D’autres voies, peut-être…

Edgar Morin, La Voie, Fayard, 2011
La critique est un art difficile, trop souvent enrégimentée et ramenée à des attaques personnelles. C'est d'autant plus difficile de critiquer quelqu'un qu'on admire et un livre qui non seulement a reçu un très bon accueil mais qu'on peut trouver salutaire dans le contexte actuel. On pourra difficilement être en désaccord sur la plupart des propositions avancées, s'il y a désaccord il portera donc sur le fait qu'il ne suffit pas d'un catalogue de bonnes intentions mais surtout, sur l'ambition trop globalisante et la confusion, revendiquée, des dimensions éthique et politique, avec pour conséquence le rêve insensé d'une conjugaison de réformes économiques, éducatives, réformes de vie et de la pensée, réforme morale enfin dans une métamorphose aussi improbable que finalement effrayante.

On ne peut reprocher à Edgar Morin d'avoir rassemblé dans ce livre l'essentiel du travail de toute une vie et de nous livrer, sous une forme on ne peut plus accessible, les leçons qu'il en tire pour l'avenir, aussi bien en économie et politique qu'au niveau éthique ou cognitif. Ce qu'on peut lui reprocher, par contre, c'est de vouloir lier trop étroitement les domaines du privé et du public, pas si loin de la religion de l'humanité d'Auguste Comte. En nous donnant ainsi une représentation du monde globale et cohérente, il définit certes les contours d'une nouvelle idéologie qui peut avoir son utilité mais qu'on ne peut rêver d'imposer à tous alors qu'une bonne part des réformes concrètes proposées mériteraient d'être discutées et défendues.

En tout cas, si le Grit n'a pas survécu à ces divergences, on peut s'émerveiller de voir la présence dans l'actualité éditoriale de quelques unes de ses figures principales comme Edgar Morin ou René Passet, sans parler de Stéphane Hessel qui en était proche lui aussi.

A l'origine du Grit, confrontant sciences, politique et cultures, il y avait "le groupe des dix" fondé en 1969 par Edgar Morin, Henri Laborit et Jacques Robin avec, entre autres, Henri Atlan, André Leroi-Gourhan, René Passet, Joël de Rosnay, etc. Je dois beaucoup au Grit que j'ai rejoint sur le tard, à l'insistance de Jacques Robin, et qui m'a ouvert aux sciences ainsi qu'à la théorie de l'information. Ma dette envers Edgar Morin ne se limite pas à cela cependant puisqu'il fut un pionnier de la complexité, sa Méthode ayant fait date, avec sa notion d'auto-éco-organisation l'ayant conduit à l'écologie dont il est depuis un représentant éminent. Cela ne m'empêche pas pour autant d'avoir toute une série de désaccords avec lui, y compris sur la complexité et l'auto-organisation...

Je dois dire aussi que ma propre expérience de la transversalité me rend beaucoup moins optimiste que lui sur la difficulté de sa pratique sans cesse menacée par l'erreur d'interprétation, les généralisations abusives et le démon de l'analogie, nous confrontant surtout à notre ignorance à couvrir de trop vastes domaines. Je suis persuadé, par exemple, qu'il vaut mieux étudier à fond un ou deux philosophes plutôt que de survoler l'histoire de la philosophie. On a sans conteste besoin d'introduire la transversalité dans les savoirs, y compris à l'école, mais sans trop en attendre ni le faire aux dépens de savoirs spécialisés sans lesquels elle n'est que littérature. Notre rationalité limitée fait constamment la preuve de ses égarements, du dogmatisme d'une pensée de groupe avec ses dissonances cognitives, sa capacité à nier la simple réalité dont témoignent toutes les religions et autres idéologies. Il ne suffit pas de le savoir même si introduire un peu de "connaissance de la connaissance" dans l'apprentissage ne serait pas du luxe, en effet, mais l'épistémologie n'est-elle pas déjà une des missions principales des classes de philosophie ? En fait la transversalité et les sciences cognitives forment plutôt une nouvelle discipline à part entière incluant théorie de l'information, cybernétique, théorie des systèmes, auto-organisation, écologie...

Si l'école change effectivement le monde avec l'alphabétisation, il ne faut pas surestimer cependant sa faculté à former des citoyens éclairés, la pensée critique elle-même pouvant tomber dans le dogmatisme le plus stupide et le pédagogisme augmenter les inégalités sous prétexte de cultiver l'autonomie. Plus généralement, je crois profondément erronée la croyance que l'éducation, qui a déjà tant de problèmes, puisse produire un homme nouveau (quitte à l'envoyer dans des camps de rééducation?), comme si on pouvait corriger des défauts qui tiennent aux inévitables imperfections de notre système cognitif comme de notre société, sans parler de l'ambition, qui est celle de toute éducation, de nous rendre plus vertueux et qui n'a pas montré une si grande réussite jusqu'ici... En fait, ces questions renvoient aux débats des révolutionnaires marxistes ou anarchistes qui identifiaient la révolution avec l'avènement d'un homme nouveau sans lequel elle n'aurait aucun sens ; ce qui est plus que contestable, participant d'un prophétisme religieux qui n'a rien à voir avec une indispensable transformation du système de production dont les enjeux sont beaucoup plus matériels (écologiques notamment). Malheur à une république qui a besoin d'hommes vertueux, même si la vertu républicaine est bien sûr précieuse. Tout comme une armée qui compterait un peu trop sur le courage de ses soldats, un système social qui présuppose un homme amélioré ne peut qu'échouer lamentablement. Il y a des limites à la plasticité humaine que les conditions sociales ne peuvent modeler à notre convenance.

"Les réformes politiques seules, les réformes économiques seules, les réformes éducatives seules, les réformes de vie seules ont été et seront condamnées à l'insuffisance et à l'échec. Chaque voie ne peut progresser que si progressent les autres. Les voies réformatrices sont corrélatives, interactives, interdépendantes. Pas de réforme politique sans réforme de la pensée politique, qui suppose une réforme de la pensée elle-même, qui suppose une réforme de l'éducation, laquelle elle même suppose une réforme politique. Pas de réforme économique et sociale sans réforme politique qui, elle même, suppose une réforme de la pensée. Pas de réforme de vie ni de réforme éthique sans réforme des conditions économiques et sociales du vivre et pas de réforme sociale ni économique sans réforme de vie et réforme éthique".

