Voilà le travail !

Il est tragique de voir qu'on voudrait interdire les licenciements au moment où c'est le CDI qui va disparaître, ce qui n'est qu'un exemple de volontarisme aveugle ne pouvant que mener à l'échec par refus de s'adapter à un nouvel environnement. On ne fait certes pas ce qu'on veut, obligés de tenir compte de la réalité, notamment de l'évolution des rapports de force aussi bien que des nouvelles forces productives, ce qui ne veut pas dire qu'on ne pourrait rien faire du tout, encore moins qu'on devrait accepter sans rien dire son misérable sort. Tout au contraire, notre époque est pleine de promesses d'une vie meilleure, d'une "libération du travail" qui serait le passage du travail forcé au travail choisi, ce qui n'est pas rien ! Seulement, au lieu de saisir cette chance, on préfère caresser l'illusion d'un retour en arrière au nom d'un pouvoir politique très surévalué.

Le seul pouvoir du politique, c'est de tirer parti des potentialités du temps, de la « richesse des possibles » qui ne se confondent absolument pas avec toutes les rêveries qu'on a pu faire et qui n'ont jamais en rien changé le monde. En refusant de se tourner vers l'avenir et de nouveaux droits, on risque simplement de perdre tous nos droits sociaux acquis de haute lutte. Le diagnostic sur les transformations du travail à l'ère du numérique et toutes les possibilités que cela pourrait nous ouvrir est donc absolument essentiel pour abandonner les stratégies perdantes. Hélas, c'est complètement inaudible encore, on préfère les vieilles rengaines auxquelles on est habitué et qu'on se remémore avec émotion, mais les faits son têtus !

Dans ce contexte, il ne m'a pas semblé complètement inutile de rassembler un certain nombre de mes textes sur le travail pour qu'on prenne justement un peu plus le travail au sérieux, tel qu'il est aujourd'hui, et qu'on admette qu'il ne s'agit pas seulement d'avoir un travail et de perpétuer l'ancienne subordination salariale mais de se préoccuper du contenu du travail et de la liberté dans le travail (le travail d'un homme libre). Au lieu de se bercer de l'illusion d'une fin du travail ou cultiver au contraire la nostalgie de la société salariale sur laquelle on reste bloqué, il faudrait se rendre compte à quel point, pour une bonne part de la population, changer le travail changerait réellement la vie (sans parler de la relocalisation de l'économie et de la sortie du productivisme consumériste). C'est cela qui est à portée de notre main, ou plutôt qui est notre avenir, la sortie du capitalisme par le travail autonome et non pas le national-capitalisme à la mode. Ces transformations du travail qui changent notre vie, c'est au niveau local, dans notre vie la plus quotidienne qu'elles devront s'enraciner, et c'est là, dans notre rayon d'action, qu'on pourrait s'y mettre sans tarder.

- La valeur-travail (2007)

- Changer le travail, changer la vie ! (2007)

- Le travail fait la santé (2010)

- RTT contre Revenu garanti (2005)

- Un revenu pour travailler (2011)

- Des coopératives municipales pour des travailleurs autonomes (2012)

- Du travail forcé au travail choisi (2010)

- Sortir du capitalisme (2010)

- Critique de "l'avenir du travail" (2007)

- Malaise dans la civilisation numérique (2008)

- Le travail du temps (à l'ère du numérique) (2009)

Annexes :

- Le travail de l'histoire (1998)

- Réalités et potentiel de la nouvelle économie (2000)

Il y a une version pdf.

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26 réflexions au sujet de « Voilà le travail ! »

  1. Ce qui me parait manquer dans ces propositions, ce sont les processus d'accompagnement à la formation tout au long de la vie. Ceux que j'ai constatés en France sont encore très approximatifs, mais ont le mérite d'exister. Dans une économie qui change en raison des techniques qui évoluent, la formation aux nouveaux métiers ou bien aux changements de son propre métier me parait cruciale.

