Le pouvoir du peuple

La situation devient plus tendue. Les révolutions arabes montrent à la fois le pouvoir du peuple assemblé et ses limites au-delà du renversement du tyran, sans autres perspectives que de rejoindre nos vieilles démocraties marchandes essoufflées. Ici, la crise commence à faire sentir ses conséquences dévastatrices en même temps que les limites d'un pouvoir politique inévitablement soumis aux marchés et dont la collusion avec les riches affiche sans ambiguïté son caractère ploutocratique tout comme la dérive oligarchique de presque tous les partis (conformément à "la loi d'airain de l'oligarchie"). Loin des belles envolées métaphysiques dont on la célèbre à l'envie dans les discours, la démocratie a bien perdu tout son sens, réduite au choix d'un Président Directeur Général chargé de gérer au mieux l'économie du pays ou simplement d'éviter le pire.

Face au scandale des compromissions de toute la classe politique et de la transformation de nos élus en élites gouvernantes coupées des populations, le rejet est plus profond que jamais, exprimé par le souhait bien compréhensible qu'ils dégagent tous, souhait repris par les populistes de droite comme de gauche. Car il y a bien convergence sur de nombreux points de populismes qui s'affrontent pourtant Front contre Front. L'opposition au libéralisme et à l'Europe avait déjà rapproché les deux côtés lors du référendum sur la constitution européenne. La crise ajoute le thème du protectionnisme et la nécessité de mesures radicales, sauf que ce ne sont pas les mêmes, bien sûr. Du moins, on peut dire que cette gauche anoblit l'appel à un pouvoir fort, au retour du politique, elle lui donne une crédibilité qui profitera toujours plus au nationalisme et à l'extrême-droite qui manient la haine de l'étranger et de boucs émissaires faciles. Il ne s'agit pas de nier les différences, patentes, mais de voir en quoi une certaine gauche renforce une extrême-droite qui a le vent en poupe, constat désagréable qui était déjà celui des fascisme et nazisme inspirés des communistes qu'ils combattaient.

Paradoxalement, ce qui rapproche sans doute le plus ces fronts opposés, c'est de prétendre à une unité supposée du peuple alors même que leur réinvestissement du politique y apporte une division irréductible. Chacun croit penser ce que pensent tous bien qu'à l'évidence, on ne pense pas la même chose ! On est là au coeur du mythe révolutionnaire d'une vérité transparente et de l'unité collective, qui ne sont donc pas simplement des erreurs, des naïvetés mais bien des crimes comme nous l'a enseigné l'histoire dont l'enfer est véritablement pavé de bonnes intentions : c'est pour le bien qu'on fait le plus de mal. Les fascistes n'ont pas disparu avec leur défaite militaire, pas plus que les staliniens, ils se sont seulement adoucis avec le temps mais gardent une sorte de négationnisme constitutif, d'abord en niant la division par la prétention de représenter tout le "peuple" (même identifié à une "classe sociale"), ensuite en faisant comme si nationalisme et socialisme n'avaient pas déjà mené au désastre. La négation (certes forcément relative) de l'échec précédent semble effectivement nécessaire à ceux qui veulent reprendre l'expérience de la domination de l'économique par le politique sans avoir à faire vraiment le bilan du passé ni inventer une nouvelle voie. C'est la table rase, tout est permis, tout ce qui a échoué avant réussira maintenant. La dernière illusion partagée par les radicaux des deux bords, c'est, en effet, que finalement le choix serait simple question de volonté, volonté populaire qui n'a pas besoin d'avoir de contenu mais qui s'incarne dans la détermination d'un homme (ou d'une femme) et la force de sa voix qui impose son autorité aux foules comme aux choses. Rien de plus comique que de voir la gauche réduite à quelques vedettes, chose bien plus naturelle pour la droite...

Après la trahison des élites, il faut être conscient que le risque de notre époque historique, proche des années 1930, est bien de tomber dans le volontarisme le plus irréaliste sinon dans l'amour du maître en réaction à la crise comme au bouleversement des hiérarchies mondiales. Tous les signaux sont au rouge. Au lieu de crier à la manipulation des sondages, il vaudrait mieux regarder la vérité en face. A chaque fois que les chiffres nous déplaisent et contredisent nos espoirs, on voudrait vainement casser le thermomètre, faire taire l'importun. C'est bien là que la pseudo-critique s'aveugle et s'en fait gloire même ! Il vaudrait mieux pourtant ne pas se cacher la tentation réelle dans ce contexte d'un pouvoir autoritaire nécessaire pour "tout changer" mais qui ne ferait cependant que prendre la place de l'ancienne classe dominante après s'être confronté à l'échec de son programme (comme la gauche en 1983). Qu'on ne se méprenne pas, c'est bien la droite qui est la mieux placée sur ce plan, la gauche radicale n'étant là que pour la figuration, loin de leurs rêves révolutionnaires (il serait temps de redescendre). Il ne s'agit ni de mettre tout le monde dans le même sac, ni de réduire ces populismes à la pure démagogie de promesses mensongères qui ne visent qu'à prendre le pouvoir. Ils veulent vraiment y croire, c'est bien ce qui est dangereux à leur donner tous les droits !

Bien sûr, des militants plus authentiquement révolutionnaires s'imaginent qu'il suffirait de donner réellement le "pouvoir au peuple" sauf qu'il ne suffit pas de le dire, ni de tout délibérer collectivement. Toute l'histoire des mouvements démocratiques atteste que ça ne marche pas comme ça, et pas seulement les difficultés des révolutions en cours qui démentent que ce soit si simple, naturel, immédiat, par la vertu d'une "démocratie directe" mythifiée et le fait qu'on saurait très bien ce qu'il faut faire. La réalité, c'est que c'est bien plus compliqué et décevant, que "le peuple qui gouverne n'est jamais tout-à-fait le peuple gouverné" (JS Mill). Il faut espérer qu'on fasse un peu mieux que nos prédécesseurs mais pas tant que ça à prendre conscience de la difficulté pour s'engager du moins dans un effort constant de démocratisation. Il ne s'agit pas de renoncer à démocratiser la société et prétendre qu'on ne peut rien faire. Mais nier la difficulté, c'est favoriser l'échec et les mensonges de la propagande, l'usurpation de la démocratie par les plus hypocrites et de nouvelles tyrannies.

Si ce n'est le pouvoir, il suffirait du moins de donner la parole au peuple, comme on disait en Mai68 ? Sauf qu'aujourd'hui on ne peut plus dire que le peuple n'a pas la parole avec tous les instruments d'expression numériques. Ce qu'on constate, c'est d'abord la diversité des points de vue plus ou moins violemment opposés, ensuite leur peu d'originalité, n'étant que la reprise de discours existants quand ce n'est pas pur délire bien sûr. Tirer une volonté générale de tout cela ne peut aller bien loin surtout que toute mesure radicale se traduirait par une baisse du pouvoir d'achat que seuls les décroissants soutiennent. On a vu qu'alors que les militants du Front de Gauche se prennent pour l'expression du peuple, ceux du Front National sont persuadés de leur côté qu'ils expriment ce que tous les Français pensent tout bas. Sauf que le Front de gauche, lui, n'a même pas un programme partagé, tout juste une série de propositions contestables. Reconnaître les oppositions, les diversités irréconciliables, le manque de consensus est indispensable pour réintroduire un peu de dialectique dans ces évidences contraires. La difficulté de révolutions dans un régime déjà démocratique, c'est que le peuple a déjà la parole, qu'on connaît ses divisions et qu'il suffit de refaire des élections pour revenir à l'ordre.

Tout cela n'empêche pas que la période est profondément révolutionnaire et qu'il faudrait apporter des réponses à la crise, changer nos institutions, changer de génération, de classe dirigeante, adapter les rapports sociaux aux nouvelles forces productives. Ce n'est sans doute pas cependant au niveau national ni dans des élections présidentielles qu'on peut espérer des changements radicaux, sauf à lancer une grève générale après l'élection de DSK comme en 1936 avec Blum qui n'aurait rien fait sans cela. On n'a rien à gagner à vouloir, sous prétexte de républicanisme, redonner corps à une Nation qui n'est plus de saison même s'il faut garder un Etat protecteur. Le Front National est bien mieux placé pour cela avec l'avantage de proposer des solutions simplissimes dont on nous fait croire qu'elles n'auraient jamais été encore essayées comme une guerre aux immigrés qui n'a pourtant rien de nouveau, hélas ! L'histoire semble toujours exiger qu'on aille au pire pour se persuader que c'était bien une erreur, c'est ce qu'on appelle procéder par essais-erreurs mais qui exigerait un peu plus de mémoire pour sortir de la répétition. On a déjà donné !

Il y aurait une autre façon de faire mais qui exigerait d'abandonner une tradition révolutionnaire française mythifiée, pour retrouver la véritable tradition fédéraliste, en revenant non pas à la nation mais au local. Le localisme a beaucoup d'avantages dans notre situation à la fois politique, économique, écologique même s'il peut retomber dans un certain féodalisme ou clientélisme, il ne peut du moins pas faire trop de mal. Surtout, il permet de revenir sur terre à devoir compter avec ses voisins, ses concitoyens (son prochain) et non quelque homme nouveau fantasmé, aussi anonyme qu'universel. Le communalisme permet de sortir du communautarisme et de ramener le communisme au partage de la vie commune. C'est à ce niveau qu'il peut y avoir prise de parole et pouvoir du peuple, pouvoir d'organiser le vivre ensemble. C'est à ce niveau qu'il devrait y avoir organisation de la gauche, dans des assemblées locales pas dans des partis centralisés et personnalisés. Mieux vaudrait que la "fête nationale" revienne à son nom de "fête de la fédération", ce qui nous éloignerait des fantasmes nationalistes et permettrait de s'intégrer plus naturellement à une Europe fédérative en gardant notre autonomie. La "préférence locale" vaut beaucoup mieux que la "préférence nationale", ne faisant pas de discrimination parmi les résidents du lieu. Il y a d'ailleurs un malentendu chez les militants du Front National de mon coin de campagne car les parisiens sont autant étrangers pour eux que des immigrés, ce n'est pas la nation qu'ils revendiquent mais d'être "maîtres chez eux" même si c'est sur un mode très différent de ceux du Front de Gauche...

On peut dire que je parle pour rien car il n'y a aucune chance que le nationalisme de droite comme de gauche retombe d'ici l'élection et qu'on prenne au sérieux un localisme décidément trop ringard. Même s'il reste très improbable à ce jour que l'extrême-droite passe le deuxième tour, c'est en tout cas beaucoup plus probable que la victoire du Front de Gauche qui étonnerait tout le monde beaucoup plus ! Rien ne changera d'ici là dans les prétentions des uns et des autres, mais on est mal barrés. Cette situation, il faut le marteler, est le résultat du manque d'alternative réduit au volontarisme d'un homme ou d'une femme providentiels. Coincés entre deux impasses notre marge de manoeuvre est très réduite, on ne peut dire cependant qu'elle soit nulle. La question est bien celle de savoir s'il y a une alternative possible, à quelles conditions matérielles, sans attendre un miracle d'une dynamique révolutionnaire qui permettrait de se passer de tout réalisme et même des lois de la logique ! Raisonner camp contre camp, c'est s'éviter d'avoir à penser, se suffisant de la propagande et de la division entre amis et ennemis. Cette situation favorise l'extrémisme comme stratégie et la personnalisation du pouvoir. La surenchère dans l'extrémisme permet, en effet, de ne pas avoir plus extrémiste que soi à sa gauche, c'est comme cela que Staline a forgé sa domination par la dénonciation des tièdes, mais c'est l'assurance du contraire d'un pouvoir du peuple, devenu pouvoir d'une petit castes, d'un parti, de bureaucrates voire de prêtres quand ce n'est pas le pouvoir des armes...