Que chacun adopte bien sûr toute transformation personnelle qui puisse lui paraître désirable, mais il faudrait renoncer à vouloir changer les hommes et tenir compte plutôt de ce qu'ils sont avec toutes leurs imperfections. Il ne suffit pas de dire que l'homo sapiens est aussi homo demens, il faut faire avec cette folie qui met une limite à toute les tentatives de réforme de la pensée, qui ne sont du coup elles-mêmes que des formes de folie, trop logiques. Ainsi, malgré toutes les religions et sagesses immémoriales, on ne peut absolument pas séparer égoïsme et altruisme quand l'égoïsme est la plupart du temps un égoïsme de groupe (familial, national, etc.). Réformes morale, de pensée, de vie constituent ni plus ni moins qu'une idéologie à part entière pouvant éventuellement remplacer l'idéologie laïque des instituteurs d'antan. Ce n'est sans doute pas sans utilité mais, bien sûr, en dépit de ce que ces "réformes" peuvent avoir de raisonnable et de séduisantes à vouloir nous sensibiliser à la complexité des choses comme à l'attention de notre prochain, chacun pourra y opposer ses propres interprétations et de multiples traditions philosophiques ou religieuses. D'un point de vue psychanalytique, on peut voir beaucoup de naïveté dans cet idéal du moi un peu trop lisse. D'un point de vue hégélien, c'est la résorption des contradictions en simple dualité qui peut être dénoncé comme le remplacement d'une dialectique où le sujet se construit dans la confrontation au réel par la simple juxtaposition du prosaïque avec le poétique (où l'histoire disparaît). Il ne suffit certes pas de valoriser la diversité, le dialogue, les désaccords pour supprimer ces désaccords ni instaurer un véritable dialogue, si rare. On pourrait discuter point à point les principes moraux ou cognitifs sur lesquels il croit pouvoir s'appuyer et dont quelques-uns pourront assurément tirer profit mais, répétons-le, ce qu'on peut trouver de plus contestable, c'est de vouloir en faire un programme politique, comme d'autres avec la simplicité "volontaire" (l'éthique est à la mode à mesure de notre impuissance politique). Il faut respecter là-dessus une stricte laïcité. Les voies du seigneur sont multiples et on peut trouver qu'il y a une bien trop grande uniformité dans cette voie unique au nom d'une complexité attrape tout.

Sinon, comment ne pas être d'accord avec ce qui peut apparaître comme une suite d'évidences et de bonnes intentions dont il n'est sans doute pas inutile de faire la somme pour montrer qu'on peut aller vers un avenir meilleur. Qui ne veut la paix, la prospérité, le bonheur ? Peut-on croire cependant que ce soit à cause de la noirceur du coeur des hommes qu'on n'y arrive pas ? Peut-on faire comme si tous les problèmes venaient d'erreurs cognitives, de fausses théories et non de processus matériels et historiques, d'intérêts contradictoires et de rapports de force ? Peut-on faire comme si le faux n'était un moment du vrai ? La leçon qu'on devrait tirer de l'échec du communisme comme réalisation de la philosophie, serait pourtant bien de limiter nos ambitions sur tous ces points et de porter plus d'attention aux processus matériels derrière les beaux discours.

On voit la difficulté de prétendre à une métamorphose de la société qui ne soit pas seulement un "monde meilleur" mais bien un tout autre monde. Pour cela, il faudrait effectivement une invraisemblable conjonction de réformes éducatives, cognitives, économiques et sociales. Ce n'est pas parce que l'improbable reste toujours possible comme l'histoire l'a prouvé qu'il deviendrait probable pour autant, miracle supposé nous sauver et qui ne pourrait être qu'instantané et global comme une cristallisation soudaine ou un soulèvement révolutionnaire. On n'est pas loin ici du thème "pas de socialisme dans un seul pays" mais avec, de plus, une conception un peu trop magique de l'auto-organisation proche de ce qu'on appelait les Mao-spontex à l'époque et dont les révolutions en cours montrent bien les limites ! Certes, je suis persuadé moi aussi que devant la catastrophe tout devient possible qui était impossible juste avant, mais on doit quand même s'attendre plus sûrement à des "destructions créatrices", comme le souligne René Passet, qu'à une métamorphose qui nous ferait soudain papillon libéré de sa chrysalide et prenant son vol vers l'azur. Eviter la catastrophe n'est pas tout changer. Je ne nie d'ailleurs aucunement que la société se transforme, ni même qu'elle subit une métamorphose complète avec son entrée dans l'ère de l'information (bien peu présente dans ce livre) tout comme l'écriture ou l'industrie ont pu changer le monde mais c'est de façon plus profonde, plus matérielle et moins volontaire...

Il faut en rabattre sur nos rêves de toute-puissance. On pourrait s'imaginer que ne plus croire au miracle signifierait qu'on ne peut donc rien faire, qu'il n'y aurait plus aucune alternative. Heureusement il n'en est rien mais si on peut changer de système, il faut admettre aussi qu'il puisse y avoir une pluralité de systèmes. Pas besoin de rêver de tout changer d'un seul coup d'un seul, même s'il faut bien une conjonction de dispositifs pour qu'un autre système soit possible conjuguant production, revenu, échanges (coopératives municipales, revenu garanti, monnaies locales) afin de relocaliser l'économie, sortir du productivisme et de la subordination salariale, passer du travail forcé au travail choisi. Ce qui ne serait pas le paradis et n'est pas gagné d'avance, loin de là, mais tout de même plus facile, d'autant qu'on peut le faire au niveau local sans attendre une très hypothétique révolution mondiale et la régénération de l'humanité. Une autre critique qu'on peut faire à Edgar Morin, c'est en effet de remplacer la notion de système par celle de complexité, occultant les circuits d'énergies, de matières et d'informations, les contraintes systémiques et l'organisation interne des systèmes finalisés, de même qu'une complexité trop totalisante semble ignorer la pluralité des systèmes et leur autonomie relative malgré leurs indéniables interdépendances. En tout cas, pas besoin dans la perspective d'un système alternatif relocalisé de vouloir changer les hommes et leurs façons de penser, encore moins d'exiger des qualités de surhomme, il suffit des institutions du développement humain et du travail autonome pour adapter les rapports de production aux nouvelles forces productives, à partir des hommes tels qu'ils sont (nos voisins, nos proches) et des réalités locales.