    Beaucoup de gens sans emploi me paraissent un peu paumés, comme je l'ai été quand j'étais au chômage.

    Pôle Emploi, ex ANPE, me semble faire un traitement bureaucratique, mais est encore loin de savoir proposer aux sans emplois des parcours formation-emploi. Une stratégie manque.

    Les processus de recrutement via les cabinets de recrutement m'ont paru aussi
    très bureaucratiques, via des grilles psychologiques, comportementales.

    Tout ça m'apparait comme des freins, d'un côté des chercheurs de boulot hagards, de l'autre des sortes de monstres froids bureaucratiques et inefficaces.

  2. Je ne crois pas trop à la formation permanente telle qu'elle existe et qui est surtout une arnaque et un gâchis formidable (des sommes considérables). A l'ère d'internet, on a effectivement besoin de se former en permanence mais, c'est sans doute une déformation personnelle, je crois plutôt à l'auto-formation. Encore faut-il avoir le temps, d'où la nécessité d'un revenu garanti, entre autres.

    Pour Pôle emploi, j'ai déjà dit à quel point c'est n'importe quoi mais tout cela, formation et valorisation des compétences, sont parties intégrantes des fonctions supposées d'une coopérative municipale, le contraire d'une bureaucratie. Pas de liberté réelle sans les institutions du travail autonome.

    Ceci dit, le livre sur le travail est un travail en cours qui peut prendre quelque temps et peut changer, être remanié, abandonné. Je sais que cela ne correspond pas du tout aux préoccupations des gens, qui est de garder leur emploi ou de trouver un revenu, non pas de gagner moins en faisant un travail qu'on préfère. On veut augmenter le smic, qui sera rattrapé par l'inflation, on veut réindustrialiser quand il y a de moins en moins d'emplois industriels, on veut nationaliser des multinationales et continuer d'exporter tout en arrêtant d'importer... A côté, on peut croire que je viens de Mars et moi-même, je me dis que je dois sûrement dire n'importe quoi !

  3. "je crois plutôt à l'auto-formation"

    C'est ce que j'ai et je fais, après une formation "académique", ayant compris que personne d'autre que moi ne saura où m'orienter. Un moment, on se dit fini la déconnade, et on se prend en main en élaborant une stratégie un peu plus finaude que celles proposées par d'autres.

    Pour le smic, c'est sûr que ça va pas le faire
    tout seul sans prendre en compte le reste des dynamiques économiques.

    Quant à Mars, souvent, certains m'ont dit que j'en venais, grande découverte pour moi. De ce pas, je redémarre ma soucoupe volante pour la faire réviser chez le garagiste.

  4. Perso, je connais des gens très heureux avec leur smic. je suis un peu au dessus et même si je ne refuserais aucune augmentation de salaire je ne cours pas derrière, et m'intéresse plus à la vie que je mène. Il n'est pas dit qu'un revenu garanti change ma vie aujourd'hui, mais clairement l'aurait fait il y a quelque années. Mais depuis, je suis tombé sur un bon boulot: auxiliaire de vie, et ne suis pas prêt de retourner à l'usine, d'où ma répugnance devant les beaux débatteurs qui veulent ré-industrialiser la France alors que l'usine, c'est l'enfer. Mais cette idée de revenu garanti me paraît être une excellente idée permettant de ne prendre trop de risque à tenter un coup, qui sait, très prometteur.
    Continuez à prêcher dans le désert, un jour cette belle idée s'imposera...