Plutôt que de rester hypnotisé par les questions de personnes et l'élection présidentielle comme si cela pouvait inaugurer une ère nouvelle, c'est la question de l'alternative qui devrait être discutée plus sérieusement au lieu de s'en tenir aux slogans ou même à la nostalgie des temps anciens. Pour avoir une chance de réussir, il nous faudrait un projet adapté à notre époque, qui ne pourra être qu'écologique avec notamment un revenu garanti refusé par une trop grande part de la gauche comme elle se méfiait de l'écologie avant que la droite ne reprenne à son compte ce qui s'impose du réel. L'état lamentable des réflexions et propositions de la gauche montre que la force du populisme vient de notre faiblesse. La question est bien cognitive et ne sera pas résolue magiquement par le peuple assemblé. On a bien vu comme les derniers mouvements sociaux ne débouchaient sur rien malgré leur "victoire". Les révolutions se nourrissent inévitablement de réflexions préalables pour construire du nouveau. Il y a peu de chance que la "parole du peuple" soit autre chose que l'idéologie du moment. Il vaudrait mieux que l'alternative ait été largement discutée avant, pour avoir une chance de changer les choses vraiment. C'est en tout cas dans ces moments que la philosophie ne vient pas après-coup mais participe à l'action, même si c'est le plus souvent pour troubler les esprits, hélas, trois fois hélas !

La difficulté, c'est de devoir être à la fois radical et prudent, admettre les limites du "pouvoir du peuple" sans renoncer à des transformations ambitieuses. On ne peut changer les hommes, ni arrêter l'évolution des techniques, ni faire fi de toutes les contraintes matérielles et forces sociales. Pour avoir une chance de réussir, il faut s'inscrire dans son époque et s'adapter au monde tel qu'il est même si on peut à juste titre rêver d'un monde meilleur (on ne s'en est jamais privé). Il y a ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. En faire le partage est sans doute le travail de l'intellectuel en politique, ce partage étant très disputé, avec pas d'autre voie le plus souvent que celle de l'expérience pour en décider. Tout pouvoir effectif dépend d'un savoir effectif, d'une bonne information. La démocratie ne permet pas de décider de ce qui est vrai ni de ce qui marche ou pas, seulement d'arbitrer entre des choix et des intérêts, les faits se chargeant de nous faire revenir à la raison ! La véritable démocratie sera toujours locale, démocratie de face à face entre voisins. Il n'y a pas d'autre pouvoir du peuple, dès qu'on quitte le niveau local on est dans la représentation, le spectacle. La nécessaire relocalisation de l'économie pour équilibrer la globalisation ne peut être, elle aussi, que locale. C'est à ce niveau qu'il peut y avoir un agir local (sans attendre un très hypothétique président révolutionnaire!) et qu'il dépend de nous de s'engager dans l'alternative où la parole du peuple est au moins aussi précieuse du côté du contre-pouvoir, de l'expression du négatif, que de l'élaboration des solutions concrètes. La reconstruction doit commencer par le bas. On est loin des enjeux médiatiques de la présidentielle, dans un autre monde, mais c'est là qu'on voit que si on ne fait pas de politique, la politique s'occupe de nous...

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84 réflexions au sujet de « Le pouvoir du peuple »

  1. Jean, la révolution globale, comme révolution colorée vise remettre d'autre personne au pouvoir

    le changement ne se fait pas par les personnes, surtout si c'est pour obéir aux USA, EUROPE CHINES, ISRAEL

    Bientot une révolution colorée en russie,

    En france , en allemagne ?

    et aux usa et en angletterre ?

    Tout ca est une construction artificielle de l'histoire, pour marquer je ne sais quel coup, je ne sais quel but d'un pseudo agenda construit il y a des décenni

    par surement des personnes au pouvoir, avec arrière religieuse,

    C'est de la construction d'histoire grandeur nature

    " ce n'est pas le spectacle qui va changer la vie des gens , et augmenter leur niveau de vie "

    pour cela il faut changer beauoup de chose

    on prépare plutot la transition, controlé

    Pour la personne lambda, ca ne signifie rien de positif ( ou de négatif ) pour le moment, du neutre, c'est du psychologique ( comme tout acte de révolte organisé par des personnes extérieurs )

    par contre, quand on va leur dire

    le pétrole et la voiture c'est finit, la nourriture de quoi se chauffer sera plus chère ou rationné

    la, bon d'un seul coup la révolution prend des couleurs, bleu blanc merde

  2. Et le flux migratoire, en fait

    pourrait s'inverser pour créer des megalopoles, proche des zones équatoriales, l'afrique , ...

    ca parait sensé, pour un dévellopement planétaire

    Si t'en est que l'énergie sera la valeur clé, et non l'eau qui tombe du ciel

  3. Dans cette vision, vous allez me dire, un peu hors norme

    Des choses pourrait se passer dans ces zones,

    Justifié ou non, justifié par le "fort" en tout cas, c'est sur

  4. Meme si la démocratie ne peut et ne sera que locale

    (si jamais quelque chose d'humain veut bien survivre)

    l'hyper réseau économique est global

    donc on viendra forcément a une allocation universelle

    un jour ou l'autre,

  5. Un petit commentaire en forme d'énigme, histoire de mettre un peu de piment, de qui est cette citation dans le ton de cet article?:
    Les initiatives solidaires délivrent un message supplémentaire, elles insistent sur l’importance des formes de réciprocité, d’entraide et d’auto-organisation qui peuvent élargir la légitimité et le champ de l’action publique en arrimant l’action citoyenne à l’action des pouvoirs publics.

  6. Je pense pour ma part qu'il n'y aura pas de solution conventionnelle au sens politique du terme. Ou elle sera directive voire autoritaire !

    Il me parait que nous sommes entrés dans une phase de transition civilisationnelle qui va se traduire par une période de crise d'une durée indéterminée. En raison des contraintes écologiques et démographiques radicales qui pèsent sur le devenir de l'humanité (et non seulement celui de la planète), le tout relié à l'accélération induite par l'explosion de l'intrusion de la technologie dans l'organisation de la vie des sociétés, le malaise dans la civilisation ne s'est pas arrangé depuis Freud ou Arendt.

    Les principes scientistes et matérialistes qui nous ont conduit là où nous sommes au cours de deux siècles de progrès à vitesse accélérée, pour le meilleur et aussi pour le pire, ne pourront pas produire un autre monde. Tout est à réinventé !

    Il faut rompre, à terme, avec notre mode de pensée, changer de paradigme radicalement. Cette bifurcation ne se fera pas en deux temps trois mouvements évidemment. Elle ne sera pas le fait des les politiques. Personnellement, je tends à penser qu'elle se caractérisera par l'émergence d'une prise de conscience de la base.

    La situation est sérieuse mais pas désespérée : comme on le dit en pareille circonstance, crise veut dire à la fois danger et opportunité. Le pire n'est jamais sûr ...

  7. "ce n'est pas la nation qu'ils revendiquent mais d'être "maîtres chez eux""

    ==> ou tout simplement pouvoir se sentir quelque part chez eux !

  8. Un article sur l'analyse des systèmes qui peut aider à sortir des évidences, comme le fait votre article très brillant, bien qu'un poil déprimant, comme d'hab!

    Je partage bien avec vous que l'organisation locale est porteuse de transformations démocratiques concrètes. D'ailleurs, une intro que je propose à l'état providence participatif, c'est que "l'état providence ne peut pas tout". Contrairement à vous, je ne me suis pas penché en priorité sur la promotion d'une situation qui permettrait le développement des qualités personneles, l'épanouissement dans le travail. Ce n'est pas que je considère que ce n'est pas essentiel, mais que je crois qu'il y a plus urgent: développer, structurer l'activité sociale qui montre chaque jour des besoins considérables (enfants, personnes agées, handicapés, délinquants...) de façon que chacun puisse y participer d'une façon gratifiante et adaptée à notre époque (ni dans le cadre de la famille qui est le cadre ancien dans lequel ce travail social s'effectuait, ni dans le cadre marchand qui est la tendance actuelle avec le CESU).

  9. @Michel MARTIN :

    Pour info, j'ai découvert récemment une part importante de l'organisation de l'aide sociale en Allemagne, où je suis.

    Il s'agir des VHS( Volkshochschulen ) qui ont une structure triangulaire, l'instance qui délivre les fonds, celle qui définit les besoins pour chaque individu( logement, assistance selon le handicap...) et l'instance qui recherche les prestataires de services nécessaires.

    Ces organisations sont de type municipal.

    La plupart des villes ont une ou plusieurs VHS qui peuvent être créées à la demande d'un groupe de personnes pour un objectif donné.

    Ça peut aussi concerner l'enseignement de langues étrangères et bien d'autres sujets et peut faire penser à des coopératives locales.

  10. "La situation devient plus tendue. Les révolutions arabes montrent à la fois le pouvoir du peuple assemblé et ses limites au-delà du renversement du tyran, sans autres perspectives que de rejoindre nos vieilles démocraties marchandes essoufflées."

    Ah? Je suis les évenements en Egypte et pour l'instant ils ne semblent pas vouloir rejoindre "nos vieilles dictatures marchandes essoufflées" Je peux me tromper sur le cas de l'egypte (après tout une des raisons du succes de cette révolution c'est que la libéralisation était telle qu'un employé était son propre patron et les patrons se sont révoltés) mais concernant le Tunisie, quoiqu'en dise les médias et quoique les états unis (surtout, mais c'est parce que la France a merdé d'un point de vue diplomatique, les USA n'avaient pas la force de prendre la place de la France sans cela) tentent de faire, il s'agit pour les tunisiens (voir le blog de MBK sur la regle du jeu) d'une révolution tout a fait exceptionnelle qui n'a rien a voir avec l'envie de "nous rejoindre". Moi il me semble qu'il y a chez le peuple tunisien une réelle envie d'un socialisme pré-historique, c'est à dire avec toutes les avancées économiques et sociales de 1871 allié aux nouvelles technologies. Des amis Tunisiens sont aussi de cet avis. Ce qui ne veut pas dire que cela va marcher et il se peut que les hommes politiques mis en place pour l'instant par les américains vont entrainer la Tunisie (et l'Egypte) vers un style de démocratie comme les notres. Il se disait que l'idéal pour les protecteurs du Systeme soit qu'il s'installe là bas des "démocraties sécuritaires" vu vers quoi se dirige les USA et l'Europe (et la france avec la LOPPSI et l'HADOPI) il est a craindre effectivement que du Maghreb aux USA en passant par l'Europe (dont la France) il y ai une nivellement vers le bas: une seule sorte de démocratie, la démocratie sécuritaire avec un internet controlé, une presse aux ordres et des militaires dans la rue (La France quoi).

    "L'opposition au libéralisme et à l'Europe avait déjà rapproché les deux côtés lors du référendum sur la constitution européenne. "

    L'opposition au libéralisme: pourquoi ce n'est pas votre cas? On parle du libéralisme économique, si on se dit écolo, c'est la moindre des choses de s'opposer au liberalisme économique.

    L'opposition à l'Europe, pour le Front National, cela est clair. Mais pouvez vous citez des écrits des représentant du PC, du NPA ou du PG CONTRE l'EUROPE?

    Contre l'Europe qui impose l'économie libérale certe, mais donc l'opposition est une opposition contre une gestion économique et non sociale des peuples européens.

    Le Front de gauche s'oppose au FN concernant l'Europe. Le Front National a un programme économique ultralibéral. Pour les plus riches, contre les pauvres. Pour des raisons capitalistes, les plus pauvres sont ceux qui sont immigrés ou ayant eu a une époque des ancetres immigrés. Si le FN utilise "les étrangers" c'est qu'ils défendent le capitalisme, qui se bat contre les pauvres.

    Le Front de gauche c'est tout le contraire. C'est un "front" certe mais un front européen, internationaliste, anticapitaliste.

    Le Front National est National et capitaliste.