Si nos stratégies sont très différentes, et en partie incompatibles, cela ne diminue pas pour autant l'intérêt du livre car, pour le reste, sur la plupart des sujets abordés, on peut trouver ce programme tout-à-fait excellent, donnant une bonne idée de tout ce qu'il faudrait faire (même si le "biochar" par exemple est plus contestable qu'il ne le dit). Ce n'est d'ailleurs pas si différent du programme des Verts, en plus lisible sans doute. Dans notre conjoncture actuelle, il n'est pas mauvais de montrer par cette synthèse qu'un autre monde est possible. Cependant, si les objectifs semblent tout-à-fait raisonnables, ce qui manque, ce sont plutôt les moyens d'y parvenir. La question qui nous est posée est bien celle de savoir comment arriver à régler matériellement les problèmes écologiques et sociaux qui se posent à nous.

Pour cela, on aura bien besoin d'une démocratie cognitive, dont je reprends cette fois complétement à mon compte l'impératif pour notre survie, mais sur laquelle on n'est pas plus avancé pour l'instant. Même à ramener l'alternative au niveau local, les difficultés peuvent sembler tout aussi insurmontables et je ne peux dire que j'y crois vraiment à en montrer la nécessité humaine comme la possibilité matérielle. Il est du moins plus crédible que sur le nombre l'improbable puisse se produire et que les conditions locales soient assez favorables, quelque part, pour en démontrer la viabilité et contaminer ensuite le reste du monde, peut-être ?

Impossible de préjuger de l'expérience qui nécessitera de nouvelles inventions, à n'en pas douter, ce qui fait la joyeuse incertitude de l'avenir et d'une histoire qui n'a pas dit son dernier mot. On ne peut aller au-delà d'indiquer des directions à prendre, le chemin ensuite est toujours plus escarpé qu'on ne peut l'imaginer avec toute une série de problèmes à régler à chaque étape, ce pourquoi il vaut mieux éviter les ruptures trop brutales d'une métamorphose ou singularité nous faisant basculer dans l'inconnu. Il vaut mieux prendre le temps de l'expérimentation et procéder pas à pas, ce qui n'est pas du réformisme quand il ne s'agit pas d'améliorer le système actuel mais de construire l'alternative. La voie qu'on désigne comme la voie n'est pas le chemin qu'on fait en marchant...

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48 réflexions au sujet de « D’autres voies, peut-être… »

  1. Du je au nous., La nécessité et la raison.
    Ce matin sur FC, Alla El Aswany témoignait d'un phénomène remarquable. Au début de l'occupation de la place Tahrir, des snipers ont tiré sur la foule. Deux fois, l'écrivain a vu tout près de lui un homme tué. Mais celà n'a pas effrayé les autres. Allia dit que les personnes présentes étaient passées du je au nous. C'est puissant. Celà nous rappelle notre nature sociale qui sommeille en chacun de nous. Les espèces sociales sont capables de se sacrifier pour le groupe spontanément, comme les abeilles ou les fourmis. Impressionnant de pouvoir ainsi basculer du je au nous instantanément.

    Il m'est arrivé de faire une expérience du même ordre, passer d'une habitude de sommeil profond au qui-vive en un jour à la naissance de mes enfants et jusqu'à ce qu'ils fassent leur nuit. La transformation s'est faite instantanément, du jour au landemain. Un vestige de l'époque où le qui-vive était probablement vital.

  2. Ce n'est pas un mauvais papier, mais en ces temps de troubles j'aurai préféré avoir vos analyses sur la situation économique. Où en est-on de la crise ? Les Etats-Unis vont-ils sombrer ? Le climat social grec offre-t'il des possibilités inédites voir http://www.agoravox.fr/actual....

    Moi les dépressions économiques auraient plutôt tendance à me remonter le moral ! Du nerf que diable 🙂

  3. Si je n'écris pas sur la crise, c'est que je n'ai pas grand chose à ajouter à mes analyses précédentes. Rien n'est réglé mais on trouve toujours des solutions à court terme repoussant l'échéance. Le clash est inévitable mais ça peut prendre 10 ans (1929-1939) et je ne vais pas le répéter tous les mois, mais je ne suis pas devin. L'improbable peut toujours arriver mais pour l'instant rien ne bouge encore au front des palais...

    Ce qu'il y a de bien avec la crise comme avec l'inflation, c'est que ça "nous" arrive et que donc on n'est plus seul. Premier pas de la reconquête de nos solidarités matérielles.

    Il est certain que dans les moments révolutionnaires comme dans les guerres on peut risquer sa vie pour les autres et qu'on se transforme en un instant, passant du rire aux larmes, comme un costume ou une nouvelle responsabilité peut suffire à faire de nous un autre homme. J'ai été pour ma part complétement transformé par Mai68 et par les drogues psychédéliques en Californie, mais on ne peut s'appuyer sur ces transformations pour construire quoi que ce soit. Je compare souvent à Aristote pour montrer à quel point on n'a pas changé en 2500 ans.

    Si une révolution refonde nos solidarités et l'identification du je au nous, cela ne suffit pas à fonder une alternative et un système viable. Personne n'est prêt à s'appauvrir, ce pourquoi il n'y a pas d'autre solution que de passer sous les fourches caudines des marchés financiers, sauf à reporter le désir sur l'épanouissement dans le travail, mais je serais peut-être démenti car, ce qui est certain, c'est qu'on est entré dans une période révolutionnaire, comme prévu...