  5. Ce n'est pas le revenu garanti le sujet de ce livre mais bien le travail lui-même, travail choisi pour lequel le revenu garanti n'est qu'un instrument. Il y a heureusement déjà pas mal de gens qui font un travail qui leur plait (c'est même une majorité) mais il y en a quand même beaucoup pour qui c'est une souffrance quotidienne, avec des conditions de travail indignes, et qui n'ont pas les moyens de trouver un travail qui leur conviendrait mieux et changerait effectivement leur vie. Je n'ai mis que 2 textes sur le revenu garanti mais le premier insiste surtout sur les nouvelles caractéristiques du travail qui rend inadapté, ou plutôt non généralisable comme avant, les stratégies de réduction du temps de travail alors que le deuxième insiste justement sur le fait que le revenu garanti sert à favoriser le travail autonome et le travail choisi mais surtout qu'il n'est pas suffisant en lui-même. Il est tout aussi important d'avoir des structures comme les coopératives municipales pour aider bien mieux que pôle emploi à trouver un débouché à chacun, aider à valoriser ses compétences si possible par un travail autonome, en tout cas sans se limiter au salariat comme actuellement. L'important, je le répète, c'est la réflexion sur le travail lui-même dans une économie où la part de travail immatériel devient dominante, réflexion aussi éloignée des délires sur la fin du travail que de la nostalgie de la société salariale sur laquelle on reste bloqué. Je suis bien un des seuls depuis la mort de Gorz à me préoccuper du contenu du travail et de la liberté dans le travail (le travail d'un homme libre) pas seulement d'en avoir ou pas (ni de relancer la consommation par l'augmentation des salaires). Il ne s'agit pas de rêveries d'un monde idéal mais de ce qui existe déjà pour bon nombre de travailleurs et qu'il faudrait simplement rendre accessible à tous, ce qui ne changerait pas le monde entier sans doute mais changerait entièrement la vie de beaucoup.

  6. J'ai hésité à mettre le billet sur L'auto-entrepreneur et la fin du salariat qui m'a semblé trop circonstanciel mais il est certain que ce statut peut aussi bien aller dans le sens d'un travail autonome que redoubler l'aliénation. J'insiste toujours sur le fait qu'une mesure isolée ne signifie rien et qu'il faut un ensemble cohérent de dispositifs.

    L'auto-entrepreneur n'est qu'une figure transitoire qui pourrait faciliter la mise en place de coopératives municipales et sort déjà des chômeurs de l'inactivité totale mais qu'il ne faut surtout pas supprimer comme s'y précipite la gauche, il faut la doter au contraire de droits spécifiques. Du côté des entreprises, dans un premier temps, on pourrait interdire d'utiliser plus d'un auto-entrepreneur dans une fonction donnée ou si c'est sur le même poste qu'un ancien salarié. Un contrat d'auto-entrepreneur devrait exclure toute subordination et heures de présences en entreprise (ce devrait être un contrat d'objectif). Il faudrait aussi une différenciation étanche entre proposition d'emploi salarié ou de services externes. Il faudrait en discuter avec les syndicats au lieu de vouloir juste supprimer cette concurrence déloyale. Du côté des auto-entrepreneurs, c'est la garantie du revenu et des autres droits sociaux qu'il faudrait assurer mais rien ne vaut le triptyque revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales...

  7. le projet numéro 5 du gand jeu commence , il va m'occuper toute l'année , c'est un groupe de parole de recherche et de production sur le travail ! suite à la publication du texte de jean et du superbe pdf qui compile certains de ses textes sur le sujet !! très heureux que enfin ça avance !! contre-stage :

    Groupe de parole et atelier d’écriture sur l’expérience du travail comme le font, l’on fait, ou le feront les participants. Précariat, chômage, RSA, auto entrepreneur, intermittent, salariat, …

    Liens :

    http://jeanzin.fr/post%2F...

    http://jeanzin.fr/post%2F...

    http://jeanzin.fr/post%2F...

    http://jeanzin.fr/post%2F...

    http://jeanzin.fr/ecorevo/politic/r...

    http://jeanzin.fr/ecorevo/politic/e...

