Les conditions sociales de l’individu et de l’économie

Paradoxe de RobinsonLe paradoxe de Robinson, François Flahault, Mille et une nuits, 2005

Ce petit livre est absolument formidable dans sa façon de retourner les évidences sur lesquelles se fonde l'individualisme et dont il montre que les bases remontent au moins aux Grecs, à la République de Platon platement utilitaire et artificielle, assemblage d'individus existant en soi, comme en dehors de la société ! Hobbes partira des mêmes présupposés devant une guerre des religions qui défait le tissu social. De même Locke dans une Amérique immense et encore sauvage. La conception asiatique s'oppose depuis l'origine à cet individualisme occidental.

Tout ceci n'est pas très nouveau, qu'on songe à Lucien Goldmann pour qui "l'hypothèse du sujet individuel est une idéologie déformante, élaborée elle-même par un sujet collectif". La thèse d'une "économie des personnes" condition d'une économie des biens est finalement très proches de Polanyi (bizarrement non cité) mais ce qui est nouveau c'est l'assurance avec laquelle François Flahault affirme que nous vivons une "révolution des idées", de la conviction que l'individu précède la société au constat que la vie sociale est à la base du processus d'humanisation, elle précède l'émergence de l'individu.

927 vues

Autonomie et dépendance

L'autonomie est toujours partielle mais plus on est autonome et plus on a de dépendances, plus on est responsable, plus les dépendances sont intériorisées. Il n'y a pas de libertés sans pouvoirs qui les contraignent mais l'autorégulation par l'autonomie est indispensable au-delà d'une certaine complexité. A l'ère de l'information l'autonomie devient indispensable dans la production, exigence de développement humain et d'un revenu d'autonomie mais il y a aussi des pathologies de l'autonomie qui renforcent la servitude volontaire, libéralisme détruisant les libertés d'individus coupés de tout lien social et ne pouvant plus se coordonner, avec les dépressions qui vont avec.

1 269 vues

Revue des sciences septembre 2014

  • Les Lucaniens, irréductibles Italiques
  • Qui sont vraiment nos ancêtres ?
  • Un missile sur Mars à la recherche de la vie sous terre
  • La chaleur emmagasinée par les océans sera relâchée dans plus de 10 ans
  • Les émissions du permafrost dues au soleil plus qu'aux bactéries
  • Les barrages tropicaux émettent par "bullage" 10% du méthane anthropique
  • Détecter des séquences d'ADN par leur vibrations avec des ondes terahertz
  • Similitudes génétiques du ver à la mouche et à l'homme
  • L'adaptation en direct d'un poisson à la vie terrestre
  • Des ondes gamma augmentent la sensibilité des souris
  • La zone visuospatiale du cerveau ne vieillit pas
  • Les équations du cerveau
  • OpenBCI, une interface neuronale directe pour les makers
  • L'homme de Florès, juste un trisomique ?
  • Neandertal aurait disparu plus tôt qu'on ne pensait
  • Moins d’hormones mâles aurait permis le développement de la civilisation
  • Un astéroïde responsable de l'extinction de la mégafaune il y a 13000 ans
  • La croissance des enfants ralentie par le cerveau
  • La musique de notre adolescence nous poursuit toute notre vie
  • La fraude pourrait se détecter par le langage utilisé
  • L'aspirine permettrait de prévenir les cancers
  • Le diabète lié à l'hibernation chez les ours
  • L'autisme provoqué par un excès de plasticité cérébrale ?
  • Les causes épigénétiques de l'Alzheimer
  • Effacer les souvenirs douloureux avec du xénon
  • Un yaourt contre la maladie de Parkinson ?
  • Un implant restaurant la courbure de la cornée à la place des lunettes
  • Microphone visuel, les paquets de chips vous espionnent
  • Prendre le contrôle du corps d'un autre
5 000 vues

Revue des sciences août 2014

  • La généalogie des mythes
  • Suivre l'évolution d'une superposition quantique jusqu'à son effondrement
  • La corrélation de particules après-coup
  • Séparer une particule de ses propriétés
  • Amplifier les fluctuations du vide
  • Le réchauffement favorise la variabilité climatique et les records de froid
  • De la vapeur avec du soleil
  • L'arbre aux 40 fruits différents
  • Du plastique à partir de (déchets de) végétaux
  • Constructions en bio-briques
  • Nos cellules héritent de la chimie d'il y a 4 milliards d'années
  • Le clonage humain obtenu grâce à la caféine
  • Modifier les connexions entre neurones
  • Un siphonophore, colonie d’individus spécialisés
  • Les 66 communications par gestes des chimpanzés
  • Le cerveau des bonobos très proche du nôtre
  • La supériorité de Sapiens serait dans ses réseaux étendus
  • La conscience chez les bébés
  • Le cerveau normalise les émotions
  • Entre amis, une ressemblance génétique étonnante
  • Comment on juge les gens sur leur mine
  • Les champignons hallucinogènes font faire des rêves éveillés
  • Plutôt recevoir des chocs électriques que s'ennuyer
  • Améliorer l'intelligence des foules en éliminant les plus influençables
  • Enregistrer et restaurer la mémoire avec une puce
  • Réveiller la douleur pour qu'elle ne soit plus chronique
  • Alzheimer : un test sanguin pour un dépistage très précoce
  • Le pacemaker remplacé par l'injection d'un gène dans le cœur
  • Un implant contraceptif qui se désactive par WiFi
  • Un virus de l'intestin contrôle l'équilibre bactérien
  • Un écran permettant de se passer de lunettes de correction
  • Les Google Glass pilotées par la pensée
  • AirDog, un drone qui vous suit pour vous prendre en film
  • Des moteurs aux pieds
  • Un avion qui se divise en 3
  • Une ville flottante et sous-marine au large de Hong-Kong
6 867 vues

La maladie de la disparition

Une nouvelle "fable des abeilles" pour notre temps !

Il se murmure que les abeilles disparaissent, annonçant une catastrophe écologique, et que la cause pourrait en être la multiplication des téléphones portables à cause de la pollution électro-magnétique qu'ils provoquent (l'électrosmog).

C'est, en fait, plus que contestable mais selon des chercheurs allemands de la Landau University la saturation des ondes désorienterait tellement les abeilles qu'elles ne pourraient plus rejoindre leur ruche, ce qui pourrait entraîner leur extermination en provoquant ce qu'on appelle en anglais Colony Collapse Disorder, et en français la "maladie de la disparition". Voilà ce qu'on pourrait prendre effectivement pour un signe annonciateur de notre propre disparition...

Cependant, même si les ondes n’en sont probablement pas la véritable cause, non seulement on est bien malgré tout face à un risque majeur mais on peut y voir aussi une fable sur l'inconscience avec laquelle nous travaillons à notre propre destruction en détruisant systématiquement nos conditions vitales, tout cela à cause d'une conception un peu trop myope de la productivité et d'une rentabilité immédiate. On verra que c'est une leçon écologique qui s'applique tout autant à l'économie cognitive et qu'il faudrait aussi en tirer les conséquences dans la préservation des milieux humains.

1 611 vues