  4. Oui, cette expérience de retrouvailles avec l'animal social qui sommeille en nous ne garantit rien du tout pour la suite, ce phénomène se rencontre aussi sur les stades! Les bonnes institutions ne poussent pas comme des champignons.
    Mais je voulais souligner que ce n'est pas parce que chez nous l'individualisme semble avoir pris le dessus qu'un basculement brutal dans le nous ne peut pas s'accomplir.

  5. L'individualisme est une idéologie collective, comme Robinson n'est qu'un roman à succès. En fait, quand les liens sociaux se défont et que c'est le règne du chacun pour soi, il n'y a pas d'autre solution que l'individualisme. Quand la solidarité s'exprime, ce sont les individualistes qui sont mal vus (ce qu'on appelle des passagers clandestins, ceux qui ne portent pas l'armoire la rendant plus lourde pour les autres). Il est très difficile mais vital de garder la dialectique entre les deux dimensions individuelles et communautaires comme entre le marché et l'Etat, notre "nature" étant double et pas seulement pour des raisons biologiques, le langage, la culture et la monnaie étant des réalités sociales dont les individus s'emparent, qui leur permet de s'individuer. Là encore, plutôt que de s'arrêter à une juxtaposition de l'individu et du commun, c'est leur dialectique qu'il faut comprendre plus que leur alternance.

  6. Il faut certainement maintenir un certain équilibre mais il ne faut pas se cacher la contradiction entre le je et le nous entre lesquels il y a toujours déséquilibre. C'est une dynamique, en partie cyclique (cf Albert Hirschmann, "Bonheur privé, action publique").

  7. Je ne suis pas convaincu par l'argument "technique", persuadé que l'automation a encore d'énormes marges d'amélioration de la productivité et que notre vie se transforme encore plus rapidement que dans les années 50. Mon interprétation des cycles de Kondratieff est plus sociologique (domination d'une génération vieillissante sur la suivante) et monétaire (lutte contre l'inflation des rentiers) même si le rajeunissement va de pair avec de nouvelles technologies mais on peut dire que la nouvelle génération apporte aussi de nouveaux "besoins". Parmi les nouveaux besoins à couvrir, il y a tous les besoins écologiques, en premier lieu la production d'énergies renouvelables supprimant la ponction sur l'économie de la rente pétrolière, ce qui est plutôt un facteur de croissance.

    Par contre, il est raisonnable de penser que la gratuité numérique soit un facteur de décroissance de l'économie marchande comme l'établissait Shane Greenstein dont j'avais signalé l'étude dans l'édito de ma revue du 10/10, d'autant plus quand les vidéoconférences et le présentiel seront plus efficaces (ça commence à être opérationnel). Cependant, il faut ajouter que la gratuité numérique constitue une nouvelle ressource pour des services marchands, même si cela ne compensera sans doute pas la décroissance numérique.

    Même si ce n'est pas nouveau, le plus intéressant dans l'article, c'est de montrer que l'Etat et le marché ont une croissance parallèle. La décroissance marchande devrait donc entraîner une décroissance de l'Etat. On peut cependant noter que si on est dans le travail choisi, la retraite n'a plus de sens tant qu'on est valide et contrairement à ce qu'on croit, malgré le vieillissement des populations, les vieux invalides sont de moins en moins nombreux. La santé devrait s'améliorer plus par une meilleure qualité de vie que par de nouveaux traitements, de même que c'est l'hygiène qui a été le plus décisif jusqu'ici.

    Mettre l'accent sur le développement humain et l'épanouissement dans le travail (la valorisation de ses compétences) ôte presque toute signification au PIB mais il est délicat de s'avancer si loin et de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

  8. Un petit point sur la nuance entre Bio et Ecolo. Le bio, c'est bon pour celui quien consomme, mais pas nécessairement pour l'écologie. En effet, par exemple il faut environ 10TEP/ha pour assainir un sol à la manière bio, c'est à dire avec de la vapeur d'eau. La notion de durable me semble nettement moins sujette à dogmatisme que celle de bio. D'autant que les biocarburants ont déjà très largement galvaudé la notion.

  9. Comme à chaque fois, j'ai envie de dire que c'est plus compliqué et qu'on ne peut faire de telles généralités même si c'est commode. Moi je consomme assez peu bio car je n'ai pas les moyens et que je trouve normal de manger la même merde que tout le monde mais cela ne m'empêche pas de soutenir le bio, pour des raisons écologiques. Il y a bien sûr bio et bio. Les oeufs de la ferme voisine sont plus bios que les bios bien qu'ils n'aient pas le label. On parle certes de biocarburants et de biotechnologies mais l'épithète durable me semble beaucoup plus galvaudée encore et ne veut rien dire, l'important c'est de penser global. Ainsi j'expliquais dans la vidéo sur les locavores que ne pas faire certaines cultures localement peut être considéré comme d'importer de l'eau ce qui parfois est essentiel. Ce qui est important, c'est de rendre "durable" la filière bio pour garder de bons produits, de bonnes terres, de bonnes pratiques et participer à la santé des populations qui est une part centrale de l'écologie, facteur de décroissance des frais médicaux au moins.

  10. On est d'accord sur le fond. Même si le terme est galvaudé, durable veut dire quelque chose, par exemple c'est le cas de l'agriculture durable qui a un cahier des charges assez précis, contrairement au "raisonnable" qui n'en a pas. La notion "économe" est absente de celle de bio (d'où la dépense considérable d'énergie que je citais pour faire du bio) alors qu'elle fait partie intégrante de celle de durable.

  11. Il faut suivre plusieurs pistes, il est certain qu'on ne peut tout convertir en agriculture bio d'un coup. J'avais signalé en septembre 2009 un article de Pour la Science qui montrait que l'agriculture industrielle était plus économe écologiquement que le bio ("à l'économie d'échelle, correspond donc une écologie d'échelle"), mais avec les énergies renouvelables produites localement le raisonnement ne tient plus et il est certain que "sortir du capitalisme", c'est sortir de l'économie et réduire la productivité de tous les facteurs de production. Cependant, il est vrai que dans notre période de transition (et de pic de population) cette "agriculture durable" semble un bon compromis.