  8. C'est une idée que j'avais eue il y a plusieurs années, aucun parti n'en parle, étonnant cette non prise en compte du revenu implicite décourage la mobilité géographique et provoque d'autres sortes de distorsions du marché immobilier :

    "En réalité, le seul ajustement substantiel susceptible de changer le rapport à la rente consisterait à introduire, dans la déclaration du revenu imposable, la valeur locative, qui est bien un revenu implicite, de l'ensemble des biens immobiliers détenus par les ménages (hors remboursements
    en cours), en particulier celle de la résidence principale. Cela suppose une réévaluation rapide des valeurs locatives cadastrales, dont on sait les dérives séculaires."

    http://www.louischauvel.org/jeunesm...

  9. Louis Chauvel a raison de dénoncer depuis longtemps le sort fait à la jeunesse mais ce projet de taxation d'un "revenu implicite" me semble problématique surtout quand on sait à quel point les valeurs locatives cadastrales sont n'importe quoi.

  10. Pourtant, à chaque fois que j'ai cherché une location, il ne me fallait pas longtemps pour évaluer le prix du marché, petites annonces, agences immobilières, notaires... Ces deux derniers savent bien évaluer la valeur d'un bien immobilier. Les notaires le font en permanence pour déterminer la valeur d'un héritage.

  11. @olaf :

    Pour compléter sur le sujet, il y a 60% de propriétaires en France, les autres sont locataires.

    Sachant que comme pour tout produit consommable vendu, les taxes telles que les charges sociales et la TVA sont finalement payées par le consommateur final, on peut considérer que la taxe sur le revenu immobilier est intégrée dans le prix du loyer, donc payée in fine par le locataire.

    Résultat, l'impôt sur le revenu immobilier repose sur les 40% de locataires( sachant que le revenu implicite n'est pas imposé ) qui sont ceux qui ont des revenus insuffisants pour acheter, la précarité de l'emploi( CDD versus CDI), soumis à la mobilité géographique...

    Ceux qui sont épargnés(dans tous les sens du terme), sont ceux qui ont hérité, qui ont les revenus qui permettent d'acheter, qui ont la sécurité de l'emploi ou/et de la sédentarité( retraités inclus ).

    Il ne s'agit plus d'une niche fiscale, mais d'un énorme trou fiscal au bénéfice de la rente et de la sédentarité :

    "Deux mesures apparaissent donc souhaitables. La première consisterait à supprimer tous les dispositifs qui permettent d’échapper à la taxation des plus-values, en particulier faire payer l’impôt sur les plus-values latentes en cas de transmission par donation et héritage ou de départ à l’étranger. La deuxième serait d’introduire progressivement une taxation des loyers implicites, par exemple en faisant payer la CRDS-CSG et les prélèvements sociaux aux propriétaires de leur logement."

    http://www.ofce.sciences-po.fr/blog...

    Soyons pragmatiques, aucun parti politique ne proposera ça,
    car les 60% de propriétaires doivent couvrir tout le spectre politique de la gauche plurielle jusqu'au FN.

    La révolution, oui, mais pas trop quand même...

  12. Excellent titre, un peu plus coloré que d'habitude, référence à une expression populaire, humoristique, un poil provocateur vis à vis du marronnier de la fin du travail, j'espère que le Crapaud Rouge apprécie, lui qui trouve que les textes de JZ manquent de tension.

  13. ...c'est au niveau local, dans notre vie la plus quotidienne qu'elles devront s'enraciner, et c'est là, dans notre rayon d'action...
    Cette réflexion me remet en mémoire le livre de Michel Serres, Atlas dans lequel il remet sur le métier nos notions de local et de distant en prenant en compte nos moyens de communication actuels.
    Pourriez-vous expliciter un peu plus ce que vous entendez par "niveau local" et "rayon d'action" à la lumière de notre modernité?

  14. Tout le monde n'est pas aussi enthousiaste de ma présentation ! Sinon, comme je l'ai déjà dit, le niveau local, c'est simplement où l'on vit et travaille, ce qui n'empêche pas d'être en relation avec des pays éloignés ni même de travailler pour l'étranger. Les travailleurs nomades cosmopolites ne sont donc pas concernés mais ils sont une toute petite minorité, modernité ou pas, et la grande majorité habite un territoire même si on peut en changer dans notre vie.