    Il n'a qu'un handicap son refus de dire clairement, si le PS est au second tour, il n'est pas question de voter pour le PS.

    je l'ai déjà dit, je suis au PG je ne suis pas d'accord avec certaines choses qu'affiche notre leader maximo (sur Cuba, sur les stagiaires en journalisme), mais entendre une personne comme vous dont je lis régulierement le blog dire des bétises comme ça, ça me révulse.

    Donc vous êtes d'accord avec Plantu?

  11. @olaf :
    Merci Olaf pour l'info, je vais tenter d'en savoir un peu plus sur ces VHS. On dirait à première vue que c'est dans l'idée de la structuration sociale que je tente de promouvoir. En fait, j'imagine que diverses structures peuvent cohabiter sur ce domaine, de la même façon que c'est ce qui se passe sur le domaine productif. Pourquoi se limiter à une forme d'organisation? Au génie de chaque société d'inventer celles qui répondent à leurs besoins sociaux et à leur imaginaire.

  12. @Gaël : Je suis d'accord avec Plantu, non pas pour dire que c'est la même chose, mais pire que le Front de Gauche renforce le Front National, bien sûr malgré lui (c'est très injuste). Je pense moi aussi que les politiciens sont "tous pourris" (bien trop payés). Je suis anti-libéral et j'ai voté moi aussi, avec le Front National donc, contre la constitution européenne (le seul vote auquel j'ai participé) mais j'ai attiré l'attention dès avant sur les risques de positions anti-libérales qui pouvaient virer facilement à l'étatisme et l'autoritarisme.

    J'ai plusieurs ami(e)s au PG dont j'ai critiqué leur adhésion qui me semblait prendre les choses du mauvais côté, celui qui semblait le plus facile, le plus comme avant, mais je constate seulement maintenant à quel point le républicanisme étatiste de Mélenchon est contre-productif et dangereux, menant à l'identification au leader (ce n'est pas très original ce que je dis, c'est la dénonciation habituelle de la cinquième république et de l'élection présidentielle ne laissant que le choix entre ploutocratie et césarisme). Il est un fait qu'on observe un transfert dans les sondages entre extrême-gauche et extrême-droite même si on trouve cela choquant.

    Je défends pour ma part un localisme et fédéralisme qui n'a pas ces inconvénients tout en étant alternatif, anti-capitaliste et anti-libéral. C'est un tout autre paradigme, celui de l'écologie qui est bien plus novateur que le remake de la vieille gauche (mais les écologistes ne sont pas assez alternatifs). Je remarque simplement que si on préfère l'étatisme au fédéralisme on va vers une fascisation de droite comme de gauche (sauf que je ne crois pas que ça puisse aller très loin cette fois, le crash étant presque immédiat).

    Je ne me prononce pas sur les révolutions arabes, je ne suis pas sur place. On verra bien, pour l'instant ça patauge, mais la croyance qu'il y aurait un nouveau modèle magique qui émergerait me semble profondément illusoire et les illusions se payent cher en général. Je crois au contraire qu'il faut regarder ces révolutions pour en tirer les leçons et ne plus se faire trop d'illusions justement. Je ne la ramène pas trop parce que je sais que mes propositions paraissent, au moins pour l'instant, aussi illusoires seulement, après avoir longtemps étudié la question, je n'en vois pas d'autres...

  13. En lisant le mot "fascisation" (dans votre commentaire du Jeudi, 10 mars 2011, 08:59 ) son étonnante proximité paronymique avec "fascination" vient de me sauter au yeux.

    Personnellement j'ai été attentif à la démarche du Front de Gauche et aux interventions de Jean-Luc Mélenchon. J'ai même versé mon obole au Parti de Gauche en tant que sympathisant après le congrès du Mans.

    J'ai repris mes distances le jour où un de mes commentaires mettant en garde suite au débat chez Bourdin face à Marine Lepen contre les méfaits de l'arrogance, du mépris et du triomphalisme, le tout en des termes courtois et dans un esprit participatif. Mon post fut retiré du blog dans les deux minutes qui suivirent. Je fis trois ou quatre demandes d'explication : en vain !

    Ce même jour François Delapierre signait un bref communiqué où il s'empressait de claironner quelque chose comme "Lepen mise KO par Melenchon". Le même Melenchon à la sortie du studio levait un poingt victorieux et rageur pour bien achever de convaincre qu'il avait pris le dessus sur Marine Lepen.

    Je fus surpris par ces manifestations d'un certain triomphalisme qui ne cadraient pas avec la perception que j'avais eu de ce débat !

    Résultat des courses : échaudé par ce comportement pour le moins insincère et irrespectueux, je demandai à ce que ma signature soit retirée de sa liste d'appui.

    Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase étant donné que la coupe du doute était passablement remplie par l'attentisme du Parti Communiste.

    J'en suis donc arrivé à la conclusion que le show Mélenchon surjoue le volet politique d'un mouvement politicien artificiel, bancal et de circonstance.

  14. @Michel MARTIN : Croire que les choses ont une seule cause (l'abandon de l'étalon or) est fort peu systémique. Pour moi la crise est cyclique (Kondratieff). Ce qui crée l'explosion de la dette, c'est la réussite de la lutte contre l'inflation et donc les taux d'intérêt très bas, phénomène systémique qui s'explique par des raisons sociologiques, générationnelles et technologiques.

    Il ne s'agit pas de se faire sa propre petite théorie, inventer de nouveaux dispositifs. Moi je n'ai rien inventé, tout au plus montré la cohérence systémique de dispositifs existants. La position de celui qui dessine une nouvelle société est une position en surplomb, position autoritaire voire totalitaire par construction. Ce n'est pas la position du pouvoir qu'il faut prendre mais celle du travailleur et du citoyen. Il me semble essentiel de partir non seulement de ce qui existe mais de la liberté elle-même, liberté définie comme l'anti-thèse du néo-libéralisme, et non de besoins supposés.

    Le drame de notre situation et de toute la gauche, ce n'est pas tant l'absence totale d'idées que le trop plein (de n'importe quoi) et le fait qu'on soit incapable de se mettre d'accord sur un projet. J'y participe bien sûr en constatant que je ne suis d'accord avec personne mais c'est l'assurance qu'on ne peut gagner et un avantage décisif donné à ceux qui ont un vrai projet (notamment les libéraux qui restent l'adversaire principal).

  15. @Pascal : Oui, je crois que c'est le débat avec Marine Le Pen et les cris de victoire qui ont suivi qui ont été le plus symptomatique de la "pensée de groupe", de la "dissonance cognitive" face à une réalité que les derniers sondages rappellent fort à propos. Le leader doit s'auto-intoxiquer de son excellence et de sa capacité à vaincre même quand il n'a aucune chance. Le problème, c'est que les effets dans le réel de ces dérives sont désastreux. On ne peut remplacer un programme absent par une grande gueule, même talentueuse. Cependant, le succès de Mélenchon était déjà dû à l'inconsistance des autres partis de la gauche. Ce n'est pas Mélenchon qu'il faut mettre en accusation, c'est toute la gauche qui doit se remettre en question.

  16. @Michel Martin: Qu'est-ce que sont les VHS?

    @Jean Zin: Qu'est-ce que "la liberté de besoins supposés"? Et pourquoi les partis seraient-ils les seuls à avoir des programmes de société? Déjà tous n'en ont pas, et c'est à tous et chacun aussi d'intervenir n'est-ce pas? Et puis la gauche même si elle doit se remettre en question n'est elle pas porteuse d'alternance, au pseudo-sécuritarisme qui n'est souvent que la défense du capitalisme voir de l'ultracapitalisme? Et ça ça peut déjà être un programme! L'alternative peut-être comme vous le souligniez portée par des revendications populaires? Pourquoi se défier du "peuple" si un discours de rancoeur est sur le devant de la scène n'est-il pas légitimé par le renflouement des banques par les Etats et ultimement les contribuables? Faut-il donc s'appuyer sur des think-tanks ou des sociétés secrètes pour avancer des propositions comme les vôtres: revenu garanti, coopératives, monnaies locales, nouvelles technologies?

  17. @Jean Zin :
    Bon, j'ai tenté de vous rapprocher d'Incognitototo qui est l'auteur de l'article sur les systèmes que je vous ai proposé en lien. Mais vous êtes tous deux de telles têtes de mules que j'ai raté une occasion de me taire. Pourtant, il m'apparaît évident que vous auriez beaucoup de choses à échanger, mais j'imagine que vos égos sensibles préfèrent les différences, les moins aux plus. Tant pis.

  18. @loïc barbarin : "Il faut partir de la liberté... non de besoins supposés" (je reconnais que ce n'est pas d'un style limpide!).

    Que tout le monde ait son projet de société, c'est très bien mais ça avance à quoi ? Le but serait plutôt de changer vraiment les institutions et de les adapter à notre temps. Le fait que tout le monde veuille avoir raison, ce qui semble une revendication démocratique est ce qui s'oppose à la démocratie effective.

    Il n'est pas toujours sûr que la gauche fasse mieux que la droite car elle subit plus la pression de la finance.

    Je me défie de ceux qui parlent du peuple plus que du peuple lui-même au niveau local. Quand on n'est plus dans le local, on est dans le spectacle, la représentation, ce n'est plus "le peuple" qui parle. Il n'y a pas plus de France de Jaurès que de France de Jeanne d'Arc. Pas besoin de cette mythologie pour réduire les inégalités.

    Il y a une raison pour laquelle il faut s'appuyer sur des philosophes comme Rousseau ou Marx pour ne pas dire n'importe quoi, c'est bien sûr parce que l'histoire l'a prouvé et que tout a déjà été essayé à notre époque post-moderne, mais c'est surtout à cause de la notion de système qui n'a rien de l'évidence dans ses effets globaux quand on n'a affaire qu'à des phénomènes concrets. Marx l'explique très bien, on ne peut partir de la sociologie immédiate, il faut comprendre le fonctionnement du système de production marchand et de la plus-value qui en constitue le moteur. Le savoir ne s'invente pas. Il se trouve que lorsque j'ai travaillé la question, je n'ai rien trouvé d'autre que ce qu'André Gorz avait lui-même trouvé (on peut dire ce à quoi il s'était résigné) et qui ne sortait pas de la tête d'intellectuels mais d'expériences populaires (l'intellectuel n'est pas forcément un inspirateur et plutôt un informateur). Ce n'est pas que j'ai trouvé cela satisfaisant mais il faut bien s'accorder sur ce que la situation exige plutôt que de faire chacun ses plans sur la comète ! La question n'est pas de ce que chacun peut avoir en tête mais d'avoir un projet commun.

  19. J'ai été voir le site de Mélenchon et ce serait comique si ce n'était si tragique. Il n'est pas question pour lui de revoir sa stratégie, non, toute son énergie est passée à essayer d'annuler le sondage comme s'il ne faisait pas suite à d'autres qui allaient dans le même sens. C'est tout juste s'il n'accuserait pas François Hollande d'en être le commanditaire ! La chose est entendue, il ne peut absolument pas imaginer qu'une majorité vote Front National alors qu'il imagine très bien qu'on vote pour lui, deux contre-vérités manifestes qui montre à quel point il est déconnecté des réalités.

    Le rejet des sondages est un classique de la politique qu'on rejoue à chaque élection. Je me souviens avant le second tour de la présidentielle mes copains du GRIT qui refusaient de croire les sondages donnant Sarkozy gagnant alors que le résultat a été conforme presque à la virgule près. Il est vrai que les sondages sont fort étranges, confirmant ce que je dis qu'on ne trouve pas de pensée originale mais qu'on reprend les discours dominants, qu'on n'est pas des individus séparés mais qu'on fait partie du mouvement de l'histoire et qu'un échantillon suffit pour connaître le tout ! Rien de plus étonnant, mais les résultats sont le plus souvent très justes, c'est un fait. Il peut y avoir des erreurs, il y a une marge d'erreur, assez faible, c'est rarement n'importe quoi (un dernier sondage ramène le FN en 3ème position à 21% mais c'est quand même en hausse et très proche de Sarkozy). Il y avait aussi des différences entre les sondages mais on avait pu suivre le retournement de l'opinion pendant la campagne pour le referendum et cela reflétait bien la réalité. La remise en cause des sondages qui nous volent notre vote et notre sentiment de liberté se prolonge d'ailleurs rapidement par une contestation de la sociologie et la croyance dans une liberté individuelle pouvant défier toutes les sciences sociales. Ces conceptions mystiques de la politique s'écroulent une fois que le vote confirme les scores annoncés. On n'en est pas là, l'élection est encore loin mais il vaudrait mieux en tenir compte avant dans sa stratégie plutôt que d'aggraver la défaite par ce qui est une sorte de folie dénégatrice.