  12. J'ai décroché là:
    D'un point de vue hégélien, c'est la résorption des contradictions en simple dualité qui peut être dénoncé comme le remplacement d'une dialectique où le sujet se construit dans la confrontation au réel par la simple juxtaposition du prosaïque avec le poétique.

  13. Oui, c'est un peu hard et la preuve que je n'écris pas pour être compris ! Il faut au moins connaître Edgar Morin (avoir lu le livre) et Hegel pour comprendre mais ça ne peut guère intéresser ceux qui ne connaissent ni l'un ni l'autre.

    Edgar Morin croit dépasser Hegel en défendant une dialogique qui lui semble supérieure à la dialectique car il n'y a pas de synthèse mais c'est qu'il a de la synthèse une interprétation marxiste (fin des classes qu'on ne trouve pas chez Hegel). Cela l'amène plutôt à une régression aux antinomies de Kant, qui sont là on ne sait pas pourquoi et alternent arbitrairement sans rapport avec la chose en soi. Ainsi, il y aurait un "logiciel individualiste" et un "logiciel altruiste" en concurrence dans notre cerveau (alors qu'ils sont imbriqués), et une dimension prosaïque, utilitaire, cohabitant avec une dimension poétique de la vie alors qu'on peut les unifier comme phénomènes langagiers. La dialectique hégélienne est au contraire un processus où les contradictions progressent en intégrant de plus en plus son opposé. Avec le néokantisme (néoplatonicien) l'histoire disparaît (je rajoute la précision dans le texte), la contradiction est désamorcée, d'où la surestimation de l'idéologie qu'il suffirait de changer pour changer la réalité alors qu'on doit plutôt s'adapter à une réalité qui a changé, y compris par l'idéologie.

  14. Moui de l'idéalisme idéologico-révolutionnaire au pragmatisme factuel du réel. Tout ça va pas bien loin, quand même.

    Si vous n'écrivez pas pour être compris, pourquoi écrire pour être lu ? J'écris beaucoup moi aussi, sur des cahiers que personne ne lit jamais.

    Bref je ne faisais que passer, salut !

  15. @Jean Zin :
    Sur la dialectique et la dialogique, replacer nos représentations comme une partie du réel me semble assez puissant pour se perdre dans des conjectures ou une confusion. Le tableau de Magritte avec la pipe me semble un excellent repère pour aborder cette question. Par contre, nos modèles nous permettent d'interagir avec le réel de façon plus ou moins efficace dans le sens que nous souhaitons en fonction de leur justesse, mais ils n'en demeurent pas moins un élément inclus dans le réel. Le point de vue relativiste me semble le plus élaboré pour parler de cette question (B. Latour par exemple).

  16. @Michel MARTIN> Il me semble, mais je peux me tromper, ou bien vous résumez trop, que vous aborder le dispositif et la modélisation qui est explicitée de manière statique. On ne peut nier la forme négative de la phrase sous le tableau de Magritte, pour autant si on prend de la distance vis à vis de la forme, ou plutôt des formes, du discours alors la dimension subversive de son tableau s'estompe. On pourrait ajouter qu'il y a un intérêt dans le processus toujours recommencé de perturbation des symboles dans leur juxtaposition contradictoire, qui nécessite un "travail" plus ou moins conscient que l'image visuelle et l'écriture ne nécessitent habituellement pas. C'est un peu comme les images doubles: parler de philosophie me semble excessif et ça n'entraîne pas la Fin de l'Histoire des représentations. Après, ok pour dire que la dialogique peut avoir un intérêt, le relativisme ne me semble avoir d'utilité que dans un processus de construction d'une pensée, un peu comme une rhétorique intérieure, un moteur de l'innovation pour interroger nos représentations, mais c'est tout.

  17. @ropib :
    Le fait que nos modèles, nos représentations soient inclus dans le réel n'a rien de statique, c'est leur situation. C'est un point que le relativisme maîtrise mieux que les autres approches (dialectique ou dialogique ou autre) qui prennent un peu rapidement l'habit illusoire de vérité supérieure aux autres pour peu qu'elles donnent quelques résultats pratiques.

  18. @Michel Martin> Ça me semble grandement insuffisant, et je me retrouve d'ailleurs personnellement à devoir faire une distinction entre la réalité et ce que je nomme le paysage (d'autres ont dû utiliser d'autres termes, mais je fais ce que je peux avec mes propres limites). Il y a un dialogue entre la réalité et nos représentations cognitives (et avec les autres), donc il n'y a pas situation (c'est cette approche, la situation, qui est statique), le paysage quant à lui n'a aucune signification réflexive, d'accord, mais ce n'est pas une raison pour dire qu'il n'existe pas: il n'existe pas à lui-même c'est tout. En ce qui concerne l'homme-vrai il se prépare juste à la négociation de la réalité, on pourrait presque parler de prise, ou d'élaboration, d'information, je dirais même qu'il se positionne comme face au paysage (donc construction d'une face). J'ai du mal à comprendre pourquoi on parlerait de "maîtrise" en fait, et je ne sais pas comment lire votre usage du "pratique"... encore une fois le relativisme est intéressant mais ne peut servir à structurer aucun discours, aucune mise en récit, aucune négociation sociale... j'ai l'impression qu'il s'agit d'une approche totalement entropique. Le tableau de Magritte est un dispositif, situé, aux contours objectivés, pas la réalité. Enfin je me trompe peut-être sur toute la ligne, peut-être que je n'ai pas suffisamment de connaissance pour saisir tous les sous-entendus et vos références que je n'ai pas, j'ai juste du mal à vous suivre. Si il s'agit de critiquer la dialectique et la dialogique en ce qu'elles semblent mettre en place des articulations bipolaires je veux bien, mais le relativisme me semble n'être qu'un gaz dans un volume fermé.

  19. @ropib :
    Non, non, rien de statique là-dedans. C'est vraiment très simple. Parmi le réel, c'est à dire ce qui existe maintenant, nos représentations, nos outils, matériels ou intellectuels (démarches, modèles...) ne représentent qu'une partie du réel qui est en interactions avec toutes les autres parties et même entre elles. C'est tout.