    Je suis en train d'écrire un article sur la coopérative municipale qui sera intégré au livre.

  15. Sans être cosmopolite, la tendance croissante est à changer de plus en plus d'emploi et donc de territoire en France. Ce n'était pas le cas, il n'y a pas si longtemps. La majorité ne changeait pas plus d'une fois d'emploi.

    Avec la crise actuelle, ceux du sud deviennent plus cosmopolites, comme ce fut le cas plusieurs fois dans l'histoire et de façon massive.

  16. Même si on change d'emploi et de résidence, on ne passe pas son temps à voyager d'un bout à l'autre de la planète, sauf quelques intellectuels cosmopolites, vedette ou financier international. Notre mode de vie reste en général dépendant d'un environnement local. Plus il y a de mouvement et plus il est difficile de maintenir une vie locale mais la plupart des gens ne sont pas des nomades bien qu'Attali ait voulu nous persuader que les humains auraient toujours été nomades ce qui est une contre-vérité (la colonisation du monde ne dépassant pas les 5km par génération!). Les Américains sont beaucoup plus mobiles mais cela reste une minorité, tout comme pour les Africains. Le local existe toujours, avec des gens plus ou moins impliqués, plus ou moins de passage. C'est bien sûr parce qu'on perd nos traditions, depuis les Grecs, et que le local a souvent été dévasté par l'individualisation des parcours avec la liberté nouvelle d'échapper au destin familial, c'est à cause de tout ça que le local est devenu un problème à reconstruire dans les nouvelles conditions de notre (post)modernité ; ce qui serait impossible si tout bougeait tout le temps mais il reste de fortes continuités avec des hommes qui continuent à habiter leur territoire. Le massif est de ce côté malgré les impressions qu'on peut avoir dans certains lieux d'invasion des migrants.

  17. Bien sûr que tous ne bougent pas en permanence. Certains le font périodiquement, gitans, gypsies, roms, touaregs depuis des lustres.

    Une valeur moyenne de 5 km ne me parait pas opportune. Les moments changent, tantôt 0 km, tantôt 1000 km. Etre au centre, c'est être nulle part. La moyenne n'est pas le mouvement, ni l'instant. C'est comme confondre le catalyseur et la masse énergétique qu'il mobilise.

  18. Les 5km, c'est l'installation d'une nouvelle famille d'agriculteurs en fonction de l'expansion démographique, ce que semble montrer l'archéologie. cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'y en avait pas qui parcouraient de bien plus grandes distances, notamment pour les pierres précieuses mais c'est non seulement un tout petit pourcentage de la population, ces expéditions ne se justifient que par la sédentarisation de la population, de même que les nomades vivent en apportant aux populations locales ce dont elle manque. Ce qui n'empêche pas quelques aventuriers plus audacieux mais, je le maintiens, nous sommes des sédentaires, des villages, des tribus. Il est vrai que les grandes villes qui datent de l'époque sumérienne sont peuplés de migrants, de peuples mêlés, mais il y a quand même une majorité qui y reste et pour laquelle le local garde un sens alors qu'il n'en a plu pour ceux qui passent leur vie dans des aéroports (c'est ce qu'on appelle la jet set) mais c'est infinitésimal.

  19. @Jean Zin :

    Oui, c'est vrai, du travail, mais ce que je voulais sans doute dire était que de mon point de vue d'un travailleur lambda le revenu garanti ne m'effraie pas à payer les gens à ne rien faire, je fais confiance aux gens de vouloir faire quelque chose plutôt que rien, ceci, dans une société apaisé et confiante. Le problème est qu'on a tellement pourri l'impôt dans la tête des gens que la distraction préférée de nos semblables est de se tirer une balle dans le pied.
    J'ai un peu de mal avec l'économie, d'ou mon économie sur ces questions là 🙂 je veux parler des coops et de la monnaie locale... plus difficile à interpréter les mécanismes mais je vous invite à faire un billet traitant plus profondément, ou plus concrètement de ces sujets.
    J'ai très hâte de voir Hollande à l'oeuvre, qui sait... peut-être est-il plein de promesse!
    En attendant, faut avancer!...