    Erwan Lecoeur a dit quelque chose de très juste ce matin à France-Culture. Il a remarqué qu'on ne parlait plus du Front National quand l'altermondialisme était au plus haut (mais ce n'était pas la crise comme maintenant). Il a remarqué aussi que l'écologie avait un potentiel de voix bien supérieur au Front National. C'est, là aussi, la faiblesse des écologistes eux-mêmes qui les relègue au second plan mais si le Parti de Gauche était vraiment écologiste (ce qu'il n'est pas bien qu'il le prétend), le rapport de force ne serait pas le même. Une conversion de toute la gauche à l'écologie (non pas à Europe-écologie) changerait la donne, donnerait des perspectives, rendrait le FN ringard. Je déconne, ce n'est tout simplement pas envisageable...

  20. le peuple qui gouverne n'est jamais tout-à-fait le peuple gouverné
    C'est certes une vérité, on ne peut forcer un peuple qui ne le souhaite pas de devenir son propre berger... Nombreux sont ceux qui se contentent en toute quiétude du rôle de mouton (et c'est également leur droit démocratique). Mais au moins, en proposant de rendre le pouvoir au peuple (une entreprise difficile, j'approuve), ce dernier ne sera pas en position de se plaindre de quelque orientation prise par la nation (sauf à considérer bien sur une majorité absolue comme la dictature du plus grand nombre, mais c'est un autre débat? Quoi que...)
    Rendre le pouvoir au peuple, c'est un droit que l'on doit proposer en étant conscient que ce peuple n'en usera certainement pas de manière massive permanente. Une alternative doit donc être proposée pour palier à ces défections. Mais au moins, le peuple sait qu'il peut à tout moment s'exprimer, et n'hésitera pas à se saisir de ce droit en cas de nécessité impériale (cqfd: dès lors qu'un projet de loi sera médiatisé, c'est à dire 2 à 3 fois par an).
    Et en bon populiste, je lutte contre une connotation péjorative qu'on donne de plus en plus à ce terme, depuis que des personnalités toxiques se sont aventurées sur ce terrain. Bin oui, je revendique mon populisme, j'appelle même cela de l'altruisme: Un pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple

  21. Une association qui agit aussi :

       *Kokopelli l'Insoumis *

                Insoumission aux lois liberticides

        Cela fait près de 20 années que nous nous sommes insoumis aux lois
        scélérates qui ont permis que 5 multinationales contrôlent 75 % des
        semences potagères sur toute la planète. Dans ce même esprit,
        l'Association Kokopelli s'insoumet à toutes les lois liberticides
        telles que la Loi Lopssi 2, une sorte de Patriot Act à la française,
        et telles que le nouveau décret en date du 1er mars 2011 portant sur
        l'obligation de conserver les données informatiques "pour lutter
        contre le terrorisme".

        L'Association Kokopelli a donc procédé, en toute insoumission, à la
        destruction des quelques 16 000 dernières commandes en mémoire sur
        sa boutique en ligne, et de toutes les informations afférentes. Un
        geste très symbolique il est vrai, mais ô combien libérateur. Ce
        cirque va-t-il encore durer longtemps?

        On se plait à rêver - tout comme on désintègre des données
        virtuelles en les projettant dans le non-espace du vide cybernétique
        - d'une stratégie efficace permettant de projeter tous les
        psychopathes criminels dans le vide éthique de leur démence et de
        leur inhumanité. Un sujet fascinant de recherches pour tous les
        éco-guerriers au service de la Terre Mère, de l'humanité et de toute
        la biosphère.

            Agroécologie et Droit à l'Alimentation

        Ce n'est pas une plaisanterie: il existe une commission "droit à
        l'alimentation" chez les Nations Unies, le machin mondial qui n'a
        jamais empêché que les populations civiles se fassent massacrer par
        les gentils impérialistes libérateurs.

        Et le rapporteur de cette commission, Mr Olivier de Schutter, vient
        de rendre public, le 8 mars 2011, son rapport stipulant que
        l'agroécologie
        http://www.kokopelli.asso.fr/docume...
        dans certaines régions, pourrait permettre de doubler la production
        alimentaire. On se rappellera qu'en 2007, la FAO avait oublié qu'il
        n'est pas élégant de mordre la main de ses Maîtres en publiant un
        rapport louant les mérites de l'Agriculture Biologique pour nourrir
        la planète.

        De deux choses l'une, soit Mr de Schutter est un dangereux nihiliste
        cherchant à saper les fondations de notre civilisation démocratique
        et républicaine, soit il est en possession de tous ses esprits et
        son rapport ne fait que confirmer ce que les promoteurs de
        l'agroécologie savent fort bien depuis près d'un siècle.

        Dans ce second cas, ne conviendrait-il pas, au plus vite, de convier
        devant les Tribunaux de la République tous les psychopathes
        criminels des multinationales de la pétrochimie alimentaire, et
        leurs valets d'Etat, afin de les neutraliser et de les empêcher de
        nuire encore plus. La chasse aux prédateurs est ouverte.

    Enfin un livre "Qui a tué l'écologie" :

     Qui a tué l'Ecologie?
     L'ouvrage de Fabrice Nicolino est disponible sur la boutique en ligne de Kokopelli.
  22. Je soutiens bien sûr sans réserves Kokopelli.

    @yazan : On peut dire que les Suisses ont une véritable démocratie sans trouver cela satisfaisant. Ma propre expérience comme celle de l'histoire a montré qu'il n'y avait pas de méthode magique, le referendum n'est pas la panacée, le second empire tout autant que De Gaulle ayant montré qu'on pouvait le détourner en plébiscite et se prononcer sur des lois qui ne nous concernent pas ou des situations qu'on ne connaît pas mène au pire. Il y a des progrès évidents à faire comme le mandat unique. Je suis pour l'introduction du tirage au sort (une étude de ce mois calcule même le pourcentage idéal) mais la démocratisation doit être un objectif constant, un effort qui ne se relâche pas sous prétexte qu'on aurait un système parfaitement démocratique qui pourra toujours servir à un quelconque usurpateur. Il faut partir de la dénonciation du manque de démocratie, de la réaction des citoyens, sans prétendre résoudre définitivement la question comme s'il n'y avait plus besoin d'action citoyenne.

    Sur le populisme, il y a un bon article de wikipédia et je me réclamerais bien de la partie critique mais je rejette le simplisme des réponses :

    Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d'intérêt particulier de la société. Parce qu'ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population. Les populistes proposent donc de retirer l'appareil d'État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ».

    Là je signe, mais pas la suite qui est l'horreur :

    Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Ces solutions sont présentées comme applicables immédiatement et émanant d'une opinion publique présentée comme monolithique. Les populistes critiquent généralement les milieux d'argent ou une minorité quelconque (ethnique, politique, administrative etc.), censés avoir accaparé le pouvoir ; ils leur opposent une majorité, qu'ils représenteraient.

  23. Tout d'abord, Enfin, un webmaster qui débat de manière constructive... Merci pour cela JeanZin 🙂
    Le problème avec la définition de populisme est en fait qu'on en fait ce qu'on veut.... Wikipedia retranscrit l'opinion générale actuelle sur le sens d'un mot (du moins à long terme, puisque l'esprit collaboratif est sensé générer une convergence vers le sens commun). C'est la perception de celui qui a rédigé l'article modérée par les correcteurs... Dans des dictionnaires, on a une variabilité sur cette définition. Je persiste et signe, sur le populisme altruiste, mais c'est de la rhétorique, et ce débat pourrait être mené sur le comptoir d'un bar avec plusieurs bières à la main! 🙂
    Pour revenir sur le fond, je fais une différence entre référendum et cette démocratie directe que je défend.
    Le référendum ne serait pas adapté pour permettre au citoyens de valider ou non toute loi discutée au parlement. Je vous rejoint totalement là dessus.
    Proposer par contre deux scrutins parallèles en permanence, l'un populaire, l'autre indirect, et pondérer les voix du vote de l'assemblée en fonction du taux de participation citoyen, je ne suis pas certain que cela n'aie jamais été proposé.
    Peut être cela ne marcherait-il pas? Je me rassure en me disant que le statut quo ne fonctionne pas dans tous les cas.
    Je me rassure en disant que les citoyens ne se prononceraient que peu sur des situations qu'ils ne connaissent pas, et dans ce cas, le choix d'une assemblée nationale serait prépondérant. Je me rassure aussi en considérant qu'un tel système nécessiterait beaucoup d'énergie dépensée par nos élites dans un but pédagogique. Il leur faudrait convaincre, expliquer, la conséquence directe d'un tel système serait donc un regain de transparence.
    C'est du moins une vision très personnelle résultant sans doute d'une fonction de "chef" que j'ai endossée pendant 8 ans au travail, mais à ma manière, sur les valeurs que je défend à savoir: je n'ai de légitimité en tant que chef que du moment où j'ai l'adhésion des personnes que j'encadre, tout en conciliant les impératifs de ma hiérarchie. Concrètement: choisir en commun ce que l'on fera, prendre le temps d'expliquer les raisons de contraintes déplaisantes pour le groupe, et ponctuellement, décider sans concertation en cas d'urgence impérieuse ne permettant pas de perdre du temps à débattre (en bon jeune utopiste à l'époque, ce sont même les personnes que j'encadrais qui étaient venues me voir pour dire "la démocratie, on adore, mais là, on n'a pas le temps, il faut que tu tranches".)
    voila.... Je suis convaincu qu'une démocratie directe est bien plus compliquée à gérée, qu'elle comporte ses risques, mais que de tenter l'aventure et la transformer en entreprise réussie, c'est du gagnant gagnant....
    Et il y aura toujours à faire, la démocratie parfaite, totale et absolue restera toujours une utopie, un signal lumineux projeté par un phare lointain en mer vers lequel il nous faut tendre sans jamais pouvoir l'atteindre.
    🙂

  24. Analyse d'un cadavre de révolution & des néo-utopies de l'informations.

    Il paraît que le Président tente un pari. Il est convaincu que l’opposition lybienne va gagner. Comme en Tunisie. Comme en Egypte. Et il se place pour l’avenir. Quand l’opposition sera à Tripoli, on va toucher le jackpot. Pas quand… Si…

    Je ne sais pas qui le conseille. Dans une guerre civile, quelle qu’elle soit, le problème est toujours le même ? Où est l’armée ? Je renvoie, encore et toujours à l’Espagne. L’armée était majoritairement contre la République. Malgré les Brigades Internationales, malgré le soutien politique des voisins, Franco a gagné. En Tunisie, l’opposition a gagné quand l’armée a basculé. En Egypte, l’armée n’a pas basculé. Elle a laissé tomber Moubarak et a repris le pouvoir qu’elle détient, en fait, depuis 1952. L’armée a remplacé un général-président par un collège militaire. Pour l’instant, je n’y vois pas une victoire de la démocratie. La situation n’est pas fondamentalement différente. C’est l’un des dangers de la cristallisation sur une personne. On peut changer cette personne sans que la situation ne change.

    Ce soir du 11 mars, la Libye a disparu de nos écrans, effacée par le tsunami japonais. Khadafi a les mains libres, il peut continuer à bombarder les hôpitaux pendant qu’on nous montre a satiété la vague qui submerge Sendaï. Pas vu, pas pris, ça marche aussi pour les guerres. Ce soir du 11 mars, le Président propose son aide au Japon. Ça, c’est à force de fréquenter Kouchner. Qui n’aidera t-il pas ?