  20. En effet, par exemple il faut environ 10TEP/ha pour assainir un sol à la manière bio, c'est à dire avec de la vapeur d'eau. La notion de durable me semble nettement moins sujette à dogmatisme que celle de bio.

    On assainit un sol biologique en 3 ans de semi-culture ou de jachère. On peut éventuellement planter de la luzerne en rotation pour un enrichissement protéique du sol. Au bout de deux ans, si l'on veut éviter un labour, on peut faucher et pailler sur 20 bons centimètres qui créera un volant thermique sur le sol. Il suffit ensuite de composter correctement différentes sources. Voilà, on a un sol riche, apte à la production biologique.

    Alors avant de désinformer en balançant des chiffres qui font peur à tout le monde, on s'informe sur ce dont on parle.

  21. @Félix :
    Je me suis renseigné, Félix, je n'ai pas dit que Bio était nécessairement incompatible avec Ecologique, mais que ça pouvait être le cas, en particulier avec la méthode d'assainissement du sol qui consiste à utiliser de la vapeur d'eau pour le faire. D'ailleurs sur le site d'agriculture durable que je donne en lien, il y a un certain nombre d'agriculteurs bio mais qui respectent aussi la charte d'agricultutre durable.

  22. ces com me réjoissent , longue vie à ce site , jean et tous les habitué des lien un peu trop confidentiels , il faut élargir l'audience , et gagner de proche en proche , organiser la résistance . ici couze et le premier squart cotorep de france et d'europe . smart méssage en intelligence collective , épiciers en vie quotidienne panchounet d'arrière cours , petite abeille sympa tout droit sortis de la ruche , les playlistes de l'institut et clover spring dans l' cornet , bonne bouffe chez maman ma coloc de années 2011 dans cette héxagone et cette europe , moribonde , un organisme entièrement cancériésé s'effondre en peu de temps . la victoire et proche , plus chez nous que chez les arrabes , internet et le net art donne le ton et montre la voie . la voix quand bordeaux , couze panam ou brooblyne s'ecrient , s'écrit . psychioatrie quant tu nous tien t putain frero tu es devant moi et la vie te porte , france hard core , tu mauvais côté de la porte , du mauvais coté de la corde !

    héllo , putain je sort de 4 semaines séquestrer sous HO , et pas NO dans un centre psychiatrique en milieux fermé , première perme et première prise de mic toujours bien emfumé, la playliste de l'institut en guise de hors d'oeuvre et facebook comme oeuil de lynx , attends toi à ce que la norme je lui facce un feast !!! . symphonie pirate , que tous soient dans l' son frere .

  23. putain vous pouvez pas lancer un pétition pour que je sorte de cette taule , nique la taule et tu va voir que je vais les cramer les panneaux stop et les barrière de sécurité . un kilo pour le pavillon aladin et les production plastiques et philosophique de dissens , avec yltc l'un des membre de la samouria tean , écriture d'un petit texte sur présence panchounet ( venez chez moi et vous comprendrez tout de suite !) une petite pétition si vous plait messieurs dames , à votre bon coeur pour yltc , yvan brunet , l'institurt de recherches sociales et pop philosophe sur internet et dans la vrai vie , ma là putain je suis bien en taule VIP , mais défoncé à la camisole chimique , un putain détaut et silence radio dans le cerveau ;

    S.O.S ; signez la pétition pour liberer YLTC , pavillon aladin hopital psychiatrique de monpton . chanbre 16 yltc sous HO , et le préfet qui retarde la libération YLTC allias yvan brunet le smart man de couze .
    Il y a 6 minutes · Je n’aime plusJ’aime · 1 personneVous aimez.

    Yvan Brunet je peux héberger une semaine 7 personne et pas trop mal , beaucoup de très belles machine dans le squart de l'institurt de recherches sociales de couze . sous HO pour menaces verbales sur autorité publique et passage de passage à l'acte avec arme blanche , un canular de très mauvais gout sur internet , et dans le bureau de gaillon , le procureur de la publique de bergerac , et béatrice , la préèfte du 2-4

  24. Ma foi, vu la prose haineuse que vous répandiez sur les sites de décroissance économique, il fallait s'y attendre. Petit précis illustré des arguments de chocs :

    J’avais l'intention de rester courtois, mais si tu as le malheur de me croiser sache que je me ferai un plaisir de te défoncer la gueule.

    d'ailleurs si vous avez l'intention d'en découdre le soir du vernissage , il y aura un petit comité d'accueil , les gros bras de l'équipe de rugby de bêgles. j'ai l'esprit de gang .

    il faut revenir au réel , d'où l'insulte , qui à pour cela toutes les vertues de la vérité ( insupportable).

    Choses qui venaient en arguments de poids à :

    tes positions ridiculement anti techniques t'aveuglent . internet est un outil parmis d'autres pour construire une intelligence collective . intelligence qui se construit bien contre la pensée de groupe ( ta réponse transpire de tout cela ) et des mouvements de mode .

    Fichtre, je sais bien que sur ce blog les drogues ont déjà été légalisées conceptuellement, mais à ce stade même le cervelet reptilien doit être ravagé.

    Monseigneur Zin, voici vos disciples qui illustrent vos idées un peu partout. Voyez donc ses messages, on dirait vos idées, simplement avec un peu plus d'amphétamines.

  25. @Félix :
    Votre reproche inqualifiable à l'endroit de Jean Zin présente tout autant d'intérêt sur ce site/blog qu'une intervention de brunet (qui lui au moins semble assumer son délire).

  26. merci pour la défense , ces com viennent du site de la décroissance et les gens du pas de coté à bordeau , le samovor , et je trouve ses gens un peu con petit bourgeois , anti technique primaire et noyauter d'idée dans écorev , la revue d'écologie politique , à la programmation parfois un peu nul , aude vidal , aui est visée dans ces insultes et une petite militante bien branchouille , capitalisme festif bobo hardcore décroissant . moi je n'ai pas trouvé d'amis par là bas !!!

