parler un langage symbolique, de déduire les pensées et les sentiments des autres, de comprendre la signification d'une action interdite, et prendre conscience enfin de leurs propres sentiments, intentions et actions".

On peut dire qu'il ne s'agit que d'une constatation factuelle, les théories de l'auteur là-dessus n'étant pas l'essentiel. New Scientist conteste que la moralité soit spécifique à notre espèce comme il le prétendrait. On a effectivement vu qu'il y avait déjà une forme de moralité dans les espèces grégaires mais il n'y a rien d'absurde à estimer que notre humanité se distingue par une autre sorte de moralité, liée notamment à la compréhension de l'interdit qui distingue bien un enfant d'un animal. Jérôme Kagan caractérise notre moralité par le fait de pouvoir juger que nous sommes de bonnes personnes, ce qui n'est pas faux, liant surmoi et narcissisme, mais on ne peut ignorer ce que le langage y ajoute de systématisme et de récit (de mensonge). Il semble par contre un peu délirant de penser que cette moralité de base se transformerait désormais en quête éperdue de célébrité ! C'est l'exemple même des court-circuits entre la prétention de parler de biologie, donc pour des périodes préhistoriques, appliquée sans précaution à la mode de ces dernière années...

FacebookTwitterGoogle+Reddit

Des impulsions laser multiplient les cristaux de glace des cirrus

Lien

- Des impulsions laser multiplient les cristaux de glace des cirrus

En projetant le faisceau laser à impulsions ultracourtes sur un cirrus, un nuage de haute altitude composé de cristaux de glace (couche supérieure de la troposphère), l’effet observé a alors surpris les chercheurs. En une dizaine de minutes, l’action du laser a multiplié par 100 la densité des cristaux. « les nouvelles particules de glace ont alors rapidement diminué la pression en vapeur d’eau jusqu’à la saturation de la glace, ce qui a augmenté l’épaisseur optique du nuage parfois de trois ordres de grandeur ».

Ce dernier détail n’est pas anodin, puisque les cirrus interviennent dans le bilan radiatif de notre planète. Ils réfléchissent ou absorbent partiellement le rayonnement solaire venant de l’espace (pouvoir refroidissant), mais aussi le rayonnement thermique émit par la Terre (pouvoir réchauffant).

FacebookTwitterGoogle+Reddit