    Je me marre. J’ai des messages de copains qui approuvent le Président. Des mecs de gauche, des impliqués. Enfin, impliqués… Pas trop quand même. Impliqués comme le Président, impliqués en paroles. Aucun de mes copains n’a pris l’avion pour Benghazi afin de se mettre à la disposition des insurgés libyens. Aucun ne cherche à former des Brigades Internationales, aucun n’est prêt à se battre. Leur rhétorique est au point : aujourd’hui, se battre, c’est faire circuler de l’information. Pas risquer de prendre une balle dans le bide. Moi, je me marre quand je lis leurs messages : ils écrivent moins bien que Malraux comme ils se battent moins bien que Malraux. Ils adoptent plutôt la position de Sartre : je suis plus utile où je suis. Si tu veux le croire…. T’es pas Malraux mais t’es pas Sartre non plus.

    Faut arrêter de se piquer de mots. No Pasaran, c’est vachement beau. Sauf qu’ils sont passés et qu’ils ont pris le pouvoir. La cruelle réalité est toujours là. Les gourous des autoroutes de l’information peuvent toujours dire que Twitter crée des révolutions. C’est faux. La Tunisie, c’est un môme qui s’est immolé par le feu, pas un mec qui a envoyé des tweets. Le détonateur, ça a été l’âcre odeur de la viande humaine qui se consume.

  25. On a très bien compris que le réseau n'était pas le détonateur, c'est un (des) accélérateur. C'est loin d'être anodin même si l'armée est décisive. Comme c'est nouveau, c'est très idéalisé, comme d'habitude. N'empêche qu'il reste un bon bout de vérité derrière l'emballement médiatique (type rue89).

  26. la démocratie direct s'éssouffle vite en dictature de grande gueule et suicides collectif ( qui termine à l'HP sous HO ! ), depuis le conseillisme des années 60-70 on à progresser en 40 ans . c'est ce que disait deleuze , parlant un peu du microfascisme et de cette mollécullarisation de l'angoisse dans les années 80 ( sarko c'est juste le bouquet final de ce système sécuritaire avec le fascisme médiatique qui va avec ! ) plus vous serez legislateur plus vous serez asservit à la raison , théorie de la crise , crise de la théorie , vous disiez . , personne ne sais. aveuglement collectifs

  27. @Félix :

    Oui mais enfin, l'armée Libyenne qui massacre ce sont beaucoup de mercenaires non Libyens payés 1000 pétro-dollars la journée. Le mercenariat à toujours posé problème...

    Intermède musical des troupes mercenaires de Hanovre au service de l'Angleterre lors de la guerre d'indépendance américaine :
    http://www.youtube.com/watch?v=gw4T...

    On parle de guerre civile, mais ça ressemble à autre chose.

    Sinon, twit n'empêche pas le corps à corps, version raide du face à face.

  28. hip hop pour le peuple , la résistance , free style des entrailles de la terre, earth quake , smart project , le verbe camérat scénarise , l'underground , fils du béton est le chant de la rue !!! des esquives et des qui proquos , mais sans jamais se parer du costume victimaire , juste un trajet palpable , pas un exemple et écrit sur les murs de bordeaux quant elle s'écrie s'ecris , et que les rues transpirent de toutes les drogues douce dans l'cornet smart prod de mes songes , avec qui je nage dans l'eau bénite , la douce musique de tes palabre l'ami(e) raisonne en moi , je porte ta plainte sur l'espace publique ( smart politique insurectionnelle et autonome !!!! guerrilla pirate , squat cognitif, feu verbale , émeute idéologique et urbaines , blacks blocs aux aguets dans notre zone d'opacité offensive ; un but ultime , approfondir la métaphysique critique de tiqunn , et des empouponner julien coupat et médhi belhag casem , désinconnarder , le comité invisible ou l'apel , rise de vrai faux spécatacule des révolutions qui terminent en têtes de gondole à la fnac et que le type qui chante , se face violer et planter par un fan erotomane en descente d'exta, toutes les drogues dures dans l'cornet , antipsychiatrie de la perversion , de l'anti psychiatrie et de la clinique , clinique des précaire apiculture plastique feng schoui graphique , on repeint des murs dans des squat hivernales sur des murs et des endroits hyper sal ! pack de 16 amer , branlette flasque et sans grumeau , acide ! après la gaule du matin c'est parti en freestyles et je branche tes éclairs de génie en frée lance sur le net , via le boom bap mental de l'économie planétaire , et les 5 soleil de mon smart lab de couze , point ardant dans la géographie du monde , dans mon squart cotorep du 2-4, c'est dans les soustérain qu'on creuse nos galerie , centre dart dIy underground . la resistance man , prendre le maquis quand bernard couchenair et rachida dati dans comme les putes aux dents longue qui se maquillent , crise de la raison aveuglements collectifs . encore un ans comme ça et on va faire sauter la banque , bingo pour nos vies de prolos dans nos quartiers et le coins de nos rue , qui transpire le génie et la crasse , la sueure et les strasse , steaptis cognitif intégrale , massage sociotrope de finition thailendaise !!!!

  29. et ça c'est pas coupé à la came de bangkok ou de faloudja ni au stress des grands ville quands les bourges de nos bledi ne se sente pas en sécu !!
    que du bio que de la phytos , pas de chimie de synthèse et de drogues disignieur , juste de la biologie végétale et de lherboristerie ( ethno médecine ) . huiles essentielles de plante quand le coktail de la bonne mère nature et bien fait pas d'effet secondaire pour une utilisation à petite dose , et c'est 100 % légal et bon marché ! épice de luxe !!!!

  30. et putain je te dis qu'on va se la faire notre société pollen , et notre revenu de polinisation !!!! il faut des drogues douce aussi !!! et je te dis pas les bads treap et le chemin de croix d'est ta vie à prendre les chemin de traverses et le maquis , quand les putes au dent longue comme bernard couchnere ou rachida dati , sont des salope qui se maquillent france 2011 le guétho défrise la grande arnaque . france hard core on a raison de vivre la nation en rebellion , par millions !!! et crois moi même si ça sent pas bon ils nous succerons le fion !!! et nous on se fera pas damer le pion symphonie et guerrilla pirate !!!!! !

  31. hip hopologie un soir de grace au CPLC de couze , smart lab , +1 , hotel de 4 sous , 200 euros le mois 5 euros la nuit . laboratoire écologique pour narco touristes . il faut sancturiser le point d'impact comme à brooklyn ou chefchaenne ( on veut un classement à l'unesco au patrimoine de l'humanité !!! comme lasaux ou perche merle !

  32. contre les populisme qui peuvent mener on pire , même si on final c'est pour aller mieux , il faut être résolument contemporain et populaire aux pris du dsicrédit et de la mécréance sur l'existante de nos histoires à bordeaux couze le havre ou dans le périgord noir .

  33. un catastrophisme éclairé ; car sa fait déjà pas mal de temps qu'on vois venir , c'est une position idéal pour nous autre stratèges activé et épicié de créolité pirate , guerrilla nomade à l'ère de l'information !!!!

  34. elle iront en enfer car les salopes simulent on a jamais franment bien compris ce que c'était le putannat , coeur existancielle et qutidiens des société de spectacle , où via le panoptique conceptuel , l'opérateur vidéo déclanche le cadrillage intime de nos petits cosmosse , les plongeant dans la peur et la psychose comme dans un film de hitchkok ou david cronemberg ? si il faut vivre c'est comme dans le cinéma de kurozawa et le japin des années 50 pin up de mes songes et de mes caresses sue soir et la nuit dans mes et professionnelle fveillé d'arme la nuit !!!!! si tranquil dans ma campagne et franchement couze et le pannorama , je te jure ça pète , et toi le marin solitaire , débranche toi du champs des sirènes et rejoind la piraterie des vieux loup de mer , qui ont déjà pris milles les affront de la mer . la guerrilla pirate peut maintenant prendre le large , la mère monte , le vent tourne et les vautours le suivent , l'éta persécute , plus rien ne m'étonne dans un moinde ou boing et batiments se percute , on les émasculera comme des travles du brésil et et ta vie bascule sur un beat qui grésille , bienvenu près du cimetière de la morale l'espoir à déserté le secteur , l'horizon à la couleur du charbon dans la maison de la terreur , un trou une pute édenté et une pelle et le décor est planté pour la nuit et croix moi sur internet au bal des enculé je ferait pas tappisserie , mais je suis pas très lié à ce que j'écris , vivant de façon thérapeutique et subversive dans ma petite vie tranquil à la campagne . des bises de couze , mes beaux , mes belles , les frero et les sista du net et de bordeaux ! paris lyon marseille toulon .......

  35. Dis donc Brunet, faudrait te calmer un peu. Tu pourrais commencer par regrouper tes commentaires, ce serait déjà ça.

  36. Oui, c'est une possibilité bien que je trouve la structure un peu trop lourde (trop "idéale") et pas forcément la plus adaptée car une coopérative municipale peut être assez grosse puisqu'elle peut regrouper tous les habitants d'une commune.

    Une simple association subventionnée me semble pouvoir faire l'affaire, ou même une fondation, mais surtout, on peut adopter des structures différentes (ou plusieurs structures) selon les lieux. Plus généralement, je voudrais éviter d'être la seule référence sur ce sujet. Je n'ai pas de copyright sur le concept, encore moins d'expérience, et ne me crois pas plus compétent qu'un autre pour mettre en place ce dont je me suis contenté de montrer la nécessité et le potentiel. Il faut des expérimentations d'où émergeront les solutions les plus adaptées.

    Je rappelle que BAZ a fait un site sur le sujet : http://www.cooperative-municipale.org/

  37. juste un commentaire intempestif pour répondre à felix ( anonyme planqué derrière son écran et grave coincé de l'anus , visiblement : ON PEUT AVOir un esprit de gang et vivre comme un ermite , comme c'est mon cas , mais suis un mécréant , je me sert beaucoup d'internet , ce média technico capitaliste , , je suis le traitre , celui qui crache dans la bacine car il trouve la bouffe de l'acienda décroissante à gerber . 'est viscérale je vous ai vu en face à face aux réunions du 18 où l'on se fait grave chier , de fréquenter des gens si idiots , débile même , et petits bourgeois ! envoie ton mail félix et on cause sur internet , mais sort de cet anonymùat , on dirait un troll , je suis sur que perso tu vaux mieux que ça : là le problème c'est le groupe c'est même pas les gens prient un par un , liser gustave lebon et vous verrez avec kurt lewin ou lapassade ou l'internationnale situationniste ( scandal de strasbourg) . là ou je suis en colère c'est que c'est se genre de gens , qui noyautent écorev , la revue ou jean est bublier , aude vidal est une idiote . et ses sbirs c'est encore pire .

  38. Je n'ai pas lu Alexandre Jollien mais, en dehors de sa situation où c'est plus compréhensible, je n'ai jamais compris comment on pouvait confondre la philo-sophie qui est pour moi la recherche de la vérité, tout comme la science, avec une "sagesse" forcément dogmatique et un souci de soi excessif qui prétend manipuler nos émotions, c'est-à-dire nous apprendre à mentir. Je ne me préoccupe pas d'être en joie mais suis joyeux quand les nouvelles sont bonnes et déprime quand le pire s'annonce.

    Lorsqu'on accuse faussement Descartes de délire démiurgique à se vouloir "maître et possesseur de la nature" alors que c'est de la santé qu'il parlait en médecin, on pourrait le dire plus encore du contrôle des émotions. Bien sûr, on les contrôle toujours plus ou moins mais la vie n'est pas sans dissonances. La psychanalyse là-dessus décourage toute prétention de maîtrise et dégonfle les philosophies individualistes, le jardin épicurien sensé compenser la perte de tout rôle politique dans l'empire, la confiscation du public par le retrait sur la sphère privée.