  20. @Jean Zin :

    Mon regard est probablement biaisé, car beaucoup de mes connaissances ont changé plusieurs fois de région ou de pays, qui se ressemble s'assemble, étant moi même un cas un peu extrême puisque ça fait 4,5 ans que je suis sédentaire, un record comparé aux périodes précédentes.

    Ce n'est pas tout à fait du nomadisme, puisque entre 2 déménagements je suis sédentaire sur un territoire donné.

    Je pense seulement qu'ils y a des métiers, des spécialisations, qui ne peuvent se restreindre à une zone géographique limitée.

    Un plombier, un maçon etc... c'est possible, bien qu'il aurait des opportunités plus intéressantes en partant en Australie ou en Alaska, avec l'avantage de découvrir de nouveaux pays.

  21. Oui, il ne s'agit en aucun cas de condamner le nomadisme ni empêcher un violoniste virtuose de se produire sur toutes les scènes du monde mais d'une part cela reste un tout petit nombre, négligeable, et d'autre part, comme je l'ai dit, ce n'est pas parce qu'on a une maison ou un lieu de travail constituant notre vie quotidienne qu'on ne pourrait pas travailler pour des entreprises lointaines, par exemple des logiciels libres avec des Indiens et des Américains. Notre vie quotidienne est toujours ancrée dans des lieux familiers et une vie locale ce qui n'empêche pas de partir en vacances régulièrement.

  22. @herman : J'essaie de rendre la coopérative municipale plus concrète et crédible dans le billet que je vais bientôt publier mais je n'en suis pas content du tout, je n'y arrive pas...

  23. "ce n'est pas parce qu'on a une maison ou un lieu de travail constituant notre vie quotidienne qu'on ne pourrait pas travailler pour des entreprises lointaines"

    C'est bien tout le problème, malgré les moyens techniques qui permettent cela, les us et coutumes veulent des travailleurs en chair et en os présents sur leur lieu de travail. Y a encore du chemin pour montrer qu'on peut travailler à distance, quand bien même il est nécessaire de se voir de temps en temps. Mais avec la montée des coûts du pétrole, les pratiques devraient évoluer, me semble t il.

  24. Ne demandez rien de moins ... que l'Otium : hip hop pour le peuple, frère !! putain l'amie pour toi si tu portes la capuche et kéfié fière nous on frappe le hip hip la casquette à l'envers !!et on nique juste Marianne la braguette ouverte et la tête couverte et on revendique toujours dans l'ombre sur mélodie ou Beat Song , même à notre insu hissons nous au sommet !! la NIQUE aux sommités et sa mère à la réinsertion ! délivrons y le sage , toute la fumée au dessus de collines de Los Alamos dans l'cornet et qu'on balance nous dernières illusions avec les macchabées du JT par dessus le parapet !! on danse ivre dans la langue en faisant tourner le barillet ! ...délivrons le sage , ce pittoresque animal , identité vernaculaire qui décapsule les quotidiens de "vrai - faux" névrotiques !! délivrons le sage !! le sage enfouis au plus profond du sable ! il faut sauvegarder les droits de l'enfant !! pendant que les grosses salopes on les attends avec une tenaille chauffée à blanc pour les énucléations !! une fièvre impossible à négocier , on est calme , comme dans l'attente d'un crime !!