  27. je suis jean zin , car il me semble décisifs sur plein de questions cruciales , je ne suis pas un disciple je le retrouve en le fuyant dans le satanisme , le seul culte laïc que je connaisse . on ne choisit pas ses interlocuteur , mais je préfère de loin jean zin à jancques rancière jacques alain miller , alain badiou , et tous ces type qui savent plus pour qui ils écrivent . des plus de 50 ans jean est de loin le meilleurs . un très bon continuateur de gorz et la version psychanalyse tonitruante , avec hegel et lacan revue . c'est fort .

  28. c'est vraiment dégueulasse de resortir se truc qui datent à au moins deux ans , juste au moment ou je suis sous HO ( hospitalisation d'office , au centre vauclaire pavillon aladin à monpton , putain je rigole pas , dimanche soir je repart en taule pour au moins deux semaines !!!!!

  29. ici je suis pas un disciple , mais très indiscipliné , farceur ludique intifada verbale , je nique ma race ! la question blanche et noire restent ouvertes . pas un cursus , une ex-cursion !!!! chemins de traverses !!! pensée transversale , c'est aujourd'hui ce qu'on fait de mieux

  30. je me souviens de ce vernissage en 2009 au zubu rue de la ferme richemond à bordeaux , le positif de ce dé vernissage , c'est que personne ne m'a pétéer la gueule , sinon soirée passble , malgré le passage à radio campus pour parler du grand jeu , juste une personne alix de dissensus , mùarseille , qui me parle de grand jeu ? je la brusque . je suis con , la soirée était finit à 12 heure , et domage de pas pouvoir me tapper la nuit blanche à l'époque !!!!

  31. unde plus juste est un monde plus , l'insulte est chirurgicale , touche au vrai , vous êtes un groupe sectaire attendez vous à être traiter comme tel d'échouer salement si près du but et si monstrueux !!!! haine de la pensée ? dialogue de sourds .....

  32. Rassurez-vous, ce ne sont pas les personnes que je compare mais les idées. Et force est de constater que l'on retrouver chez les disciples les mêmes contradictions que chez le maître :

    d'une part,
    intelligence qui se construit bien contre la pensée de groupe.

    D'autre part,
    j'ai l'esprit de gang .

    Je veux bien que l'individu se sente cisailler entre une dialectique individualiste impuissante à notre époque et la dimension collectiviste qui libère le champ des possibles, comme la possibilité de casser la gueule à 20 personnes requière un certain esprit de gang. Et justement, l'élément pré-collectiviste acceptable, où l'individualité n'est pas menacé par la dynamique sociétale, c'est le groupe, la réunion des individualités. Il faut simplement choisir.

  33. dans mon cas les psy sont d'accord , mais c'est la préfete , béatrice qui bloque , donc je repart au tchart pour 15 jours de placard VIP

  34. putain vous voyez rien , c'est le cyborg , prothèses chimiques , barbarie augmentée éclairée au gaz , une société de vieux et dhandicapés !!!! on est tous dedans , avec nos grandes vies , mais nos tout petites santé . . féroce . sauvage comme l'étalon !!!!! et si c'est trop fort pour tes tympan , met un tempon , car quand les maux ne mennes plus à l'action on écoute plus penser personnes de peur de chopper une infection !!!!

  35. Je débarque dans le flot... Je me suis beaucoup appliqué jusqu'ici par un effort constant à n'avoir ni pouvoir ni disciples et bien sûr je ne peux rien pour le pauvre Yvan qui du moins nous rappelle qu'on n'est pas dans le monde rêvé des petits bourgeois utopistes qui nous prennent de haut et ne peuvent qu'exclure ceux qui ne leur ressemblent pas, juste bons pour la maison de redressement. Le refus d'admettre ses propres contradictions, la bouche en coeur, mène à toutes les violences pour simplifier un réel qui résiste à la bêtise mais nous fait payer durement l'enfer des bonnes intentions.

    Tous les jugements moraux péremptoires ne pourront annuler des siècles d'histoire et ce que nous apprennent les sciences sociales de la psychologie des foules ou des sectes tout comme les modes, les bulles spéculatives témoignent de notre capacité d'aveuglement. On sait qu'il faut prendre du champ pour retrouver un peu plus de clairvoyance. Qu'on ne veuille rien en savoir ne fait qu'en rajouter dans l'intolérance.

  36. @Jean Zin :

    Vous parlez de sectes, avant quand je voyais des sectes déambuler dans la rue, style Krishna, je me marrais.

    Mais il se trouve qu'une de mes ex a été embarquée dans une secte indienne, je l'ai appris bien des années après notre séparation. Furieux, je l'ai recontactée par téléphone, mais j'ai bien dû constater qu'elle était complètement dans le truc, avec tout le méchant folklore qui va avec, malgré toute ma rage de la voir trainée là dedans, je n'ai rien pu changer au cours des choses. Elle semble à peu près heureuse comme ça,,,

  37. Oui, c'est de l'ordre de l'hypnose mais cela va bien au-delà des sectes. Un écolo que j'aimais énormément et très brillant est devenu pasteur aussi hébété que n'importe quelle secte, pris dans un dogmatisme sans issue. Ce n'est pas tant la faute de tel ou tel gourou que des raisons psychanalytiques inaccessibles au raisonnement mais qui peuvent nous toucher tous à cause du malheur de l'existence. Pas de quoi être trop confiant dans la démocratie directe et l'harmonie universelle...

  38. Après avoir médité sur le phénomène sectaire, il me parait
    que les gourous sont en partie objets de l'adoration qu'ils suscitent. Une sorte de boucle auto conservative.

    Serge Moscovici avait déjà envisagé ces liens.

    Il y a bien entendu des références à faire vis à vis de la psychanalyse.

  39. thèses, dans le passage au nord ouest à couee squart cotorep de 2-4 , prit par les glaces , la piraterie contemporaine commence à profiter d’un climat et d’une ambiance plus seraine , le départ est proche , la mer se déguèle , des fissures apparaisent dans la banquise .