    Notre époque plus révolutionnaire devrait se détourner de ces focalisations sur la transformation personnelle au profit de la transformation sociale et d'une pensée plus dialectique qu'il faudra opposer à la "pensée unique" et aux emportements des foules.

  39. la dialectique nous y somme , et c'est nécéssaire et suffisant de bien tous peser et sous peser , comme si les mots étaient diaments sur un beat qui grézille et sur un sont d'orfevre .... c'est bon quand les infrabasses font trember les murs , et je te raconte pas la gueule du vortex sous clover spring dappystuff . nl

  40. comme disait hegel : la peur de l'érrence ( trieb , pulsion , dérive) est la première des erreur , les non duppent errent aussi . punk intellect guétho nomade , quand le guetto défrise la grande arnaque , la baffe de font au spectaulaire concentré , petit ben ali du cammenberd ou du magret de cannard à l'ere de l'information de l'autonomie et de l'écologie politique . je vous le dis jean , ce que vous dites , c'est moi , c'est nous , pas les salles crevard d'écorev ou des décroissants bordelais ( j'ai toujours l'impression qu'ils se font constament braquer par un cureton , l'inverse de notre sens du smart , .

  41. la dialectique c'est peut être aussi le sens du dissensus , l'espoir de la discution et les bevues et autres ratté du réelle , quand la merde humaine vous éclabousse , . j'ai l'hypocrisye du systeme devant moi tous les jours de ma vie à l'hp sous ho, des bises mes petits choux , même à félix et une bise sur chaque fesse ma belle pour toit et une spéciale coutdebite thérapie et croix moins tu va en bouffer de la queue et de la chatte de veille !!! sainte cyprine . les lezart sortent dans rue et les rideaux de l'hacienda s'electrisent la smart zone du net de couze bordeaux où monptelier et monpton le pavillon aladin vauclaire , pavillon fermé sous camisole chimique ? t'inquiète j'ai la parrade , le roots de ma belle campagne !!!!!

  42. c'est bon quand café et le tarpé brise le sortilège ou la malédiction sublime malentendu devient bénédiction où mon pire ennemei c'est moi , c'est nous , il faut de temps en temps tirer contre sont camps , trahir , au risque du discredit et de l'exil où toutes les femmes du monde m'on quité , le visage aussi triste qu'un linceul ont porte nos quartiers comme une croix , c'est l'autre france pas celle en laquelle tu crois , les rebelles du souteraint , en mars , en dordogne les marxien débarquent et et oscule t'as vie d'insecte névraligique ( petites abeilles tout droit sortie de la ruche ) commes des extraterrestres lové dans une cascade de chamalo et de sucettes choupa choups à 1 francs ; euréka , youpi tralala !!!! quant on roule nos sjosses comme des fusées !!!! la france hard core sonatine musique , kalyfrat, LED K ou fils du béton un avertissement à la nation on a raison de vivre la france en rebélion , la baffe de fong , le kong fu cognitif le suart , et la tchache de nos ateliers de clando , dans nos squat légalisé et et enfin stabilisé . la sauce monte , le super vocan civilisationnelle est près à sortir de terre , earth quake , smart project for the futurs !!!!

  43. le difficile dans la dialectique pratique , c'est de trouver le lieu , le moment et la formule , vu du point de vue , des agents , des acteur et des auteurs !!!!!

  44. rien de contradictoire dans ce que je dis et écrit ici depuis quelques temps déjà ( qu'on me tolère ) juste de sublime subtilité inccéssible à tout dogmatisme , qui ne produit plus que par habitude , par un globale et sédatifs effet d'inertie , staases hypnotique ou toutes les productions les valeurs sous raplatit , où la révolution échoue tristement à la fnac en tete de gondole . et pourquoi on veut pas de mon et mes périgrinations , excursions dans ecorev ? putain ils sont où les révolutionnaire le mois prochain . t'inquiète j'amene la bière le fromùage le fin et le bon paim mannes du smart lab de mes songes au 12 rue versannes !!!!suart cotorep du 2-4 peut être ouvert en avril si dieu le veux et béatrice la préfete du 2-4 que je trouve savoureuse comme du bon vin . des bises béas on est tous avec toi , your a killer , a killer , rage against the machine les anarchistes de droite !!!!!!

  45. @Jean Zin :
    Perso, je préfère de très loin l'approche philosophique de Fernando SAVATER: la philo, c'est d'abord l'art des choix, l'éthique pour les choix personnels et la politique pour les choix collectifs. Parce que la vérité, ce n'est jamais qu'approximatif et on n'en approche qu'une représentation.

    En effet, Alexandre Jollien dit lui-même qu'il s'éloigne de plus en plus de la philo "intellectuelle" moderne pour se rapprocher d'une philo à l'ancienne, "appliquée", confrontée à sa vie de tous les jours, une recherche de sagesse, mais pas du style autruche qui se met la tête dans un trou, tout l'inverse.
    J'avoue que je ne comprends pas votre réaction contre, sinon que comme une réaction d'angoisse à quelque chose, mais je ne suis pas psy, je n'irais donc pas plus loin sur ce terrain. C'est en tout cas très contradictoire avec votre prétention pragmatique.

    Initialement la psychanalyse est aussi un travail de recherche de liberté à l'ancienne, une recherche du "connais-toi toi-même". C'est devenu un truc thérapeutique au grand dam de Freud.

    Je partage quand même le fait qu'on a une facheuse tendance à trop se regarder le nombril, mais je me souviens avoir lu chez Dolto qu'elle avait jugé que sa psychanalyse était terminée quand elle ne pensait plus une minute à elle de toute sa journée. Etonnant, non. Régler ses problèmes pour sortir de l'égocentrisme plutôt que faire comme s'ils n'existaient pas.

  46. rien de contradictoire dans ce que je dis et écrit ici depuis quelques temps déjà ( qu'on me tolère ) juste de sublime subtilité inccéssible à tout dogmatisme

    jeanzin.fr, votre dose de fou rire quotidien.

    Quant à révéler mon identité à un drogué souffrant de paraphrénie fantastique, qui manifestement se trimbale avec des couteaux, allez vous rhabiller. Ceci dit, vous êtes chanceux : l'involution (au sens biologique de régression du cerveau) vers la dissociation schizophrénique ou la détérioration mentale est assez rare dans ces pathologies.

    Bon délire mon gars. Tiens d'ailleurs Jean, si vous permettez, vous devriez vous méfier de son mimétisme idéologico-comportemental avec vous, ça fout franchement les chocottes.

  47. Je n'ai pas trop le temps de répondre mais même si je trouve que l'anti-oedipe est un délire, le point où Deleuze a raison, c'est que les schizophrènes ont beau être insupportables, ils sont moins dangereux que les paranoïaques qui veulent régir le monde.

  48. @Michel MARTIN : C'est justement parce que la vérité est inatteignable que la philo-sophie (ou la science) n'est qu'une recherche de la vérité (un amour de la vérité). Manifestement il vous manque la compréhension de la psychanalyse, du transfert et de sa dissolution. C'est bien par souci de vérité que la maîtrise des émotions est condamnable en plus d'être une impasse. Je ne suis pas un pragmatique même si la question de la vérité est bien une question pratique.

  49. déire chronique avec sentiment de persécussion quand on est sous ho on est en taule ( vip ) car dangereux pour sois et les autres , si c'étais pas l'hp c'était la taule , comme julien coupat , jean à reçu la lettre qui pose plus de question que de vérité , mais en vrai je suis aussi sympa que jean paul abribat , mon mentor !!!!mais peut être que lui aussi déraisonne à tes yeux , petit étudiant peigne fiotte de la cub révolutionnaire , quant la révolut-ion vire à la récération puéril , sortez vous les doigts du cul et mettez vous au boulot enfin petit braleur nihiliste ... et je le dis sans haine , mais pose le diagnostique et travail le septicisme , à l'ombre d'un colosse , dont les pieds d'argiles ont déjà cédés !!!

  50. la régression est nécéssaire , elle n'est pas suffisante , elle doit se faire créatrice ( avec l'esprit de résistance), éffondrement sémiotique , rupture de causalité linéaires et paranoiaque , nous somme l'anti dote à un sommeil trentenaire , avec nous on sort un peu du coma c'est la pulsative et déléctable fêtes des opprimé , mais peut être que toi aussi petit branleur de merde , troll sur jean zin .fr , tu devrai mieux niquer ta race comme je nique la mienne . pas beoin de savoir qui tu es , prends soi de toi et bon vent , la mer monte , peute etre auront nous le plaisir de nous croiser et nous conjuguer dans la vrai vie sur BX , car quant les maux ne mennent plus à l'action on écoute plus personne de peur de chper une infection . voeux d'à bientôt , d'ici pense à moins quant tu te caresse le steak ma puce, mais il y a des thérapies du coup de bite dans le cul qui se perde , , j'en chperait une où deux les soirs de pleine lune où je suis un vampire , je sort la nuit et toujours avec des rébane et je suce le sang de mes victimes , et elles tombent toutes sous le charme , des tonnes d'amoureuse trasit à mes pied , toutes plus smart les unes que les autres ; comme patrick ou le hard core de youssef fofana !

  51. vous en êtes tous à la psychiatrie russe à confondre révolutionnaires et schizophrene au goulag , dans les misérable camps de redressement de la république franaise , écoutez le cri des pénitents leur reve de liberté démenciel. il y a les délires solitaire et c'est pas la même chose que les délire partagés , symphonie pirate de mon smart lab de couze ! france hard core ! deleuze ce n'est pas du délire , même à être des gens des années 70 , 80 . castoriadis , morin le grit , et jean zin , ( jamais trop de trop il y a un espace à défendre entre la folie et la normalité . on ne deviens pas normal impunément , il vous soigner et rééducation la vie anonormal des gens normaux , calibrer les affects de sorte à ce que la réaction néofasciste ne l'emporte pas ! c'est la guerre pouvoir populaire contre oligarchie financière ! remetre l'économie à sa place , au service de l'homme !!!!

  52. @Jean Zin :
    C'est pas de la maîtrise des émotions qu'il s'agit, mais de celle des pulsions. Et en plus cette maîtrise n'est pas le refoulement, il s'agit de ne pas être soumis à ses pulsions, comme l'est l'alcoolique par exemple qui voudrait bien s'arrêter mais dont les pulsions le dominent. Je vois pas où est l'impasse là-dedans.
    D'autre part, le nombrilisme qui est surexploité par les pub par exemple joue à fond sur l'incitation à écouter ses pulsions, à leur obéir.

  53. Certes, la publicité flatte nos pulsions mais la prétention à la maîtrise est bien plus ancienne, partagée par toutes les religions et sagesses, déjà même par les cultures "primitives" supposées nous distinguer ainsi de l'animal. Pour Aristote il s'agit de se gouverner par la raison (auto-nomos) pour pouvoir gouverner les autres (femmes, enfants, esclaves). Pour les Stoïciens comme les épicuriens, l'ataraxie du sage est supposée procurer une indépendance totale semblable à celle des Bouddhistes. Pour Kant il s'agit d'éliminer tout le pathologique au profit de l'universel alors que les Spinozistes sont obsédés par la joie, tout comme la "psychologie positive" voire les Scientologues.

    La quasi totalité des réformateurs sociaux prétendent à cette discipline, à l'exception notoire de Fourier mais c'est Freud qui a montré que cette domestication des pulsions nourrissait le malaise dans la civilisation. On a beau jeu de dire que cette moralisation n'est pas du refoulement au nom d'un idéal du moi délirant. En fait l'illusion de maîtrise permet de s'auto-admirer (comme une boursouflure vide dit Hegel qui valorise au contraire le négatif et la passion) mais débouche sur l'univers morbide de la faute.