    le débat d'entre les deux tours est inintéressant : il y a une droite qui défends le travail passion ( et qui détruit le salariat au profit du self made man !! et dans un certain sens c'est très réaliste , au nom de la compétitivité du marché du travail ) et une gauche qui ne reconnait pas de plaisir au travail , ni au chômage et voudrait peut être juste travailler moins campée sur les anciennes positions et les décombres de la gauche plurielle sous Jospin ! le débat me semble devenir crucial et décisif : le pire et le meilleure dans une lutte à mort tous les deux réunis , mais dans chaque camps qui se présente . il faut dialectiser toutes ces vérités partielles et tous ces mensonges partiels et revenir au vrai travail , le travail de l'histoire et qu'on astiques les palimpsestes au moment opportun car pour le principe c'est important , fin de partie , on intervient on visibilise autre chose . le difficile aujourd'hui qui est l'apanage des meilleurs c'est de commencer par les principes , l'action juste en découle !! c'est donc aujourd'hui de calquer nos positions , pensées , nos copulations ludiques et actions sur le modèle du djihad !! un rap comme les gosses qui ont grandis dans la plaine de la béka et qui chantent indépendance comme les grand pères !! je pense finalement moi l'abstentionniste actif je vais aller voter comme on vote à la télé réalité ! et tenter non de choisir le meilleur , ce qui devrait être l' enjeu de chaque élection, le meilleur et le veilleur qui seront dans la rue quoiqu'il arrive , mais plutôt tenter de choisir le moins pires entre les deux , celui qui nous est le moins défavorable ! en pensant que si l'histoire et fiction et qu'il convient de définir les modes de la fiction par le pouvoir de configuration des images notamment !! restons attentifs aux événements l'époque est formidable , titanesque, rare !! ce soir je suis d'humeur bucolique et je me sentirai bien , moi le pirate de couler quelques titanics : le chant des pouilleux , de ceux qui sortent du fin fond de la cervelle en feu la vérité en camaïeux lové dans l'hélium glacée de nos pensées acérée : cris, fureurs et chuchotements ; et que les murs murmurent !! enfin !! que les rues transpires et que bordeaux s'écrie dans l'art si difficile de s'écrire : seul le cri nique la taule sauvage comme un étalon qui donne des coup de fion quand il sent qu'il est en zonzon !! à l'abordage ! moi je pense que je demande plutôt du chômage que du travail !! tous des groupuscules , rien à branler et rendez vous sur le macadam !! hilare sur le toit du monde pour gueuler dans la rue !! cela dis je préfère fraise des bois , plus paisible et moins violent mais la droite introduit de nouvelles idées , comme le revenu garanti ( de droite ) pris comme revenu de citoyenneté et promesse de révolutions des loisirs et aussi cette notion de travail passion ! si décisive même si bien entendu ils n'y comprennent rien pas plus que la gauche .

  25. il faut se souvenir de notre histoire , pas celle du spectacle qui a été le spectacle du faux sans réponse , du présent perpétuel, de la désorientation général qui a perdu son général !!tous les usurpateur ont voulu pendant 30 ans de mauvais rêves , qu' ils venaient d'arriver et qu'il y avait quelque chose avant eux , et contre eux , tout contre !! il faut des chefs d'orchestres , des pirates avec leur vaisseaux , leurs feux et leurs jeux, !! origine Niger ou Mauritanie au large des côtes de somalie ,, dissiper le mirage quand l'état nous envoie ses mirages !! dans les zones grise de la planète et la noosphère mondiale on est en orbite autour des latrines de la patrie !! pirate contre inspecteur et commissaire quand la révolte te prend au viscères c'est pas les langues de vipères et les histoires de condés qui vont te dire de la fermer quand la police est devenue une forme de la pensée !! il faut du charme et laisser agir le punk qui est en nous , vandales loufoques, qui s'activent la nuit pour un peuples d'ombre , arpenteur du bitumes , fumeurs de joints corsés , l’âme écorchée , hilare , le savoir au bord des lèvres , j'éjacule dans le drapeau , animaux politiques , les seuls à rester crible quand on est cerné par les cibles : ne jamais sacrifier l’intégrité au nom de la stratégie !! il faut l'émergence d'un peuple tout entier et ne demander rien de moins que l'otium , hip hop pour le peuple !! salam , la vérité en guise de port d'arme !! dans le kong fu de mon esprit !!

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