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    Putain les permissions commencent à pleuvoir , j'entame la dernière ligne droite avec un calme olympien , un athéisme tranquille et un catastrophisme des plus éclairé , espérons que je ne serais pas trop aveuglé moi aussi , mais plus par le ressentiment ( j'ai la haine car ma vie est trop injuste , hard core , alors je résiste . je ne vois pas de mal à cela ) mais aussi en plus de la haine ( ou même derrière la haines , caché au fond de son paysage , décors insolite taches dégradante des murs blanc de nos démocratites névrotique ( où la critique est basphèmatoire ) ) j'ai aussi un peu honte , même beaucoup , d'être moi même si à tel point que mon pire ennemi c'est moi , pour rejoindre le thème de l'article . ) j'en vois depuis 10 jours toute la vérité , j'ai honte d'être aussi con , aussi nul , aussi insupportable , me cogner comme un con à l'en faire exploser la tête contre les murs de l'incommunicablité ; on fréquente le troupeau , mais la brebis rebelle n'a pas sa place , elle dérange le bétail , c'est un peu l'histoire du coboye et du cobaille , du coboye qui à vaincu le cobaille , mis dans la corbeille les yeux et les oreilles ,. j'ai lu le livre de jeanne favret sadda : « les mots , la mort et les sorts » une enquête sur la sorcellerie dans le bocage normand , un très bon travail ethnographique de cette observatrice attentive des système de codification de la violence , comme la vendetta , en Algérie , Italie , , et dans le bocage normand . les crimes d'honneurs , ce droit coutumier multi séculaire . et je comprends que le critique doit de temps en tant , comme acte journalistique ( chroniques et tiquets d'humeur ) cartographie haineusement et furieusement ( maniaquerie ordinaire , ) les pollutions médiatiques , sociales , politiques de la noosphère mondiale , et essayer , par la sorcellerie de transformer la malédiction en bénédiction , brise le sortilège , c'est la composante plèbienne ( qui peu être bourgeoise ) , hard core des révolutions à venir . putain on y travail . et toutes les nuits on veille pour vous , même si pour l'instant , il n'y a pas vraiment de retours ! pour les gars de la ruche et du smart lab de couze !

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    une grosse bise à tous les frero et les sista du forum , amours pour mes camarades nomades , , je remonte l'artère informationnelle du grand et jean et le grit y figurent en bonne place, et un canon scié sous la soutane , je croise des gaïchas étincelantes , et des enfants aux dents d'acier , à ma gauche les tours à cas sauce vers couze , point ardant dans la géographie du monde ( venez à couze , j'héberge et j'épice pour pas cher , et vous vérerez que je suis un hospitalier , et pas un sal type , hospitalité contre convivialité . ) à droite des gars qui grattent à la porte , les émergences d'un peuple tout entier , d'identités autonomes et vernaculaires et en crescendo ( où émerger c'est laisser choir ) , dans les squats ces caves enfumés aux concerts communautaire à prix libre , à la pulsative et charmante fêtes des opprimés où l'art des bas fonds et les pirates en eaux trouble jouent avec fureur pour un peule d'ombre , fasse aux holocaustes sociaux vécu et vomis la nuit ! on scelle notre amitiés dans l'ivresse et on joue nos vies au bal trappe jusqu'à nos sépulture , la fête des opprimés . précaire, insolite , punctiforme , charmante et rigolote , où enfin on préserve les droits de l'enfant , où les plus mauvaises raisons et maisons , sont les meilleures , car tout est bon dans le cochon , l' éclaire de génie est à ce prix, celui d'une barbarie éclairée au gaz de saltinbanque les soirs de pleine lune , quant on urine sur les pompes de tous les gouvernement d'Europe , 6 semaines d'un mouvement intelligent peuvent faire pousser de très belles herbes odoriférantes et résineuse , ( on la nomme taïga , cette beu est peu productive mais pousse en 6 semaines de lumière sous lampe à sodium . ) et même tout ça ne peut pousser que sur les terrains les plus ingrats , , c'est d’ailleurs pour cela qu'elles sont les plus belle , la rose noir planquer dans la capuche , et sous ma capuche les faits réelles qui surgissent droit de sous ma plume , même si c'est sur le code pénal que ma tribu d'apache trébuche : yltc séquestré sous HO à l'HP de monpton france 2011 , le guetho vermeil et la banlieue verte défrise la grande arnaque !!! à la verticale de la diagonales de samples qu'on utilise , comme des stroboscopes pour illuminer nos soirées et cramer leurs panneaux stop, c'est la plèbe qui parle fort , l'argot dans lino Ventura , une Palestine debout toujours prète à lutter , christique jusqu'à l'os , ma vie est aussi triste qu'un linceul , et dans le vacarme de mes insomnies à la connerie je lui met sa race , et à la réinsertion , le lui met sa mère ,toutes les drogues douce , les potions les filtres les onguents ( que je te refile sous le manteau lacoste bien discret si je transporte plus de 10 grammes ) dans l'cornet et le pied de biche fétiche en bandouillère , psychanalyse au pied de biche contribution des squatteureux à l'antipsychiatrie et la bio esthétique !!! biopiraterie des temps content pour rien et comptant pour rien face aux dictats des marchés financiers . hod up bucal qui représente cités et guethos , putain je rentre au quartier dans mon bunker on va niquer la BAC et tous les petits ben alis du camenberg , ramasse le sac et prends l' butain wesh l'ami(e) . investir dans la connaissance c'est miser sur des toccarts comme moi , incompétent en tout , qui tente l'improbable et réussit parfois l'impossible , le speed de la bonne fume qui érotise le risque , réamorce le flot, active les identités contemporaines populaire , les identités pirates justice de dieu , actes gratuits , qui font parti du décors même si c'est bien caché au fond du paysage , comme un négro qui t'attend sourire au lèvre avec une cagoule et un canon , dan la semi pénombre de ta rue !!!! la kalache en guise hors d'oeuvre !! bang bang , hold up bucal , gracieux comme un albanais qui pisse dans la rue

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