    Il est remarquable que la libération sexuelle aille complètement à rebours du rejet des pulsions et de la négation du corps. La psychanalyse nous ayant appris que le surmoi était insatiable et que nous étions toujours pris dans la pulsion ("l'objet a" cause du désir). Dès lors, il vaut mieux nourrir la pulsion comme nous le conseillent d'ailleurs les nouveaux hygiénistes (21 éjaculations par mois allongent la vie!). La "libération des drogues" contemporaine de la libération sexuelle bien qu'avec plus de difficulté et de refoulement, va dans le même sens, auquel j'adhère tout autant comme on le sait. On peut être alcoolique et ne pas vouloir s'arrêter !

    Bien sûr, il est impossible de se passer de toute normativité et ces libérations ne sont pas sans contradictions, du moins sont-elles manifestes (du côté du pardon de nos faiblesses plus que du dur jugement de la raison). Elles trahissent aussi l'universel puisqu'il n'y a pas égalité des corps mais renoncer à la maîtrise est vital, notamment pour la politique à laquelle elle était sensée préparer. Il faut donc reconnaître l'homme pulsionnel, l'homme fou, pas seulement le travailleur ou le citoyen raisonnable et adapter les institutions aux hommes plutôt que de vouloir les changer pour se conformer à nos idéaux les plus irréalistes.

    Rien de pire qu'une joie forcée, qu'un sourire obligé, sinon de se croire le maître alors qu'on n'est que de pauvres sujets qui se débrouillent, sujets aux ratages, aux erreurs, aux remords, à la honte, à la peur. Il nous faut vivre nos échecs, partager le lot commun de toute vie dans la souffrance comme dans l'orgasme, tournés vers l'extérieur dans sa matérialité (sa temporalité) plus que dans le spectacle de nos propres émotions, tournés vers l'action collective plutôt qu'obsédé par son propre bonheur (sa "vie spirituelle"), action qui nous procurera sans doute plus de déceptions que de joies mais la vie est inquiétude, la vérité est dans l'épreuve. Le sage n'est qu'un mort vivant tout rayonnant qu'il semble comme n'importe quel séducteur car, bien sûr, toute son apparence extérieure de force et d'intériorité satisfaite n'est que cinéma sous le regard de l'autre (pulsion scopique). Moi, je ne suis pas du côté des maîtres (position où l'on veut toujours me mettre), mais plutôt des esclaves, des perdants, des faibles et de la difficulté de vivre, question de vérité même si ce n'est pas du tout sage...

  54. J'ai connu un spinozien, et je dois dire qu'il me faisait parfois penser à un illuminé comme ceux qu'on rencontre dans les sectes, assez anti Freud aussi. Effectivement ça ressemble beaucoup à du packaging.

  55. @Jean Zin :
    Je ne suis pas non plus du côté des maîtres et du refoulement. C'est plutôt la démarche de Jiddu Krishnamurti qui m'inspire, et c'est tout sauf une démarche de négation et de renoncement.

  56. Ceci dit UG me parait avoir mal compris Freud et ses successeurs. C'était un peu une bête de foire qui s'amusait de l'être.

  57. Commentaire 60 dernier paragraphe
    Je souhaite savoir faire mien cet engagement à refuser la sagesse comme posture qu’on se donne. Et je me permets de réécrire à mon propre compte votre paragraphe ci-dessus, avec peu de modifications, non pas comme un « art de vivre », mais un« mode d’emploi de la vie telle qu’elle est », avec rejet de toute noble image de soi :
    Toutefois il convient d’accorder un rôle déterminant à la beauté, la part du positif dans « le spectacle de nos émotions », mais au sens où en parlait René Char :

    « Nous désignerons la beauté partout où elle aura une chance de survivre à l'espèce d'intérim qu'elle paraît assurer au milieu de nos soucis. Faire longuement rêver ceux qui ordinairement n'ont pas de songes, et plonger dans l'actualité ceux dans l'esprit desquels prévalent les jeux perdus du sommeil. » ( Recherche de la base et du sommet)
  58. J'aime bien René Char mais je trouve parfois la beauté écrasante quand l'automne brille de tous ses feux et qu'on n'a pas assez d'yeux pour tout voir et rendre grâce de tant de merveilles éphémères, bientôt perdues à jamais.

    UG est assez dans la tradition puisque "l'éveil, c'est de comprendre qu'il n'y a pas d'éveil", de même que la psychanalyse nous guérit du transfert et du désir de guérir.

    Ceci dit, loin de moi de vouloir imposer mon point de vue à quiconque. Que chacun se choisisse les maîtres qu'il veut et suive les préceptes de sa religion, je ne rêve pas d'un monde débarrassé de ses folies. C'est seulement lorsqu'on en tire des conséquences politiques qu'il me faut bien témoigner qu'elles ne vont pas de soi et qu'il y a quelques raisons de penser autrement.

  59. Ce qui m’intéresse chez JZ, c’est que contrairement à tous les UG possibles il annonce une éthique qui ne soit plus construite en compensation de nos limites, désormais reconnues. L’Eglise par exemple reconnaît la faiblesse de ses clercs, à quoi elle répond en idéalisant la fonction qu’ils occupent, le poste. L’éveillé, à titre individuel, fait de même en renonçant à ce que nous sommes : c’est cela l’ éveil spirituel, je pense. C’est en ce sens que je souhaite souscrire à ce « mode d’emploi de la vie telle qu’elle est » qui est , m’a -t-il semblé, proposé ici d’un billet à un autre par JZ. Et c’est dans les soucis de n’être plus que ce que nous sommes que j’ai trouvé une nouvelle raison de militer politiquement, mais sans illusion, sans plus prétendre à imposer une vérité (la mienne ou la nôtre) partielle ou partiale ou partisane. Etre dans le dialogue.( Etre dans la dialectique abstraite c’est plus difficile !).L’échange des points de vue sur un problème concret, c’est déjà quelque chose, de simple, et d’important . Comme il est essentiel d'être politiquement du côté de l'exploité pour mieux voir les erreurs politiques à corriger.

  60. @pch :

    Il me semble qu'UG n'est pas un monstre, même si il s'en donne les apparences. Il indique les courants à suivre tout en s'abstenant de toutes directives.

    Un vrai faux cul extrêmement talentueux, règle de toute diplomatie qui affirme par ailleurs la non négociabilité de toutes sortes de mesures.

  61. J'avais bien apprécié cette citation de Norbert Elias donnée par JZ en décembre 2009 "« C'est seulement à partir du moment où l'individu cesse de penser ainsi pour lui tout seul, où il cesse de considérer le monde comme quelqu'un qui "de l'intérieur" d'une maison regarderait la rue, "à l'extérieur", à partir du moment où, au lieu de cela - par une révolution copernicienne de sa pensée et de sa sensibilité -, il arrive aussi à se situer lui-même et sa propre maison dans le réseau des rues, et dans la structure mouvante du tissu humain, que s'estompe lentement en lui le sentiment d'être "intérieurement" quelque chose pour soi tandis que les autres ne seraient qu'un "paysage", un "environnement", une "société" qui lui feraient face, et qu'un gouffre séparerait de lui ».

  62. @Jean Zin :
    J'ai une question indiscrète, est-ce que vous avez des enfants?
    Al'usage, les deux pédiatres qui m'ont apporté des réponses pratiques à mes questions de parent sont Dolto parcequ'elle ne lâche rien sur l'écoute et Naouri parce qu'il ne lâche rien sur le non.

  63. Oui, j'ai un fils qui vient de finir ses études. Cela oblige à ne pas être trop pessimiste sur l'avenir (Il existe des enfants, ainsi demeure une certitude du bien. Hölderlin).

    J'ai connu un peu Dolto qui était aussi extraordinaire quand elle parlait de sa pratique que très limitée quand elle parlait de théorie (notamment ses "conneries" sur la jouissance féminine). Les disciples sont, comme toujours, bien inférieurs dans leur dogmatisme. Naouri, ce n'est pas du tout le même niveau. Moi, je me suis surtout inspiré de Lacan et de son analyse du nom-du-père qui est aussi le non du père, effectivement, fonction de "signification" du phallus et principe de réalité qui n'exige pas de se prendre pour la statue du commandeur ou le représentant de la loi.

    Je n'ai caché aucun de mes défauts ni de mes turpitudes mais je n'étais pas un père copain. Par exemple, je menaçais d'une claque lorsqu'il pleurait pour aller au lit. J'ai dû lui en donner 2 fois seulement mais il s'imagine que je l'ai fait bien plus souvent, ce qui a permis d'arrêter en tout cas les séances de pleurs sans fin, le maternage étant souvent contre-productif sur ce point encore plus quand on ne tient pas sa position, qu'on n'assume pas son rôle et qu'on culpabilise. Le rôle de père est une fonction d'exception pour laquelle on ne se sent jamais à la hauteur mais je n'en ai guère connu les mauvais côtés, à mon grand étonnement !

    Pas besoin d'en faire trop sur le non, je n'ai fait que le minimum et c'est bien suffisant. Plutôt que "ne rien lâcher", il vaut mieux avoir simplement une position ferme (en même temps qu'aimante) qui n'empêche pas une certaine souplesse. Il y a chez les psychanalystes une défense de la Loi que je n'aime pas du tout et ne fait que nourrir la transgression.

  64. Je sais que j'ai été très en colère contre mon père, au point de risquer de me battre physiquement avec lui, lorsque adolescent. Pas sans risques, il était costaud et avait pratiqué la boxe française quand il était officier dans l'armée.

    Mais les choses se sont arrangées et je l'aide quand je peux dans les vicissitudes de sa vieillesse.

    Il est comme il est, je suis comme je suis.

  65. @Jean Zin :
    Globalement, je suis à peu près sur la même longueur d'onde que vous pour éduquer les enfants, sauf que je suis totalement hemétique à Lacan, j'ai pas trouvé la clé. Mais sur la pratique, j'ai du être moins bon que vous. J'ai deux fils. L'ainé a rencontré beaucoup de problèmes suite à une maltraitance chez une nourrice. Sa perturbation a modifié notre équilibre familial et on n'a jamais vraiment réussi à se recaler (l'équilibre oui/non dont parle Naouri). Vers 17 ans, le cannabis l'a fait basculer dans un délire schyzoide. Il a même été diagnostiqué shyzophrène, mais il semble que ce soit dû à un excès de fumette. Il semble en phase de récupération, mais rien n'est joué. Du fait de cette expérience et de l'expérience de plusieurs copains avec leurs enfants, je suis assez réservé sur l'usage du cannabis qui est plus une drogue lente qu'une drogue douce (cf par exemple le bouquin de Jean Costentin). Le second termine ses études et n'a aucun problème si ce n'est qu'il ne se sent pas tellement concerné par les règles et ne rate jamais une occasion de faire marrer les copains. On a ainsi connu tous les directeurs et profs principaux des différents établissements où il est passé. Il me semble que si j'avais découvert Naouri plus tôt, j'aurais mieux géré la situation qui était un peu délicate, sans pour autant devenir une brute (toujours cet équilibre oui/non), parce que je suis d'une famille très libérale, plus portée à l'écoute qu'à la règlementation.

  66. Il est un peu gênant de parler de choses aussi intimes en commentaire mais il n'est pas question de nier les problèmes posés par les drogues, on y insiste assez lourdement, le chanvre étant seulement la moins dangereuse. Moi, le seul problème que j'ai eu, c'est un risque de coma éthylique car les jeunes lycéens avaient sifflé une bouteille de vodka avant les cours !

    Il est avéré que chez un tout petit nombre, le fait de fumer peut déclencher une "schizophrénie", terme mal défini mais ce n'est qu'un déclencheur sur un terrain propice que d'autres choses auraient pu provoquer (même une histoire d'amour). On peut prendre pour une schizophrénie ce qui n'est qu'un repli sur soi réversible à l'arrêt de la consommation. Il est certain aussi que plus on fume jeune, plus il peut y avoir des conséquences mais la jeunesse a toujours posée des problèmes étant, biologiquement, exposée aux risques. Le risque le plus grave est l'accident de voiture (ou de moto, etc.) dont les jeunes sont très majoritairement victimes. Jean Costentin a beau être un spécialiste du cerveau, il délire complètement sur le sujet, très facho et contredit par la plupart des spécialistes de terrain.

    Je considère pour ma part que les drogues sont un attribut de notre humanité, qui nous différencie des chimpanzés et qu'elles sont un outil de connaissance indispensable au moins à ceux qui étudient l'esprit humain (le dérèglement de tous les sens), même si elles peuvent être mortelles comme tout véhicule. Il n'y a pas de positif sans négatif mais la prohibition démontre de façon exemplaire que vouloir éradiquer ce qu'on considère trop unilatéralement comme un mal produit un mal bien plus grand encore (impasse de toutes les utopies purificatrices). L'échec des ces politiques est flagrant n'empêchant pas la consommation d'augmenter tout en subventionnant la criminalité. La question est plutôt de favoriser la drogue la moins dangereuse, l'alcool n'étant pas le mieux placé même si c'est aussi un aliment voire un médicament. Le mouvement des free clinics à l'époque psychédélique était très positif pour "réduire les risques". On est là dans le coeur de la politique en ce que le réel ne se plie pas à la "volonté populaire" ni aux tentatives de normalisation mais qu'elle doit composer avec une réalité contradictoire et souvent décevante qui résiste pourtant, non sans fortes raisons, à un volontarisme borné et aux proclamation des populistes de tout poil (la lutte contre la drogue justifie toutes les violations du droit et de nos libertés élémentaires). On voit à quel point c'est difficile à admettre et que cela peut heurter une majorité de gens (l'enfer des bonnes intentions), il faut donc passer par le pire pour s'y résoudre, pas seulement sur ce sujet, ce qui est, certes, un peu désespérant...

  67. @Jean Zin :
    Oui, je n'irais pas plus loin sur les précisions, mais on n'est pas faits que de généralités!

    Pour ce qui est des prohibitions, je suis d'accord que celà génère plus de problèmes que ça n'en résout. Des réseaux de trafiquants et des produits frelatés pour les principaux problèmes créés par la prohibition.

  68. Je considère pour ma part que les drogues sont un attribut de notre humanité, qui nous différencie des chimpanzés

    Connaissez-vous l'amarula ? C'est un arbre à baies qu'on trouve principale en Afrique, en deça de l'équation. Paradoxalement, les animaux ne mangent pas ses baies lorsqu'elles sont encore sur l'arbre, mais attendent qu'elles tombent au sol et fermentent. Cela donne un alcool entre 14 et 18°. Les oiseaux, les élépants, les singes et bien d'autres en sont très friands. Des zoologues ont même observé des lions en consommer.

    En Malaisie, le Ptilocercus lowii semble lui trouver plus à son goût un palmier local dont le nectar est très alcoolisé (mais les oenologues s'imaginent toujours que la nature veut le vinaigre.

    Je comprends ceci-dit que les oenologues définissent le vin comme ils peuvent et les demi-savants leur humanité sur-mesure. Sans rancune.

  69. Il faut lire : principalement ; équateur, etc.

    Vous pourriez installer un module wordpress pour éditer les commentaires basé sur l'ip, plutôt que sur une authentification quelconque. Autant bien faire les choses.

  70. On pourrait tout aussi bien parler des fourmis mais c'est autant une erreur de parler de drogue dans ces cas là que de parler de langage pour la communication animale. Les drogues sont justement liés au langage, à l'esprit, au chamanisme (c'est un outil). Il n'y a pas de société humaines sans drogues et si je dis que cela nous distingue des chimpanzés, c'est qu'une mutation génétique est en jeu qui nous rend plus sensibles aussi bien aux drogues qu'à l'attachement amoureux qui y est relié. Cela n'a d'ailleurs pas empêché un chimpanzé élevé dans une famille d'apprécier les joints semble-t-il mais on voit comme les demi-savants mélangent tout et se satisfont de connaissances très parcellaires.

    Je ne suis pas sous wordpress mais sous dotclear qui est beaucoup plus limité et ne permet pas l'édition des commentaires. J'ai le projet de passer sous wordpress mais il faut que j'ai le temps et il n'est pas sûr que j'implémente cette fonction.

  71. Evidemment, si à chaque manquement dans vos connaissances, vous prenez la brouette de l'interprétation psychanalytique pour vous sortir d'affaire, on se doute bien que vous devez tout savoir. En son absence, on se doute bien également qu'un jugement exhaustif du tout, qui permettrait d'asseoir une position totalisante, impliquerait des connaissances que ni vous ni quiconque n'avez.

    Pour échapper au délire interprétatif de votre psychanalyse, on rappellera que, biologiquement, la drogue se caractérise pour l'homme comme pour l'animal par une fixation sur des neurotransmetteurs, naturellement comme la dopamine, que nous produisons, ou par substitution comme la nicotine et la morphine.

    Ces processus se passent bien sûr à l'identique chez les animaux. Et là, mon cher, nous sommes à un niveau infra-linguistique qui ne supporte pas l'interprétation.

    On pourrait discutailler d'amour et de dopamine, mais je ne doute pas que vous ayez quelques pirouettes psychanalytiques vous permettant de faire des sauts périlleux. Ca me rappelle une blague, qui vaudrait tout autant pour pas mal d'intellectuels :

    J’ai connu un type, il pouvait pointer jusqu’à 473 fois par trimestre. Lui, vois-tu, il avait une technique top. Quand avec une main il avait tendu sa carte de pointage à l’employé, il faisait un saut périlleux en arrière puis il tendait une deuxième carte de pointage avec ses pieds. Il pouvait rester pendant plusieurs heures à sauter devant le guichet. Seulement, un jour, il s’est endormi en sautant et il s’est fracassé le crâne sur le lino. Dommage, car il était en passe d’établir le record mondial de pointage trimestriel en ANPE.

  72. @Jean Zin :
    Les rennes aussi! J'ai vu un reportage où des rennes de Laponie consommaient avec envie des amanites tue-mouche. Résultat amusant. Totalement défonce les rennes! Attention l'effet sur les humains est plus puissant et peut se révéler fatal.

    Sur le plan représentations, les totémistes et les animistes considèrent que les humains et les non-humains ne sont pas différents sur le plan de l'intériorité. Nous, on attache une importance importante à notre différence intérieure avec les non-humains et du coup on saccage la nature. La vérité, bof!

  73. Rien de commun entre des Rennes qui mangent des amanites tue-mouches et le fait que Claude Lévi-Strauss en fasse l'origine des religions et des divinités (ce qui est d'ailleurs très contestable) dans son anthropologie structurale. On est en tout cas dans de tout autres enjeux. Il y a effectivement un risque létal et, dans les sociétés caucasiennes qui en prenaient rituellement, les nobles prenaient le risque alors que les autres buvaient leur urine ce qui avait le même effet psychédélique mais sans risque cette fois ! Ce n'est pas parce que les effets neurologiques sont semblables qu'on peut comparer une pratique volontaire avec ce qui se rapproche plus du "feu de saint Antoine" provoqué par la farine infestée d'ergot de seigle.

    Même s'il y a effectivement une plus grande proximité entre les hommes et les animaux dans "l'animisme" qui personnifie les phénomènes naturels, cela n'empêche pas que chaque tribu se considère comme étant les véritables hommes et rejetant les autres dans l'animalité. Le plus constant des mythes est celui qui tente d'expliquer notre humanisation qui nous distingue des animaux et nous apporte la reconnaissance du groupe. Ne plus être un homme a toujours été l'insulte suprême.

    Il ne faut pas généraliser le fait que nos ancêtres ne saccageaient pas la nature, ce qui semble vrai en Afrique, dans leur environnement originel, mais ne se vérifie pas toujours sur les autres continents dont tous les grands mammifères ont été exterminés, les effondrements comme l'Île de Pâques n'étant pas si rares même si, ceux qui durent sont ceux qui ont su se donner des limites.

    Le saccage actuel de la nature n'est pas du tout dû au mépris des animaux (visible par contre dans la façon dont on traite certains animaux d'élevage) mais plutôt à son instrumentalisation et la privatisation des ressources, ce qui n'empêche pas les animaux domestiques de faire partie de la famille.

  74. @Jean Zin :
    Je ne suis pas un grand connaisseur de Levi-Strauss. J'ai bien lu "Tristes Tropiques" et j'ai été marqué par le goût de la liberté de L-V qui en émanait, dans son goût à démonter les structures de pouvoir, dans la description de tribus où le pouvoir est minimum ou le chef va chercher des sauterelles pour tout le monde à un moment où ils n'avaient plus rien à manger. Par contre, je lis assez facilement son successeur Philippe Descola et j'aurais bien aimé passer du temps sur son expo récente d'objets au musée des arts premiers. Est-ce qu'il existe un catalogue commenté de cette expo?

  75. brunet , revenu d'un gros délire et bien calmé par l'hp ( comme quoi il faut bien passer par le pire pour aller mieux . ) c'est un peu domage que je ne puisse rendre publique la lettre que j'ai écrite qui est aussi un peu bête et qui est à l'origine de mon placement sous ho ( toujours pas levé , je repars au chtar le 7 avril . ) , car c'était un truc qui transpirait ( au delà des insultes en bouquet final et des menaces un peu burlesque de passage à tabbac d'élu locaux de mon bled de 800 ames en zone rural) de deux évidences , : le localisme que défend jean et de la difficulté ( pour moi une impossibilité où je suis, couze saint front dans le 24 ) de créer un contre pouvoir aux pouvoirs locaux ... persone n'en veut , personne n'y croit . ce qui est un peu à l'origine de mon internement et mes délires du moment. à la fois convaincu qu'il faut chercher dans cette direction ( agir local penser globale ) et forcer de constater que le chemin est trop impraticable: ça me semble ici et maintenant être une impasse , pire un suicide ., autant se taire et attendre l'opportunité d'une situation plus propice . une apathie générale , de mes concitoyens couzeaux et lindois , une impossibilité de sortir de l'enclos et calmement laisser être cette reconnaissance . il y a juste des réunions dans le cadre de l'agenda 21 , où des gens d'ici simples administrés sont amené à s'exprimer sur l'avenir du village ( à un horizon de 50 ans ) .mais les discussions sont noyautés par les élus d'une bétise et d'une méchanceté sans limite , sans même s'en rendre compte ( l'enfer est effectivement pavé de bonnes intentions ). c'est trop mission impossible même en prenant en compte ma bétise , et la relative nullité de mes interventions ici , bien à l'image du temps . un revenu garanti suffisant et inconditionel ( à défaut même un rmi comme il y a encore 10 ans , relativement inconditionel) permettrait peut être de donner envie à des gens jeunes et dynamique , de quitter les grandes villes pour revenir au pays . mais là c'est vraiment impraticable , et je ne pense pas être dans un trou plus infame qu'ailleurs , ici se fait aussi un peu ce qui se fait dans pas mal d'endroits ( souvent par inertie , par habitude ) j'ai parfois la faiblesse de croire qu'il ne s'agit que de mon échec ( présentation de soi, formulations, intentions , autant de choses qui dans l'urgence de la situation s'impose plus à soi qu'on ne le choisit vraiment ), mais c'est aussi vrai qu'apparaitre en localiste , c'est encore pire que d'être un martien débarqué en soucoupe volante de nul part . et dans les discussions , c'est bien souvent celui qui gniak le plus fort qui à raison . rien de bien neuf en fait . pour le moment pratiquement personne ne veut réellement délibérer .les rues sont despérément vides , l'ambiance des cafés est à se pendre , mes appels à se retrouver de temps en temps ici où là et se parler enfin comme par exemple pour prendre la soupe le soir , et la partager avec les voisins sur les bancs publics ( comme ça se faisait dans le temps ) restent lettre morte . complétement discédité . espérons qu'à l'avenir le brouillard se lévera .

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